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Petit point de vue historique |
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L’intensité des effets lumineux et sonores qui accompagnent un coup de foudre a d’abord été attribué à des causes surnaturelles. Il faudra attendre Aristote, Sénèque et Pline l’Ancien pour que soient avancées les premières hypothèses tentant d’expliquer le phénomène.
Pour conjurer le malheur, ils ont d’abord imaginé de piètres chausse-trappes.Certaines plantes feraient ainsi office de paratonnerre. La joubarbe, par exemple qui , plantée sur les toits, préserverait les maisons. Joubarbe, il est vrai, vient du latin Jovis Barba qui signifie « barbe de Jupiter ».
Des peintures rupestres décrivent déjà la foudre. En France, dans la Vallée des Merveilles dans le parc du Mercantour, des dizaines de millier de motif rupestre interpréter comme une représentation de la foudre. Seth chez les Egyptiens, Zeus chez les Grecs, Jupiter chez les romains et Tlaloc chez les Aztèques, dieu de la pluie et de la foudre, Toutes les mythologies attribuent la foudre a des causes divines.
Au Moyen Age, avec la domination idéologique de l’Eglise, le fait d’être victime de la foudre était considérée comme un châtiment divin.
L’histoire de l’électricité et celle de la foudre se rejoignent vers le milieu du XVIIème siècle jusqu'à Benjamin Franklin qui à partir de 1746 fait énormément de découvertes sur l’électricité statique et la foudre comme le paratonnerre par exemple. En 1752, il inventa le paratonnerre. A l’aide d’un cerf volant, le génial américain attira la foudre et démontra que cette puissance était un phénomène électrique. Par un heureux hasard, Franklin n’attrape qu’une infime partie de l’éclair. Moins chanceux, bon nombre de ses confères, furent foudroyés mortellement en voulant reproduire son expérience.Cependant jusqu'à la fin du XIXème siècle, on sonnait encore les cloches dans les villages pour éloigner l’orage.
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Il fallut attendre 1973 pour qu’un autre grand pas fut accompli dans une connaissances des éclairs restée jusque là essentiellement théorique. Cette année-là, à Saint-Privat d’Allier ( Haute Loire ), les équipe d’EDF et du commissariat à l’énergie atomique déclenchèrent artificiellement la foudre et réussirent à effectuer les premières mesures pratiques dans la nature. Pour atteindre leur cible, ils lancèrent une mini-fusée tractant un filin de cuivre au centre d’un nuage orageux. Au bout de ce fil jouant le rôle de gaine électrique, plusieurs appareils de mesure captèrent une infinité de renseignements. Reconnus comme les meilleurs débusqueurs d’éclairs, les Français sont souvent invités au centre spatial Kennedy en Floride pour collaborer avec leurs homologues américains à la protection des fusées.
Non contents d’avoir appris à faire sortir la foudre de sa tanière nuageuse à leur convenance, les scientifiques ont ensuite voulu la dompter. En février 1992, les chercheurs japonais de la Kensaï Electric Corporation ont réussi à créer en laboratoire un élciar de 8.50 mètres de long, puis à le dévier docilement vers un paratonnerre en balisant le chemin grâce à un rayon laser. Prochaine étape : les savants du monde entier veulent transférer cette expérience dans la nature. Un pari difficile ! Pour atteindre les nuages, il faudrait un rayonnement laser à forte énergie de plusieurs centaines de mètres. Nul ne sait aujourd’hui réaliser un tel tir laser. Une fois les éclairs domptés, pourra-t-on un jour utiliser leur formidable puissance ? Entre son lieu de naissance et son point d’arrivée, un éclair, chargé par des centaines de millions de volt, produit plus d’électricité que ne pourraient le faire simultanément tous les générateurs des Etats-Unis. Inconvénient majeur, la foudre ne dure que quelques millionèmes de seconde et , avant même qu’elle n’ait atteint le sol, la plus grande partie de son énergie s’est résorbée. Pour un éclair de très forte intensité ( 200 000 ampères ) , l’énergie récupérée par une technologie ultra-sophistiquée permettrait tout juste de faire fonctionner une lampe de bureau pendant une journée.
Il ne faut pas confondre la puissance des éclairs, colossale, avec leur énergie, dérisoire.

L’aéronautique doit elle aussi composer avec la foudre. En moyenne , tous les avions sont frappés en plein vol deux fois par an . Dès la conception des prototypes, il faut imaginer et tester une série de parades. Chez lightning Technologies INC, une société américaine de Pittsfield ( Massachusetts ) spécialisée dans la lutte anti-foudre, les ingénieurs ont mis au point un simulateur capable de tirer une charge de 1.5 millions de volts contre une maquette de boeing 777. Ces essais révèlèrent les impacts probables d’entrée et de sortie de la foudre. On a mieux compris la fragilité de ces avions de moins en moins métalliques. Avec leurs résines et leurs conducteurs, « il faut impérativement recouvrir toutes les parties de la carlingue réalisées avec ces matériaux par un réseau de fils de cuivre, réclame Andy Plumer, président de Lightning Technlogies INC. Ce maillage rétablit la conductivité et permet à l’éclair de glisser sur la carlingue sans endommager les équipements ». Les constructeurs de fusées rencontrent le même casse-tête. En 1986, une fusée américaine Atlas Centaur fut détruite par un éclair au décollage. La foudre frappa deux fois la mission lunaire Apollo 12 alors qu’elle décolait, le 14 novembre 1969. Chance inouie, seul un compartiment couchette fut endommagé.
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