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         Le numéro 04       paru le mois de  juin 2007

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Association des étudiants   en médecine de l’UMMTO « TAZMART »

Siège :

complexe Biomédical

Tizi Ouzo  

E-mail : associationtazmart@yahoo.fr

Compte BNA

0200035818-71  

Web : www.tazmart.fr.st

 

 

 

 

2-   Infarctus du myocarde

 
 

     

 C’est quoi l’IDM

L’infarctus du myocarde  est la nécrose  d’une partie du muscle cardiaque privé d’apport sanguin, presque toujours à la suite de la thrombose d’une artère coronaire .Dans la moitié des cas il  est inaugural dans l’autre moitié il fait suite a une période d’angor ou angine de poitrine qui est un syndrome caractérisé par des crises de douleurs constrictives, violentes siégeant dans la région précordiale irradiant vers le bras gauche  et s’accompagnant d’une angoisse poignante.

Rappel sur la vascularisation cardiaque 

L’aorte naît du ventricule gauche, quatre branches naissent de cette grosse artère : tronc artériel brachiocéphalique, artère carotide primitive gauche, artère sous Clavière gauche et les artères coronaires qui sont les artères nourricières du cœur. Elles sont au nombre de deux gauche et droite qui cheminent d’abord dans le sillon de la surface extérieure du cœur, puis pénètrent dans le myocarde ou elles se ramifient.

Quelque soit l’étendu des dégâts anatomiques, l’IDM expose au risque de mort subite, il s’agit donc d’une urgence médicale qu’il faut hospitaliser le plus vite possible dans une unité de soin intensif.

Circonstances de découverte :

La douleur : dans 85% des cas, c’est le maître symptôme le plus souvent spontané au repos, des fois il fait suite à un  effort. Elle est prolongée paroxystique, avec des irradiations spécifiques et une nitro résistance un caractère qui la distingue des autres douleurs précordiales.

 Dans les cas les plus graves l’IDM peut être annoncé  d’emblé par une complication à savoir :

       - Trouble du rythme

        -Insuffisance ventriculaire gauche ou

        - Etat de choc

Il faut savoir que  seulement dans 15% des cas que l’IDM  est précédé de l’angine de poitrine d’où la nécessité de connaître les formes trompeuses ou atypiques.

A l’examen clinique :

-baisse de la tension artérielle.

- tachycardie.

-bruits du cœur assourdis.

-bruit de galop.

-frottement péricardique.

-crépitants aux bases pulmonaires.

Il faut faire un électrocardiogramme  qui montre des signes typiques de nécrose : onde T géante sous endocardique dans la première heure avec ou sans décalage du segment ST, onde de Pardee, monophasique en dôme de la 1ère à la 12ème heure.

Onde de nécrose sous la forme QS ou QR, se dégage nettement dés la 2éme heure.

 

Les examens complémentaires :

 

-Dosages enzymatiques :

• Élévation de myoglobine à la 2éme heure

• Élévation des CPK.

• Élévation des GOT é la 12éme heure

• Dehydrogenase qui s’élève plus tardivement.

 

- échocardiographie

 

Permet de visualiser la taille de l’infarctus et d’évaluer la

fonction myocardique globale et de chercher les complications mécaniques (rupture de cordages, perforation…) c’est donc un élément diagnostic et pronostic.

-coronarographie :

Permet de visualiser la taille de l’infarctus, et elle peut avoir un intérêt thérapeutique lors des désobstructions coronaires.

Evolution :

La prise en charge pré hospitalière et les progrès réalisés au niveau de la thérapeutique ont nettement diminué la mortalité de cette affection, l’évolution est donc le plus souvent favorable avec régression de la douleur en quelques heures mais malheureusement des complications peuvent survenir.

Les complications de l’IDM 

Elles peuvent être réparties en deux groupes à savoir précoces et tardives :

Les précoces :

-troubles du rythme : éxrasystole ventriculaire, tachycardie ventriculaire, fébrillation…

-troubles de la conduction.

-complications hémodynamiques. Pilier, rupture septale ou pariétale.

-complications thromboemboliques.

-péricardite.

Les tardives :

-syndrome de Dressler : péricardite de la 4eme semaine.

-anévrysme du VG.

-troubles du rythme.

-insuffisance cardiaque.

-récidives d’infarctus.

Conduite à tenir devant un IDM :

Comme sus cité, l’IDM est une urgence thérapeutique et pour cela on dispose de plusieurs armes :

→Tout IDM confirmé doit être hospitalisé.  

→faire  un test a la trinitrine.

→mise en place d’une voie veineuse.

→mise sous oxygénothérapie 8L /mn.

→traitement antalgique.

→   ≈   anticoagulant : héparine ; les fibrinolytiques ne sont pas indiqués

→   ≈   antiagrégant plaquettaire : Aspégic 500, Clopidogrel (Plavix) 75 mg.

 

→   ≈    antiangineux : bêtabloquants, dérivés nitrés, inhibiteurs calciques.

→angioplastie transluminale des coronaires.

Quelque soit l’attitude thérapeutique adaptée, le traitement de sortie comprendra toujours :

•Bêta bloquants.

Antiagrégant plaquettaire.

Statines.

•Inhibiteurs de l’enzyme de conversion.

Contrôle des facteurs de risques.

→ Pour retenir ce traitement une petite astuce ; prendre les premières lettres et former le mot BASIC.

→ Ceci est un traitement a vie.

En conclusion :

Toute douleur précordiale, persistante, et trinitrorésistante chez un sujet de plus de 40ans est considéré comme IDM jusqu'à preuve du contraire, le diagnostic doit être aussi évoqué chez le sujet jeune qui présente souvent une symptomatologie frustre.

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