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Dominique par lui-même
Biographie
Interview

biographie sommaire :
Je suis né le 2 février 1975, à Boulogne Billancourt, à côté
de Paris.
Tout cela fait de moi un
beau verseau ascendant
verseau, de l'année chinoise du Tigre.
J
'ai donc vécu à Paris pendant mes premières années.
Premiers pas effectués entre le jardin du Luxembourg et le square
Georges Brassens, puisque nous habitions dans le XVème
arrondissement, rue de Dantzig.
Je ne cacherai pas que ce
sont des années assez floues...
J'étais quand même bien
jeune.
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L'école de la Volga
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L'épisode rennais :
C'est donc vers 3 ans que je suis
arrivé à Rennes, avec mes parents,
évidemment.
École maternelle et école primaire de la Volga. Batailles rangées
entre les "attaquants" et les "attaqueurs"...
Souvenir de glissades sur le ventre, dans les couloirs de l'école
maternelle avec mon copain de toujours,
Rémi...
     
Souvenir de belles années d'enfance, dans la ZUP sud
de Rennes, à faire pipi avec les copains au milieu d'un square
pendant que les mamans nous crient de rentrer à la maison.
Souvenir de chutes à vélo, un père essoufflé à côté...
Des années douces, qu'il a été difficile de quitter, pour aller
à Nantes, où mon père venait d'être muté. |
L'épisode nantais :
J'ai effectué mon CM1 à Nantes. Si longtemps, je me suis
considéré comme rennais, je peux affirmer aujourd'hui que Nantes est
ma ville...
Nantes est le lieu où mes souvenirs sont les plus nombreux.
Escapades collégiennes avec
Grégory, lorsque nous courions les
cages d'escalier à faire exploser des pétards...
Fous rires de l'aumônerie (ben oui, j'ai le parcours complet du
parfait petit chrétien... c'est fou ce qu'on peut changer en
quelques années...), et plaisanteries pendables.
Et puis les filles... les premières petites amies... pas tant
que ça, d'ailleurs... on peut être un peu concon, quand on a 15, 16
ans.
Les années étudiantes ont été
assez chargées... par le travail, en
hypokhâgne... puis en préparation du CAPES de lettres modernes...
sans parler de la licence de lettres, obtenue du 1er coup avec
mention ; comme à peine 30% des étudiants.
Mais ces années n'ont pas été que studieuses, grâce à Rémi et ses
amis de l'ESB - marrant, comme quoi, l'École Sup. du Bois et
l'Encéphalite Spongiforme Bovine peuvent avoir des points communs.

On ne s'attardera pas spécialement sur les beuveries de la Bodega et d'autres
lieux où les marées se succédaient à un rythme fou.
Ce furent les époques de la danse bretonne, aussi.
Au sein du cercle celtique de Nantes.
Fest-noz tous les week-ends... rassemblements anti-nucléaires sur le
site du Carnet, près de Nantes...

Puis, le concours de
Lettres ! ma fierté, jusque là. Après avoir échoué en 1997, je finis
203è sur environ 8000 candidats inscrits en 1998, avec un 14/20 en
composition française et un 17,5/20 en ancien français pour les
meilleures notes.
On taira le 5/20 à l'explication de texte orale...
Puis, l'année de stage... passer de la préparation au concours à
l'enseignement aux élèves de 6ème : un petit choc, mais encore une
fois, qu'est-ce qu'on peut apprendre en peu de temps !!! |

Armes de Nantes

Le lycée Gabriel
Guist'hau

La faculté des
Lettres |
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photo
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L'épisode Rochefortais :
Une fois le concours obtenu et l'année de stage passée, j'ai
incorporé la Marine Nationale dans le cadre de mon service
militaire.
Il s'agissait de donner des cours de FLE (Français Langue Étrangère) à des officiers étrangers
venus suivre des formations diverses en France.
Je garderai, je crois, une éternelle reconnaissance à la Marine
Nationale, pour m'avoir permis de plonger dans cette discipline, à
l'origine du projet professionnel des années suivantes.
Des classes au lac d'Hourtin à la quille, les bons souvenirs
dépassaient de loin les quasi-inexistantes contraintes de la vie
d'appelé scientifique du contingent (le statut qui me permettait
d'avoir une fonction proche de celle d'un officier... tout en étant
appelé). Des amis de tous les pays... une ouverture culturelle sans
pareil.
Merci la Royale ! Je te garderai une reconnaissance éternelle !
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L'épisode pékinois :
Sans doute l'épisode le plus marquant de ma vie, jusque là.
Je suis arrivé à Pékin le 25 août 2000. En tant que professeur de
Français, à l'Alliance Française de Pékin.
Arrivé totalement ignorant de la Chine, j'ai eu l'occasion
de vivre, pendant un an, une expérience unique. L'impression
de vivre une révélation : un coup de coeur comme je crois, jamais je
n'en avais vécu.
Travailler avec les
étudiants chinois a été d'une richesse incomparable ; j'ai pu
rencontrer des gens exceptionnels, avec lesquels j'ai vécu de très
beaux moments... certains sont à l'heure actuelle des amis chers,
qui comptent pour moi.
Il serait vain de
résumer en quelques mots cette expérience en Chine. Le plus simple
serait vraisemblablement que vous vous rendiez sur
les pages consacrées à ce pays
auquel je me sens immanquablement lié.
Les épisodes
marquants sont ceux de la découverte d'une culture autre, de gens
autres.... ceux liés à l'approche d'autres façons de concevoir le
monde.
Une expérience
marquante. Profondément.
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L'épisode mulhousien :
De retour en France, par le jeu des mutations aléatoires (?) que
réserve l'Éducation Nationale, je me suis trouvé affecté au collège
Bel Air de Mulhouse, en tant que professeur TZR (Titulaire d'un
poste, sur une Zone de Remplacement).
Cette première année à Mulhouse a été assez dense : enseignant dans
les villages de Rixheim, de Sierentz, de Village Neuf et au collège
Bel Air, j'ai pu accumuler en peu de temps des expériences
différentes.
Au collège Bel Air, immanquablement classé en ZEP dans une autre
ville, je me suis aperçu que certains élèves éprouvaient énormément
de difficultés à comprendre ce qui leur était enseigné.
Enquête faite, j'ai pu comprendre que beaucoup étaient arrivés en
France peu de temps auparavant... ou vivaient dans un contexte
familial non francophone.
Suffisamment d'éléments et d'élèves pour monter un groupe de soutien
FLE...
Ce qui m'a conduit à rencontrer Espace Alpha qui, en France, est la
seule école Éducation Nationale à accueillir des élèves
primo-arrivants, avant leur intégration dans des établissements
ordinaires.
J'ai travaillé 3 ans dans cette structure pilote hors du commun, en
tant que coordinateur pédagogique chargé du second degré : charge à
moi de travailler avec une équipe de professeurs des écoles
enseignant le FLE à des élèves étrangers, au sein des collèges de
Mulhouse.
Ce furent 3 années professionnellement extrêmement pleines : cours
de FLE aux élèves étrangers... coordination d'une équipe
d'enseignants au caractère fort... relations parfois houleuses avec
les principaux de collège et proviseurs de lycées... nécessité de
diplomatie fine avec les inspecteurs de l'éducation nationale et
leurs conseillers pédagogiques, les inspecteurs d'académie
(directeurs des services départementaux de l'Éducation Nationale)
Jusqu'à la fermeture quasi arbitraire de cette école, sans
"consulting" d'aucune sorte... victime des restrictions budgétaires
en vigueur sous le gouvernement Raffarin ? |
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INTERVIEW :
(retranscription et mise à jour de l'interview de Thomas 33 -
13 déc. 2003 consultable en intégralité
en cliquant ici
)
Bonjour, Onzerod, puisque c'est ainsi que l'on connaît Dominique
sur le net. Avez-vous eu un surnom humiliant ?
A vrai dire, je n’ai jamais été la cible de
railleries de ce genre (ou alors, ma surdité sélective ne m’a jamais
donné l’occasion d’entendre un quelconque surnom
).
J’ai pu avoir des pseudonymes, certes, mais d’abord choisis
par moi-même. Et suis-je du style à m’humilier tout seul ?
Quel âge avez-vous (nous sommes le 29 janvier 2005) ; quel est
l'âge que vous appréciez qu'on vous donne ?
J'ai 29 ans pour quelques jours encore. Quant
à l'âge qu'on me donne... l’âge, en lui-même, ne signifie rien. Il
ne fait pas la personne, et une erreur d’estimation est tout à fait
concevable.
La plupart du temps, d'ailleurs, l'erreur prête à sourire.
Pour répondre plus directement à la question, je n’ai plus de
sentiment (positif ou négatif) sur un âge que l’on me donne et qui
n’est pas le mien.
Quelle serait l'adresse de vos rêves ?
En Chine ; de façon intime et évidente, à
Pékin ; dans le quartier aux beaux marronniers qu'est Dong Cheng, au
Nord Est de la Cité Interdite.
Si possible dans un immeuble un peu ancien, traditionnel et
confortable, au pied duquel les enfants et les personnes âgées
prennent du plaisir à se rencontrer, à jouer aux dames, à l’ombre
douce des ginkgos.
A proximité, se trouverait un restaurant de cuisine du
Sichuan, dans lequel nous pourrions aller manger une fondue épicée
et manger du tofu sucré.
L’appartement en lui-même serait orienté sud. Pas besoin
d’un lieu trop spacieux... Une chambre pour le couple, deux pour les
enfants à venir, un salon et une cuisine...
Je tiens quand même à l’existence d’une bibliothèque
lumineuse pleine de plantes vertes (des bambous ?), avec une
banquette sur laquelle je pourrais boire mon thé, tout en lisant un
bon roman de Lao She ou de Flaubert...
Quel est le nombre de vos conquêtes, masculines ou fémines ?
Pas de conquêtes masculines.
Une seule réelle «conquête» féminine. Je dois
avouer que le terme «conquête» ne s’applique pas aux autres
«coopérations» vécues auparavant.
[Ceci dit, Sun Tze disait bien, dans son Art de la Guerre,
que tout peuple conquis cherchera à se débarrasser de son
conquérant... on ne doit pas considérer l'amour selon un angle
martial ; cela peut conduire à sa perte]
Quelle est la partie de votre corps qui vous met le plus en
valeur ?
Mon cerveau, j'espère ?
Avez-vous des poux, puces, tiques, morbaques...
Des bactéries un peu partout, comme tout le
monde. Quelques microbes aussi, dont mes anti-corps s’occupent du
mieux qu'ils peuvent. A part ça, pas d’autres parasites connus (sauf
si l’on considère l'administration de l'éducation nationale comme
des bêtes de ce type...)
Passons à un autre type de questions. Une interview
"superlative"... quelle est votre pire blague connue ?
Ma blague à tabac ?
Quelle est votre plus grosse honte professionnelle ou personnelle
?
Des hontes intérieures... des regrets sur
certaines actions ou paroles. Mais pas de perte de face.
Plat préféré et détesté à la cantine ?
Le plat préféré est celui qu'on mange avec ses
amis. Le plat détesté est celui que l'on mange avant un devoir ou un
examen.
Endroit le plus "naze" que vous ayez jamais visité ?
Saint-Nazaire, évidemment (pour la
ressemblance phonétique !)
Parlons de votre formation, de vos "faits d'armes". Combien de
fois avez-vous redoublé ?
Une fois. Correspondant à ma première
tentative d’obtenir le CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat
de l’Enseignement Secondaire) de Lettres Modernes. Redoublement
profitable, puisque la deuxième année a été couronnée de succès.
Nombre de mains aux fesses sur autrui ?
Parle-t-on d’un seul autrui ? ou de plusieurs
autrui(s) ? De toute façon, pas plus de deux. Je n’ai pas le même
nombre de bras que les Divinités Hindoues.
Avez-vous déjà fraudé quelque part ?
Ça m’est arrivé...
(il me semble que l’on ne demande ni où, ni quand : alors,
je reste évasif !)
Reconversion professionnelle possible ?
Oui, et même envisagée... Sans trop diverger
de mes domaines de prédilection que sont l’enseignement,
l’international et le management éducatif.
Parlons de vos centres d'intérêt : quelles sont les langues
vivantes que vous parlez sous l'emprise de l'alcool ?
Ouh la ! disons que j'ai plus de facilités à
me rappeler quelques mots d'allemand, de turc ou d'italien... mais
je reste quand même plus à l'aise en chinois, anglais... voire
espagnol.
Quel est le sport qui vous fatigue le plus ?
Le déménagement en temps limité.
Ou alors, l'amour, sans doute parce qu'il s'agit du sport où
l'on se donne sans compter... mais quelle belle fatigue !
Fumette ? buvette ? branlette ?
Pourquoi ajouter des suffixes diminutifs ? on
a le droit d'utiliser ces mots tels qu'ils sont, non ?
Fumer ? malheureusement, oui je reste fumeur.
Fumer autre chose ? ça m’est arrivé... (et je conjugue ce
verbe au passé avec plaisir).
Boire ? ça m’est aussi arrivé. Parfois hors de mesure
(breton je suis, breton je reste). Il y a des moments correspondant
à un certain âge, à une certaine période de sa vie, que l’on ne
souhaite pas forcément voir se répéter. Besoin de passer à autre
chose.
Quel est l'objet qui définit le mieux votre vie ?
Question difficile et intéressante. J’aimerais
dire une chandelle allumée.
Pour essayer de réchauffer les autres et de les
éclairer... de façon naturelle... sans craindre le moment où elle
s’éteindra, complètement consumée.
Je ne sais pas si cet "objet" définit ma vie, mais au moins,
il correspond plutôt à ce vers quoi je tends.
Il assure, ce Dominique, quand même !
Merci, Dominique
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