STATUT
ET MISSION
Historique
Les conseils fiscaux sont les
professionnels chargés aux termes de la loi d’accomplir, pour les
contribuables, les formalités fiscales, de les assister, de les conseiller ou
de les défendre auprès de l’administration fiscale ou devant les
juridictions jugeant en matière fiscale, que cette profession soit exercée à
titre principal ou à titre accessoire.
Le conseil fiscal est, en
Tunisie, une institution qui datait de 1960, bien qu’elle paraît récente.
C’est la loi n° 60-34 du 14 décembre 1960 relative à l’agrément des
conseils fiscaux qui est à l’origine de l’institution de cette profession.
Accès à la profession
Nul ne peut faire profession de
conseil fiscal, s’il n’a pas été agréé par le ministre des Finances. L’agrément est accordé, après avis d’une
commission dont la composition et le fonctionnement ont été fixés par le décret
n° 61-162 du 14 avril 1961.
Exerce illégalement la
profession, toute personne ou société qui se livre aux activités de conseil
fiscal, sans avoir l’agrément du ministre des Finances. L’exercice illégal
de la profession de conseil fiscal est puni d’une amende de 200 dinars à 1000
dinars et, en cas de récidive, d’un emprisonnement de 6 jours à 6 mois, ou
de l’une de ces deux peines seulement.
Profil du conseil fiscal
A priori, il est vrai, on serait
tenté d’affirmer que le conseil fiscal se doit d’être un spécialiste de
la matière fiscale. Mais être en mesure de mener une mission de conseil
fiscal, cela implique d’être également juriste. Cela, n’est d’ailleurs,
pas l’unique complément indispensable aux compétences fiscales. Pour apprécier
la régularité de la situation fiscale, il faut, en effet, être à même
d’apprécier la fiabilité des enregistrements comptables, ce qui suppose d’être
également compétent en comptabilité, mis aussi, le cas échéant, en
informatique, support privilégié de la comptabilité.
De la même façon, on ne saurait
apprécier l’opportunité d’une décision fiscale sans de solides
connaissances en matière de gestion des entreprises, notamment en matière de
politique générale et de gestion financière.
L’activité de conseil fiscal
suppose une parfaite connaissance de la part du professionnel des règles
fiscales, de la doctrine et de la jurisprudence, celui-ci ne peut s’affranchir
de la connaissance des autres branches du droit, car le silence de la règle
fiscale impose au conseil fiscal de revenir aux règles du droit commun.
Mission
Dans un État de droit, le
conseil fiscal est indispensable à l’administration fiscale, à la justice et
aux contribuables dont il a la charge de défendre les droits ; il est
aussi bien le conseil que le défenseur de son client.
Le conseil fiscal assiste,
conseille, audite, représente, rédige, postule et plaide devant les
juridictions jugeant en matière fiscale. Il a
libre accès devant l’administration fiscale pour y assurer la défense
des intérêts qui lui sont confiés ou en vue d’assister ou représenter
autrui.
En matière de consultation, le
conseil fiscal doit veiller avec une particulière attention à recueillir tous
les éléments nécessaires, préalablement à toute consultation ou avis
qu’il donne, sous quelque forme que ce soit.
En matière d’audit fiscal, il
doit déterminer avec fiabilité le niveau du risque fiscal de l’entreprise.
Ceci n’est possible qu’en accomplissant avec diligence sa mission. Sa
mission doit être couronnée par un rapport dans lequel il doit porter un
jugement sur la gestion fiscale de l’entreprise.
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