____________________            SRI LANKA
AU FIL DES MISSIONS

SOMMAIRE

mission du 17 juin au 07 juillet 2005

mission du 19 décembre 2007 au 15 janvier 2008

mission du 09 au 30 octobre 2007
mission du 18 juin au 11 juillet 2007
mission du 17 avril au 08 mai 2007
mission du 05 au 21 janvier 2007
mission du 03 au 27 octobre 2006
synthèse de la mission fin juillet 2006
mission du 25 juin au 23 juillet 2006
mission du 10 janvier au 10 mars 2006
mission du 18 novembre au 1er janvier 2006
mission du 09 septembre au 13 octobre 2005
mission du 17 juin au 07 juillet 2005
mission d'évaluation du 07 février au 07 mars 2005


2ème MISSION AU SRI LANKA - 17 juin au 07 juillet 2005

Mission administrative. Je suis partie seule pour d’une part économiser l’argent de l’Association PHI et d’autre part, parce qu’il était inutile de s’empoisonner à deux. C’est vrai qu’à plusieurs, cela aurait été plus confortable.

Mais PHI n’a pas les moyens de maintenir quantités d’expatriés.

Dès que je suis arrivée à Trincomalee après 7 h de route, lieu de notre projet, j’ai compris très vite que notre coordinateur sri-lankais n’avait rien fait et que PHI n’existait pas dans les plans établis.

J’ai dû repartir à Colombo pour obtenir cette reconnaissance afin de s’établir sur un terrain donné par le gouvernement.

Je ne voulais pas tomber dans le pessimisme malgré tout ce qui m’était dit : " que je n’obtiendrais jamais si vite cet agréement indispensable".

3 heures d’assaut au Ministère des Affaires Etrangères et ce document était dans ma sacoche.

Fort de cela, il fallait désormais définir la parcelle car plusieurs associations sont sur les rangs et n’hésitent pas à proposer « small money ». Le dernier jour de mon séjour j’ai pu enfin piétiner notre terrain. L’écriture viendra après. C’est toujours «  dans quinze jours »« demain ». Je ne pouvais pas rester à attendre. J’ai trouvé quelqu’un sur place capable de nous représenter face à ce problème.

J’ai obtenu un visa de résident comme représentant de PHI pour un an, « pour moi spécialement » car ce n’est jamais au-delà de six mois. Ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas.

Colombo est insupportable : chaleur, bruit intense, poussière. J’habitais à 1 heure du centre avec une voiture non climatisée. Les administrations ferment à 15h. De 13h à 15h c’est le lunch, le seul vrai repas par jour.

Trinco, malgré ses cheikh-points et ses soldats tous les mètres est bien plus sympathique.

On se baigne le soir au milieu de la police et les faons en liberté sur la plage. Nous avons parcouru les territoires plus au nord avec le « Commandeur » de l’armée et la Navy. C’est assez curieux d’avoir une escorte armée.

Certaines associations ont fait des maisons en tôle : autant offrir un gril aux familles.

Le terrain est à 8 kms de Trinco. C’est la jungle. Il devait être nettoyé selon Colombo, mais comme Trinco n’en a pas les moyens, cela veut dire, que c’est à nous de le faire. C’est comme en France dans les Communes d’Agglomération  !

J’ai donc obtenu l’autorisation de construire un Centre Médical, une école et 30 maisons minimum.

Il sera bon d’organiser un bus de santé à partir du Centre Médical pour visiter les populations des environs qui sont d’une pauvreté extrême après avoir vécu une guerre fratricide pendant 30 ans.

Les médicaments vont commencer à manquer. Mais comme vous le savez, ce sera toujours avec précision que nous apporterons ceux-ci.

J’ai visité un dispensaire tenu par deux religieuses qui ont reçu des tonnes de médicaments d’Allemagne. Elles ne comprenaient rien à la DCI (Dénomination Commune Internationale). Il faudrait la présence de 2 pharmaciens bien rôdés, pour un mois de travail et pratiquement tout jeter. On verra plus tard si on a le temps.

Je réponds aux questions que vous vous posez : ces pêcheurs vont devoir devenir des agriculteurs.

Qu’y faire ? Ils n’ont aucun acte de propriété. On ne peut plus construire sur la mer. A nous ensuite de proposer des solutions. On leur fait déjà un dispensaire et une école.

En tous les cas ces familles que nous avions sélectionnées au départ, réfugiées au Temple bouddhiste (y sont toujours) m’ont remis un courrier me demandant de leur construire une maison au plus vite.

J’ai réussi après quantité de visites des plus grandes banques de Colombo à ouvrir un compte à Trincomalee. Je n’ai encore jamais vu un pays comme celui-ci, qui ne veut pas de notre argent !

Pour la déclaration NGO, il faut justifier 1 million de dollars. Il paraît qu’il y en a beaucoup.

Donc nous commençons le projet en septembre.

Nous avons lancé un premier parrainage. Parlez en à vos amis, car nous, nous aurons le dispensaire à maintenir d’ici un an. J’ai visité deux orphelinats, un de filles et un de garçons de 5 à 15 ans. Ils sont dans le besoin pour leur avenir.

Plusieurs Mairies, Conseils Généraux ou autres organisations s’intéressent à notre projet.

J’en ai retiré un Microprojet selon le slogan : « une Mairie = une maison » en fonction des possibilités. Nous mettrons le nom des donateurs sur chaque maison (prix d’une maison 4000 €).

Il faut continuer tous ensemble.

Marie-Agnès CROS
DG de PHI
Lattes le 19 juillet 2005

Mission SRI LANKA

Hosted by www.Geocities.ws

1