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| CINDERELLA MAN |
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| Cast: Russell Crowe, Renée Zellwegger, Paul Giamatti, Bruce McGill, Paddy Considine, Craig Bierko |
| Année:
2005 |
| Studio: Universal |
| Longueur: 144 minutes |
| Classé Général |
Cela n'a apparement pas pris trop de temps au réalisateur Ron Howard et au producteur Brian Grazer, les partenaires de longue date, de s'enfler la tête après leur triomphe aux Oscars pour A Beautiful Mind en 2001. Après le western de 2003 The Missing, bon mais sans plus, ils nous reviennent avec un autre drame biographique, Cinderella Man (même titre en v.f.). Si ce dernier possède toute la prétention de son prédécesseur, il n'y avoir toutefois pas à la cheville à plusieurs niveaux.
Dès qu'une production se voit honorée par la participation de Russell Crowe, elle acquiert un niveau de crédibilité immédiat. Cinderella Man ne fait pas exception. Crowe, incarnant le boxeur Jim Braddock, célèbre pendant la Grande Dépression, ajoute une performance mémorable de plus à sa carrière déjà impeccable. Pour le dire en termes clairs et précis, il fait paraître une production fort ordinaire comme un très bon film. Crowe est le rare genre d'acteur que l'on pourrait suivre n'importe où parce qu'il peut se transformer en n'importe qui. Il fait partie, avec Edward Norton et Tom Hanks, d'un club extrêmement sélect que l'on pourrait qualifier d'"acteurs caméléons". Dans Cinderella Man, c'est un sens d'humanisme et d'humilité que Crowe n'avait jusque là jamais vraiment exploré qui ressort et qui, à un certain niveau, surprend même.
Malheureusement, il ne peut bénéficier ici d'un script de la trempe de ceux de L.A. Confidential ou de The Insider, et il n'a pas le support de Joaquin Phoenix ou de Jennifer Connelly, mais plutôt... de Renée Zellwegger. Quelle idiote. Je ne comprends tout simplement pas, après Cold Mountain et maintenant ceci, où est passée la fille charmante et attachante de Jerry Maguire et Nurse Betty. Est-ce la même la femme??? J'ai presque peine à y croire. Zellwegger est devenu une mauvaise actrice le jour où elle a commencé à croire qu'elle en était une grande. Dans Cinderella Man, elle se donne un air sérieux et profond qui essaye de nous convaincre, presque de force, de la complexité et la puissance émotive de la femme qu'elle joue. Sans succès: à maintes reprises pendant le film, Crowe doit venir à la rescousse de sa co-vedette pour sauver la crédibilité des scènes dramatiques.
Puis, il y a le fait que le scénario n'a tout simplement rien de spécial. Cinderella Man, bien qu'inspirant et rempli de bonnes intentions, arbore l'histoire la plus typique du sous-estimé se battant fort pour se rendre au sommet. Mais ça a ni la force de Rocky ou la puissance de Million Dollar Baby. Et lorsque le grand combat final arrive, Howard l'étire et l'étire sans lui donner du nouveau jus. Après cinq minutes, on commence à vouloir quelquechose de nouveau. Michael Mann, en recréant le "Rumble in the Jungle" à la fin d'Ali, avait volontairement tourné une séquence très longue, mais on voyait pourquoi: on parvenait à sentir l'épuisement de Muhammad Ali, et on triomphait avec lui quand il parvenait finalement à prendre le dessus sur George Foreman. Il n'y a rien atteignant ce niveau dans Cinderella Man. Le film est presque toujours bon, parfois particulièrement bon, mais jamais grand. Ce n'est pas Gladiator, ce n'est pas A Beautiful Mind; seule sa star demeure au niveau de ces oeuvres. --RJ
Cote: B
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