Vaincre la timidité
Devenir assuré, ferme, audacieux et confiant ses possibilités
Pourquoi êtes-vous timide alors que d’autres font preuve de la plus grande assurance ? Il importe, avant tout de vous en rendre compte, d’acquérir une juste notion des causes qui déterminent votre timidité. Vous comprendrez alors que vous pouvez parfaitement les sarmenter parce que chacun des éléments dont elle résulte peut être progressivement éliminé. « Il n’y a pas, il ne saurait y avoir de timidités incurables ! ».
Chaque timide est un cas particulier, quand on dit un ou une « timide » on reste imprécis. Il suffit d’observer une douzaine de personnes réputées « timides » pour s’apercevoir combien chacune diffère des autres. Non seulement elles ne le sont pas toutes au même degré, mais telles circonstances dans les quelles l’une se trouvera profondément n’affecteront que peu, ou pas du tout les autres. Celle-ci perd ses moyens uniquement devant certains individus et se sent à l’aise en présence des autres. Celle-la agit, parle, en toute liberté au milieu de ses familiers, mais se trouble à l’abord d’un étranger.
On voit même parfois coexiste avec la plus profonde timidité une survenante effronterie. Tout dépend des causes nées variables.
LES CAUSES :
Un physique ingrat ou une apparence chétive tendent à engendrer une espèce de timidité, de même que le sentiment d’un défaut esthétique ou morphologique, par contre un visage assemblée et un corps bien construire s’accompagnent rarement de timidité, parce qu’ils obtiennent auprès de tous une certaine sympathie, disons même quelque admiration.
L’émotif rougit ou pâlit à la moindre cause, son rythme s’accélère ou se ralentit sous l’action des plus faibles craintes (Bonaparte à l’époque du siège de Toulon préférait s’exposer à la mitraille qu’aux regard du beau sexe. Il se voulait effroyablement en présence d’une femme. (fort heureusement, toutes les formes d’émotivités sont modifiables. En dehors de l’émotivité, une extrême sensibilité suffit parfois à hyper sensibiliser le mental, à créer la phobie de certaines impressions, de certaines déconvenues : indifférence, froideur, antipathie, ironie… et voila une nouvelle forme de timidité, particulièrement fréquente chez les intellectuels.
Nous trouvons encore l’approbativité exagérée souci de la manière dont on est jugé, évalué qui pour peu la vanité s’en mêle, conditionne un état d’esprit tellement obsédé par la crainte d’être sous estime, qu’une certaine timidité en découle fatalement.
Si, enfin, nous envisageons le rôle d’une imagination fréquemment affectée par le trouble, l’appréciation ou la crainte, nous comprendrons douloureusement pusillanime du timide qui se croit parfois l’objet d’une attention critique excessive, qui anticipe volontiers sur les dispositions d’esprit des autres à son égard et qui interprète dans un sens pénible les attitudes, paroles ou regards de cent aux quels il est confronté
Il y a en vous, à l’état latent, des énergies plus que suffisantes pour vous permettre d’accomplir les efforts et les changements grâce aux quels vous pourrez surmontez chacun des constituants de votre timidité.
Pour éliminer les causes de la timidité et instaurer en soi les fondements de l’assurance, il faut être résolu à agir, à réagir coûte que coûte. L’important est de commencer.
QUELQUES CONSEILS
Intégrité organique (l’aspect extérieur) :
Vous avez sans doute déjà remarqué des personnes particulièrement attractives dont l’apparence physique est proche de la votre, qui vous ressemblent quant à leur morphologie et aux traits de leur visage. Il vous est possible, à vous aussi, de rayonner comme elles.
Prenez soins de votre visage, n’oubliez surtout pas d’apporter un grand soin à votre coiffure et ne négligez surtout pas votre dentition.
L’aspect vestimentaire : En dehors de tout soin d’élégance, le choix judicieux de ses vêtements importe à tous mais surtout aux timides. Le sentiment d’être convenablement habillé, d’être à l’aise, de donner aux autres une impression soignée ne peut que générer une assurance accrue.
La parole et l’élocution : une bonne élocution est très importante dans la rééducation de la timidité. L’homme qui sait s’exprimer ne sera jamais durablement timide ; son aisance forcera l’attention autour de lui et, se sentant écouté, s’enhardira bien vite.
Trois facteurs principaux concourant à la facilité d’élocution.
- Le savoir, la culture, l’abondance des idées.
- La diversité et la pertinence des ressources littérales, le vocabulaire d’où s’ensuit la construction des phrases et l’emploi judicieux des termes.
- La pose de la voix, le timbre et la netteté de l’articulation.
Dès qu’un timide constate qu’il peut influencer les gens, notamment par la clarté et la fermeté de sa parole, il a accompli un pas immense. Il prend goût à exercer son influence personnelle et, du coup, les rôles s’intéressent : hier hésitant et craintif, le voilà maintenant plein d’ardeur à essayer d’influer sur autrui.
Pour la timidité, on pourra préparer sept écrans ainsi conçus :
Je suis calme
Je me sens fort et hardi
Je m’exprime avec détermination
Aucune présence ne m’impressionne
Tout se détend, tout s’apaise, tout se décontracte
Chaque jour mon assurance augmente
J’influence chacun de mes interlocuteurs.
Ne vous découragez donc jamais. Méfiez-vous seulement des retours offensifs de l’inertie. En définitive, c’est le seul ennemi vraiment redoutable, mais il est si clairement définissable que le connaître, c’est d’avance l’avoir vaincu. Il ne s’éternise jamais là où on le regarde en face.
Donc ne discutez pas ; dites-vous intérieurement : « Je peux et je veux », puis poursuivez paisiblement votre effort.