Site développé par D. Onzerod - fév. 2005

Contrôle de la musique
Cliquez ici !

Onzerod    
 
Menu Principal
Onzerod par lui-même
En toute intimité...
Grégory K.
Rémi T.
Line T.
Dominique G.
Florence L.
Rafik L.
Horizons
Chine
Bretagne
Alsace
Afghanistan
Coups de coeur
Galerie Photo
Pensées diverses
Livre d'Or

 
 
 

musique de fond : Yiyongjun Jinxingqu ou Marche des Volontaires
(Hymne national chinois).

中国
 

Chine

Aimer la Chine est à la fois simple et difficile... Simple, de par le charme qu'elle dégage... complexe car ce pays est fait de contrastes quasi impossibles à détailler, résumer.

Cette page a pour but, non de décrire la Chine, mais de la faire découvrir à travers mes propres yeux.

A vous de suivre les liens suivants pour vous faire une idée, au travers de mon propre ressenti.

  Carnet de voyage 2004
Onzerod et la Chine
Beijing
Xizang (Tibet)
Culture chinoise en vrac
Galerie photos
Liens utiles
 

La Chine et moi / sommaire

La Chine, je l'ai découverte grâce à l'Armée de Libération Populaire !!!

 Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est en donnant des cours de français à des militaires chinois que j'ai commencé à apprécier ce pays étonnant.

Après avoir envoyé une lettre de motivation à l'Alliance Française de Pékin, j'ai eu la surprise de voir ma candidature retenue ! Que faire ? Je suis donc parti en Chine, ignorant de ce qui m'attendait.

Ce fut un coup de coeur ; une découverte magique... l'Intime Évidence (ô Luna, ça me parle ces mots) d'avoir trouvé un lieu pour moi. Un lieu où je me sentais moi-même... Libre.
La Chine est un pays indubitablement lié à l'Amour. On l'aime... on y aime... et on s'y aime également.

Dès mon retour en France, je me suis décidé à en savoir plus... lectures, films, apprentissage de la langue... je me suis jeté à corps perdu dans la découverte de la Chine. Découverte ponctuée de beaux voyages, pendant les étés 2003 (Beijing, Qinghai, Tibet, Sichuan) et 2004 (Beijing, Shanghai, Fujian, Anhui, Shanxi)

Mais à vous de découvrir mes lieux préférés !!! Bon voyage.

 Beijing / sommaire

En attente du retour de Chine - voyage prévu du 11/04/2005 au 23/04/2005

 

Le Tibet / sommaire

Il faut du temps pour "digérer" le Tibet…

D’ailleurs, le peut-on vraiment ?

A l’image d’un tableau complexe, à l’image de sa culture, à l’image des peuples qui vivent sur cette terre éloignée de tout et pourtant si proche, le sentiment de vacuité des mots pour tenter d’en parler est des plus forts.

Impression de perdre l’essence d’un monde si plein, par des mots qui ne transcriraient qu’un aspect partiel de l’ensemble, et auxquels échapperait... l’indicible ?

Autant appréhender les choses de la façon la plus appropriée qui soit, la plus en accord avec ce qui s’y attache : de façon naturelle, en relatant quelques points de mon séjour à Lhassa et ses environs, lors de l’été 2003, puis quelques « mises en perspective ».

Le Tibet commence souvent là où on ne l’attend pas... A vrai dire, dès que l’on pose les pieds en Chine, il est présent :

visible dans la robe écarlate et safran de moines souriants, croisés dans les rues de Shanghai...

... visible de la fenêtre d’un taxi pékinois qui vous conduit à proximité du Dagoba blanc, sorte d’immense chörten au cœur du parc Beihai (chörten ou stupa ; petit monument de pierre peint en blanc, dont la base est cubique, le centre arrondi, et surmonté d’une aiguille en pierre ou en métal doré. Se référer à « Tintin au Tibet », au moment où le capitaine Haddock se doit de passer à droite de ce chörten, et non pas à gauche). Pékin est aussi la ville du Yong He Gong, le « Lama Temple »... l’un des plus beaux temples bouddhistes tibétains, construit il y a 250 ans pour les lamas de la capitale impériale...

... visible aussi dans le regard de ces jeunes gens que l’on croise dans le train, prêts à affronter Chomolongma (nom original de l’Everest, avant son baptême par les explorateurs britanniques, voulant rendre hommage à Lord Everest, leur « sponsor » !) vêtus d’anoraks perfectionnés, de lunettes de soleil ultra-protectrices et de sacs à dos incroyablement chargés.

Le Tibet en tant que tel devient plus perceptible, plus sensible, lorsque le voyageur atteint la province du Qinghai, à environ 1500 km à l’Ouest de Pékin.

Appartenant au Grand Tibet historique, cette région située pourtant à plus de 1000 km au nord de Lhassa comporte plusieurs minorités tibétaines, et surtout quelques lieux sacrés, tel son lac éponyme.

Les pèlerins effectuent sur plusieurs semaines le tour du plus grand lac salé de Chine, toujours dans le sens des aiguilles d’une montre. Plusieurs d’entre eux le font en se prosternant à chaque pas. Le premier contact avec ces Tibétains psalmodiant des mantras (prières) en haillons, sales et hirsutes... et tellement rayonnants d’une lumière intérieure... est inoubliable !

Le Tibet est plein de ces sourires et de cette lumière ; toit de notre univers, du haut duquel les prières et les bénédictions volent vers le bas monde...  

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

 
Le paysage, la nature, par ailleurs, sont ainsi sacrés. Le bouddhisme est universel : les êtres et les choses sont inscrits dans un grand mouvement d’ensemble, un flux de vie, où tout le monde est lié… c’est en cela que se conçoit la vacuité du bouddhisme : nous ne sommes rien en tant que tel... nous sommes d’abord une partie indéfectible du TOUT.

Lacs, montagnes, cols, sont des lieux de dévotion, sur lesquels sont empilées les fameuses pierres mani, les pierres dites « précieuses », car servant à honorer le(s) bouddha(s)... des drapeaux de prière colorés, accrochés par les pèlerins, les bénédictions s’envolent aux quatre vents, cherchant à alléger le monde de ses souffrances...

Au détour d’une falaise, au sommet d’un promontoire, des chörten de différentes formes, tournés vers le ciel, accompagnent le voyageur dans sa route vers la ville sacrée et ponctuent d’une tache blanche et or la grisaille de l’univers minéral environnant.

Le paysage est magique. Impressionnant. Les montagnes autour de soi sont parfois féminines, ou plutôt maternelles : fortes et protectrices, veillant sur les voyageurs. Mais elles sont le plus souvent masculines, noires, acérées, menaçantes. On ne plaisante pas avec la nature au Tibet. Elle est libre, sauvage... dangereuse ! Elle domine toute notion humaine, par la taille et la puissance : construit-on une route que le lendemain, la montagne l’a détruite...

Bien entendu, dès que l’on approche des frontières intérieures entre la Chine et le Tibet, la question des relations entre ces deux régions se pose de façon insistante. Tous autant que nous sommes, nous avons entendu diverses informations sur la façon dont les chinois Han et le gouvernement de Pékin traitent les Tibétains.

Je me contenterais de reprendre les paroles de Jean Leclerc du Sablon, disponibles dans le numéro d’octobre du magazine « Grands Reportages ». Ce monsieur, correspondant à Pékin pendant plus de trente ans pour le Figaro et l’Express, met en garde contre « les Tibétains d’Hollywood et la vogue actuelle du “bouddhisme soft” ». La question Tibétaine est des plus complexes, et il convient d’y apporter quelques éclaircissements, tant historiques que politiques.

Il est tout d’abord vrai que le Tibet a presque fonctionné comme un état indépendant, moderne, dirait-on, entre les années 1920 et 1950, correspondant aux périodes de guerre civile en Chine et de guerre sino-japonaise. Le Tibet en tant que tel n’a pour autant jamais été reconnu par la SDN, ni par les Nations Unies par la suite.

La façon de vivre des Tibétains, jusqu’à l’arrivée de l’Armée de Libération Populaire (l’armée chinoise), se rapprochait beaucoup de notre Moyen-Age : au temps de l’empire, jusqu’en 1911, les chefs de clan tenaient du fils du ciel leur autorité, et le système du servage faisait partie des mœurs. Le seigneur avait droit de cuissage, droit de vie et de mort sur ses sujets. Les premiers temps de la République chinoise, particulièrement mouvementés en raison des événements que nous venons d’évoquer (guerre civile et guerre sino-japonaise).

C’est ainsi que l'arrivée de l'Armée de Libération Populaire, en 1951, a été particulièrement bien vue de la plupart des paysans tibétains.

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

 

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

 
Les chinois étaient loin d’être des inconnus : les deux "pays" entretiennent en effet des relations du type "amour vache" depuis plus de 1000 ans.

Cela allait des habitants du Kham (les Khampas sont un peuple guerrier du Nord-Est du Tibet) qui effectuaient des raids en Chine pour y voler nourriture, soieries, alcool, etc. Les chinois, quant à eux, n’hésitaient pas à piller les mines de turquoise, et ont profité de la position avantageuse de certains plateaux tibétains pour y faire pousser l'opium. On ne parlera pas des nombreuses batailles et guerres qui se sont déroulées entre les deux pays. On n’évoquera pas non plus le nombre de mariages princiers entre membres de la famille impériale de Chine des différentes dynasties et les héritiers des principaux clans tibétains.

L’arrivée de cette armée était le gage, pour le peuple tibétain, d’avoir des garanties d’égalité et de progression sociale. L’arrivée des communistes signifiait la fin des privilèges de certaines familles régnantes. Les deux principaux guides spirituels du Tibet, le Dalaï-Lama (celui que nous connaissons tous) et le Panchen Lama, ont eux aussi bien accueilli l’intégration du Tibet à la jeune République Populaire.

Cependant, le désir de Mao Zedong de posséder le contrôle total de la Chine se heurtait à l’influence de ces deux personnages. Les tentatives d’accord échouèrent avec le Dalaï-Lama, qui partit se réfugier à la fin des années 1950, à Dar Es-salaam, en Inde, de l’autre côté de l’Himalaya. Le Panchen lama, resta quant à lui, au Tibet.
Ces années marquent le début de l’exil de milliers de tibétains, et le début de la discorde entre le gouvernement chinois et les exilés.Qu’en est-il vraiment ?

Il est vrai qu’à une certaine époque, le Dalaï-Lama plaida pour un Tibet indépendant. Depuis les années 1990, le slogan « free Tibet » est à comprendre de façon différente, selon le Dalaï-Lama lui-même : aux tibétains la possibilité de vivre de façon autonome, avec un contrôle tibétain sur la culture au sens large, mais toujours au sein de la République Populaire de Chine, qui garderait le contrôle des finances, de la diplomatie et de la défense.

En effet, Pékin exerce un contrôle très strict sur tout ce qui concerne les cultures dites minoritaires : l’influence du Dalaï-Lama, en raison de ce qu’il représente pour plusieurs millions de bouddhistes tibétains, est toujours considérée comme dangereuse pour l’équilibre de la république.

Les représentations du Dalaï-Lama sont ainsi interdites dans les temples et chez les particuliers. Le recrutement des moines des temples majeurs du bouddhisme est soumis à un examen strict de « conformité politique », comparable à nos prêtres assermentés, à l’époque de la Révolution Française.

Comme dans le reste de la Chine, ce n’est pas l’heure de la diffusion publique d’idées autres que celles du parti communiste. Cela n’empêche pas les tibétains, comme la plupart des chinois, de parler de tout… le problème est quand il s’agit « d’officialiser » les pensées sur des supports tels que les journaux, les tracts, les podiums ou Internet.

Dans l’absolu, les tibétains jouissent de la même liberté que les autres citoyens chinois. Dans la réalité, il s’agirait plutôt d’une liberté relative, limitée par leur niveau socio-économique, et leur style de vie traditionnel. Les restrictions les plus sévères à leur encontre touchent le domaine de la religion et de « l’éducation ». L’enseignement se fait la plupart du temps en tibétain au niveau élémentaire ; le putonghua (le mandarin, la « langue commune ») est enseigné en langue seconde.

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

 

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

 
La réelle souffrance que subissent les tibétains tient en le désir de Pékin de développer économiquement les régions du lointain Est chinois. La modernisation d’un pays traditionnel et si difficile d’accès ne va pas sans sa somme d’incompréhension mutuelle et de maladresses : les tibétains ne comprennent pas le désir des chinois de vivre une vie finalement proche de la nôtre ; les chinois ne comprennent pas non plus que les tibétains soient d’une certaine façon réfractaires à leur culture et leur mode de vie.

Par ailleurs, les chiffres publiés sur la soi-disant colonisation Han sont à relativiser. On allègue, sous nos latitudes, que la part des chinois Han au Tibet avoisinerait les 60% .

Pour avoir passé 4 semaines à Lhassa et ses environs, je conteste sincèrement ces chiffres. Il suffit de se promener dans la rue pour s’apercevoir que les Tibétains restent – heureusement – largement majoritaires.

L’influence chinoise Han est cependant fortement présente : boutiques, restaurants, etc. changent le visage de Lhassa... avec aussi ses côtés positifs, dans la mesure où les tibétains ont à présent accès à de nombreux produits améliorant leur quotidien. Pourriez-vous imaginer de vivre sans frigo ? pourquoi les tibétains n’y auraient-ils pas droit non plus ? Même si ces réfrigérateurs sont fabriqués à Canton ou Shanghai.


Presque toute la population tibétaine trouve aujourd’hui de quoi manger à sa faim : quotidiennement, des dizaines de camions approvisionnent les marchés de légumes, fruits et produits alimentaires qu’il n’est pas possible de produire au Tibet, en raison de l’altitude, du vent et de la sécheresse du climat.

Les famines, le crétinisme ou le scorbut n’existent plus que depuis les années 1950 et l'arrivée de l'Armée chinoise...

Pour oser une comparaison audacieuse, on pourrait aisément rapprocher, d’une certaine façon, les relations tibéto-chinoises aux relations franco-algériennes, avant l’indépendance de cette dernière. Si la colonisation reste condamnable, évidemment, il faut reconnaître qu’elle a pu aussi apporter du positif par certains côtés.
S’il est vrai que, comme la France à l’époque, la Chine impose une certaine façon de vivre, importe une certaine culture ou certains produits, elle est aussi la cause de quelques progrès que l’on ne peut pas nier.
 

La Chine, dans le cadre de son ouverture, pourrait-elle cependant accéder à moyen terme, à la demande d’indépendance de certains tibétains en exil ? (je ne parle pas ici de la demande d’autonomie du Dalaï-Lama, dont nous avons parlé ci-dessus)

C’est à vrai dire peu probable. La République Populaire est un pays extrêmement jeune par de nombreux aspects, né en 1949 seulement.

Ses relations avec ses voisins ne sont pas aussi « sécurisées » que les nôtres : l’Inde, grande rivale politique militaire et économique du continent asiatique, et le Pakistan, touchent la Chine. Chacun de ces pays relativement peu stables, est doté de l'arme nucléaire.

Un Tibet indépendant, et finalement culturellement et ethniquement plus proche du Népal et de l’Inde, ne constituerait pas un grand obstacle pour des troupes d’invasion. Or, le Tibet franchi, c’est déjà le Sichuan et sa capitale Chengdu... autrement dit, le cœur de la Chine.

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

 

 

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

 

(des photos figureront bientôt à cet endroit)

 
Par ailleurs, garder une cohérence parmi plus d’1,3 milliards d’habitants, d’ethnie, de catégorie sociale, de culture, de langue différentes est une réelle gageure... selon de nombreux observateurs internationaux, la Chine d’aujourd’hui risque le chaos social et l’implosion qu’a connue l’ancienne URSS si elle s’ouvre trop tôt à la démocratie telle que nous la connaissons en Europe. L’un des challenge de ses gouvernants, depuis plus de 1000 ans, est le maintien de la cohésion de l’Empire.

L’une des difficultés que nous pouvons avoir est celui de la compréhension de ce pays qu’est la Chine : ne la regardons pas seulement avec notre regard d’occidental du début du XXIème siècle. Remettons les choses en perspective, en nous rappelant que la Chine progresse à pas de géants... qu’en était-il de la France, 50 ans après la révolution française ? depuis quand avons-nous

Étions-nous si exemplaires ?

Le sommes-nous devenus, d’ailleurs ?

 

Culture chinoise / sommaire

 

(il y a de quoi écrire : laissez donc un peu de temps au concepteur de ce site :)))

 

 

 

Galerie photos / sommaire

 

 

 

Liens utiles / sommaire

 

 

Pages à visiter
duomi Mon blog
(accès limité : sous réserve de figurer dans mes contacts messenger)
moulin
site consacré au monde tibétain


site généraliste d'informations sur la Chine

hopla
site de loisirs et de divertissements...


les Indestructibles de Line

ciao
site où l'écrit n'est pas ce qu'il annonce être...




Hosted by www.Geocities.ws

1