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SRI LANKA
AU FIL DES MISSIONS
SOMMAIRE
mission du 18 juin au 11 juillet 2007
mission du 19 décembre 2007 au 15 janvier 2008
mission du 09 au 30 octobre 2007
mission du 18 juin au 11 juillet 2007
mission du 17 avril au 08 mai 2007
mission du 05 au 21 janvier 2007
mission du 03 au 27 octobre 2006
synthèse de la mission fin juillet 2006
mission du 25 juin au 23 juillet 2006
mission du 10 janvier au 10 mars 2006
mission du 18 novembre au 1er janvier 2006
mission du 09 septembre au 13 octobre 2005
mission du 17 juin au 07 juillet 2005
mission d'évaluation du 07 février au 07 mars 2005
10ème MISSION AU SRI LANKA - du 18 juin au 11 juillet 2007
Nous traversons la ville pour enfin arriver à UNION CHEMISTS LIMITED où je demande et rencontre Madame Rita NILMINI. Je lui expose ma démarche concernant le fauteuil roulant pour l’enfant de Nilavelli, puis aussitôt elle engage toutes les démarches nécessaires pour me fournir les informations concernant le prix, les délais de livraison, la date à partir de laquelle je pourrai, sans doute, voir le type de fauteuil et enfin elle m’indique qu’au moment e l’achat, il serait utile de venir avec l’enfant afin de permettre les différents réglages.

En arrivant au chantier, nous passons chez David, le nouveau conducteur des travaux. Celui-ci y est déjà, je vais donc faire connaissance et ma première visite. Nous commençons par l’école, et première surprise, le grillage de la clôture est fixé avec du fil de fer barbelé. Je demande tout de suite le changement, Kumar et David ne sont pas d’accord avec moi, ils prétendent que ceci à pour but d’éviter aux enfants de s’appuyer au grillage. Je ne veux pas admettre cette position et exige le changement dans les jours qui viennent.
Ensuite le dispensaire, tout est en ordre et fini, à l’exception des grilles de sécurité pour les 2 fenêtres de la partie pharmacie et les 2 portes d’entrée ; et d’un ventilateur qui a été volé. Pour les reste rien à dire. Je remets, avec Kumar, les étagères en place car elles ont été mises au milieu de chaque pièce pour faire les peintures, et laissées là…
Après vient le tour des maisons, et le petit mot aux familles présentes. A ma grande surprise il n’y en a que trois qui habitent réellement, plus un jeune homme seul qui nettoie sa maison et les abords pour emménager lundi prochain. Kumar me signale que les autres familles sont parties pour l’instant car il ný’y a pas encore l’eau et l’électricité. Je vois aussi 2 ou 3 autres personnes qui viennent me signaler quelques malfaçons (sans grande importance).
A l’issue de ce premier tour, une grande partie de ce qu’avait demandé Marie est réalisé et même les tours pour les water tanks de l’école et du dispensaire sont fixées.
Il est presque 14 heures, puisque je dois aller en ville avec Kumar cet après midi pour voir certains menuisiers susceptibles de nous fabriquer les pupitres pour l’école, je décide d’y aller tout de suite, nous mangerons là-bas.
Nous allons ensuite au magasin MAHAWELI INTERIORS pour voir armoires, étagères et bureaux. Tout a beaucoup augmenté et il me signale de nouvelles hausses très rapidement, dans les semaines à venir lors des nouvelles collections. Les bureaux ne me plaisent pas, je demande à Kumar de repasser chez le menuisier pour savoir s’il peut faire quelque chose. A son tour, il me donnera sa réponse demain.
A l’issue de cette tournée, il est plus de 11h et nous nous rendons chez le menuisier. Je confirme mon accord de principe donné hier pour les pupitres (45 sets d’une table et 2 chaises), en arrête la finition : peinture, 30 sets en bleu et 20 sets en rose, et prends connaissance de l’offre pour les bureaux. Celle-ci est très correcte et je donne aussi mon accord, avec pour ces pièces une finition "vernis". Je règle les acomptes demandés et nous séparons. Bien sûr je prendrai des nouvelles de l’avancée des travaux avant le 4 juillet, date prévue pour la livraison.
Nous poursuivons vers le centre ville pour aller chez MAHAWELI INTERIORS et commander fauteuils, chaises et armoires. Je procède d’abord au choix définitif, sur le confort et la couleur pour les fauteuils et les chaises, puis sur la fonctionnalité et la capacité pour les armoires et étagères. La sélection est terminée, je demande confirmation de l’application des anciens tarifs et signe le bon de commande et règle la facture. La livraison doit avoir lieu lundi 25 juin.
Départ pour le chantier. En arrivant, oh ! surprise ! le grillage de l’école est démonté. Serait-ce qu’ils deviennent obéissants ces sri lankais ??? Peu importe, ce qu’il faut c’est ce fil de fer barbelé soit changé et se sera fait dans les heures qui viennent, si le temps le permet car depuis 10 h, le ciel est de plus en plus chargé. Le reste de la visite ne soulève aucun fait nouveau, les habitants sont toujours très contents de nous voir, et tout est calme.
Nous terminons ce petit tour aux environ de 11 h,. Kumar téléphone à Rasah, le tailleur que nous avions rencontré par hasard le jeudi durant nos travaux en ville, et lui fixe rendez vous chez NAWAMILA’S, le marchand de tissus, pour acheter le tissu des gilets PHI commandés et des uniformes pour les enfants.
Une fois ensemble chez le marchand, si le tissu blanc pour les gilets ne pose pas de problème, je montre les croquis fait pour les uniformes et on m’indique que le choix doit se faire uniquement sur 2 couleurs unies au maximum. C’est à dire que tissus de type « Liberty » n’est pas autorisé, et que l’on ne peut pas non plus avoir un short vert et jupe rouge, les deux doivent être de la même couleur. En fonction de la qualité de tissu retenu par Razah, mon choix s’arrête sur short et jupe vert foncé et, chemisette et chemisier beige clair.
Il m’expose ce qui a été estimé, je lui donne mon accord pour engager de suite les travaux et lui indique que je paierai demain après avoir fait le change.
Aujourd’hui, au programme : priorité à la rencontre avec Sasi Jala. Le rendez vous est fixé à 9 h 30 suite à sa communication téléphonique de samedi avec Kumar.
Nous ne voulons pas être en retard, donc départ du Lotus à 9 h. Nous arrivons au bureau, il y a plusieurs personnes à attendre et après avoir signalé notre arrivée, nous attendons d’être appelé. La file s’allonge, puis à 10 h, l’huissier ouvre la porte et nous fait signe de venir. Civilités d’usage (au moins à la mode française, je ne renie pas mon pays et mes origines…) et début de la discussion. Elle conçoit que l’électricité et l’eau deviennent une urgence, surtout l’eau point pour lequel je fais valoir les problèmes d’hygiène, et elle s’engage à tout faire pour nous donner satisfaction. Elle nous recommande les démarches à effectuer, un simple regard avec Kumar et nous sommes OK pour les engager dès notre sortie du bureau. Nous profitons de cette rencontre pour aborder également la voirie et surtout de faire pratiquer au bornage des limites sur la partie concernant notre espace. Elle en convient, appelle un des agents affectés sans doute à ces tâches et lui demande d’intervenir dès demain. Rendez vous est pris sur le champ, pour demain matin 9 h 30 sur le site. Les différents points à voir avec elle étant épuisés, nous nous séparons, il est 10 h 40, l’escalier n’est plus assez long pour la file d’attente.
Comme ressenti lors de la réunion, Kumar est d’accord avec moi pour faire les démarches auprès du district des eaux et du district électricité dès aujourd’hui. Comme il y a quelques problèmes techniques à évoquer lors des demandes de dossier, j’appelle David et lui demande s’il peut nous rejoindre en ville. Il est OK et Kumar fixe lieu du rendez vous.
En sortant, nous partons pour l’electricity board. L’ingénieur en chef, responsable des connexions nous fait savoir que notre demande de retrait de dossiers pour établir une demande à titre individuel pour chaque maison n’est pas recevable dans le cadre d’un projet post tsunami. Il suffit d’une lettre de l’ONG avec une liste récapitulative des bénéficiaires et à présent, ces dossiers deviennent prioritaires. Deuxième déception…
En sortant, nous sommes sur la route de Nilavelli, je demande donc de passer au Lotus, pour faire la lettre pour l’électricité. Tout le monde est ok.
Nous retournons pour l’eau, et en arrivant, nous croisons le chef de subdivision qui nous dit ne pouvoir intervenir, pour édification du réseau et connexion, que sur ordre du chef de district. Qu’à cela ne tienne, direction le district. Il est un peu plus de 12 h 45 et le chef de district est parti déjeuner, il ne revient qu’à 14 h.
Etant en ville, je décide d’y rester et d’en profiter pour faire de même, et après de tels allers et venues, je me sens obligé d’inviter l’équipe.
Après ce repas, nous retournons pour la quatrième fois de la journée au service des eaux. Enfin le chef de district est présent, il nous reçoit avec beaucoup de courtoisie, est très à l’écoute de notre problème et nous indique les démarches à effectuer afin qu’il puisse répondre favorablement à notre demande. Il nous présente les dossiers des autres ONG, puis les textes gouvernementaux définissant les procédures. L’ONG doit faire une lettre et l’accompagnée d’un dossier officiel établi par un consultant agréé. Il nous précise également que pour les projets post-tsunami, les dossiers sont devenus prioritaires.
Ce matin, beaucoup d’espérances par rapport aux actions engagées hier et en particulier pour le bornage des terrains et l’eau. Kumar doit venir me chercher à 8 h 30 ; en réalité, il est là dès 8 h 15 parce que c’est David qui vient nous chercher pour ensuite aller chercher le consultant qui doit nous établir le dossier obligatoire pour officialiser la demande d’adduction d’eau.
David est lui aussi à l’heure, nous partons immédiatement pour la ville, prendre notre autre passager et nous sommes sur site 9 h est juste passé.
Premières discussions pour confirmer son intervention et l’urgence de la situation. Nous commençons à arpenter le terrain, il prend plusieurs photos pour avoir à disposition l’implantation de notre site et pouvoir établir le dossier, les plans et le chiffrage. Il me promet une estimation pour la semaine prochaine au plus tard, bien que le dossier complet tel qu’il doit le remettre au district des eaux lui demandera une semaine supplémentaire de travail. Je ne peux pas faire autrement, mais j’ai confiance.
Les représentants du cadastre, envoyés par Sasi Jala arrivent. Nous reprenons et confirmons la discussion que nous avons eu hier dans le bureau de Sasi Jala, à savoir qu’il nous est indispensable de connaître les limites de terrain affectés à la voirie, pour la circulation et l’évacuation des eaux de pluie. Nous recommençons une nouvelle visite. Au cours de celle-ci, ils nous signalent que certains poteaux électriques sont implantés soit au milieu de ce qui prévu pour la route, soit sur des parties privatives.
La première étape de la journée est terminée, elle est conforme à ce qui avait fixé hier. Tout peut arriver, même au Sri Laka…mais c’est beaucoup plus facile lorsque nous sommes sur place, même si nous nous faisons insistant.
Ensuite, nous reprenons la tournée classique de tous les jours, avec un petit mot avec les présents, ils sont plus nombreux que les jours précédents. Je souhaite voir les nouveaux venus depuis hier, mais aujourd’hui ils sont en ville pour acheter ce qu’il leur manque. Je remarque un nouveau couple qui fini le nettoyage et la peinture pour venir dans les jours prochains, il s’agit de la maison 10.
Après cette tournée des maisons, nous allons à l’école où je constate que le fil de fer barbelé a bien été enlevé pour être remplacé par du fil de fer normal et que le grillage est refixé. Je vois aussi que les ouvriers sont sur le toit d’une classe, et terminent ainsi la fixation intermédiaire de tous les bâtiments de l’école. Ce qui fait plaisir aussi, c’est de voir que le coin derrière l’office est complètement débroussaillé et qu’un ouvrier prépare pour le nivellement du terrain.
Il reste le dispensaire où rien ne semble avoir évolué, et pourtant David nous montre une fenêtre forcée durant la nuit dernière, la grille de sécurité partiellement arrachée et surtout que 3 ventilateurs ont de nouveau été volés. David a pensé à ce qu’il pouvait nous apporter et a vu avec le propriétaire de la maison 7 qui accepte de prendre la surveillance en venant coucher au dispensaire. Je ne rejette pas cette proposition en précisant que si elle doit aboutir, le salaire de ce gardiennage ne sera pas payé directement par PHI, mais transitera via David.
En principe une journée plus calme. Nous partons pour la visite quotidienne du chantier, en arrivant je vois que le water tank de l’école est en cours d’installation, et que celui dispensaire est sorti pour être mis en place d’ici à ce soir. David est parti en ville pour rencontrer les services de l’électricité, nous faisons donc notre tour des maisons sans lui, rien de spécial seul les satisfaits sont présents. Le jeune couple emménagé lundi est parti au travail, ce n’est donc pas aujourd’hui encore que je les verrai.
David arrive lorsque nous terminons et nous informe de sa démarche. Il n’a que 15 noms sur les 20 attendus et ces 5 absents ne viennent pas sur le site pour l’instant, alors pour ne pas retarder le dossier il a demandé un dépôt pour cette liste avec complément ultérieurement, et ceci a été accepté par l’électricity board qui va engager les travaux pour ces 15 maisons.
Donc départ comme à l’habitude, entre 9 h et 9 h 30, direction le chantier. Je découvre un nouveau trajet, Kumar me fait passer par une route qui conduit directement à l’école. En arrivant, je remarque la partie débroussaillée a été brûlée, que pierres, remblais et sable sont arrivés, que la tranchée pour la pose de la partie complémentaire de la clôture est pratiquement terminée. Le responsable pour cette partie du chantier me dit que d’ici à dimanche midi, tout devrait être fini, David est parti chercher le grillage en ville. Le chantier de l’école va donc se terminer à l’exception de la partie proche du village, pour laquelle le bornage n‘est toujours pas réalisé, ce qui me conduit à demander à Kumar de téléphoner au service de Sasi Jala pour demander une intervention rapide. On nous répond qu’elle est planifiée pour lundi prochain. Affaire à suivre…
Pour conclure la visite du jour, David m’informe des travaux complémentaires qu’il doit effectuer suite au passage de l’électricité pour permettre la connexion la semaine prochaine, me dit qu’il a estimé et me demande de passer chez lui pour avoir la proposition. C’est chose faite immédiatement. Je valide et propose un premier paiement aujourd’hui en début d’après midi, le solde sera payé lundi, après exécution. Tout le monde est ok.
Le chantier de l’école se poursuit pour la pose de la clôture, je pense que tout sera fini pour dimanche soir, comme prévu. Le dispensaire est sans changement, seul les fils électriques sauvages pour avoir le courant sont retirés. Je crains encore un vol. Puis nous allons aux maisons où je poursuis ma distribution de photos aux personnes que je n’ai pas vu les jour précédents. Toutes sont très contentes de cet envoi et en sont rendues à me dire « thank you Madam ». Tout ceci me fait sourire et une fois de plus je pense que Marie a vraiment marqué les esprits.
En arrivant à la maison 11, toute la famille est là, il sont au moins 10 ou 12 à l’intérieur et nous demande d’entrer. Je pense encore une série de réclamations et cette fois ils sont en force. Non pas du tout, surprise, c’est tout simplement qu’ils nous ont préparé le lunch et nous invitent à le partager. Il n’est pas beaucoup plus de 10 h 30, et nous voilà devant rice and curry, fruits, cake…et eau. Kumar sourit et me dit : « yes, but we are Friday », et lui le vendredi il ne mange que du vegetable. Malgré cela, nous essayons de faire honneur, lui se contera de riz, légumes et une banane. Pour moi, ce sera sans boire, j’évite l’eau et ne veux pas demander du thé bien que je sois sûr qu’ils me l’auraient fait sans problème.
Durant ce réconfort, cette famille nous apprend qu’il y a eu un contrôle de l’electricity board ce matin et on leur a imposé de retirer tous les branchements « sauvages »qu’ils avaient fait, faute de quoi demain c’est la police qui interviendra.
Pour cette journée prévue très chargée et de « full moon », mais sans répit pour nous, départ pour le chantier un peu avant 9 h.
Puis maintenant, c’est le dispensaire, 1er point, la fenêtre et la grille forcées lors du dernier vol ont été réparées. Je n’ai pas acheté les ventilateurs de remplacement pour l’instant, je préfère assurer financièrement, pour répondre favorablement à l’électricité, l’eau et le bornage. Je crois que ces 3 points, avec les obligations et contraintes administratives sont devenus le fil rouge de ma mission. A ce sujet, David me signale que l’électricité lui a demandé, après notre passage d’hier, le nom du propriétaire de l’école et du dispensaire, pour enregistrement et facturation lors des consommations. Je ne souhaite pas donner le nom de PHI, et dans ce cas nous reprendrons contact lundi, après avoir eu Sasi Jala. 2ème point, j’aborde le problème de la buanderie pour y faire construire 2 lavoirs. Kumar n’est pas d’accord, mais comme il ne peut donner aucun argument, je confirme ce besoin et demande à David de me donner l’estimation avant mercredi prochain. Lui a parfaitement compris ce que PHI veut et il approuve cette décision.
Ce matin, avant de partir, appel de Sasi Jala pour le problème d’identification à l’electrcity board. Encore une fois elle est absente pour la journée et nous ne pourrons la joindre.
Il est bientôt 11 h, et David doit retourner encore une fois à l’electricity board, nous le laissons partir, nous voyons les dernières maisons, vérifions la pose des water tanks, il y en a maintenant 12 d’installés, plus que 3 et ce contrat sera enfin rempli…
Après le déjeuner, un appel à David pour avoir le retour de sa visite du matin à l’electricity board, il doit y retourner une nouvelle fois avec les documents maintenant signés des propriétaires et il semblerait qu’après cela la connexion sera effective.
9 h 15, avant de partir nouvel appel à Sasi Jala, mais elle n’est pas rentrée de Colombo et ne sera pas là aujourd’hui. En plus Kumar me signale qu’il n’y a pas d’électricité dans toute la ville, de 8 h à 17 h, donc aucun travail ne sera fait aujourd’hui.
Avant l’heure du dîner, plusieurs ONG arrivent, nous pourrions croire un salon du 4 x 4, rien à craindre notre motobike est repartie…CARE, UNICEF, CARITAS, WORD VISION et LEADS. Ces derniers jouent vraiment les frimeurs avec leur gros 4 X 4 et ne respectent pas les parkings, si bien qu’en approchant de leur logement, ils accrochent les fils électriques et arrachent le câble de l’antenne TV, si bien qu’ils privent de courant cette partie de l’établissement et de TV tout le Lotus. Cette situation semble ne pas les gêner du tout, à croire qu’il y a plusieurs mondes pour les différentes ONG…
Cette nuit, j’ai bien dormi, presque 5 heures sans interruption. Lorsque le jour se lève, je constate le même temps qu’hier, avec un ciel aussi pur. Le beau temps semble être revenu, ceci devrait rendre les journées plus agréables.
9 h 15, nous partons pour Sumedhankarapura, ça y est, j’ai tellement dû prononcer ce nom durant les 2 semaines passées, que je ne dis plus le village où nous agissons …
Ce matin, tous sont très actifs, la pose de la clôture se poursuit, les water tanks continuent d’être installés, les poternes pour les maisons sont entrain d’être fixées, les travaux de réparation pour les dommages constatés en cours. Bref tout va normalement, le pilier de la maison 2 est pratiquement reconstruit, les travaux de la maison 3 presque terminés, il ne reste plus que la serrure sur la porte de la cuisine, les fissures de la maison 8 piquetées et en phase d’être rebouchées. Je remercie de l’ardeur qui est déployée depuis hier après midi, et signale que je tiens absolument à voir les grilles de sécurité du dispensaire, posées avant la remise des clés à Sasi Jala.
Durant la visite du jour, une fois de plus nous sommes invités pour gâteaux et boissons, cette fois à la maison 6, nouveaux occupants depuis mon arrivée. Ceux-ci, après avoir vu les travaux effectués par David pour ne plus avoir le sol plus haut que la semelle de béton de la maison, ont poursuivi ce nivellement sur tout le terrain, avec rigoles pour canaliser les eaux de pluies. Tout ceci est fait très proprement et ce jeune couple est enchanté d’avoir un tel logement.
Bien qu’il fasse très chaud, cet après midi, chemisette et pantalon, Kumar arrive et me fait remarquer qu’il a « polish » les chaussures, changer de montre et nous voilà parti. Sasi Jala nous reçoit à l’heure dite précise et nous signale tout de suite qu’elle a beaucoup de travail, donc souhaite aller vite et me demande de tout traiter en sri lankais. Puisque Kumar est avec moi, je n’émets aucune contestation. Elle fait alors venir 3 de ses collaborateurs, du service des « lands », l’équivalent de notre service du cadastre. Elle leur demande de finir au plus vite les plans et le bornage des terrains de la zone PHI, au plus tard la semaine prochaine, et donne en leur présence, l’autorisation à Kumar pour intervenir directement auprès d’eux. Puis rapidement Kumar aborde l’identification à transmettre aux services des eaux et de l’électricité, il n’y a pas de problème, effectivement en lieu et place de PHI, il faut mentionner seulement : « MEDICAL CENTRE OF SUMEDHANKARAPURA » et « PRIMARY SCHOOL OF SUMEDHANKARAPURA ». Avant de conclure, nous reparlons des clés, je lui décris la situation à ce jour et vu son emploi du temps, elle demande de différer cette remise au mois de septembre, je ne peux aller à l’encontre car je crains trop, sous 1 jour ½ de lui « livrer » des locaux non conformes aux attendus. Tout ceci n’a duré qu’ ½ h, parfois ils savent être rapide et prendre les décisions qu’il faut.
Environ 9 h, Kumar arrive avec la synthèse du dossier et l’estimation remis hier soir par l’ingénieur civil, consultant agréé par le Département des Eaux. Je regarde en premier le coût, mon sang ne fait qu’un tour, pour un peu la panique s’empare de moi ; l’estimation totale est de 5 945 757,00 roupies, soit environ 41 000,00 euros. Après analyse des documents, même si les paiements sont à effectuer par tranches suivant l’avancée des travaux, le montant global est là et notre budget global ne permet pas actuellement une telle dépense, sachant qu’aucun matériel n’est encore acheté pour le centre médical. Conclusion : ce dossier est reporté jusqu’à nouvel avis.
Ayant eu cette mauvaise surprise, mauvaise augure pour la journée qui s’annonce…alors je demande où nous en sommes quant à l’estimation pour la connexion de l’électricité. Kumar et David n’ont rien reçu, puis Kumar fait sa propre estimation et m’indique une dépense qui pourrait être d’environ 277 500,00 roupies, soit 1 900,00 euros. Il en est de même pour cette dépense, elle est à la charge de qui ? Est-ce PHI, ou les bénéficiaires des maisons ???
Enfin nous rejoignons Sumedhankarapura. Pour la clôture de l’école, il ne reste plus que le grillage à poser, les chapiteaux de toit des classes sont posés et scellés, le nécessaire pour connexion de l’électricité, le water tank est en place, la tuyauterie aussi, rien à dire. Il subsiste seulement 2 points négatifs : le grillage donc, et la rampe d’escalier dans la baby room.
Le tour du centre médical : la préparation pour l’électricité est ok, le water tank et la tuyauterie ok, là aussi seul 2, voire 3 points négatifs : les grilles de sécurité qui entraîne le non remplacement des 4 ventilateurs volés centre et l’estimation pour les 2 bacs de lavage qui n’est pas fournie.
Une fois arrivée, l’ingénieur consultant appelle et m’informe que suite à l’observation formulée ce matin, effectivement il n’a pas mentionné sur son descriptif que le travail concernait également le centre médical et l’école, il fait le nécessaire pour apporter la modification. Je n’ai plus aucune force pour me battre pour ce dossier de l’eau et je suis incapable de lui dire que nous arrêtons tout pour le moment ; je lui signale que je ne comprends pas ce coût aussi élevé, plus de 5 millions de roupies. A son tour, il est abasourdi, me donne quelques précisions et me confirme que le coût du pipe line général n’est pas à notre charge, nous avons seulement les raccordements de ce pipe line à chaque maison par l’intermédiaire de « mini pipe line », le coût est effectivement assez élevé mais reste à 1,55 million plus ses frais d’honoraire. Maintenant c’est moi qui une fois de plus ne comprends plus rien. Je le remercie et lui signale que je reprendrai contact demain. Une fois raccroché, je redemande à Kumar de me réexpliquer à quoi correspondent les documents remis ce matin. Il s’avère que le document chiffrant une dépense de 4,2 millions ne concerne pas la connexion au réseau des eaux, mais l’estimation faite par David pour les murs de soutien du terrain que Kumar espère tant. Je comprends maintenant sa bouderie de ce matin lorsque j’ai bloqué tout le système. J’en profite pour lui dire que cette estimation, si nous en avions besoin, est pour le projet que PHI appelle projet 3, et qu’il y aura aucun engagement avant que les projets 1 et 2 soient complètement finis.
Voilà, ainsi les choses commencent à s’éclaircir, lorsque l’un de nous est ici, il faut vraiment une grande attention de tous les instants.
Bref l’incident est clos et j’appelle Razah qui avait savoir qu’il souhaitait faire sa livraison ce soir. Dans la ½ heure qui suit, il arrive avec les 10 gilets PHI et 10 uniformes, 5 pour les petits garçons et 5 pour les petites filles. Je les trouve super et lui demande de poursuivre sa tâche. A cette fin, je lui règle les 10 gilets PHI et verse un acompte de 50 % sur les uniformes. Le reste sera payé après finition et remise de l’ensemble, au mois de septembre. Il m’en remet un exemplaire de chaque modèle afin que les personnes restées en France puissent les voir réellement.
Kumar vient me chercher à 9 h comme d’habitude. Avant de partir, je lui expose ma stratégie pour le dossier de l’eau. Après ces explications, il est un peu plus de 9 h 30, et nous partons pour la première étape, le menuisier qui nous a fabriqué le mobilier de l’école, pour vérification de ce qui est fait et payer le solde dû. Prise de quelques photos sur le lieu de la fabrication car j’ai bloqué la livraison pour raison de sécurité à Sumedhankarapura.
Nous continuons notre course du jour, je passe au change puis nous allons au rendez vous avec le consultant. Je reprends tout le dossier avec lui. Il me confirme tout d’abord que ce processus est obligatoire et incontournable, il découle des lois sri lankaises votées dans le cadre de l’après tsunami et s’applique à toutes les ONG. Les propositions faites concernent les honoraires d’une part, et les travaux à charge et à réaliser par le contracteur du chantier avant l’intervention finale du service des eaux d’autre part. Les honoraires sont payables en 2 fois. 50 % maintenant pour engager légalement la constitution du dossier à remettre au Département des Eaux et 50 % lors de la finalisation de ce dossier. A ce sujet, ce dossier est établi en 2 originaux, un pour le Water Board et un second pour PHI. Je demande que cet original soit remis en main propre à notre correspondant, à savoir Kumar, mais je souhaite malgré tout recevoir une copie en France. Ensuite le Département des Eaux valide ce dossier qui chez eux est prioritaire et la validation est donnée sous 2 ou 3 jours au plus. A partir de ce moment les travaux peuvent commencer et le paiement est à effectuer par tranche suivant l’état des travaux et en fonction des appels de fonds demandés. Lorsque tout est terminé, le service des eaux assure alors le branchement.
Tout ceci n’empêche pas la visite quotidienne, et nous terminons vers 15 h 30. Retour au Lotus Park où je tape et édite la lettre pour l’ingénieur en chef des réseaux eau et drainage. Il est 16 h 30 passé, la journée de travail se termine. Il ne me reste plus que les mises à jour à traiter.
La visite du chantier est des plus classiques, le seul fait important est que le chantier pour la pose des grilles du centre médical a bien avancé, ce matin, je vois le scellement du rail de va et vient et des pattes pour la tringle de fermeture. En principe la pose se fait ce soir, je reviendrai donc demain pour m’assurer de cette réalisation.
Pour l’école et les maisons, la seule évolution à signaler, est la suppression des conduits d’eaux usées des maisons « allemandes » dans les fosses septiques des maisons 15 et 16 et le rebouchage au ciment de leur accès initial. Je remercie David d’avoir fait aussi vite, maintenant tout est normal pour ces maisons 15 et 16, et elles ont leur fosse septique individuelle.
Lunch classique dans la chambre où je procède tout de suite aux mises à jour des évènements du matin et à l’édition des derniers documents car cet après midi, je ferme le matériel pour aller le porter chez Kumar. Avant qu’il arrive je vais visiter le village construit par l’Eglise Coréenne, proche de l’hôtel, afin de me rendre compte du tracé des routes, des circuits d’eau et des murs de soutènement, puis je rentre pour compléter le travail commencé après déjeuner.
10 heures, Kumar vient me chercher avec le tuktuk, nous chargeons le matériel à stocker durant notre absence, micro, imprimante, et nous partons pour le rangement et une nouvelle visite à Sumedhankarapura. La grille de l'entrée du dispensaire est enfin posée et les ouvriers travaillent, une équipe au scellement de la barre de fermeture, une autre équipe à la pose de la grille de l'appartement.
Premier arrêt à Sumedhankarapura, la grille est mise installée et fonctionne... Pour aujourd'hui je n'en voulais pas plus.
Durant le trajet pour l’aéroport, le driver du tuktuk me dit être tamoul et je lui expose notre projet et sa réalisation à Trincomalee. IL est ravi et me remercie pour ce que nous avons accepté de faire dans cette région.
Comme indiqué à la fin de la partie "live" ce rapport est terminé après quelques jours et retrace effectivement le vécu. Pour être complet et s'arrêter sur le projet uniquement, malgré beaucoup d'énergie dépensée et un peu de fatigue, je peux écrire que les travaux "dommages" recensés par Marie sont finis à plus de 95 %, les démarches administratives pour obtenir le bornage légal des terrains, des branchements électricité et eau sont terminées. Le bornage doit se concrétiser, tout comme les branchements électriques dans la semaine qui suit mon départ. Kumar nous tiendra informé. Pour l'eau, les travaux seront un peu plus longs, il faut compter 8 à 10 semaines, et hélas nous devons prendre en charge financièrement, la pose des pipes lines intermédiaires, c'est à dire entre le pipe line général du village et les branchements aux habitations. Les tours pour les water tanks et les water tanks de l'école et du dispensaire sont installés et fixés. Le nécessaire pour l'électricité, prise de terre et patte de connexion, est terminé. Les grilles du dispensaire sont posées, la clôture de l'école, côté rue, est terminée. La cour derrière l'office est défrichée.
La rampe d'escalier dans la baby room est posée. Les chapitaux de toit des classes sont posés et scellés. Le mobilier de l'école, bureaux, armoires, pupitres, fauteuils et chaises est acheté. Le tissu pour les uniformes est acheté et remis au tailleur qui a commencé la confection.
Pour les tâches à venir, je pense qu'il pourrait être utile d'être présent pour la réalisation des travaux d'adduction d'eau, peut-être à dater du 20 ou 25 août pour une fin des travaux en septembre ou début octobre. Maintenant, il est indispensable de finaliser pour le mobilier et le matériel du dispensaire. En plus pour ce bâtiment, nous avons omis son identification par la pose d'une enseigne montrant une croix rouge. Une fois terminé tout ceci, nous aurons à remettre les clés à Sasi Jala.
Pour terminer, j'attire l'attention des suivants sur la réalisation de murs de soutènement entre les rangées de maisons et le coût supplémentaire engendré. Pour nos correspondants sri lankais, cette tâches est indispensable avant la saison des pluies, c'est à dire début octobre, et pour ma part, j'ai "botté en touche" prétextant qu'il s'agissait d'un nouveau projet (appelé projet 3) car non mentionné et non chiffré dans le projet initial. Pour ce j'ai exposé que d'une part, ce projet ne peut s'engager que lorsque les projets 1 et 2 seront complètement et réellement finalisés et d'autre part seulement après avoir eu les contacts avec les donateurs qui ne pourront pas être rencontrés avant au plus tôt la fin juillet (j'ai laissé la porte ouverte pour l'alibi août et les vacances en France...).
Malgré ce qu'il reste à faire, les occupants sont en général très contents, remercient continuellement PHI, nous sont très reconnaissants et adorent nous voir partager leurs lunch, gâteaux et boissons.
Jean-Michel POTHIER
Trésorier PHI