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Jacques d'Euzes (liens entre papauté d'Avignon et Saint Laurent des Arbres)
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Histoire médiévale

843: Partage du royaume franc a la mort de Lothaire I.

En 919, sous le règne de Louis l'Aveugle, Laudoin et son épouse Eigenracle cèdent à Foulques, évêque d'Avignon un domaine comprenant Lirac, avec son église Saint Pierre, la villa de l'Arbre ainsi que son église Saint-Laurent.

Dans cet acte, passé publiquement devant l'église, nous trouvons la première mention de l'église de Saint-Laurent.

1137-1179: Louis VII le Jeune

 

Une bulle du pape Adrien IV, datée de d'année 1155, confirme les droits de Geoffroy, évêque d'Avigon et de ses successeurs, et cite parmi les biens temporels de l'évêque la villa de Saint-Laurent-des-Arbres dont les seigneurs étaient des membres de la famille Sabran.

1208-1229: croisade contre les Albigeois

 

 

Le 12 avril 1232 Guillaume de Sabran d'Aiguèse et Rostaing de Sabran vendent le château et la villa de Saint-Laurent-des-Arbres à Bertrand, évêque d'Avignon.

1226-1279: règne de Louis IX

C'est ainsi que les évêques, qui possédaient déjà depuis 919 l'église deviennent également les propriétaires du château dont ils n'étaient alors que les suzerains.

En 1255 Decanesse, fille de Guillaume de Sabran vend une tour sitée à Saint-Laurent-des-Arbres et qui pourrait être la tour Ribas.

Les remparts

Pour se protéger des invasions, la cité s'entoure d'un rempart, renforcé par un fossé rempli d'eau.

Deux portes en autorisent l'accès :

  • La porte Notre Dame, côté Saint Geniès.
  • La porte Sainte Croix regardant vers Lirac.

Les deux portes sont défendues par un mâchicoulis et un ravelin. Plusieurs tours rondes échelonnées à l'intérieur des murs, servent de ligne de défense supplémentaire.

Une partie des remparts disparut pendant la Révolution, cependant il en reste d'importants vestiges.

Jacques d'Euze et les travaux de fortification

Jacques d'Euze, évêque d'Avignon de 1310 à 1312, puis pape sous le nom de Jean XXII de 1316 à 1334, fait construire à Saint-Laurent-des-Arbres un château fort surmonté d'un donjon, le tout attenant à l'église, qu'il fait également fortifier.

Il en fait surélever les murs, les hissant à 16 m de hauteur, les dotant de meurtrières sur plusieurs niveaux et au sommet, d'un solide crénelage. Pour compléter, il fait créneler également le clocher carré.

Une ordonnance prescrit alors aux habitants des villages voisin de se réfugier, avec leurs bestiaux et leurs biens, derrière les murs de Saint-Laurent-des-Arbres en cas de menaces pressantes.

L'espace clos déterminé au dessus de la voûte de la vieille église offrait un vaste emplacement propre à abriter la population en cas de danger.

La guerre de Cent ans

Le déferlement des grandes compagnies entraîna l'installation d'une garnison dans la petite ville. En 1360 Avignon dépêcha vingt-cinq hommes pour la défense de la ville, mais deux ans après la garnison ne comptait plus que sept soldats.

En 1383, la ville fut assiégée par une bande de Tuchins. Ce fut une des dernières actions de ce mouvement. L'année suivante le roi Charles VI leur accorda un pardon général. Mais en contrepartie le Languedoc, déjà exangue fut frappé d'une amende énorme (voir ci-contre : L'appauvrissement du pays) qui le mit à mal pour de longues années.

 

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© By Esther Carciente , [email protected]. Updated:

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Le temps des malheurs

La vallée du Rhône a toujours été une zone de grands passages et de confrontations, imposant de solides défenses. Il n'est que de voir le nombre de forteresses encore figées au garde-à-vous sur les deux rives du Rhône. Dans un rayon de 10 kilomètres à vol d'oiseau de Saint-Laurent des-Arbres, on dénombre trois puissants châteaux : Roquemaure, Lhers et Châteauneuf-du- Pape.

Les grandes compagnies

Bandes de mercenaires qui combattirent à la solde de Jean II et Charles V pendant la guerre de Cent Ans. Licenciées à la paix de Vrétigny (1360), elles mirent la France au pillage. Cette menace fut détournée sous le règne de Charles V, qui chargea Du Guesclin de les conduire en Castille pour soutenir Henri de Trastamare contre Pierre le Cruel.

Les Tuchins

Ils sont généralement représentés comme des paysans révoltés, poussés par la misère, pratiquant un banditisme rural. Si les Tuchins se recrutaient principalement dans les classes pauvres, ils ne constituaient pas des bandes anarchiques mais la plupart du temps des compagnies organisées, bien armées et même disiplinées. Ils entendaient défendre le pays contre les abus, autant ceux des tristes routiers que ceux des représentants royaux concussionnaires et des agents du fisc qui taxaient indûment les populations. Que le mouvement ait dégénéré, c'est certain : les tuchineries devinrent synonymes de brigandages.

Les Tuchins trouvèrent souvent appui auprès des nobles qui se servaient d'eux dans leurs luttes seigneuriales et dans leur hostilité au lieutenant du roi.

En Languedoc, celui-ci avait d'abord été le duc d'Anjou, qui s'était acquis un triste renom par les énormités des subsides imposés. Puis le duc de Berry devint à son tour maître du Languedoc et se distingua rapidement par ses méthodes brutales et ses folles dépenses.

D'aucuns ont voulu - non sans raison - voir dans le Tuchinat un dernier sursaut de particularisme méridional.

L'appauvrissement du pays

En décembre 1383, le conseil du Roi condamna les trois sénéchaussées de Beaucaire; Carcassonne et Toulouse à payer une amende de 800 000 francs-or

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