THE INSIDER
Cast: Al Pacino, Russell Crowe, Christopher Plummer, Diane Venora, Gina Gershon, Philip Baker Hall
Année: 1999
Studio: Touchstone
Longueur: 158 minutes
Classé Général

#6 - Top 10 de 1999

Le slogan de The Insider (L'Initié en v.f.) est à la fois ironique et extrêmement vrai: "Révéler la vérité peut être dangereux". C'est que The Insider est l'histoire vécue, ou le cauchemar devrais-je dire, de Jeffrey Wigand (incarné à la perfection par Russell Crowe dans le film), un scientifique travaillant pour une importante compagnie de tabac américaine qui découvre un jour l'ajout d'une substance dans la nicotine contenue dans les cigarettes qui accroît la dépendance et qui se fait renvoyer pour ça. Mais c'est lorsqu'il se fait approcher par un producteur de l'émission 60 Minutes (Al Pacino, également brillant) et que ce dernier tente de lui faire révéler des secrets qu'il n'est pas sensé avoir le droit de divulger que les ennuis s'ammènent à la tonne pour Wigand.

Je dois dire que la chose (parmi le lot) que j'ai peut-être le plus apprécié de The Insider, c'est que son scénariste et réalisateur (Michael Mann) ne se soit pas acharné à essayer de passer le message que je ne suis personnellement plus capable d'entendre: "Fumer c'est mal". Parce que ça en aurait probablement fait une production franchement stupide et inutile. À la place, Mann a eu la brillance de faire porter son film sur le pouvoir de la vérité et le danger qu'elle possède, surtout dans notre empire capitaliste. Ce scénario, co-écrit par Eric Roth (Forrest Gump) est d'ailleurs franchement excellent, ainsi que la réalisation quasi-irréprochable de Mann. Mais, en plus des performances magnifiques de Crowe (surtout), de Pacino, et même du cast de soutien (Christopher Plummer dans le rôle de Mike Wallace principalement), ce qui est épatant est l'aspect technique du film. C'est pas des farces, j'ai même fait "rewind" sur la cassette seulement pour revoir de courtes séquences (celle où Wigand s'exerce au golf la nuit en est une d'ailleurs) tellement le montage et la cinématographie sont exceptionnels. Sans compter qu'absolument aucune longueur ne se fait sentir dans ce marathon de plus de deux heures et demi! L'aspect dramatique est également franchement réussi à merveille, comme tout d'ailleurs dans ce bijou de vérité sur l'abus de pouvoir, de la corruption et surtout, de la vérité. Tout à fait magnifique. --RJ

 

Cote: A

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