Février 1984 |
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Figé dans le bronze
Il est un poing digne de respect.
S’il n’ont pas pris les rennes,
Les enfants de Louis II
Ont su redonner pudeur
A un homme mort.
Pour ne pas avoir le droit
De rappeler le passé ,
Le poing d’un soldat vaincu
Dépasse du linceul de Berlin.
Il n’est d’autre vérité
Pour ceux morts par trop de folie.
Même figée dans le métal
La béatitude inspirée
Du devoir accompli leur va mal. |
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| Septembre 1984 |
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Des mots viennent encore
Sans ordre, des mots orphelins
Que nulle idée n’éveille.
Emergeant de l’autre côté du voulu ,
Ils se battent avec la mémoire ,
S’effritent avec le sommeil .
Ils partent par manque de courage
Sous la foi d’un bon prétexte.
Idées mortes, bouches closes ,
Jalousie de l’indifférence.
Qui n’a pas ressenti le vide
D’un mot perdu ne peut savoir.
Est-ce pour cela qu’une fois seul
Il m’arrive de pleurer.
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| Mai 1986 |
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Les fils du Vent se perdent parfois
Aux confins de l’inutile,
Pardonnez leurs errances
Ils ne savent pas mentir. |
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| Janvier 1987 |
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Tu souris, je fonds
Je me serre contre toi
Tu me dis au revoir.
J’ai froid. |
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| OCtobre 1987 |
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Au plus profond de soi
Il est des champs d’espoirs et de souvenirs.
Au plus profond de soi
Il est des semailles que l’on ne fait pas. |
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| Novembre
1987 |
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Histoire des trois amis
Le premier, où qu’il aille, jamais ne se fâche.
Le second de son humeur ne sait la couleur,
Le troisième des deux autres connaît la vie
Si bien que pour lui il les nomme ses amis. |
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