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SRI LANKA
AU FIL DES MISSIONS
SOMMAIRE
mission du 03 au 27 octobre 2006
mission du 19 décembre 2007 au 15 janvier 2008
mission du 09 au 30 octobre 2007
mission du 18 juin au 11 juillet 2007
mission du 17 avril au 08 mai 2007
mission du 05 au 21 janvier 2007
mission du 03 au 27 octobre 2006
synthèse de la mission fin juillet 2006
mission du 25 juin au 23 juillet 2006
mission du 10 janvier au 10 mars 2006
mission du 18 novembre au 1er janvier 2006
mission du 09 septembre au 13 octobre 2005
mission du 17 juin au 07 juillet 2005
mission d'évaluation du 07 février au 07 mars 2005
7ème MISSION AU SRI LANKA - du 03 au 27 octobre 2006
Je fixe un rendez vous avec Jayakody lui pour le lendemain matin afin d’établir un relevé de la situation au 5 octobre.
Un petit bonjour à tout le monde et il est procédé, avec le chef de chantier, au relevé des travaux exécutés, en cours et restant à faire. Nous convenons de refaire un point identique à la fin octobre, je rejoins Marie-Agnès avec qui je dois aller en ville pour procéder au relevé de prix des fournitures scolaires en vue d’un comparatif avec des prix déjà communiqués. Cette démarche est effectuée au magasin Trinco Stationers.
A 16 h Kumar vient nous chercher. Nous examinons alors certains points financiers, situation en banque pour le compte de PHI, paiements des factures d’eau, électricité et téléphone depuis le mois de juillet, pour lesquels nous demandons tous les justificatifs. Ceux ci doivent nous être remis lundi lors du lunch prévu avec le propriétaire de la maison et pour laquelle le bail de location n’a pas été reconduit.
Au programme du jour, nous avons seulement la visite du chantier , cet après-midi, nous nous rendons à Nilaveli où nous espérons voir un artisan susceptible de nous fabriquer le mobilier scolaire, pour pouvoir établir une devis permettant la rédaction de la partie chiffrée du projet école.
Malheureusement, Nilaveli semble désert et nous ne trouverons personne.
Nous profitons de notre passage sur cette zone pour aller voir les maisons construites par ATAV,association de Maison-Alfort et nous apprenons que certains bénéficiaires n’occupent pas ces maisons la nuit, la présence militaire très forte et la zone étant trop dangereuse, les habitants préfèrent « déserter »
.
Ce matin, nous retrouvons Kumar pour obtenir des informations, pour vérification, sur les dépenses qu’il dit avoir engagé au nom de PHI. Nous voulons certaines précisions sur les dépenses d’eau, d’électricité et de téléphone, et connaître exactement le montant disponible sur son compte en banque par rapport à la somme confiée (250 000 roupies) à la fin notre séjour en juin/juillet.
A l’issue de cette entrevue, de 9 h à 9h30, nous le libérons pour la journée et nous aviserons nous même pour avoir un tuktuk et nous rendre à OCHA. Nous ne pourrons pas voir M. ARUL, celui-ci est en meeting à Muttur, et nous apprenons que M. Vincent UBAIN travaille maintenant à Colombo. Il est remplacé par M. Damian LILLY, anglais, absent également.
A notre retour, nous faisons une petite analyse sur les frais de tuktuk. Ceux ci sont relativement élevés et en plus nous ressentons un genre d’arnaque suivant qui ils sont et/ou les endroits où nous pouvons en avoir.
Ce matin nous consacrons notre matinée à la visite de 3 pré-school afin d’être bien imprégné des principes locaux sur le matériel utilisé, sur la décoration et tout ce qu est mis à disposition des enfants dans le respect de la culture sri lankaise.
Nous notons à titre d’information le salaire d’un instituteur qui est de 4000 roupies par mois. Notre école ayant 3 classes, cette charge sera donc de 4000 x 3 x12 soit 144000 roupies par an. PHI n’ayant pas retenu d’avoir des salariés pour le fonctionnement de l’école, il est bien entendu que cette charge à venir ne sera pas assurée par PHI.
Ensuite,nous nous rendons en ville pour poursuivre nos recherches de prix sur le mobilier indispensable pour le rangement dans l’école et le centre médical. Nous nous rendons au magasin MAHAWELI, 328 Central Road à Trincomalee et notons le type d’armoires présentées. Nous retenons à titre d’information les armoires DAMRO suivantes :
Cette dernière est de moindre qualité.
Pour terminer cette journée, puisque nous n’y sommes pas allés ce matin, nous filons au chantier. Nous constatons qu’il n’y a aucune relâche, tous travaux en cours sur les maisons avancent vite, par contre le Centre médical et l’école restent en l’état. On nous dit qu’aussitôt les misons finies, toutes les équipes se portent sur cette partie du chantier. Nous verrons bien…
Aujourd’hui, nous avons fait la connaissance de Constantin et Habib de la Croix Rouge Internationale, 2 libanais francophones, nous discutons de la vie ici et de nos actions respectives.
Visite à la banque où je traite rapidement des opérations financières pour le compte Jayakody.
Je suis rapidement sur le chantier avec Kumar Nous faisons la connaissance du nouveau TO (Technical Officer) qui lui aussi effectue sa tâche de suivi des projets et chantiers.
La visite se déroule normalement, 2 jours sans y passer et je remarque nettement l’évolution. Le point fort en ce moment est le travail de préparation de la charpente du centre médical, ce qui me conduit à donner l’appellation de « master carpenter » au responsable de cette équipe.
Après cette visite, nous retournons en ville pour internet et essayé de voir Mr. ARUL à OCHA, nous passons par chez Seetha afin de récupérer les choses entreposées chez elle, et à la boutique de Kumar pour récupérer 2 cartons vides pour ranger tout le matériel bureautique.
A 4 h du matin, les bombardements commencent, pire que d’habitude…Ce bruit dure pratiquement 2 heures sans arrêt, j’aurais préféré un autre genre de réveil…
Malgré cela, Kumar arrive vers 9 h 30 comme prévu, les tirs se sont calmés mais il refuse de me conduire au chantier et d’en n’importe quel endroit aujourd’hui.
Je traite les mises à jours des différents fichiers sur l’ordinateur, les caisses de vêtements et matériel bureautique étant préparées, je dresse les listes pour les remettre à Jayakody et lui permettre ainsi d’avoir un bordereau lors du transport.
Comme convenu Sheiba arrive à 9 h 30, pour un sri lankais, quelle ponctualité !!! En accord avec lui, nous partons rapidement pour le chantier. Ici pas de dimanche, pas de jour de fête, les ouvriers sont toujours là et travaillent. La charpente du centre medical est commencée, le terrassement pour les fondations du corridor de l’office de l’école est terminé. Tout avance normalement en fonction du planning indiqué par Jayakody. Ce dernier profite de ma présence ce jour pour me développer certains travaux supplémentaires tels que les gouttières et le mur de protection avec la rue pour l’école, le jardin d’enfant, la pièce pour le générateur du centre medical, puis m’indiquer les coûts. Je lui explique que les décisions de PHI ne peuvent pas être prises uniquement sur cette discussion et qu’il est nécessaire de nous fournir tout ceci par écrit et chiffré. La longueur des gouttières est de 456 feets, la pièce pour le générateur doit avoir pour dimensions (L x l x h) : 9 fts x 8fts x 8 fts.
Puis il évoque les accessoires tels que les ventilateurs, il pense qu’il serait nécessaire d’en avoir 6 pour le center medical, 1 par pièce, et 5 pour l’école, tous dans l’office à savoir 2 pour le hall, et 1 dans chacune des 3 autres pièces. Enfin nous évoquons la conception du jardin d’enfant et retenons les appareils suivants : portique, balançoire, toboggan, cage à grimper et manège.
Habib et Constantin m’attendent, les autres membres de la Croix Rouge leur ont indiqué ma présence dans les lieux.
A OCHA. je rencontre Mr. Arul, nous discutons quelques minutes, puis je profite d’être ici pour envoyer quelques messages et lire la réponse envoyée par Marie au mail d’hier. Avant de quitter OCHA, en allant saluer Mr. Arul, je fais la connaissance de Mr Damian Lilly, le remplaçant de Vincent Ubain.
Nous reparlons des points évoqués hier, mais Jayakody n’a pas pu chiffrer, ceci est reporté à demain. Par contre, il aborde la date de fin des travaux et les contraintes fixées par le gouvernement. Tous les projets Tsumani doivent être terminés pour le 26 décembre 2006, c'est-à-dire 2 ans après la catastrophe. Jayakody, lui a projeté la fin des travaux au 30 novembre 2006. Il est fort regrettable que nous ne puissions être sur place pour la fin du chantier, il nous reste à espérer que tout sera conforme à nos attendus et que nous n’aurons pas que nos yeux pour pleurer lors de notre retour sur site pour l’inauguration, car il sera trop tard pour toutes modifications.
Jayakody me fait savoir qu’il aimerait une date d’inauguration aux environs du 15 décembre et que nous devons nous positionner et en informer les autorités avant le 30 novembre 2006. Pour ma part, j’émets des craintes sur nos possibilités de pouvoir se rendre au Sri Lanka à cette période, par contre lui propose l’inauguration 1 mois plus tard, soit en janvier 2007.
Aujourd’hui je ne connaîtrai pas sa position sur cette contre proposition.
Pour terminer cette réunion de chantier, il porte à ma connaissance les derniers méfaits vécus, à savoir le vol de plusieurs fenêtres. Hélas ces fenêtres étaient terminées, donc avec les verres, et posées. Cette mésaventure est arrivée sur une maison où la porte d’entrée n’était pas posée.
9 h, lorsque Kumar arrive, direction le chantier. La visite du jour est un peu plus longue que d’habitude puisque je fais toutes les maisons une à une, y compris l’intérieur pièce par pièce. Je ne sais pas de quoi sera fait demain, donc je profite de ce passage pour voir tous les ouvriers et leur dire au revoir.
J’appelle le « secours tuktuk » Sheiba, je l’ai baptisé ainsi car aussitôt que je me trouvais bloqué, lui il était disponible pour me transporter et en plus à moindre coût par rapport à beaucoup d’autres. Je lui demande s’il dispose des clés de la 2ème maison pour aller visiter l’intérieur, hélas pas de clé, donc c’est impossible pour aujourd’hui et il me dit essayer de le faire demain. Je lui signale que je sais pour Artal, donc se sera aussi impossible demain, je ne pourrai me déplacer, pourtant je devais passer au chantier pour récupérer des documents. Il me propose alors d’être au chantier à 6 h 30 pour être revenu avant 7 h 30, début d’Artal.
Je rentre à l’hôtel. En arrivant un peu après 7 h 30, une certaine effervescence règne sous les corridors. Lucas, le propriétaire vient tout de suite vers moi, me demande si j’ai des médicaments à disposition et si je connais un médecin car un résident italien est malade. Je n’ai pas de médicament, mais je donne immédiatement les coordonnées du Dr Lars. Tout le monde est inquiet.
Dans la matinée, le Dr Lars arrive, voit le malade et diagnostique immédiatement une salmonellose et procède à une perfusion immédiatement, puis attends pour transférer le malade à l’hôpital.
Jayakody arrive. Il me remet enfin les documents tant attendus à savoir : les propositions pour le jardin d’enfants, descriptif et prix détaillés par appareil, et nous allons jusqu’à définir l’emplacement au sein de l’école. Ces documents sont complétés de diverses pièces exposant les coûts et surcoûts pour des matériels non prévus au projet initial, comme les ventilateurs pour le centre médical et l’école, la construction de la salle pour le générateur, les murs d’enceinte….etc…
Bien évidemment, je ne lui donne aucun accord sur tout ce qu’il vient de me présenter, je regroupe tous ces documents, mon sac se charge de plus en plus, et j’en serai le colporteur auprès du siège, Mission octobre 2006 terminée , départ vers la France
1er check point, première fouille,
2ème check point, nouvelle fouille,
3ème check point, nouvel arrêt, je commence à serrer les dents.
A Négombo, je profite de la fin d’après midi pour chercher de l’artisanat local et en acheter pour le compte de la boutique de PHI. Je connais un magasin situé à proximité de l’hôtel, je m’y rends, fais un premier choix puis négocie. Je pense que nous concluons un marché correct et avoir des objets intéressants, sobres et discrets, à l’image de PHI.
Jean-Michel POTHIER
Trésorier PHI