François de Beaumont,
Baron des Adrets
é
au château de La Frette, Isère (1512/13), décédé le 2 février 1587
à La Frette, chef militaire des Guerres de Religion, célèbre pour sa cruauté.
ous
le règne d'Henri II le baron des Adrets se distingue dans l'armée royale
et devient colonel des "légions" du Dauphiné, de Provence et de Languedoc.
En 1562, il se joint aux armées huguenotes, plus par ambition et antipathie
pour la maison catholique des de Guise que par conviction profonde.
Sa campagne contre les catholiques
en 1562 est extrêmement victorieuse. En juin de cette même
année, le baron des Adrets se rend maître de la majeure partie du
Dauphiné.
Mais ses brillantes qualités
militaires sont entâchées par ses atrocités. A la suite du
massacre des huguenots à Orange, il se livre à de féroces représailles
contre les Catholiques. Les garnisons qui lui résistent sont écrasées
et à Montbrison, dans le Forez, il force 18 prisonniers à se jeter dans
le vide du haut du donjon.
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25 août 1562, il met le siège devant Saint-Laurent-des-Arbres. Ses
troupes réussissent à ouvrir une brèche dans
la muraille, puis montent à l'assaut et entrent dans le village. Le
curé de la paroisse est brûlé vif sur le maître-autel et quatre-vingt
personnes sont passées le lendemain au fil de l'épée. (Selon la mémoire
locale, le sang suintait des pierres et ruisselait dans les rues du village.)
Les habitants de Lirac, village voisin se réfugient dans les grottes de
la Sainte-Baume et échappent ainsi à un nouveau massacre.
'étant
aliéné l'amitié des huguenots par son orgueil et sa violence, le baron
des Adrets se livre à des pourparlers avec les Catholiques et se déclare
ouvertement en faveur de la réconciliation.
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10 janvier 1563, il est arrêté par des officiers huguenots et emprisonné
à la citadelle de Nîmes. Il est libéré avec la signature de la paix
d'Amboise le mois de mars suivant (1563) et suspect aux yeux des huguenots
comme des catholiques, il se retire au Château de La Frette où il
meurt, entouré des secours de la religion catholique 23 ans plus
tard.
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