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Site développé par D. Onzerod - janv. 2005
 


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Dominique par lui-même

  Biographie
Interview

 


 


biographie sommaire :

Je suis né le 2 février 1975, à Boulogne Billancourt, à côté de Paris.
Tout cela fait de moi un beau verseau ascendant verseau, de l'année chinoise du Tigre.

J 'ai donc vécu à Paris pendant mes premières années. Premiers pas effectués entre le jardin du Luxembourg et le square Georges Brassens, puisque nous habitions dans le XVème arrondissement, rue de Dantzig.

Je ne cacherai pas que ce sont des années assez floues...
J'étais quand même bien jeune.

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L'école de la Volga

L'épisode rennais :

C'est donc vers 3 ans que je suis arrivé à Rennes, avec mes parents, évidemment.


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cole maternelle et école primaire de la Volga. Batailles rangées entre les "attaquants" et les "attaqueurs"
... Souvenir de glissades sur le ventre, dans les couloirs de l'école maternelle avec mon copain de toujours, Rémi...

Souvenir de belles années d'enfance, dans la ZUP sud de Rennes, à faire pipi avec les copains au milieu d'un square pendant que les mamans nous crient de rentrer à la maison.
Souvenir de chutes à vélo, un père essoufflé à côté...
Des années douces, qu'il a été difficile de quitter, pour aller à Nantes, où mon père venait d'être muté.

L'épisode nantais :

J'ai effectué mon CM1 à Nantes. Si longtemps, je me suis considéré comme rennais, je peux affirmer aujourd'hui que Nantes est ma ville...

Nantes est le lieu où mes souvenirs sont les plus nombreux.
Escapades collégiennes avec Grégory, lorsque nous courions les cages d'escalier à faire exploser des pétards...
Fous rires de l'aumônerie (ben oui, j'ai le parcours complet du parfait petit chrétien... c'est fou ce qu'on peut changer en quelques années...), et plaisanteries pendables.
Et puis les filles... les premières petites amies... pas tant que ça, d'ailleurs... on peut être un peu concon, quand on a 15, 16 ans.

Les années étudiantes ont été assez chargées... par le travail, en hypokhâgne... puis en préparation du CAPES de lettres modernes... sans parler de la licence de lettres, obtenue du 1er coup avec mention ; comme à peine 30% des étudiants.
Mais ces années n'ont pas été que studieuses, grâce à Rémi et ses amis de l'ESB - marrant, comme quoi, l'École Sup. du Bois et l'Encéphalite Spongiforme Bovine peuvent avoir des points communs.

On ne s'attardera pas spécialement sur les beuveries de la Bodega et d'autres lieux où les marées se succédaient à un rythme fou.

Ce furent les époques de la danse bretonne, aussi.
Au sein du cercle celtique de Nantes. Fest-noz tous les week-ends... rassemblements anti-nucléaires sur le site du Carnet, près de Nantes...

Puis, le concours de Lettres ! ma fierté, jusque là. Après avoir échoué en 1997, je finis 203è sur environ 8000 candidats inscrits en 1998, avec un 14/20 en composition française et un 17,5/20 en ancien français pour les meilleures notes.

On taira le 5/20 à l'explication de texte orale...

Puis, l'année de stage... passer de la préparation au concours à l'enseignement aux élèves de 6ème : un petit choc, mais encore une fois, qu'est-ce qu'on peut apprendre en peu de temps !!!

 


Armes de Nantes


Le lycée Gabriel Guist'hau


La faculté des Lettres


 


cliquez pour agrandir la photo
 

L'épisode Rochefortais :

Une fois le concours obtenu et l'année de stage passée, j'ai incorporé la Marine Nationale dans le cadre de mon service militaire.


Il s'agissait de donner des cours de FLE (Français Langue Étrangère) à des officiers étrangers venus suivre des formations diverses en France.
Je garderai, je crois, une éternelle reconnaissance à la Marine Nationale, pour m'avoir permis de plonger dans cette discipline, à l'origine du projet professionnel des années suivantes.

Des classes au lac d'Hourtin à la quille, les bons souvenirs dépassaient de loin les quasi-inexistantes contraintes de la vie d'appelé scientifique du contingent (le statut qui me permettait d'avoir une fonction proche de celle d'un officier... tout en étant appelé). Des amis de tous les pays... une ouverture culturelle sans pareil.

Merci la Royale ! Je te garderai une reconnaissance éternelle !

L'épisode pékinois :

Sans doute l'épisode le plus marquant de ma vie, jusque là.
Je suis arrivé à Pékin le 25 août 2000. En tant que professeur de Français, à l'Alliance Française de Pékin.

Arrivé
totalement ignorant de la Chine, j'ai eu l'occasion de vivre, pendant un an, une expérience unique. L'impress
ion de vivre une révélation : un coup de coeur comme je crois, jamais je n'en avais vécu.

Travailler avec les étudiants chinois a été d'une richesse incomparable ; j'ai pu rencontrer des gens exceptionnels, avec lesquels j'ai vécu de très beaux moments... certains sont à l'heure actuelle des amis chers, qui comptent pour moi.

Il serait vain de résumer en quelques mots cette expérience en Chine. Le plus simple serait vraisemblablement que vous vous rendiez sur les pages consacrées à ce pays auquel je me sens immanquablement lié.

Les épisodes marquants sont ceux de la découverte d'une culture autre, de gens autres.... ceux liés à l'approche d'autres façons de concevoir le monde.

Une expérience marquante. Profondément.


 

 


 

 

 

L'épisode mulhousien :

De retour en France, par le jeu des mutations aléatoires (?) que réserve l'Éducation Nationale, je me suis trouvé affecté au collège Bel Air de Mulhouse, en tant que professeur TZR (Titulaire d'un poste, sur une Zone de Remplacement).

Cette première année à Mulhouse a été assez dense : enseignant dans les villages de Rixheim, de Sierentz, de Village Neuf et au collège Bel Air, j'ai pu accumuler en peu de temps des expériences différentes.
Au collège Bel Air, immanquablement classé en ZEP dans une autre ville, je me suis aperçu que certains élèves éprouvaient énormément de difficultés à comprendre ce qui leur était enseigné.

Enquête faite, j'ai pu comprendre que beaucoup étaient arrivés en France peu de temps auparavant... ou vivaient dans un contexte familial non francophone.
Suffisamment d'éléments et d'élèves pour monter un groupe de soutien FLE...

Ce qui m'a conduit à rencontrer Espace Alpha qui, en France, est la seule école Éducation Nationale à accueillir des élèves primo-arrivants, avant leur intégration dans des établissements ordinaires.

J'ai travaillé 3 ans dans cette structure pilote hors du commun, en tant que coordinateur pédagogique chargé du second degré : charge à moi de travailler avec une équipe de professeurs des écoles enseignant le FLE à des élèves étrangers, au sein des collèges de Mulhouse.

Ce furent 3 années professionnellement extrêmement pleines : cours de FLE aux élèves étrangers... coordination d'une équipe d'enseignants au caractère fort... relations parfois houleuses avec les principaux de collège et proviseurs de lycées... nécessité de diplomatie fine avec les inspecteurs de l'éducation nationale et leurs conseillers pédagogiques, les inspecteurs d'académie (directeurs des services départementaux de l'Éducation Nationale)

Jusqu'à la fermeture quasi arbitraire de cette école, sans "consulting" d'aucune sorte... victime des restrictions budgétaires en vigueur sous le gouvernement Raffarin ?

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INTERVIEW :
(retranscription et mise à jour de l'interview de Thomas 33 - 13 déc. 2003 consultable en intégralité en cliquant ici )


Bonjour, Onzerod, puisque c'est ainsi que l'on connaît Dominique sur le net. Avez-vous eu un surnom humiliant ?
A vrai dire, je n’ai jamais été la cible de railleries de ce genre (ou alors, ma surdité sélective ne m’a jamais donné l’occasion d’entendre un quelconque surnom arf ).
J’ai pu avoir des pseudonymes, certes, mais d’abord choisis par moi-même. Et suis-je du style à m’humilier tout seul ?

Quel âge avez-vous (nous sommes le 29 janvier 2005) ; quel est l'âge que vous appréciez qu'on vous donne ?
J'ai 29 ans pour quelques jours encore. Quant à l'âge qu'on me donne... l’âge, en lui-même, ne signifie rien. Il ne fait pas la personne, et une erreur d’estimation est tout à fait concevable.
La plupart du temps, d'ailleurs, l'erreur prête à sourire. Pour répondre plus directement à la question, je n’ai plus de sentiment (positif ou négatif) sur un âge que l’on me donne et qui n’est pas le mien.

Quelle serait l'adresse de vos rêves ?
En Chine ; de façon intime et évidente, à Pékin ; dans le quartier aux beaux marronniers qu'est Dong Cheng, au Nord Est de la Cité Interdite.
Si possible dans un immeuble un peu ancien, traditionnel et confortable, au pied duquel les enfants et les personnes âgées prennent du plaisir à se rencontrer, à jouer aux dames, à l’ombre douce des ginkgos.
A proximité, se trouverait un restaurant de cuisine du Sichuan, dans lequel nous pourrions aller manger une fondue épicée et manger du tofu sucré.
L’appartement en lui-même serait orienté sud. Pas besoin d’un lieu trop spacieux... Une chambre pour le couple, deux pour les enfants à venir, un salon et une cuisine...
Je tiens quand même à l’existence d’une bibliothèque lumineuse pleine de plantes vertes (des bambous ?), avec une banquette sur laquelle je pourrais boire mon thé, tout en lisant un bon roman de Lao She ou de Flaubert...

Quel est le nombre de vos conquêtes, masculines ou fémines ?
Pas de conquêtes masculines.

Une seule réelle «conquête» féminine. Je dois avouer que le terme «conquête» ne s’applique pas aux autres «coopérations» vécues auparavant.
[Ceci dit, Sun Tze disait bien, dans son Art de la Guerre, que tout peuple conquis cherchera à se débarrasser de son conquérant... on ne doit pas considérer l'amour selon un angle martial ; cela peut conduire à sa perte]

Quelle est la partie de votre corps qui vous met le plus en valeur ?
Mon cerveau, j'espère ?

Avez-vous des poux, puces, tiques, morbaques...
Des bactéries un peu partout, comme tout le monde. Quelques microbes aussi, dont mes anti-corps s’occupent du mieux qu'ils peuvent. A part ça, pas d’autres parasites connus (sauf si l’on considère l'administration de l'éducation nationale comme des bêtes de ce type...)

Passons à un autre type de questions. Une interview "superlative"... quelle est votre pire blague connue ?
Ma blague à tabac ?

Quelle est votre plus grosse honte professionnelle ou personnelle ?
Des hontes intérieures... des regrets sur certaines actions ou paroles. Mais pas de perte de face.

Plat préféré et détesté à la cantine ?
Le plat préféré est celui qu'on mange avec ses amis. Le plat détesté est celui que l'on mange avant un devoir ou un examen.

Endroit le plus "naze" que vous ayez jamais visité ?
Saint-Nazaire, évidemment (pour la ressemblance phonétique !)

Parlons de votre formation, de vos "faits d'armes". Combien de fois avez-vous redoublé ?
Une fois. Correspondant à ma première tentative d’obtenir le CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Secondaire) de Lettres Modernes. Redoublement profitable, puisque la deuxième année a été couronnée de succès.

Nombre de mains aux fesses sur autrui ?
Parle-t-on d’un seul autrui ? ou de plusieurs autrui(s) ? De toute façon, pas plus de deux. Je n’ai pas le même nombre de bras que les Divinités Hindoues.

Avez-vous déjà fraudé quelque part ?
Ça m’est arrivé...
(il me semble que l’on ne demande ni où, ni quand : alors, je reste évasif !)

Reconversion professionnelle possible ?
Oui, et même envisagée... Sans trop diverger de mes domaines de prédilection que sont l’enseignement, l’international et le management éducatif.

Parlons de vos centres d'intérêt : quelles sont les langues vivantes que vous parlez sous l'emprise de l'alcool ?
Ouh la ! disons que j'ai plus de facilités à me rappeler quelques mots d'allemand, de turc ou d'italien... mais je reste quand même plus à l'aise en chinois, anglais... voire espagnol.

Quel est le sport qui vous fatigue le plus ?
Le déménagement en temps limité.
Ou alors, l'amour, sans doute parce qu'il s'agit du sport où l'on se donne sans compter... mais quelle belle fatigue !

Fumette ? buvette ? branlette ?
Pourquoi ajouter des suffixes diminutifs ? on a le droit d'utiliser ces mots tels qu'ils sont, non ?
Fumer ? malheureusement, oui je reste fumeur.
Fumer autre chose ? ça m’est arrivé... (et je conjugue ce verbe au passé avec plaisir).
Boire ? ça m’est aussi arrivé. Parfois hors de mesure (breton je suis, breton je reste). Il y a des moments correspondant à un certain âge, à une certaine période de sa vie, que l’on ne souhaite pas forcément voir se répéter. Besoin de passer à autre chose.

Quel est l'objet qui définit le mieux votre vie ?
Question difficile et intéressante. J’aimerais dire une chandelle allumée.

Pour essayer de réchauffer les autres et de les éclairer... de façon naturelle... sans craindre le moment où elle s’éteindra, complètement consumée.
Je ne sais pas si cet "objet" définit ma vie, mais au moins, il correspond plutôt à ce vers quoi je tends.

 

 

Il assure, ce Dominique, quand même !         
Merci, Dominique ola .

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