|
|
musique de fond : Yiyongjun Jinxingqu
ou Marche des Volontaires
(Hymne national chinois). |
中国
Chine
|
Aimer la Chine est à
la fois simple et difficile... Simple, de par le charme qu'elle
dégage... complexe car ce pays est fait de contrastes quasi
impossibles à détailler, résumer.
Cette page a pour
but, non de décrire la Chine, mais de la faire découvrir à travers
mes propres yeux.
A vous de suivre les
liens suivants pour vous faire une idée, au travers de mon propre
ressenti.
La Chine et moi / sommaire
| La Chine, je
l'ai découverte grâce à l'Armée de Libération Populaire !!!
Aussi étonnant que cela
puisse paraître, c'est en donnant des cours de français à
des militaires chinois que j'ai commencé à apprécier ce pays
étonnant.
Après avoir envoyé une lettre
de motivation à l'Alliance Française de Pékin, j'ai eu la
surprise de voir ma candidature retenue ! Que faire ? Je
suis donc parti en Chine, ignorant de ce qui m'attendait.
Ce fut un coup de coeur ; une
découverte magique... l'Intime Évidence (ô Luna, ça me parle
ces mots) d'avoir trouvé un lieu pour moi. Un lieu où je me
sentais moi-même... Libre.
La Chine est un pays indubitablement lié à l'Amour. On
l'aime... on y aime... et on s'y aime également.
Dès mon retour en France, je
me suis décidé à en savoir plus... lectures, films,
apprentissage de la langue... je me suis jeté à corps perdu
dans la découverte de la Chine. Découverte ponctuée de beaux
voyages, pendant les étés 2003 (Beijing, Qinghai, Tibet,
Sichuan) et 2004 (Beijing, Shanghai, Fujian, Anhui, Shanxi)
Mais à vous de découvrir mes
lieux préférés !!! Bon voyage. |
Beijing /
sommaire
|

En attente du retour de Chine - voyage
prévu du 11/04/2005 au 23/04/2005 |
Le Tibet /
sommaire
| Il faut du temps pour
"digérer" le Tibet…
D’ailleurs, le peut-on
vraiment ?
A l’image d’un tableau
complexe, à l’image de sa culture, à l’image des peuples qui
vivent sur cette terre éloignée de tout et pourtant si
proche, le sentiment de vacuité des mots pour tenter d’en
parler est des plus forts.
Impression de perdre
l’essence d’un monde si plein, par des mots qui ne
transcriraient qu’un aspect partiel de l’ensemble, et
auxquels échapperait... l’indicible ?
Autant appréhender les choses
de la façon la plus appropriée qui soit, la plus en accord
avec ce qui s’y attache : de façon naturelle, en relatant
quelques points de mon séjour à Lhassa et ses environs, lors
de l’été 2003, puis quelques « mises en perspective ».
| Le Tibet
commence souvent là où on ne l’attend pas... A vrai
dire, dès que l’on pose les pieds en Chine, il est
présent :
visible dans la robe écarlate et safran de moines
souriants, croisés dans les rues de Shanghai...
... visible de la
fenêtre d’un taxi pékinois qui vous conduit à
proximité du Dagoba blanc, sorte d’immense chörten
au cœur du parc Beihai (chörten ou stupa ; petit
monument de pierre peint en blanc, dont la base est
cubique, le centre arrondi, et surmonté d’une
aiguille en pierre ou en métal doré. Se référer à «
Tintin au Tibet », au moment où le capitaine Haddock
se doit de passer à droite de ce chörten, et non pas
à gauche). Pékin est aussi la ville du Yong He Gong,
le « Lama Temple »... l’un des plus beaux temples
bouddhistes tibétains, construit il y a 250 ans pour
les lamas de la capitale impériale...
... visible aussi
dans le regard de ces jeunes gens que l’on croise
dans le train, prêts à affronter Chomolongma (nom
original de l’Everest, avant son baptême par les
explorateurs britanniques, voulant rendre hommage à
Lord Everest, leur « sponsor » !) vêtus d’anoraks
perfectionnés, de lunettes de soleil
ultra-protectrices et de sacs à dos incroyablement
chargés.
Le Tibet en tant que
tel devient plus perceptible, plus sensible, lorsque
le voyageur atteint la province du Qinghai, à
environ 1500 km à l’Ouest de Pékin.
Appartenant au Grand
Tibet historique, cette région située pourtant à
plus de 1000 km au nord de Lhassa comporte plusieurs
minorités tibétaines, et surtout quelques lieux
sacrés, tel son lac éponyme.
Les pèlerins
effectuent sur plusieurs semaines le tour du plus
grand lac salé de Chine, toujours dans le sens des
aiguilles d’une montre. Plusieurs d’entre eux le
font en se prosternant à chaque pas. Le premier
contact avec ces Tibétains psalmodiant des mantras
(prières) en haillons, sales et hirsutes... et
tellement rayonnants d’une lumière intérieure... est
inoubliable !
Le Tibet est plein de
ces sourires et de cette lumière ; toit de notre
univers, du haut duquel les prières et les
bénédictions volent vers le bas monde... |

(des photos figureront bientôt à
cet endroit) |
|

(des photos figureront bientôt à
cet endroit)
|
Le paysage, la
nature, par ailleurs, sont ainsi sacrés. Le
bouddhisme est universel : les êtres et les choses
sont inscrits dans un grand mouvement d’ensemble, un
flux de vie, où tout le monde est lié… c’est en cela
que se conçoit la vacuité du bouddhisme : nous ne
sommes rien en tant que tel... nous sommes d’abord
une partie indéfectible du TOUT.
Lacs, montagnes, cols,
sont des lieux de dévotion, sur lesquels sont
empilées les fameuses pierres mani, les pierres
dites « précieuses », car servant à honorer le(s)
bouddha(s)... des drapeaux de prière colorés,
accrochés par les pèlerins, les bénédictions
s’envolent aux quatre vents, cherchant à alléger le
monde de ses souffrances...
Au détour d’une
falaise, au sommet d’un promontoire, des chörten de
différentes formes, tournés vers le ciel,
accompagnent le voyageur dans sa route vers la ville
sacrée et ponctuent d’une tache blanche et or la
grisaille de l’univers minéral environnant.
Le paysage est
magique. Impressionnant. Les montagnes autour de soi
sont parfois féminines, ou plutôt maternelles :
fortes et protectrices, veillant sur les voyageurs.
Mais elles sont le plus souvent masculines, noires,
acérées, menaçantes. On ne plaisante pas avec la
nature au Tibet. Elle est libre, sauvage...
dangereuse ! Elle domine toute notion humaine, par
la taille et la puissance : construit-on une route
que le lendemain, la montagne l’a détruite...
Bien entendu, dès que
l’on approche des frontières intérieures entre la
Chine et le Tibet, la question des relations entre
ces deux régions se pose de façon insistante. Tous
autant que nous sommes, nous avons entendu diverses
informations sur la façon dont les chinois Han et le
gouvernement de Pékin traitent les Tibétains. |
| Je me
contenterais de reprendre les paroles de Jean
Leclerc du Sablon, disponibles dans le numéro
d’octobre du magazine « Grands Reportages ». Ce
monsieur, correspondant à Pékin pendant plus de
trente ans pour le Figaro et l’Express, met en garde
contre « les Tibétains d’Hollywood et la vogue
actuelle du “bouddhisme soft” ». La question
Tibétaine est des plus complexes, et il convient d’y
apporter quelques éclaircissements, tant historiques
que politiques.
Il est tout d’abord vrai
que le Tibet a presque fonctionné comme un état
indépendant, moderne, dirait-on, entre les années
1920 et 1950, correspondant aux périodes de guerre
civile en Chine et de guerre sino-japonaise. Le
Tibet en tant que tel n’a pour autant jamais été
reconnu par la SDN, ni par les Nations Unies par la
suite.
La façon de vivre des
Tibétains, jusqu’à l’arrivée de l’Armée de
Libération Populaire (l’armée chinoise), se
rapprochait beaucoup de notre Moyen-Age : au temps
de l’empire, jusqu’en 1911, les chefs de clan
tenaient du fils du ciel leur autorité, et le
système du servage faisait partie des mœurs. Le
seigneur avait droit de cuissage, droit de vie et de
mort sur ses sujets. Les premiers temps de la
République chinoise, particulièrement mouvementés en
raison des événements que nous venons d’évoquer
(guerre civile et guerre sino-japonaise).
C’est ainsi que
l'arrivée de l'Armée de Libération Populaire, en
1951, a été particulièrement bien vue de la plupart
des paysans tibétains. |

(des photos figureront bientôt à
cet endroit)
|
|

(des photos figureront bientôt à
cet endroit)
|
Les chinois étaient
loin d’être des inconnus : les deux "pays"
entretiennent en effet des relations du type "amour
vache" depuis plus de 1000 ans.
Cela allait des
habitants du Kham (les Khampas sont un peuple
guerrier du Nord-Est du Tibet) qui effectuaient des
raids en Chine pour y voler nourriture, soieries,
alcool, etc. Les chinois, quant à eux, n’hésitaient
pas à piller les mines de turquoise, et ont profité
de la position avantageuse de certains plateaux
tibétains pour y faire pousser l'opium. On ne
parlera pas des nombreuses batailles et guerres qui
se sont déroulées entre les deux pays. On n’évoquera
pas non plus le nombre de mariages princiers entre
membres de la famille impériale de Chine des
différentes dynasties et les héritiers des
principaux clans tibétains.
L’arrivée de cette
armée était le gage, pour le peuple tibétain,
d’avoir des garanties d’égalité et de progression
sociale. L’arrivée des communistes signifiait la fin
des privilèges de certaines familles régnantes. Les
deux principaux guides spirituels du Tibet, le
Dalaï-Lama (celui que nous connaissons tous) et le
Panchen Lama, ont eux aussi bien accueilli
l’intégration du Tibet à la jeune République
Populaire.
Cependant, le désir
de Mao Zedong de posséder le contrôle total de la
Chine se heurtait à l’influence de ces deux
personnages. Les tentatives d’accord échouèrent avec
le Dalaï-Lama, qui partit se réfugier à la fin des
années 1950, à Dar Es-salaam, en Inde, de l’autre
côté de l’Himalaya. Le Panchen lama, resta quant à
lui, au Tibet.
Ces années marquent le début de l’exil de milliers
de tibétains, et le début de la discorde entre le
gouvernement chinois et les exilés.Qu’en est-il
vraiment ?
Il est vrai qu’à une
certaine époque, le Dalaï-Lama plaida pour un Tibet
indépendant. Depuis les années 1990, le slogan «
free Tibet » est à comprendre de façon différente,
selon le Dalaï-Lama lui-même : aux tibétains la
possibilité de vivre de façon autonome, avec un
contrôle tibétain sur la culture au sens large, mais
toujours au sein de la République Populaire de
Chine, qui garderait le contrôle des finances, de la
diplomatie et de la défense. |
| En
effet, Pékin exerce un contrôle très strict sur tout
ce qui concerne les cultures dites minoritaires :
l’influence du Dalaï-Lama, en raison de ce qu’il
représente pour plusieurs millions de bouddhistes
tibétains, est toujours considérée comme dangereuse
pour l’équilibre de la république.
Les représentations du
Dalaï-Lama sont ainsi interdites dans les temples et
chez les particuliers. Le recrutement des moines des
temples majeurs du bouddhisme est soumis à un examen
strict de « conformité politique », comparable à nos
prêtres assermentés, à l’époque de la Révolution
Française.
Comme dans le reste
de la Chine, ce n’est pas l’heure de la diffusion
publique d’idées autres que celles du parti
communiste. Cela n’empêche pas les tibétains, comme
la plupart des chinois, de parler de tout… le
problème est quand il s’agit « d’officialiser » les
pensées sur des supports tels que les journaux, les
tracts, les podiums ou Internet.
Dans l’absolu, les
tibétains jouissent de la même liberté que les
autres citoyens chinois. Dans la réalité, il
s’agirait plutôt d’une liberté relative, limitée par
leur niveau socio-économique, et leur style de vie
traditionnel. Les restrictions les plus sévères à
leur encontre touchent le domaine de la religion et
de « l’éducation ». L’enseignement se fait la
plupart du temps en tibétain au niveau élémentaire ;
le putonghua (le mandarin, la « langue commune »)
est enseigné en langue seconde. |

(des photos figureront bientôt à
cet endroit)
|
|

(des photos figureront bientôt à
cet endroit)
|
La réelle souffrance
que subissent les tibétains tient en le désir de
Pékin de développer économiquement les régions du
lointain Est chinois. La modernisation d’un pays
traditionnel et si difficile d’accès ne va pas sans
sa somme d’incompréhension mutuelle et de
maladresses : les tibétains ne comprennent pas le
désir des chinois de vivre une vie finalement proche
de la nôtre ; les chinois ne comprennent pas non
plus que les tibétains soient d’une certaine façon
réfractaires à leur culture et leur mode de vie.
Par ailleurs, les
chiffres publiés sur la soi-disant colonisation Han
sont à relativiser. On allègue, sous nos latitudes,
que la part des chinois Han au Tibet avoisinerait
les 60% . |
| Pour
avoir passé 4 semaines à Lhassa et ses environs, je
conteste sincèrement ces chiffres. Il suffit de se
promener dans la rue pour s’apercevoir que les
Tibétains restent – heureusement – largement
majoritaires.
L’influence chinoise Han est cependant fortement
présente : boutiques, restaurants, etc. changent le
visage de Lhassa... avec aussi ses côtés positifs,
dans la mesure où les tibétains ont à présent accès
à de nombreux produits améliorant leur quotidien.
Pourriez-vous imaginer de vivre sans frigo ?
pourquoi les tibétains n’y auraient-ils pas droit
non plus ? Même si ces réfrigérateurs sont fabriqués
à Canton ou Shanghai.
Presque toute la population tibétaine trouve
aujourd’hui de quoi manger à sa faim :
quotidiennement, des dizaines de camions
approvisionnent les marchés de légumes, fruits et
produits alimentaires qu’il n’est pas possible de
produire au Tibet, en raison de l’altitude, du vent
et de la sécheresse du climat.
Les famines, le
crétinisme ou le scorbut n’existent plus que depuis
les années 1950 et l'arrivée de l'Armée chinoise...
Pour oser une
comparaison audacieuse, on pourrait aisément
rapprocher, d’une certaine façon, les relations
tibéto-chinoises aux relations franco-algériennes,
avant l’indépendance de cette dernière. Si la
colonisation reste condamnable, évidemment, il faut
reconnaître qu’elle a pu aussi apporter du positif
par certains côtés.
S’il est vrai que, comme la France à l’époque, la
Chine impose une certaine façon de vivre, importe
une certaine culture ou certains produits, elle est
aussi la cause de quelques progrès que l’on ne peut
pas nier.
La Chine, dans le
cadre de son ouverture, pourrait-elle cependant
accéder à moyen terme, à la demande d’indépendance
de certains tibétains en exil ? (je ne parle pas ici
de la demande d’autonomie du Dalaï-Lama, dont nous
avons parlé ci-dessus)
C’est à vrai dire peu
probable. La République Populaire est un pays
extrêmement jeune par de nombreux aspects, né en
1949 seulement.
Ses relations avec
ses voisins ne sont pas aussi « sécurisées » que les
nôtres : l’Inde, grande rivale politique militaire
et économique du continent asiatique, et le
Pakistan, touchent la Chine. Chacun de ces pays
relativement peu stables, est doté de l'arme
nucléaire.
Un Tibet indépendant,
et finalement culturellement et ethniquement plus
proche du Népal et de l’Inde, ne constituerait pas
un grand obstacle pour des troupes d’invasion. Or,
le Tibet franchi, c’est déjà le Sichuan et sa
capitale Chengdu... autrement dit, le cœur de la
Chine. |

(des photos figureront bientôt à
cet endroit)

(des photos figureront bientôt à
cet endroit)
|
|

(des photos figureront bientôt à
cet endroit)
|
Par ailleurs, garder
une cohérence parmi plus d’1,3 milliards
d’habitants, d’ethnie, de catégorie sociale, de
culture, de langue différentes est une réelle
gageure... selon de nombreux observateurs
internationaux, la Chine d’aujourd’hui risque le
chaos social et l’implosion qu’a connue l’ancienne
URSS si elle s’ouvre trop tôt à la démocratie telle
que nous la connaissons en Europe. L’un des
challenge de ses gouvernants, depuis plus de 1000
ans, est le maintien de la cohésion de l’Empire.
L’une des difficultés
que nous pouvons avoir est celui de la compréhension
de ce pays qu’est la Chine : ne la regardons pas
seulement avec notre regard d’occidental du début du
XXIème siècle. Remettons les choses en perspective,
en nous rappelant que la Chine progresse à pas de
géants... qu’en était-il de la France, 50 ans après
la révolution française ? depuis quand avons-nous
Étions-nous si
exemplaires ?
Le sommes-nous
devenus, d’ailleurs ? |
|
Culture chinoise /
sommaire
|

(il y a de quoi écrire : laissez donc un
peu de temps au concepteur de ce site :)))
|
Galerie photos / sommaire
Liens utiles / sommaire
|
|
Pages à visiter |
Mon blog
(accès limité : sous réserve de figurer dans mes contacts
messenger)
|
site consacré au monde tibétain |
|

site généraliste d'informations sur la Chine
|
|
site de loisirs et de divertissements...
|
|

les Indestructibles
de Line
|
site où l'écrit n'est pas ce qu'il annonce être...
|
|