____________________            SRI LANKA
AU FIL DES MISSIONS

SOMMAIRE

mission du 09 septembre au 13 octobre 2005

mission du 19 décembre 2007 au 15 janvier 2008

mission du 09 au 30 octobre 2007
mission du 18 juin au 11 juillet 2007
mission du 17 avril au 08 mai 2007
mission du 05 au 21 janvier 2007
mission du 03 au 27 octobre 2006
synthèse de la mission fin juillet 2006
mission du 25 juin au 23 juillet 2006
mission du 10 janvier au 10 mars 2006
mission du 18 novembre au 1er janvier 2006
mission du 09 septembre au 13 octobre 2005
mission du 17 juin au 07 juillet 2005
mission d'évaluation du 07 février au 07 mars 2005


3ème MISSION AU SRI LANKA - du 09 septembre au 13 octobre 2005

La Mission Sri Lanka N° 3 a été une mission plutôt technique.

Après l’évaluation dans l’urgence en février 2005 ou 2 pharmaciens et 2 médecins étaient partis avec 4 cantines de médicaments essentiels de base pour travailler durant un mois dans les camps de sinistrés du Tsunami, un projet avait été retenu à Trincomalee dans le nord est de l’Ile.

La deuxième mission en juin 2005 avait été une mission administrative pour obtenir les autorisations d’œuvrer au Sri Lanka.

La troisième mission de septembre et octobre 2005 voit se concrétiser les faits.

Un terrain (une jungle) avait été donné par le gouvernement Sri Lankais à plusieurs associations (Japan Red Cross, Kinderhiff Germany, Care, Sarvodaya, PHI…) pour construire des infrastructures afin de redonner un gîte, un complexe santé et une école aux populations qui ont tout perdu.
PHI a été retenu pour installer au centre du terrain, un dispensaire, une école et 30 maisons sur les 360 envisagées.

Toutes les associations ont du financer le nettoyage de la jungle ce qui n’était pas prévu.
Certaines associations ont abandonné le projet face à l’inertie de l’administration sri lankaise.
Devant, sans doute notre ténacité le Deputy Director du Planning est devenu un ami,le premier désormais à faire pression pour la réussite de notre projet.

Nous avons étudié les plans et les devis d’estimations proposés et choisi un chef d’entreprise « un contract » Un agrément a été signé avec lui chez un homme de loi (un attorney) pour plus de sécurité. Les travaux commencent donc ce mois d’octobre pour le dispensaire et l’école. Nous avons du surseoir provisoirement à la construction des maisons n’ayant pas vraiment le financement de celles-ci. En effet, depuis février 2005 les matériaux ont augmenté et le change a baissé. Les maisons qui étaient évaluées à moins de 4 000 € sont passées à plus de 5 000 €.
Nous espérons que des donateurs potentiels continueront à nous faire confiance et nous mettrons comme prévu sur chaque maison le nom du donateur.

Pour éviter de loger à l’hôtel en permanence, une maison a été louée pour accueillir les personnels de la mission. Nous essayons de prévoir un roulement de 1 ou 2 expatriés pour réduire les frais de fonctionnement. Nous sommes bien loin des 26 expatriés de certains. Nous avons pris sur place un jeune homme qui fait en même temps office de traducteur, secrétaire, transporteur tuktuk (ricshaw) conseiller, gardien et dont la présence quotidienne est indispensable. C’est aussi une aide apportée vis à vis d’une victime du Tsunami et d’un important handicap polio. Il en est de même pour la femme de ménage en grande précarité familiale. Nous avons fait travailler un tailleur local pour la fabrication de gilets PHI afin de pouvoir avec les bénéfices lui racheter une machine à coudre.
Nous avons acheté une mobylette a démarrage non automatique. Grâce à elle nous sommes très connus, car ce n’est pas très courant pour les ONG de rouler en mobylette et non en 4x4. Une autre association A.T.A.V avec laquelle nous collaborons sur le terrain, s’est doté d’un tuk tuk. Nous sommes donc très remarqués les uns et les autres et passons aisément tous les checks-points de la zone. Il faut le dire, nous sommes en « zone de guerre ».
Cette région est très pauvre et il y aurait autant de victimes du Tsunami que de réfugiés de guerre. Dès que le dispensaire sera opérationnel nous espérons pouvoir faire « un bus de soins » pour parcourir ces territoires complètement démunis ou les familles vivent dans des huttes.

Expliquons les diverses reconstructions :
Une loi est passée interdisant la reconstruction des maisons sur une bande de 300 mètres à partir de la plage. Les pêcheurs qui avaient un acte de propriété sur ces zones doivent retrouver un autre terrain. Ils n’en ont pas les moyens ni pour acheter, ni pour construire. Ceux qui étaient installés de gré à gré sur les zones de pêche, n’ont, bien évidemment, plus rien.
Des ONG ont pu déjà reconstruire les maisons de ceux qui se situaient dans les conditions requises d’emplacement et de propriété.
Nous avons rencontré Architecte d’Urgence à Mutur, ville presque totalement détruite et qui reconstruit activement.

Les familles pauvres attendent toujours sous des tentes, des baraques en tôle ou au mieux des « provisoires » en bois. Beaucoup de pêcheurs ont quitté la mer et préfèrent habiter la jungle.

C’est donc pour eux tous que le gouvernement a cédé des terrains en friche aux ONG. Mais les autorisations ont été longues à venir et toutes les ONG revenues pour réaliser leurs projets piaffent d’impatience.

Il aura fallu presque un an avant de pouvoir démarrer.

Mission SRI LANKA

Hosted by www.Geocities.ws

1