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Last Update: 08-2207 |
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Février 1982 |
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I’ve seen that face before
Mon visage te rappelait quelqu’un
Tu n’évoquais personne.
Je ne te suis plus personne
Chercheras-tu mon visage demain ? |
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Avril 1982
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Vent de la Nuit
Sais-tu au moins ce que je cherche ?
Le froid attise le désarroi,
M’enserre et fige le peu de calme restant.
La vie semblait facile hier.
On dit la nuit propice,
Il suffit de s’asseoir sur un banc
Et de n’y attendre personne.
Vent des Etoiles
Ne me dit pas ce qui m’attend,
L’apparence de l’avenir m’indiffère
Demain sera un autre aujourd’hui.
S’abandonner défie la raison.
Je n’entends rien. Je n’entends rien. |
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| Février 1983 |
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Photographie d’une vie
Lit défait, draps froissés,
Signes de l’union d’un soir.
Lit plat, draps lisses,
Au matin plus de mensonges. |
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| Octobre 1983 |
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Si j’avais su
J’aurai vu l’envers
De choses qui n’existent
Pressé contre moi le souffle
Du vent du Sud.
J’aurai bordé les étoiles,
Froissé l’herbe d’un pas sourd
Et dit au temps que je l’aimais.
J’aurai caché ma peur,
Plié mon mouchoir par-dessus,
Entrelacé mes illusions
Avec celles de mes gestes.
J’aurai unifié mes craintes futures
En une farandole joyeuse.
Célébrant le dernier jour de l’été
J’aurais fait l’amour.
Si j’avais su. |
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| Novembre
1983 |
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Message dérisoire d’un inconnu
Que cherchons-nous
Un peu d’avenir à mettre dans nos yeux
Au goût d’un présent agréable
L’aspirine du cœur.
Suprême remède des grands soirs
Quand, confronté au quotidien,
Le souvenir surpasse la blessure.
Soirs de rien, soirs à s’anéantir
D’un remords pour se convaincre
D’être encore vivant.
Bouger, s’occuper suffisamment,
Quand une seule idée s’impose
Après les larmes enfin libérées
Ne plus penser qu’à l’immédiat.
L’oubli forcé déchire sans tact,
Il taille, il coupe, on fend, on esquive
Mais à terme tous les coups portent.
Enfin, dans un élan de courage,
Relire ses propres lignes et
S’en vouloir d’être faible à ce point. |
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| Novembre
1983 |
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Si l'avenir est aussi trompeur
Que la croyance d'une raison
En ce monde, par avance,
Toute attente semble vaine.
Les arabesques du temps se chargent
Des regrets sublimés. Avec l'âge
Tout juste si l'on sent le lierre
S'insinuer entre les mots. Savoir enfin
D'où vient toute cette misère
Et abandonner l'orgueil futile
De s'en croire responsable.
Accepter une vie sans mystère
Et s'il n'y a pas assez de bleu
Le rechercher dans ses yeux.
Le flamboyant c'était hier.
Sauter dans les flammes
Ne saurait faire remède
Et si la folie a ses atours
Vainqueur et victime ne font qu'un.
De toute façon rien n'est écrit,
Et personne ne nous attend. |
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