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Last Update: 08-2207 |
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Avril 1981 |
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A ton œil une larme
Se prépare pour le grand voyage.
Isolée sur ta joue, je suis sa trace.
Ce qu’elle révèle est tien.
Dans un lent mouvement
Elle échoue sur ta lèvre
Où j’y embrasse un sourire.
Merci pour cette larme de joie. |
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| Avril 1981 |
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Les Neufs Seigneurs de la Nuit passent au soir.
Je ne leur dirai ni oui, ni au revoir
Ils savent depuis longtemps
Que la mort s'est déjà servie. |
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| Mai 1981 |
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Que vois-tu au fond de l’étang ? « Rien ».
Pourtant l’eau y est calme.
Mais, fasciné par la surface agitée
Qui te ronge, tu n’auras pas su le dire. |
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Mai 1981
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Quand l’orage flambe au loin
Les sens prennent le relais,
Si la mémoire les accompagne
Où s’arrête le voyage intérieur ?
Tout se bouscule et frappe
En un désordre guère flatteur.
Au hasard des sons enchaîne
Le flots des images d’antan.
Les mots se tiennent la main
Histoire de bien rappeler
Ceux, montant à la poitrine,
Par qui le souffle manqua.
Cortège flamboyant de mauves
Atteint par le sublime qui sombra
De mots dont on ne guérit pas :
Les étouffées, les non-dits.
Des restes d’une vie bâtie
Aux élans du cœur, tout est là.
Joies, peines, la mise de soi-même
A chaque fois perdue pour savoir ...
Un peu de patience, au moment dit,
La tranquillité des gestes
Masquera les tourments d’hier
Dans un ordre qui aide à vivre. |
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| Juillet 1981 |
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J.M.
Il est là. Allongé.
Je lui laisse un peu de nuit,
Les sommeil lui sied à ravir.
Que dire de plus, si ce n’est :
« Il est là, tout près ».
Cette quiétude m’aspire
Anime l’instant et me fige.
Ce que diront d’autre voix
« Oublie sa peau, tu dois »
J’en ai autant l’envie
Que celle d’oublier de vivre. |
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| Août 1981 |
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Moi je. Je pense ceci,
Je trouve cela …
Quand arriveras-tu à les supprimer ?
Epure. Nettoie. Simplifie.
Ne biaise plus, ne cherche plus
L’au-delà du sens des mots.
Surtout ne crois pas
Que vérité puisse être banalité,
Tu en as trop souffert. |
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| Septembre
1979 |
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Septembre
Le temps nous échappe
Alors nous voulons croire,
Nous acceptons l’illusion
De pouvoir le régenter,
De décider pour nous-même.
Et nous y croyons.
Drôle d’espèce que l’homme.
Capable de tout pour une idée
Mais seule à baser sa pensée
Sur des certitudes qu’il se crée.
Seul à mesurer le temps
Pour mieux le fuir |
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| Octobre
1979 |
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Enigme et flamme
Dans les immensités du temps
Il n’est de salut durable
Dans la découverte affable
D’un ailleurs suffisant.
Une ombre se détache,
Eperdue de symbole,
Incrédule, elle s’immole
A l’aube. Reste une tache.
La flamme d’une bougie
Se demande à quand le jour.
Elle emporte les regards lourds,
Les pensées fixes d’amnésie.
Pas de sens. Une irréalité
D’une mouvance malsaine :
Seul un sourire apaise
L’état d’absence acceptée.
La vie dans tout cela ?
A se frayer un chemin
Vers la mort, pale destin,
On croirait à l’au-delà
D’un suicide. Courage.
Rien ne saura répondre
Pas même l’écriture, le conte
D'une naissance sans visage. |
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| Novembre
1981 |
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Tu parles d’amour,
Est-ce bien le mot ?
Après tout pourquoi pas,
Rêver c’est aussi aimer.
Tu dis « nous » maintenant,
Quelle soudaine préciosité
Dans le langage …
Je n’avais pas remarqué !
Mais de quoi parlait-on ?
A oui … Aimer.
Plus exactement si je t’ai aimé.
Peut-être bien, par réflexe ou par pitié,
Je ne sais plus trop.
Quelle importance aujourd’hui,
Que veux-tu,
A force d’avoir l’air
J’ai appris la chanson.
Allons ressaisis-toi !
Et puis épargne-moi
Le « restons amis »
Cela ferait trop soldes.
Un peu de tenue à la fin. |
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| Novembre 1981 |
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Il fait bon ce soir
Et je n’ai pas envie de me coucher.
A toi je n’écrirai pas.
Je parle, me livrant par bribes,
Silences et regards codant le tout.
Tu assistes à ce combat dérisoire
Mais ta présence vaut tous les mots.
Il fait bon ce soir,
A toi je le dirai. |
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| Novembre
1981 |
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Tu voyages de part ta vie,
Elle est comme ta peau
Belle et lisse.
Ce qui t’anime ou parfois te fait partir
N’a d’influence que sur mes souvenirs.
Que pouvais-je t’offrir en retour ?
Renoncer à toi
Ne meurtrit pas.
Peine bien légère
Pour que tout fut possible. |
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