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Sommaire

- Eléments d’analyse sur les élections du 09 avril Par Nadir U Haddad

- Contribution à la réflexion collective Cheikh El Hocine

- 1er mai une date symbole du mouvement ouvrier. Boualem Chouali

- A propos des émeutes Hocine Guernane

Interview dans El Watan de notre camarade Moh Sadek Akrour

- Bataille pour la démocratie

- Le PST débat des présidentielles (Nadir, Kakou, Chawki, Hocine G)

- Crise capitaliste dans le monde et en Algérie Une chance à saisir Cheikh El Hocine

- Sortir du sous développement grâce à une super mosquée...  Krimo

- Fateh Agrane proteste contre le tabassage des femmes recommandé par la série Hadj Lakhdar moul el Imara

- Irak un texte de Hocine Guernane 27.01.03

- Appel d'Azwaw

 

Eléments d’analyse sur les élections du 09 avril

Par Nadir U Haddad

1-     L’évidente victoire de Bouteflika à sa propre réélection ne souffre d’aucun soupçon ! Sa large victoire de plus de 90% et son immense écart avec ses adversaires est aussi une évidence. Ces derniers se contentent d’ailleurs de simples dénonciations abstraites de la fraude sans preuves tangibles, juridiquement parlant, mais surtout sans capacité d’action politique sur les fraudeurs. Mais cette fraude est une permanence dans la gestion des élections en Algérie. Nous vivons encore sous un régime antidémocratique. Depuis l’ouverture politique sur le multipartisme, aucune élection ne s’est déroulée sous des auspices transparentes et démocratiques. Il faut une armée de militants égale aux forces de polices et aux fonctionnaires de l’administration pour un contrôle réel des élections. Seul le FIS dans le passé a pu le faire en 1991 en contrôlant toutes les APC, point de départ de la falsification, et en assurant une présence partout où existe un bureau de vote. Mais l’absence d’un tiers a permis à ce dernier de jouer au nouveau gendarme, à embrigader lui-même les votant et à falsifier pour son compte les élections.

2-La réalité d’aujourd’hui dépasse le simple contrôle des bureaux de vote ou le respect des règles formelles de la campagne électorale. L’interrogation réside dans  le mode de gouvernement instauré par Bouteflika dés son premier mandat. Ce ne sont pas seulement le «savoir-faire» électoraliste de l'administration ou l'ancrage clientéliste des partis et associations qui roulent pour sa candidature et qui sont les pourvoyeurs des auditoires compacts dont nous avons constaté la présence dans ses meetings. On peut même affirmer que la participation de ceux-ci à sa campagne a connu un engouement populaire moindre que celui espéré par le Président candidat. La victoire de Bouteflika est surtout celle des ralliements successifs composés d'une faune d'opportunistes excellents dans l'art de voler au secours d'un succès sans risque.  Il suffit que Bouteflika évoque des changements qu'il se dit déterminé à opérer pour que la fascination ou le pouvoir qu'il exerce sur beaucoup opèrent à nouveau. Ces mécanismes nourrissent et construisent la mégalomanie du président. Car la mégalomanie du personnage est devenue la seconde nature d’un régime déjà assez autoritaire.

3- L’enjeu de ces élections est le taux de participation. Car le président  ne pouvait pas accepter un taux humiliant. Il y va de son image et des apparences. Tout a été donc fait pour que les résultats soient à la hauteur des exigences du président réélu. La clé de leur réussite vient de bouche ministre de l'Intérieur, dans sa conférence de presse annonçant les résultats. Pour réussir une révision des listes concernant toutes les familles qui ont bénéficié de logement ces dernières années, expliquait-il, un million et demi de familles, a-t-il précisé, une campagne de proximité faite par des femmes qui ont pu pénétrer au sein de ces familles, qui les ont accueillies les bras ouverts; un nombre important de jeunes qui ont atteint l'âge de voter, qui sont volontairement venus s'inscrire sur les listes électorales, pour pouvoir faire leur devoir, etc. Le ministre avait tout préparé pour justifier l'effarant taux de participation de 74%.  La réalité est évidemment moins idyllique. Tous ceux qui ont visité les centres de vote au cours de la journée du 9 avril ont pu constater qu'il n'y avait ni rushes ni bousculades qui auraient pu crédibiliser un tel taux de participation. Cependant, il faut reconnaître que, loin d’atteindre l'élection présidentielle de 1995, la seule qui s’est faite dans rushes et bousculades,  les bureaux de vote n'étaient pas totalement vides. Il n y a pas eu boycotte massif. Devant l’effritement et l’inconséquence de l’opposition, la clientèle de Bouteflika a eu toute la latitude de s’exprimer. C’est ce qui explique les 90% mais elle n’explique pas les 74%.  

4- La vérité est dans la nature du régime. Nous assistons à l’instauration d’une dictature policière. Cette dynamique a ses origines dans l’inachèvement du processus démocratique post indépendance. Si elle est ébranlée par la révolte d’octobre 88, elle s’est vite reconstituée dans le sillage de la guerre antiterrorisme islamiste en s’adaptant au nouvel échiquier social et politique puis s’est reconsolidée sous l’ombre de la  mégalomanie de Bouteflika.  On ne s’étonne donc pas d’une situation que l’on connaît déjà. Ces élections se sont déroulées dans un contexte de gouvernance qui allie l'autoritarisme dans l'exercice du pouvoir, la fermeture de tous les canaux d'expression politique, syndicale ou associatif d'un côté, et la prédation, la dilapidation des fonds publics d’un autre. Dans un contexte de crise mondiale, le virage patriotique engagé par le gouvernement, conjugué avec « le soutien critique » de notre «Chavez » national Louisa Hannoun, la marmelade peut facilement prendre et l’espoir est permit pour ces milliers d’algériens  travailleurs, paysans et chômeurs orphelins d’un projet alternatif.

5- Abdelaziz Bouteflika entame son nouveau mandat dans un climat de suspicion et de malaise social. Il lui sera difficile de regagner la confiance sereine et la quiétude nécessaire des Algériens qui n’ont, depuis longtemps, plus aucune illusion sur le système de pouvoir de leur pays. Mais il ne s’agit ni d’incriminer Boureflika ni son régime d’avoir laminer ou programmer l’échec de son opposition, comme le proclame le misérable discours libéral de droite. On est en combat politique et on n’attend pas de cadeaux de nos ennemis. Le pluralisme politique algérien a sa sociologie politique, son histoire, sa géographie et ses particularités épistémologiques. La Kabylie a dans ce passé récent joué le rôle d’étendard de ce combat démocratique. Elle a aussi joué le cache sexe d’une opposition inconséquente. L’impasse de la révolte populaire de 2001 semble sonner le glas d’une génération de militants et annonce ainsi  la fin d’un cycle !?. Devant l’incapacité du tandem Ait ahmed- Hamrouche, renforcé récemment par Méhri  à sortir cette « démocratie » de son isolement kabyle c’est Ben Bitour, cet autre ex-chef du gouvernement déchu,  qui offre ses services. Mais peut-on se contenter d’une fragile aura médiatique et d’un passé sans gloire quand on connaît les révoltes réelles et les jacqueries légitimes des jeunes algériens. Pourtant dans la coalition présidentielle l’effritement s’accentue. Après le FLN qui ne s’est pas totalement  remis de sa mésaventure de 2004, c’est autour du MSP (hamas) de couver une scission. Seul Ouyahia semble tenir son RND d’une main de fer.  Louiza peut-elle tirer son épingle de cet imbroglio ? Sa récente référence à Chafez cache malheureusement mal son incapacité à s’émanciper du président. Autant de questions qui jalonnent le parcours vers un changement radical, démocratique et anti-libéral. Nadir U.H. Le 17-04-09        

  

Contribution à la réflexion collective sur l’élection présidentielle du 9 avril 2009 et les perspectives politiques de notre parti

 

. Une irrépressible tendance à la « Benalisation » du régime

L’élection présidentielle du 9 avril a représenté un pas supplémentaire dans le sens de la fermeture politique du régime. Avec plus de 90% de voix en faveur de Bouteflika et, surtout, un taux de participation de 74,11%, la « Benalisation » du régime est en marche. Au-delà de leur caractère ridicule et archaïque, politiquement parlant, ces résultats renseignent sur la détermination inébranlable du pouvoir à passer en force. Pour y arriver, tous les moyens étaient bons. De la révision de la constitution en novembre dernier à la fermeture du champ politique qui donnait un caractère déloyal à la confrontation, en passant par les pressions exercées sur toutes les catégories sociales pour les « inciter » à voter : « visites » administratives au domicile des électeurs, pressions sur les cadres de l’Etat pour qu’ils signent en faveur du « candidat indépendant », menaces à peine voilées sur les entrepreneurs privés (FCE…) pour que leurs organisations se prononcent en faveur de Bouteflika et que leurs membres participent financièrement et/ou matériellement à la campagne du « candidat indépendant », exigence de présentation de leurs cartes d’électeurs et de la photocopie de celles des membres de leurs familles par les membres de certains corps de l’Etat…

L’utilisation assumée de tous les moyens de l’Etat en faveur de Bouteflika lors de la campagne et le trafic des résultats visaient à contrer le désintérêt constaté d’électeurs confrontés à des problèmes de survie quotidiens (cherté de la vie, chômage, logement…) et, accessoirement, les appels au boycott ou à l’abstention émanant des forces politiques d’opposition (FFS, RCD, PST…).

Le culte de la personnalité organisé autour de Bouteflika, phénomène nouveau dans notre pays, pose par ailleurs un certain nombre de questions sur lesquelles nous devrions réfléchir. Cette personnalisation du pouvoir n’est-elle qu’une mise en scène conjoncturelle ? Ne correspond-elle pas plutôt à une réelle concentration des pouvoirs entre les mains du président ? Qu’en est-il de la supposée perte de pouvoir de la haute hiérarchie militaire en faveur du président ? Assiste-t-on à un accaparement du pouvoir au profit exclusif, ou du moins dominant, du clan Bouteflika, comme cela s’est opéré ces dernières décennies dans la majorité des régimes arabes (Irak, Syrie, Egypte, Libye, Tunisie) devenus des « monarchies républicaines » ? Bouteflika ne joue-t-il pas plus simplement le rôle d’arbitre, ou celui de cache-sexe, de courants politiques (FLN, RND, MSP) unis dans une « alliance présidentielle », mais traversés par des contradictions importantes sur des questions économiques (position par rapport au capital étranger, au secteur public…), politiques (amnistie…) voire militaires (acceptation ou non de bases militaires étrangères…) ?

D’autres facteurs, tout juste signalés ici, méritent d’être notés car ils confirment la tendance du régime à refermer toutes les brèches démocratiques qui subsistent des années 1988-1992. Le renforcement impressionnant de l’appareil répressif (police, gendarmerie…), dont on a pu avoir une petite idée le jour du scrutin, et son utilisation systématique pour réprimer les mouvements de révolte populaire, la généralisation de la corruption à des fins politiques et le soutien sans faille des puissances impérialistes et des dictatures voisines.

 

. Echec du boycott et limites de l’abstention

Une autre leçon de ce scrutin réside dans l’échec du mot d’ordre de boycott. Certes, l’ampleur de la participation électorale de la population est loin de correspondre au taux astronomique avancé par le pouvoir (74,11%), mais la participation semble plus importante que lors du scrutin de 2004. On constate surtout qu’en dehors de quelques villes et villages de Kabylie, la population n’a pas suivi le mot d’ordre de boycott. Elle s’est globalement abstenue, mais n’a pas suivi les forces politiques ou mouvements qui appelaient à empêcher la tenue du scrutin.

Le mot d’ordre d’abstention n’a pas davantage fait la preuve de son efficience politique. Il s’agissait davantage d’une attitude suiviste par rapport à l’esprit de démission politique régnant au sein des masses et d’un refus d’aller à contre-courant de ce sentiment, que d’une attitude de combat politique lors d’un scrutin qui, en dépit de son caractère joué d’avance, constituait tout de même un terrain de bataille politique qu’il ne fallait pas déserter.

Enfin ce scrutin illustre une nouvelle fois l’inconséquence du PT de Louisa Hanoune qui avait très justement décidé de participer à la bataille électorale. Au terme d’une campagne très intéressante politiquement autour d’un programme pratiquement identique au nôtre – si on fait abstraction de son opportunisme par rapport au pouvoir et de sa position réconciliatrice vis-à-vis de l’islamisme – le PT ne s’est pas donné les moyens de contrôler le scrutin en plaçant ses militants et sympathisants dans tous les bureaux de vote. Les représentants du PT ont déserté les lieux, laissant tout le loisir à l’administration de manipuler à sa guise les résultats.

 

. De quelques conclusions provisoires

1.    La tendance de plus en plus autoritaire du pouvoir donne un caractère central, politiquement parlant, à la question démocratique dans notre pays. Face à un régime qui étouffe progressivement mais inexorablement les libertés, la résistance à l’instauration d’une dictature militaro-policière constitue la tâche politique centrale des marxistes d’Algérie, car de son issue dépend la capacité du mouvement populaire à s’organiser et à s’unifier en vue d’arracher la liberté, c’est-à-dire d’en finir avec ce régime.

2.    Il s’agit, comme l’a fait jusqu’à présent notre parti, d’imprimer un contenu national (au sens d’anti-impérialiste), antilibéral (au niveau économique) et social à ce combat démocratique afin d’en disputer la direction à des forces politiques bourgeoises et petites-bourgeoises par nature de classe inconséquentes parce qu’elles découplent le caractère politique de la revendication démocratique (libertés démocratiques, assemblée constituante…) de ses caractères national (anti-impérialiste), antilibéral et social.

3.    En dépit des énormes différences de contexte politique avec la Guadeloupe, le mouvement de l’hiver dernier dans cette colonie française constitue un exemple dont nous devrions nous inspirer, dans un certain nombre d’aspects bien évidemment. Le mouvement intervenu dans cette île des Antilles constitue un modèle d’organisation et de convergence d’un authentique mouvement populaire rassemblant ouvriers, employés, chômeurs, paysans, commerçants, intellectuels et membres de professions libérales… Ce mouvement n’est pas né spontanément, mais est le produit du travail de militants politiques (de nos camarades du GRS en particulier) qui ont investi et construit patiemment des syndicats, des associations, des mouvements et ont travaillé à leur convergence autour d’une plate-forme démocratique et sociale. C’est cette voie qu’il nous faut emprunter, en tenant compte, bien évidemment, des réalités forcément différentes de notre pays.

4.    Il nous faut enfin définir une tactique politique précise vis-à-vis du PT et l’appliquer de façon offensive. Nous connaissons l’opportunisme de Louisa Hanoune vis-à-vis du pouvoir, mais le contenu du programme qu’elle a développé lors du scrutin est quasiment le nôtre. Si nous voulons pousser le PT plus loin ou, à l’inverse, l’amener à se démasquer définitivement aux yeux des masses, il nous faut l’appeler publiquement et à chaque fois à l’unité dans les luttes et l’interpeller sur la nécessité d’unir les rangs de tous les socialistes puisque nous avons eu le plaisir de constater que Louisa Hanoune se réclamait de nouveau ouvertement du socialisme. Cette tactique unitaire en direction de ce parti sera susceptible, le moment venu, d’attirer vers nous tous les déçus du PT.

 

Cheikh el Hocine

 

Alger, le 12 avril 2009

 

1ER MAI, Une date-symbole du mouvement ouvrier
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Que reste-t-il du 1er Mai, date-symbole de la lutte des travailleurs à l’ère de la mondialisation?

Le monde du travail accueille la Journée internationale des travailleurs dans une conjoncture loin d’être favorable aux travailleurs. En effet, avec un secteur public en nette régression en effectif d’une part et une Fonction publique plus que divisée par l’émergence de nouvelles structures syndicales, d’autre part, les travailleurs sont livrés à eux-mêmes en l’absence d’un cadre unitaire, revendicatif, combatif, solidaire et démocratique.

Que reste-t-il du 1er Mai, date-symbole de la lutte des travailleurs à l’ère de la mondialisation où les multinationales dictent leurs lois en remettant en cause parfois même la souveraineté nationale? Instaurée à l’origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, puis reformulée dès 1866 par l’Internationale des travailleurs comme une journée de manifestation pour obtenir une journée à 8 heures de travail, le 1er Mai demeure un repère pour le mouvement ouvrier construit autour de la revalorisation «des salaires et la réduction du temps de travail».
Aux Etats-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une journée de travail à 8h. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai, comme premier jour de l’année comptable et les contrats ont leur terme ce jour-là. Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à quelque 200.000 travailleurs d’obtenir la journée de 8 heures. Le 3 mai fut organisée la plus grande manifestation regroupant quelque 350.000 travailleurs des entreprises, auxquels les patrons ont refusé la journée à 8 heures. La manifestation fut réprimée, 3 morts parmi les grévistes de la société, McCormick Harvester de Chicago, 8 autres arrêtés, 5 condamnés à mort et 4 d’entre eux furent exécutés «pendus», le 11 novembre 1887, dont August Spies qui a proclamé la fameuse phrase: «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui.» C’est ainsi que la tradition du 1er Mai s’enracine dans la lutte ouvrière et fut propagée à l’Europe depuis 1889. La montée du mouvement ouvrier a donné à réfléchir aux gouvernements. Cette avancée des droits des travailleurs s’est concrétisée par l’avènement de l’Organisation internationale du travail (OIT), créée en 1919 à Paris sous le slogan «Aucune paix sociale et durable sans une véritable justice sociale».
Aujourd’hui, dans notre pays, toute la dimension de cette date symbole est réduite à de simples collations et autres célébrations loin de la réalité des travailleurs menacés par l’érosion du pouvoir d’achat, le chômage, la contractualisation, le travail au noir, l’informel...
Les acquis sociaux des travailleurs, chèrement arrachés par des luttes, sont plus que menacés, notamment après l’émergence d’un secteur privé loin d’adhérer aux conditions générales de travail.
Le 1er Mai de cette année est marqué à Béjaïa par une seule manifestation de rue appelée par le Parti socialiste des travailleurs (PST) qui veut remémorer l’événement par une marche populaire avec les syndicalistes, les retraités, les chômeurs...pour dire non à la misère sociale et pour une répartition équitable des richesses du pays.

Deux siècles après l’émergence et la mise en avant de la revendication salariale et la réduction du temps de travail, la question reste entière quant à l’approche de la révision du Code du travail, la réforme de la retraite et l’augmentation du temps du travail avec la projection de la semaine à 48 heures.

Boualem CHOUALI

 

A propos des émeutes Hocine Guernane

Les nombreuses émeutes qui éclatent quotidiennement aux quatre coins du pays, comme les différents conflits intercommunautaires sont l’expression d’un profond malaise social. De Taourirt Ighil à Berriane en passant Dar chioukh et Mliliha (Djelfa), Beni M'haffeur (Annaba), Zaaroura (Tiaret), Douar cheikh benyahia (Ain Defla), la réalité socio économique et culturelle de toutes ces masses populaires est dramatique. Le dérapage survenu le 14 fevrier à Taourirt Ighil (Adekar) en est l’expression aggravée de ce marasme.

 

En tournant le dos aux attentes de la population. L’Etat ne l’aide pas à évoluer, à sortir du sous développement et à rompre ses liens avec les archaïsmes de toutes natures et les survivances négatives du passé. Ces populations tentent pourtant de forcer leur destin et de sortir des rets du communautarisme avec son lot de sous développement dans lesquels les confinent le pouvoir.

 

 A Taourirt Ighil, les revendications portées par le comité de citoyen sont le minimum démocratique que l’Etat doit en prendre en charge rapidement. C’est le pourrissement  que l’Etat cultive à l’endroit de ces attentes qui fait couver les ressentiments. C’est la pauvreté des ressources qu’il accorde aux populations qui alimente les frictions.

 

Au lieu d’être une partie prenante dans le conflit, l’exécutif communal doit mettre en avant l’intérêt collectif de la population en appuyant les tendances de développement futur de la commune. La construction du centre ville à Taourirt qui a été longtemps freiné est irréversible. Elle est inscrite dans son devenir historique.

 

La population des villages n’a rien à gagner à retarder le développement du centre ville. Tout comme cette future ville ne doit nullement se construire aux dépens du développement des villages qui l’entourent. Légitimement, chaque village en Kabylie mérite d’avoir sa propre assemblée municipale (Mairie ?). La France chez qui on a pris le modèle, plus de 7000 communes ont moins de 150 habitants. Il y en a même qui n’ont que dix habitants alors qu’on ferme chez nous des écoles pour quinze élèves.

Les citoyens du village de Tizi el Korn et autres ne doivent pas se laisser abuser par la démagogie du discours communautariste insidieusement distillé par des apprentis sorciers qui tirent profit de leur détresse et crédulité.

 

Non, la défaillance de l’Etat et de ses différents rouages ne doit pas être payée par la population de la région. Celle-ci doit unir ses efforts pour accélérer le développement de leur commune et lutter pour améliorer le cadre de vie dans leurs villages. Parce que seule la lutte paye. Hocine Guernane

 

 

Interview dans El Watan de notre camarade Moh Sadek Akrour

 

MOHAND SADEK AKROUR. Ancien porte-parole du Comité populaire (mouvement de Kabylie)

«La Kabylie a été punie, tout comme les autres régions»

Propos recueillis par Mohand Aziri

 

Le président de la République a déclaré à Tizi Ouzou vendredi dernier «ne pas savoir qui a provoqué les événements de Kabylie». Que vous inspire une telle déclaration?

S'il ne sait pas, il ne doit pas être le président des Algériens. Ramener tous les maux de l'Algérie à la Kabylie comme le fait Bouteflika, c'est poser faussement le vrai problème. La Kabylie n'est qu'une partie de ce pays. Qu'il y ait 126 morts en Kabylie ou à Aïn Defla, je ne crois pas que cela doit intéresser beaucoup Bouteflika. Son seul souci est de préserver les intérêts de la bourgeoisie nationale et ceux des multinationales, de garder le contrôle de la rente pétrolière.

Pour revenir à votre question, je rappelle que dans ses conclusions, la commission Issaâd a responsabilisé le pouvoir dans les assassinats qui ont eu lieu pendant les événements de Kabylie.

Le pouvoir est l'instigateur. La Kabylie a été punie, au même titre que les autres régions d'Algérie. Le meilleur exemple pour illustrer cela c'est le chômage qui touche tous les Algériens sans exception.

Quel bilan tirez-vous, 8 ans après, des événements de Kabylie ?

Autant il y a eu des ouvertures démocratiques, autant le mouvement avait imposé un élargissement de la contestation au niveau national et qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui, autant c'était un gâchis énorme.

Les forces de droite ont agi en synergie pour casser la dynamique du mouvement. L'échec assez important de ce dernier a eu des conséquences néfastes sur les mouvements sociaux, sur l'esprit combatif, que ce soit en Kabylie ou ailleurs. M.A.

 

Bataille pour la démocratie

 En décidant de ne pas prendre part aux élections présidentielles prochaines, et quels que soient les arguments des uns et des autres, nous nous plaçons de fait dans le camp d’opposition démocratique au pouvoir de Bouteflika. Ce camp est qualifié de démocratique autour d’une principale idée : celle du refus du monarque. En effet, la mégalomanie du président qui a amené à l’amendement de la constitution à la sauvette, sa volonté de se pérenniser à son poste, sa gestion autoritaire et méprisante des différentes revendications sociales, syndicales et politiques sont des actes suffisants pour marquer une opposition franche. Les différentes voix de cette opposition restent cependant hétéroclites sans contenu politique clair et conséquent pour leurs alternatives démocratiques. Devant cette situation, le président bien qu’affaiblit et installant un doute auprès des franges de la population, a encore des marges de manœuvres pour maintenir, et sans grandes inquiétudes, son fauteuil de potentat. La crise est plutôt du coté de l’opposition. C’est d’ailleurs ce qui explique en grande partie le « boycott » annoncé. Notre attitude non plus n’est pas loin de cette incapacité à mobiliser des populations mécontentes et en attente d’une action organisée.

 Pourtant le camp anti Bouteflika ne se désarme pas totalement. Même le gel des activités du RCD est présentée comme un acte de bravoure/ « reculer pour mieux sauter » disent-ils. Nos actions pour une convergence démocratique visent à accompagner cette résistance, à maintenir ce piquet de lutte et de préparer des lendemains durs pour détruire l’édifice despotique qui se met en place et qui se renforcera avec une victoire large de Bouteflka. Même sans grande illusion sur une mobilisation d’envergure, il s’agit pour nous de diriger nos attaques contre le président et sa coalition avec les forces qui vont dans le même sens mais sans diaboliser les participants au scrutin, car la non participation ou le « boycotte » ne sont pas les seules actions d’opposition.

    Si ce positionnement avec les forces qui ont choisit le «boycotte» pour s’opposer à Bouteflika relève d’une démarche tactique nécessaire dans la conjoncture actuelle, le contenu démocratique de notre programme a une place stratégique. Le rapport au pouvoir et la manière de changer les institutions politiques actuelles est un questionnement qui doit accompagner la construction du parti. Toute notre démarche politique doit consister à faire faire aux masses l'expérience de cette nécessité. Notre discours politique sera axé sur cette idée centrale. C'est en même temps le meilleur moyen d'habituer les masses travailleuses et populaires à poser les questions du pouvoir.

C'est la démocratie qui est au cœur du projet à refonder. Une démocratie sociale et politique sans précédent. Sur cette voie, l’affrontement est double : avec le pouvoir politique ainsi celui économique de la bourgeoisie et de sa bureaucratie. Dans notre discours, nous avons l'habitude de revendiquer les "libertés démocratiques" auprès d'un pouvoir accepté comme une sorte de fatalité. Le mot démocratie est affublé d'attribut bourgeois chez nos militants. En réalité, "La démocratie n’est pas un supplément d’âme à la justice sociale"[1]. Elle en est à la fois le moyen et la fin. La lutte pour le socialisme passe plus que jamais par une rupture démocratique.

 De ce point de vue, la démocratie pour nous n’est pas un subterfuge sémantique ni un substitut lexicale au socialisme pour ne pas heurter la culture et la sensibilité des masses sous la domination de l’idéologie libérale et l’hégémonie la culture musulmane. Ce n’est pas non plus un habit bourgeois qu’on emprunte le temps d’une tactique ponctuelle. Elle est notre identité. Mais nous ne lui donnons pas le même sens ni le même contenu que les potentats libéraux. Ce n’est pas parce que nos ennemis ou nos adversaires s’en revendiquent qu’on doit l’abandonner. Tout ceci peut se concrétiser par le refus que toute l’organisation du pouvoir pivote autour d’un monarque président, qui transforme le parlement en une chambre d’enregistrement. La récente révision de la constitution par un parlement illégitime, illégitimité soulignée par le président lui-même et une partie de ses alliés, est une occasion de rappeler la nécessité de passer par les choix du peuple, c’est-à-dire par une constituante. Mais notre démocratie n’est pas formelle. Elle a un contenu social. C’est cette articulation qu’il faut réussir dans une campagne unique et pas séparée.   

La construction du parti va de paire avec l'édification d'une rupture démocratique avec les institutions politiques actuelles pour donner vraiment la parole au peuple et aux salariés. Plus que ça. Ceci a des conséquences sur la manière même d'envisager l'avenir de la société, le combat révolutionnaire, et d'ériger en fondements des besoins que le mouvement ouvrier, au delà du stalinisme, n'a pas réellement clarifié. 

Nadir le 25/02/09 .     

 

Le PST débat des présidentielles

TEXTE 1

 PROPOSE PAR NADIR D. ALGER

 

Sans la présence massive des masses populaires organisées, toutes les dérives sont possibles

1-    c’est dans un climat d’indifférence généralisée que se préparent les élections présidentielles 2009. Cette indifférence des électeurs est l’expression d’un sentiment d’impuissance face à un pouvoir autoritaire. C’est aussi un comportement démissionnaire qui alimente le nihilisme : « il n y aurait plus rien à faire pour changer les choses ». Ce sentiment a une base objective. Il se nourrit du marasme social dominant, des crises successives et des défaites politiques. Mais c’est surtout dans l’absence d’alternatives crédibles que ce désintéressement prend son explication profonde. Or le vide laissé par ce désintérêt est « naturellement » comblé par ceux qui continuent à faire de la politique et à exercer le pouvoir.

2-    « Les conditions pour l’organisation d’une élection démocratique ne sont pas réunies... » Voila l’argument principal avancé par les diverses officines politiques et médiatiques pour surfer sur l’indifférence générale. Sans donner de ligne claire, ce discours prépare l’opinion à une abstention pour décrédibiliser la victoire déjà admise de Bouteflika, qui par ailleurs retarde l’annonce de sa candidature. C’est une partie de cache-cache qui contribue au désarroi global. Il est vrai que ces élections présidentielles ne se préparent pas dans des conditions démocratiques. Au-delà des procédures techniques et administratives qui empêchent une véritable confrontation des programmes, qui au demeurant reprennent le SMIG des démocratie occidentales, c’est surtout l’absence de toute liberté d’expression, de manifestation, de liberté syndicale qui caractérise la fermeture du jeux politique. Ces élections en soi ne sont pas plus fermées que celles organisées dans le passé. Ce n’est pas la présence des observateurs internationaux, avec ou sans les responsables du parlement européen comme le réclament certaines parties, qui changeront quelques choses. Nous ne pouvons compter que sur notre combat.

3-    « Les élections sont pour les révolutionnaires une simple tribune…. ». Cette attitude qui s’appuie pour les socialistes sur le modèle de la révolution russe et les différentes révolutions sociales, démocratiques et nationales réalisées durant le 20° siècle, confirmé par la fin dramatique de la « révolution » chilienne de S. Alende,  constitue un raccourcie à objectifs ambiguës quand à l’issue démocratique et révolutionnaire de cette forme d’action politique. Ça voudra dire dans sa traduction concrète que les socialistes ne seront crédibles que dans une situation révolutionnaire. En attendant ce moment, les peuples et les travailleurs en quête d’alternatives concrètes se détourneront des révolutionnaires et chercheront des issues chez les partis de droite, auprès de ce qu’on pourrait qualifier, selon ce paradigme, de « réformistes », ou au pire par une démission. Le processus en cours en Amérique latine, sans pour autant l’idéaliser, montre bien que la prise de pouvoir par les peuples pauvres et les travailleurs est possible par des processus électoraux. Tout est affaire de rapport de force entre les classes qui se construit, il faut le souligner, en dehors du moment des élections. Cette question reste ouverte…..

4-     Aujourd’hui en Algérie, le problème ne se pose pas en terme de possibilité de changement un tant soit peut dans les rouages du pouvoir politique en place. Et ce n’est pas les chimères « honnêteté » ou « dignité » de l’ex président Zeroual, ou encore le réformisme de l’ex « réformateur » Hamrouche, que certaines officines poussent pour jouer les opposants, qui peuvent redonner espoir aux populations algériennes. Eux même ne se prononcent pas. Mais l’absence de réelles possibilités de changement ne doit pas nous pousser à l’inaction, synonyme de démission. Ce n’est pas la modestie de nos moyens matériels ou de nos forces militantes qui doit définir notre démarche politique. C’est  plutôt le contenu politique de notre projet. Ce n’est pas l’ultime socialisme des calendes grecs, mais un projet transitoire en partant de la situation actuelle qui doit guider notre travail. La difficulté à porter ce projet vers les larges masses à l’intérieur des règles de jeux fermées instaurées par Bouteflika ne doit pas évidemment nous empêcher de proposer cette alternative ne serait-ce au niveau du discours. C’est un minimum non négociable. La séparation entre une campagne électorale et  une campagne politique émane d’une vision mécaniste qui fait le jeu de Zerhouni et du formalisme bourgeois.   

5-    L’économie mondiale à laquelle le capitalisme algérien tente de s’insérer est rentrée dans une crise globale, d’abord financière puis économique et sociale. Elle annonce les limites historiques du capitalisme. Mais ce n’est pas « la fin du capitalisme ». Car il n’ y a pas de situation sans issu du capitalisme sans une action politique pour son renversement. Le capitalisme algérien tente, sous la direction du même gouvernement qui chantait les louanges du libéralisme, d’instaurer une forme de « libéralisme sous contrôle de l’Etat ». Il faut combattre ce gouvernement sur son propre terrain. Il n y aura pas de solution libérale quand bien même étatique. Il n y aura pas d’économie « étatique » avec un état sous contrôle antidémocratique des affairistes et des voleurs. Seul un contrôle démocratique et populaire des institutions peut engager l’Algérie dans la voix d’une sortie de crise.

 

Nadir le 11/01/09         

TEXTE 2

PROPOSE PAR KAKOU A.

 

Démantèlement du secteur publique à travers la politique de privatisation tout azimut des entreprises publiques, caporalisation de la centrale syndicale UGTA par le pacte économique et social signé avec le gouvernement et le harcèlement de syndicalistes refusant l’état de fait imposé par ce même accord, atteintes sans précédant aux acquis démocratiques d’octobre, verrouillage des champs médiatique et politique… 

Voila le bilan d’une décennie de règne de Bouteflika, bilan que lui-même a jugé négatif et qualifiant sa propre politique de néfaste pour l’économie nationale.

Exagérions-nous si nous disons que cette politique représente l’attaque la plus virulente de la part des tenants du système libéral contre les travailleurs et les masses populaires ? Loin s’en faut ! Les licenciements et le chômage technique n’ont jamais été aussi massif et nombreux malgré la manne financière (plus de 140 milliards de dollar), avec Bouteflika nous avons même connu le phénomène inédit du suicide collectif de travailleurs licenciés, le pouvoir d’achat a été mis à plat à travers les énièmes augmentations qu’ont connus les produits de base et, quelle était notre surprise avec la nouvelle grille des salaires de la fonction publique ? Qu’en fait, le pouvoir d’achat des travailleurs n’était pas aussi bas qu’on le disait puisque avec la nouvelle grille des salaires, on a trouvé le moyen de l’enfoncer davantage ! La justice n’a jamais été autant instrumentalisée dans les conflits sociaux (les dockers des ports d’Alger et de Djendjen, les émeutiers de la misère et la criminalisation du phénomène « Harragua »).

Que peuvent encore espérer les travailleurs et les masses populaires de la part de  Bouteflika entre 2009 et 2012 ? Le démantèlement de ce qui reste de l’économie nationale. Après la tentative de privatisation de SONATRACH, la privatisation du complexe sidérurgique d’EL-HADJAR au profit d’ARCELOR Metal Steel avec une probable compression d’effectif si la crise mondiale du capitalisme persiste, la cession du terminal à conteneurs du port d’Alger au profit de DP World, la cession de la gestion du métro d’Alger au profit de l’entreprise française gérante du métro de Paris, cession de la gestion de l’aéroport international d’Alger a la société de gestion de l’aéroport d’Orly Charles De Gaule, la réalisation des grands travaux cédée à des entreprises étrangères (le bâtiment, l’autoroute est-ouest, les barrages de rétention d’eau…). La gestion de l’eau sera cédée à la « lyonnaise des eaux », la privatisation des banques serait à l’ordre du jour si ce n’est la crise financière que connait la planète finance depuis septembre de l’année écoulée. La santé, les soins, l’éducation sont graduellement payants, le médicament de plus en plus cher et de moins en moins remboursé et cela quand on a un travail avec une couverture sociale car les rangs des travailleurs non couverts par la sécurité sociale ne cesse d’augmenter.

Et pour finaliser ce tableau, qui est encore loin d’être exhaustif de la décennie Bouteflika, citons simplement sa politique de « réconciliation nationale » et de la « paix  retrouvée » toujours à l’ombre des faux barrages, des explosions, enlèvement, racket et fait nouveau, attentats « KAMIKAZE ».      

La campagne pour le troisième mandat est l’expression d’une crise de régime !

Après deux mandats de Bouteflika, les Algériens croyaient en finir avec son règne sans partage et autoritaire, mais ce n’était surtout, que  l’expression d’un vœu qu’ils savaient difficile d’être exaucé puisqu’une cacophonie autour de la révision de la constitution de Zeroual a déjà commencé pour permettre au président sortant de briguer un troisième mandat, et effectivement, après plus de deux années de spéculations médiatiques (presse écrite) Bouteflika imposa sa révision constitutionnelle. Mais, ne nous leurrons pas, Bouteflika sans la bénédiction des clans au pouvoir n’aurait rien imposé du tout. Quelle signification doit-on donner à ce coup de force ?

Il a fallu que le système se retrouve en situation de crise de régime, à court de candidat crédible, pour que Bouteflika se voie reconduit pour un troisième mandat malgré sa gestion catastrophique des affaires du pays et la culture de l’émeute qui se généralise dans tout le pays car si sa gestion est ultralibérale au niveau économique, elle est autoritaire et répressive au niveau politique et social.

L’objectif premier assigné par le pouvoir  pour cette mascarade électorale est de créer un semblant de compétition politique autour du futur vainqueur Bouteflika, en somme, un président ‘démocratiquement’ élu ! Ce formalisme démocratique auquel le pouvoir s’astreint, est seulement pour l’impératif de plaire aux puissants de ce monde et les assurer de la stabilité des institutions du pays en présentant  une façade démocratique.

Telle est la lecture que doit faire le PARTI de ce 3ème mandat de Bouteflika. A partir de là, quelle attitude devrions nous  adopter ?

Est-ce,  en acculant le pouvoir en place en le poussant jusqu’à son dernier retranchement  ou bien, en l’aménageant en faisant l’impasse sur la nature libérale, autoritaire, répressive et méprisante de toute forme de contestation aussi minime soit-elle de sa politique?

La réponse pour nous est claire. S’opposer de la manière la plus ferme au pouvoir libéral et autoritaire,  à commencer par la mascarade présidentielle d’avril 2009 qui représente l’échappatoire par laquelle le pouvoir libéral compte se donner un sursis de cinq autres années.

Vu le peu d’intérêt et d’engouement que suscite cette énième mascarade chez les travailleurs et les larges masses populaires, traduit par les taux d’abstentions de plus en plus grandissants, cette forte abstention est l’expression d’un rejet  populaire pour ces mascarades électorales, et cela est un fait que nous constatons tous les jours, que ça soit dans les usines, les universités, les quartiers… l’indifférence de la société à cet élection est flagrante.

Boycotter cette mascarade nous positionnera du coté du camp du refus c'est-à-dire celui, du plus de 65% d’abstention, des émeutiers de Ouargla, Tiaret, Chlef, Béjaïa, Tizi-Ouzou…, des dockers, des travailleurs de l’éducation et des travailleurs de Metal Steel que la compression d’effectif menace, car notre opposition doit être inscrite dans une stratégie globale de résistance à la tempête libérale et de construction du PST auquel nous aspirons.

Pour ceux qui estiment que « le rouleau compresseur de la campagne pour le 3ème mandat mérite la présentation d’une candidature pour dire notre refus du pouvoir libéral et autoritaire », ils ont peut être la mémoire courte, mais rappelons-nous des dernières élections législatives, nous nous sommes vus censuré à chaque fois que nous citions Bouteflika et sa politique libérale. Ainsi , l’argument de la tribune offerte devient caduc si on ajoute le désintérêt et le rejet des larges masses populaires pour cette mascarade.

Les partis comme le FFS, RCD et le MDS…, et les personnalités comme El Ibrahimi, Hamrouche, Benflis… ont boudés cette mascarade, même le Général Zeroual qu’on nous a prédit comme le lièvre de marque de cette mascarade a fini par publier  un communiqué déclarant son refus d’intégrer cette dernière. Qui est en face de Bouteflika ? Louisa Hannoun ? A moins d’un changement de stratégie elle est plus là pour le ménager que le contredire car, elle n’a jamais entretenu l’image d’une opposante à Bouteflika.

Donc  l’autre grand hic de cette mascarade pour le pouvoir, c’est le manque de lièvres :« Bouteflika cherche lièvres désespérément ! ». Bouteflika se retrouve comme en 1999 avec le retrait collectif des candidats en lice, c’est-à-dire un candidat unique discrédité au grand jour. Parce qu’il y aura  plus d’opportunités de rebondissements avec un pouvoir faible,  nous préférons franchement affronter aux lendemains de cette mascarade un pouvoir libéral et autoritaire mal élu, qu’un pouvoir libéral et autoritaire élu avec la caution de ses opposants et nous devons refuser de donner une quelconque caution pour son élection ! Car c’est comme telle, que sera vue  par les masses populaires toutes participations à cette mascarade électorale.

Rien que le fait d’annoncer une quelconque participation, même sans y aller jusqu’au bout, le pouvoir tentera de récupérer cet effet d’annonce. Pour cette raison, nous considérons cette option non constructive, et aussi en partie, c’est en cela que nous qualifions la motion adoptée à la réunion de la DN d’option irréaliste, inadaptée à la situation politique et les enjeux réels de l’échéance d’avril 2009 car pour reprendre les termes de l’autre motion (rejetée) à la même réunion de la DN, les moyens organisationnels et politiques du parti ne permettent pas de présenter une candidature et d’engager une collecte de signatures. Pourquoi alors appeler à participer ?

Qu’importe les obstacles que nous pourrons rencontrer aux lendemains de cette mascarade présidentielle nous ne pensons pas qu’il y est un obstacle qui puisse nous obliger à vendre notre âme car, c’est la constance de notre discours et la cohérence de nos  positions qui ont constitué le capital sympathie et respect que nous avons là où nous existons même parmi nos adversaires politiques.

BOYCOTTONS CETTE MASCARADE PRESIDENTIELLE QUI NOUS PROMET UN POUVOIR ENCORE PLUS LIBERAL ET PLUS AUTORITAIRE !

INITIONS DES COLLECTIFS ANTILIBERAUX !

 

K. A. le 19 01 09

       


TEXTE 3

PROPOSE PAR CHAWKI S.

 

1- Le contexte mondial

La situation actuelle se caractérise d’abord par la crise économique mondiale. La crise financière débouche sur une récession grave et promet  destructions massives d’emplois, crises politiques et exacerbation des concurrences et des rapines militaires.

L'échec patent du libéralisme discrédite le capitalisme et affaiblit les directions bourgeoises contraintes de faire intervenir l’Etat pour sauver l’économie du libre marché. Le camp des travailleurs et des peuples souffrira, lui, de la détérioration drastique des conditions sociales. Chômage, misère, famine seront un obstacle à l’émergence d’une alternative au capitalisme.

Le contexte mondial est aussi celui de l’échec du leadership impérialiste unilatéral US. Enlisé en Irak et en Afghanistan, il n’a pu différer davantage la mise à nu de sa fragilité économique devant une concurrence européenne et asiatique en progrès. Le soutien des milieux d’affaires à Obama est une prise de conscience de cet échec et marque une volonté de redéployer le leadership US dans un monde multipolaire qui  reconnaît le rôle grandissant des puissances capitalistes de second rang comme la Chine, la Russie ou l’Europe.

La  marge de manœuvre des résistances au rouleau compresseur de la mondialisation  libérale peut être plus grande, mais la situation n’est pas comparable à celle qui prévalait durant la guerre froide et pendant la période d’essor des luttes nationales. L’espoir porté par Chavez, Morales et Cuba, la résistance héroïque du peuple palestinien qui refuse de se résigner au régime d’apartheid  n’ont pas encore conduit à une contre offensive des travailleurs et des peuples ni à l’émergence d’une nouvelle direction anti-impérialiste.

 

2- L'autocritique de Bouteflika

Au niveau national, Bouteflika exprime depuis juin 2006 une remise en cause hésitante de sa politique ultra-libérale au service des grandes puissances. Malgré les luttes, malgré les résistances syndicales et même patronales, malgré les réticences de ses partenaires politiques, il avait fini par mettre en oeuvre, durant son 2ème mandat, sa politique de destruction de l'économie productive et de bradage des richesses nationales. Sur le terrain, la grandiloquence des propos autocritiques et le spectacle de la crise mondiale qui délégitime l’ouverture sauvage n’empêchent pas la marche libérale de continuer, certes reformulée notamment par le maintien d’un noyau d’entreprises publiques. Zone arabe de libre échange avec la zone franche de Dubai, retour de la tutelle européenne sous couvert de l’UPM, privatisations d’EPE productives, partenariats pétroliers, dé monopolisation de Sonelgaz et Naftal, concessions de services essentiels comme le téléphone, le port d’Alger et bientôt l’eau, l’aéroport, le métro, voire les lignes ferroviaires rentables. Alors que la dépendance alimentaire montre ses dangers, Bouteflika, malgré les discours, continue de distribuer les contrats aux multinationales et  de développer la dépendance. Et après la réélection annoncée, d’autres menaces se préparent contre les protections sociales, les retraites, la santé gratuite et le droit du travail.

 

3- Non à la dérive monarchique.

Non au 3ème mandat libéral et despotique !

Le système ultra-présidentiel a permis à Bouteflika de prendre l’ascendant sur ses tuteurs militaires affaiblis politiquement par la décennie 90. Le cours libéral au service des multinationales achève d’asseoir son autorité et de renvoyer ses alliés politiques à un rôle subalterne. La perspective libérale suppose de démanteler les acquis sociaux et de réduire les résistances et les traditions d’insolence populaire. Par delà les différences politiques et culturelles et malgré les ambitions personnelles contradictoires, le camp des affairistes et des bourgeois, et la masse des petits profiteurs du système ont accepté de se redéployer autour du "sauveur de la Nation" et de la poigne de son ministre de l’intérieur. Puis la dérive monarchique s’est accentuée et les rites d’allégeance au président sont devenus la seule expression tolérée. Enfin, la révision constitutionnelle, qu'ils disent moins ambitieuse que prévu, est venue consacrer la toute puissance présidentielle en privant le gouvernement et surtout le chef de gouvernement, désormais Premier Ministre, de leurs attributions et en abrogeant, de fait, le pouvoir de contrôle de l’APN sur l’exécutif. 

Ce qui a motivé la révision constitutionnelle qui a renforcé des pouvoirs présidentiels déjà exorbitants, c'est le  3ème mandat. Bouteflika nous demande un 3ème mandat pour rectifier les graves erreurs commises durant le 2ème. La campagne médiatique contre le 3ème mandat a posé le problème du point de vue de normes abstraites renvoyant l'Algérie à son sous développement et louant l'Occident dit démocratique.

Nous sommes contre le 1er le 2ème et le 3ème mandat pour quiconque disposerait de pouvoirs aussi étendus. Nous sommes délibérèment pour la collégialité, pour le pouvoir d’assemblée plurielle et contre tout pouvoir personnel contre toute présidence autre que protocolaire.

Nous nous opposons d'abord à Bouteflika pour sa politique. Nous sommes contre un troisième mandat de répression des luttes et d’étouffement des libertés, contre un 3ème mandat de dépossession nationale et d’accaparement privé des biens de la communauté. Nous sommes contre un troisième mandat libéral et despotique.

5- Boycott ou démission ?

Les concurrents de Bouteflika au sein de sa propre famille politique se sont vite résignés.

Ouyahia a préféré préparer l’avenir comme premier ministre que continuer sa guerre sourde et périlleuse contre le rouleau compresseur du 3ème mandat.

Zeroual sollicité par des milieux divers qui expriment en particulier les rancoeurs des milieux militaires a renoncé à sortir de sa retraite.

La candidature Hamrouche, récurrente, est portée depuis quelques années par le FFS autour de l'initiative Ait Ahmed, Mehri, Hamrouche. Mais les hésitations de Hamrouche, toujours velléitaire, à s’engager sans un agrément de l’armée conduiront le FFS à appeler bientôt au boycott.

Le RCD a longtemps travaillé à une candidature de Sadi pour occuper l’espace laissé par le retrait d’Ait Ahmed.  Mais le souvenir de la cuisante défaite de 2004 l'a fait hésiter et manœuvrer. Que peuvent des observateurs étrangers, quels qu'ils soient, sinon constater la réélection sans gloire d’un candidat porté par le matraquage de la propagande étatique pendant que ses adversaires sont interdits d’expression et empêchés de s'organiser.

Confirmation du reflux de l’islamisme malgré une religiosité massive, les manifs pour Ghaza confirment le discrédit de l’islamisme modéré (MSP Nahda, Islah) et la décomposition de la mouvance FIS mais il y a aussi une recomposition et de nouveaux acteurs. Pourtant avec les manifs massives du 9 janvier appuyées sur la sortie des mosquées et avec Hamas en Palestine le crédit des islamistes peut remonter. Les marchandages de Djaballah avec Belkhadem montrent les limites actuelles de ce courant

Il n’y a pas de boycott. Il y a des appareils qui renoncent à participer après l’échec de leurs projets de candidatures. Sadi n'organise pas de boycott il décide le gel de son parti jusqu'en avril ! Le FFS a glissé de l'espoir d'un candidat vers un discours de rupture mais il n'a plus les moyens d'organiser le boycott des Kabyles. Taleb et Zeroual se retirent de la politique. Hamrouche craint la confrontation. Une écrasante majorité de la population ne votera pas. Y a t-il un mouvement politique implanté dans la société capable de concrétiser un boycott ?

 

4- Elections déloyales

Notabilités politiques et journalistes parlent d’élections fermées. Seraient-elles ouvertes si un autre Benflis représentant une fraction d’intérêts bourgeois était en lice. Seraient-elles ouvertes si Hamrouche était choisi comme candidat du consensus par les lobbies du pouvoir ? Non les élections ne sont pas loyales et depuis longtemps. La confrontation politique est faussée par l’impossibilité de créer un parti ou fonder un journal, par le refus d’agrément aux associations qui ne soutiennent pas le 3ème mandat, par les entraves manifestes aux libertés syndicales et au droit de grève, par le harcèlement judiciaire contre toute expression d’opposition, par l’interdiction des marches dans la capitale et la répression, par l’empêchement de toute diffusion publique par le monopole des médias lourds. Despotique parce que libéral, le pouvoir remet en cause l'ouverture politique et les libertés acquises en 88.

Cette déloyauté qui n’est pas nouvelle n’a pas empêché notre participation à divers scrutins depuis 91. Faut il rappeler que les conditions draconiennes des dernières élections locales, bien plus antidémocratiques que l’exigence des 75000 signatures nationales des présidentielles  n’a pas empêché une participation aux bilans contrastés dans un contexte national fait d’ambitions personnelles, de corruption et de clientélismes qui ne pouvait qu’obscurcir le débat politique.

Les élections sont aussi faussées par la fraude, cela renvoie au climat d'intimidation mais cela renvoie surtout à la mobilisation de la société. Il y a la fraude, il faut se battre contre, il faut l'empêcher. Il y a peu de fraude en Kabylie quand les appareils, représentatifs en 91, du FFS et du RCD se confrontent en Kabylie. Et le pouvoir n'a pu empêcher la victoire du FIS quand les quartiers populaires sont mobilisés pour lui. Démocratie signifie pouvoir du peuple. Le pouvoir triche, les candidats trichent. On ne peut faire la démocratie sans le peuple.

Quelle que soit notre décision, le PST dénoncera le caractère antidémocratique de ces élections. Par avance, comme aux législatives, nous contestons la légitimité du résultat.

 

7- Boycott, non participation ou candidature du PST.

Peut on transformer le désintérêt massif des jeunes et des masses populaires en une campagne de boycott ou va-t-on appeler boycott une démission de chacun devant son poste de télé, en fait une attitude d’abstention formulée de manière guerrière.

En 90, nous avons mené une campagne de boycott qui a réussi en Kabylie seulement. As t'on pu concrétiser le boycott populaire en refusant de reconnaître les mairies RCD élues avec une poignée de voix ? En 91, nous avons tous participé et la moitié des Algériens n'ont pas voté. En 2002, il y a eu un vrai boycott en Kabylie et un harcèlement des indus élus jusqu'à la dissolution de 2005.  En 2007, la non participation populaire est la plus massive de l'histoire malgré la participation massive des partis.

Les Algériens n'iront pas voter. Le mépris des élections est général. C'est un divorce avec le pouvoir mais c'est aussi un divorce avec toutes les représentations politiques. Le FFS n'est plus le parti du peuple de Kabylie, le RCD n'est plus une organisation active, la coalition présidentielle ne mobilise plus. Les partis islamistes sont en plein reflux. Le PT et le FNA sont des phénomènes électoraux pas des mouvements construits. Faut-il parler des MDS. Le PST ne peut raisonnablement envisager d'organiser un boycott.

Alors vient l'hypothèse d'une candidature de témoignage, d'une campagne comme en 2007 pour dire non, haut et fort, pour déconstruire le discours libéral et donner un peu de visibilité à nos idées et à notre parti mais aussi un peu d'espoir à nos alliés dans les luttes.

L'avantage d'une campagne présidentielle est qu'il n'y a pas de clientélisme familial ou régional, le PST en tant que tel fait sa propagande politique. Le recueil des signatures aurait pu être l'occasion d'une mise au travail concrète de nos militants et de nos adhérents à travers une trentaine de wilayas, l'occasion d'une diffusion de nos idées et de notre plate forme.

 

8- Il est trop tard pour participer.

Le principal défaut politique de l'option d'une candidature PST est que depuis 2007 nous n'avons pas réussi à maintenir le minimum de présence nécessaire. Nos efforts pour être présents aux côtés des luttes sociales ou avec Ghaza ne sont pas visibles. Notre campagne commence au moment des candidatures; Mais il y a plus grave;

La convocation du corps électoral peut avoir lieu le 26 janvier au lendemain de notre rencontre, il nous resterait alors quinze jours pour faire campagne. Au mieux, les dates pourraient se décaler de quinze jours. Il faudra produire le matériel de campagne, distribuer les imprimés et les recueillir dans ce délai très court ? La carnage de Ghaza interdit la campagne électorale par décence.

En 1999 nous nous sommes contentés d'annoncer une candidature autour d'une déclaration mais cela était précédé par un effort de propagande sur la nécessité d'une candidature anti-libérale. Mais en 99 on a pu l'annoncer à la télé et donner quelques éléments de son programme.

En 2009, une candidature témoignage alors que Bouteflika est pratiquement seul est déjà un peu risquée. La presse privée nous boycottera réduisant le bénéfice de visibilité.  Mais notre campagne risque de se limiter à la proclamation d’une candidature du PST. Cela peut seulement comme une caution complaisante d’un pouvoir isolé ?

Dans le contexte politique actuel, et en considération du retard de notre campagne ainsi que des conditions organiques et politiques du parti  le PST doit opter pour la non participation aux élections présidentielles.

 

Chawki  S. - le 20 01 08

 

Texte 4

Proposé par Hocine G 

(Remarques sur le texte 2 de kakou ci-dessus NDLR)

 

 

Pour commencer, mes félicitations pour l'effort.

 

1-       la caporalisation de l’UGTA n’est pas due au pacte social, mais au fait de sa direction composée de cadre du FLN & RND. En fait une annexe des deux partis au pouvoir.

2-      Paragraphe 6 : A/ a supposer que les algériens dont il s’agit sont les masses populaires, comment en finiraient elles avec le règne sans partage  de boutef ?  En émettant des vœux ou en organisant les forces pour ensuite engager le combat ?

                              B/le vœu s’avère difficile à être exaucé en raison d’une cacophonie autour de la révision de la constitution ou à cause d’une accumulation insuffisante des forces et des luttes ?

                              C/ « Boutef…règne sans partage » plus loin « sans la bénédiction des clans…il n’aurait rien imposé du tout ».une chose et son contraire  en fait.

   3-Si le pouvoir est à court de candidat crédible il ne va pas reconduire Boutef qui est discrédité. Le critère ici n’est pas la crédibilité mais la maîtrise du processus électoral dont lequel l’administration, acquise au candidat déjà au pouvoir, est passée maîtresse incontestable. En fait, Boutef dispose d’une marge de manœuvre importante

   4- A/ Ce qui intéresse les affairistes intérieurs et extérieurs qui se servent des différents rouages du pouvoir pour s'engraisser se foutent de la façade démocratique. Leur devise est:" gagner les élections et non la sympathie du peuple".

        B/Les élections prochaines auront lieu de toute façon. Elles interviennent à, terme échu. Elles sont ordinaires. Elles ne sont donc pas une échappatoire (paragraphe 11), mais un rendez-vous électoral prévu de longue date. Toutes les formalités démocratiques sont formellement réunies à commencer par l'amendement constitutionnel. Les limites sont inhérentes à la démocratie formelle d'une bourgeoisie compradore.

                     C/ Le pouvoir peut toujours offrir les conditions meilleures sans pour autant risquer de perdre l'élection

                     D/ S'il s'agit de voir dans la participation à la campagne électorale une caution parce que le candidat du pouvoir, Boutef, se représente, en quoi la présentation d'un autre candidat  par le même pouvoir changerai la situation?

   5- On aimerait bien pouvoir "acculer le pouvoir.", mieux, le faire changer. Mais pour le moment, c'est nous –les révolutionnaires et les masses laborieuses- qui sommes acculés.

   6-Le paragraphe 12 &13:" Abstention massive et camp du refus".

      A/ Hormis la presse bourgeoise qui est loin d'être neutre, c'est-à-dire qui n'exprime pas du tout, le point de vue des masses, nous n'avons aucun moyen de sonder l'état d'esprit de ses masses.

      B/Quant au camp du refus, il n'existe nulle part si ce n'est dans une hypothétique pétition qu'il ne faut pas amalgamer avec l'abstention potentielle.

      C/L'abstention exprime une attitude de démission qu'il n'est pas possible de capitaliser. Cette attitude est plus réceptive au discours religieux qu'à celui d'un parti politique invitant à la lutte. Il faut sans doute ajouter que des collectifs de travailleurs suspendent régulièrement leurs grèves pour ne pas contrarier Boutef. Ca aussi témoigne d'un type d'état d'esprit.

   7-paragraphe 14:La tribune dont il s'agit n'est pas la TV mais l'opportunité du moment, le contact avec les masses dans une situation de polarisation politique. La facilité relative d'accès aux lieux de rencontre…

   8-Paragraphe 15: L'objectif de ces gens (RCD et autres…) ne peut pas être le même que le nôtre. Il s'agit pour eux d'accéder au pouvoir par le jeu de l'alternance en gardant le système. Il s'agit pour nous de construire  les forces nécessaires pour prendre le pouvoir et changer l'ordre social.

   9- "Les moyens organisationnels et politiques du parti ne permettent pas de présenter une candidature…".  Nous n'avons aussi aucune possibilité de faire la révolution mais nous travaillons pour. Ce sont nos objectifs politiques qui déterminent notre conduite et non l'inverse. Nos moyens organisationnels déterminent en partie la distance parcourue.

 10- Au dernier paragraphe le camarade méprise les obstacles que nous pourrons rencontrer au lendemain de cette mascarade électorale. Is depuis quand a t-on connu des élections démocratique chez nous? Lorsqu'on a le souci de construire le parti révolutionnaire, on n'a pas le droit de banaliser et mépriser les obstacles sur son chemin et qui retardent son développement.

      Il n'est pas question de vendre notre âme de révolutionnaire, mais plutôt de la réaffirmer et de l'éprouver partout et en tout temps. Nos positions cohérentes ne sont pas notre démission devant les événements (les élections en sont un), mais la dénonciation du camp bourgeois et la défense de celui des masses laborieuses et opprimées. Mais, ce discours constant doit être expliqué et acheminé auprès des masses les plus reculées. C'est le seul moyen de gagner les masses à nos idées. La question n'est pas d'avoir peur des erreurs mais d'oser des initiatives, d'exploiter les situations et les brèches pour s'approcher de nos objectifs.

 

 

 

 Crise capitaliste dans le monde et en Algérie 

Une chance à saisir 

Cheikh Hocine

Il faut le dire et le répéter afin que le maximum de travailleurs, de paysans pauvres, d’intellectuels et de citoyens en prennent conscience : l’actuelle crise financière mondiale qui a déjà commencé à s’étendre à l’économie productive est une crise, une de plus, du système capitaliste. Face aux nouveaux repentis du libéralisme (une espèce en voie de développement accéléré par les temps qui courent), mais également face aux keynésiens de toujours qui entendent sauver ensemble le capitalisme en nous expliquant que la catastrophe a pour cause une prétendue déviation d’un système jugé fondamentalement sain, il convient de rappeler que le néolibéralisme a représenté, au cours des trois dernières décennies, le capitalisme réellement existant. Le néolibéralisme n’est rien d’autre que la forme dans laquelle le capitalisme s’est reproduit au cours de cette période.

Devant les nouvelles illusions qui percent, il s’avère indispensable d’expliquer que le keynésianisme vers lequel se tournent aujourd’hui dirigeants affolés et économistes et idéologues déboussolés ne constitue pas un remède miracle. Certes, il est possible – mais nullement inéluctable – que le retour à une régulation étatique de l’économie capitaliste contribue, à court ou moyen termes, à apaiser quelque peu la tension et à en limiter les effets économiques et sociaux les plus dévastateurs. Mais ce retour s’opèrera au prix de l’apparition de nouvelles contradictions et de grands dangers.

En prônant le patriotisme économique (protection de l’économie nationale) les différents Etats aiguiseront la concurrence entre les entreprises de leurs pays respectifs et, surtout, lui donneront un contenu politique qui se transformera certainement à moyen terme en un nationalisme économique qui risque de nous mener vers de nouveaux affrontements voire vers une nouvelle guerre mondiale. L’impérialisme se caractérise en effet par la lutte sans merci à laquelle se livrent les grandes puissances, ainsi que les puissances « émergentes » pour un partage et un repartage permanent de zones d’influence politique et économique. Par la destruction massive des forces productives qu’elles entrainent, les guerres font donc partie des moyens à même de « résoudre » provisoirement les contradictions du système capitaliste en permettant de relancer la machine économique, au moins pour quelques décades. Sauf que la prolifération des arsenaux nucléaires et autres armes de destruction massive menacent désormais toute l’espèce humaine et la planète elle-même.

 

Le socialisme, seule issue à la crise

Il convient donc d’expliquer, en résumé, que néolibéralisme et keynésianisme constituent les deux faces d’une même pièce, celle du capitalisme. Ces deux modes de gestion peuvent alterner, pour tenter de répondre, à un moment donné, aux problèmes concrets rencontrés par le système capitaliste. Mais ni l’un ni l’autre ne peuvent résoudre les contradictions fondamentales du capitalisme ni empêcher l’humanité de sombrer dans la barbarie ou dans l’autodestruction.

Seul le socialisme sera à même de dépasser ces contradictions fondamentales que sont :

- la contradiction entre le caractère de plus en plus mondial de l’économie et le caractère étroitement national des Etats.

- la contradiction entre le caractère de plus en plus social de la production et le caractère privé de son appropriation.

Cela, indépendamment des effets catastrophiques de la recherche effrénée du profit sur l’environnement de la planète.

Il y a donc nécessité pour tous les anticapitalistes de mener une lutte idéologique implacable et offensive pour expliquer que seul le socialisme viendra à bout des graves défis auxquels l’humanité est confrontée du fait du capitalisme. Il n’y a aucune échappatoire. Ni le repli nationaliste, ni le rêve d’un retour au prétendu âge d’or d’une société précapitaliste ne nous protègeront. La seule solution réside dans la socialisation de l’économie mondiale et dans l’association internationale des producteurs. La situation de crise actuelle est donc propice à la propagation de nos explications et de notre projet socialiste qui peuvent enfin trouver une oreille attentive auprès de millions et de millions de travailleurs et de citoyens qui sont en train de revenir de leurs illusions libérales.

 

Pour une alternative politique immédiate

Mais il ne faudrait pas en même temps laisser à penser et encore moins considérer nous-mêmes que notre réponse idéologique, celle du socialisme, nous tient lieu de réponse politique. Il ne faudrait pas, en d’autres termes, réduire notre réponse politique à notre réponse idéologique. Car si nous confondions la nécessaire bataille idéologique socialiste et la bataille politique concrète que nous devons mener dans l’Algérie de 2008, nous laisserions croire, et croirions peut-être nous-mêmes, que la révolution socialiste serait immédiatement à l’ordre du jour dans notre pays et qu’il s’agirait-là de la solution politique immédiate à proposer aux masses.

Or, cela n’est malheureusement pas le cas. Certes, le socialisme est historiquement à l’ordre du jour, en Algérie comme dans le reste du monde. Mais il n’est pas politiquement à l’ordre du jour et ce pour de nombreuses raisons. En voici quelques unes. Nous ne sommes pas aujourd’hui dans une situation révolutionnaire, ni même dans une situation prérévolutionnaire. Le pouvoir est fort, le mouvement populaire est faible, le niveau des luttes est encore insuffisant et purement réactif, le degré d’organisation est élémentaire voire, dans nombre de secteurs, proche de zéro… Quant à l’organisation politique à même d’indiquer la voie et de prendre la tête d’une révolution socialiste, elle en est encore au stade embryonnaire. Les masses, y compris les ouvriers, ne remettent pas en cause le capitalisme. Et pour ce qui est des couches petites bourgeoises dont la classe ouvrière a besoin pour faire la révolution, elles sont dans leur majorité hostiles au socialisme.

Il convient donc de distinguer soigneusement les niveaux idéologique et politique de notre bataille sous peine de laisser d’autres courants bourgeois ou petits bourgeois récupérer le mécontentement populaire en avançant des réponses politiques immédiates et concrètes.

 

Infliger une défaite politique au néolibéralisme

Partant de la crise actuelle, de l’état d’esprit réel des masses, de leur faible degré de mobilisation et d’organisation, de l’absence d’une direction politique reconnue par elles et du fait que nous nous trouvons dans un pays dominé par l’impérialisme, nous devons, en étroite relation avec notre bataille idéologique anticapitaliste, donner une  perspective politique claire à notre bataille politique. Dans l’état actuel des choses cette perspective doit viser à faire définitivement échec aux forces néolibérales, celles en particulier qui impriment leur marque au régime. Nous ne pourrons aller plus loin si nous ne commençons pas par empêcher le retour triomphant d’une politique néolibérale.

Notre critique du néolibéralisme doit donc être offensive et concerner tous ses aspects, ceux de la remise en cause de la souveraineté économique nationale face à l’impérialisme, des acquis sociaux des travailleurs et des masses populaires et des libertés démocratiques. Il faut exiger le retour de l’Etat dans l’économie pour la protéger des appétits impérialistes et des appétits privés non productifs, défendre les acquis sociaux qui subsistent et en arracher de nouveaux, défendre les libertés démocratiques menacées et en imposer d’autres.

Dans un premier temps et au vu de l’état actuel du mouvement populaire et de sa direction, cette bataille doit s’appuyer sur la crise mondiale et participer de la pression objective qui s’exerce sur le pouvoir afin qu’il renonce à sa politique libérale ou, à tout le moins, à certaines mesures. Celles qu’il a prises depuis quelques temps déjà se trouvent quelque peu en contradiction avec son orientation ultralibérale menée jusqu’ici : amendements de la loi Khelil, maintien dans le secteur publique de 200 entreprises initialement promises à la privatisation, substitution de la concession des terres industrielles à la cession initialement projetée, non privatisation du CPA, majorité de 51 % au moins pour l’Etat algérien dans toute association avec un partenaire étranger…  Il faut continuer en ce sens en travaillant à mobiliser et à faire converger les forces syndicales et politiques susceptibles de faire échec à certaines mesures telles que la cession de la gestion des ports aux Emiratis, la privatisation d’Algérie Télécom, la remise en cause du Code du travail dans un sens plus restrictif, les atteintes aux libertés démocratiques, etc.

L’échéance de la présidentielle pourrait justement constituer une occasion de travailler au rassemblement de ces forces autour d’une plate-forme commune comprenant les mots d’ordre et revendications traditionnelles que le PST propage depuis plusieurs années à travers ses campagnes politiques et électorales, ses écrits et autres déclarations.

 

Préparer une contre-offensive

Au vu de l’actuel rapport de forces, les adversaires des politiques néolibérales ne sont pas en mesure de faire davantage, c’est-à-dire de contraindre le pouvoir à changer de politique. Toutefois, parvenir à le faire reculer dans l’application de certaines de ses mesures serait déjà très positif et constituerait un encouragement au mouvement populaire.

Mais il ne faut pas se faire d’illusions. Le régime de Bouteflika-Ouyahia n’est ni celui de Chavez, ni celui de Morales ni celui de Correa. S’il prend quelques mesures qui contredisent quelque peu la politique suivie jusqu’ici, c’est contraint et forcé, parce qu’il se retrouve face à un mur (l’absence d’IDE, le détournement d’entreprises nationales au profit de multinationales…) et toujours dans la perspective de revenir ultérieurement – dès que les conditions s’y prêteront – à l’orthodoxie libérale. C’est ainsi que la décision de privatiser le CPA ou Algérie Télécom a été gelée et non pas définitivement abandonnée.

Les anticapitalistes ne doivent donc pas s’illusionner ni développer la moindre illusion au sein des masses sur le fait que le pouvoir actuel pourrait « changer de politique », car celle-ci répond aux intérêts de sa base sociale compradore (import-import, relais des multinationales…). Une politique antilibérale ne pourra quant à elle être menée que par un autre bloc social, un bloc social populaire où la classe ouvrière jouera un rôle de tout premier plan, mais à condition toutefois que ce bloc parvienne au pouvoir. Car si l’on entend se constituer en véritable alternative politique, il faut se rappeler que le préalable au changement de politique économique, à la rupture avec le néo-libéralisme et au lancement d’une politique antilibérale, sociale et démocratique réside dans la prise du pouvoir par ce bloc social populaire. Ce n’est qu’une fois les dictatures de droite renversées que les régimes progressistes d’Amérique latine (Venezuela, Bolivie, Equateur…) ont pu entamer, avec plus ou moins de conséquence selon les pays, une politique alternative.

L’action actuelle du camp populaire visant à s’opposer à quelques mesures ou à préserver des acquis sociaux et démocratiques doit donc impérativement s’inscrire dans une démarche politique à plus long terme qui n’est rien d’autre qu’une alternative antilibérale, anti-impérialiste et démocratique se donnant pour perspective la prise du pouvoir par les forces progressistes.

Dans cette perspective, le mot d’ordre de démocratie doit viser non seulement à favoriser la reconquête des libertés démocratiques mises à mal par le pouvoir afin de permettre aux masses de mieux se défendre et de mieux s’organiser, mais également à poser la question du pouvoir en des termes antagoniques tant avec le régime actuel qu’avec les islamistes.

Il convient, pour conclure, d’être conscient que nous aurons à faire face à la concurrence de forces démocratiques bourgeoises et petites bourgeoises. La meilleure façon de gagner l’hégémonie sur le bloc social populaire, et donc d’en prendre la direction, sera de lier en un seul tout revendications nationales (anti-impérialistes), revendications démocratiques et revendications sociales, ce que les forces démocratiques libérales s’avèrent pour leur part incapables de réaliser du fait de leur nature de classe.

 

Cheikh Hocine

Le 24 octobre 2008

 

Sortir du sous développement grâce à une super mosquée...

 

Des centaines de milliers de jeunes au chômage qui ont un regard bien sombre sur l’avenir en Algérie (dépressions, harragas, suicides...)

 

Et l’Etat Algérien qui  leur répond en proposant un mégalo-projet de complexe religieux au centre duquel trônera une mosquée pour 120 000 fidèles ! Le projet en question va engouffrer un immense budget au détriment de priortés criardes tels que l'emploi et le logement !

 

La coalition nationalo-islamiste de droite au pouvoir prouve, par ce petit exemple, son manque total de sens des priorités et démontre encore une fois son incapacité à nous mener vers le développement et l'importance de la distance qui la sépare de la majorité des algériens…

 

Signé : Krimo

 

Hasbin koulchi akhtif

« Ils veulent faire main basse sur tout » 

Imarat cheikh el aar

par FATEH AGRANE

 Juste après la rupture du jeune en ce mois de ramadhan, nous avons  droit sur notre petit écran a une insulte chorba  ( imarat eheikh lakhdar)  A une médiocrité frisant la débilité est venue s’ajouter  une langue de  bois que les meilleurs ébénistes ne pourraient aussi bien tailler ! La 12eme partie de ce 12 septembre, a été un appel au crime, le sieur LAKHDAR BOUKHARS  était fier du voisin qui tabassait sa femme et l’encourageait à le faire pour qu’il soit un homme au sens plein du terme !

Il encourageait à frapper la femme, comme le font les sanguinaires ! Il l’encourageait a la T .V d’Etat dans le pays  des moudjahidate  des résistantes et des martyrs ! 

Il l’encourageait à tabasser la mère car je suppose qu’il n’est pas digne d’elle 

Il l’encourage à frapper la sœur car il ne mérite pas d’avoir la vie devant lui !

Il l’encourage à taper l’épouse car il est incapable d’aimer !

Il l’encourage à taper la femme car il est la haine !

Il piétine les droits élémentaires de l’Etre humain 

Il piétine notre constitution 

Il perpétue ce qu’avant lui des députés de l’ex parti unique à l’APN débattaient a savoir la longueur du bâton avec lequel on doit battre sa femme, c’était avant octobre 1988 !

Il le fait aujourd’hui avec la bénédiction des responsables de la culture de mon pays !

Chez un pouvoir qui respecte sa mère , ces derniers devraient être dégommés sur le champ !

Ce BOUKHARS qui sévit a la télévision d’état en petite famille,( regarder la liste du générique du film) et ses protecteurs devraient répondre de leurs crimes ! Sous d’autres cieux, on n’a pas le droit de frapper un chien ! Chez nous, les plus arabes que les arabes, les plus musulmans que les musulmans, les plus révolutionnaires que les révolutionnaires, en plein milieu de RAMADHAN,  à la TV d’Etat, on légitime le crime, l’agression et on organise la réconciliation comme l’a fait CHIKH LAKHDAR !

 NON A LA HAINE  ! DITES LE ! Envoyons tous une lettre a Mme KHALIDA MESSAOUDI pour lui dire que : NOUS NE VOULONS PAS QUE TU SOIS TABASSEE ! 

Qu’aucune femme ne soit battue ! 

Qu’aucun être ne soit agressé ! 

Fateh Agrane 13 septembre 2008

 

 

*titre de chanson écrite par Mustapha Toumi et chantée par HADJ M'HAMED EL ANKA

 

- Irak un texte de Hocine Guernane 27.01.03

«Nous continuons à nous réserver le droit suprême de déclarer la guerre à l’Irak si cela est nécessaire seuls ou avec une coalition volontaire». Collin POWEL à Davos le 26.01.2003.

 Défini comme faisant partie de l’axe du mal, l’Irak est dans le collimateur des USA qui se préparent à lui déclarer la guerre. Une guerre présentée comme un combat pour la démocratie, les droits de l’homme et la paix dans le monde.

Un dispositif militaire avec un arsenal d’engins de guerre des plus impressionnants et cauchemardesques, de quoi ensevelir le peuple Irakien sous les bombes, est amassé dans la région attendant le signal.

Officiellement, cette guerre consiste à écarter le dictateur Saddam du pouvoir, débarrasser le monde d’une menace nucléaire, chimique et bactériologique et installer un gouvernement démocratique coopère avec la communauté internationale. En réalité, comme en Afghanistan, cette guerre est une guerre de brigandage impérialiste dont les USA cherchent en fait à soumettre l’Irak et le doter d’un gouvernement servile totalement inféodé à Washington pour mieux contrôler la région, piller ses ressources…

Les USA désignent Saddam comme la cible à abattre c’est pourtant au peuple Irakien qu’on fait la guerre. Un peuple qu’on utilise comme cobaye sur un champs manœuvre qu’on appel l’Irak pour expérimenter leur engins de la mort avant que nos propres dictateurs accourent pour en acheter et s’en servir contre leur propre population

En 1991, lors de la première guerre du Golfe, les USA étaient sur le point de capturer Saddam avant de stopper  nette le progression pour accorder justement à Saddam la liberté de manœuvre et d’action, même aérienne, pour mater et écraser la rébellion des minorités qui se sont soulevées au nord, favorisées par l’état de guerre.

En Afghanistan, les USA et leurs alliés n’ont pas soutenu l’opposition islamiste disponible aux talibans, au contraire, ils s’en méfiaient et ont préféré faire cavaliers seuls pour avoir le butin à eux seuls. Ils ont interdit même aux français de prendre part aux combats et finissent par placer un gouvernement totalement inféodé à la maison blanche avec des gardes du corps et des hommes de main américains.

Les USA vont certainement balancer sur l’Irak leur stock d’armes et expérimenter de nouveaux gadgets pour relancer leur industrie d’armement principal moteur de l’économie américaine. Mais cette guerre constitue tout de même un véritable casse-tête pour les USA. La  première guerre n’a pas été sans perte humaine du côté des alliés, les conséquences de la radioactivité sur les soldats alliés, la présente guerre risquerait de déstabiliser la région, les USA ont besoin de cette guerre, l’expérience de la 1°  guerre du golf ont révélé un risque de rébellion des population du nord pour une réelle démocratie que les USA ne sauraient admettre. Tous ces éléments paradoxaux font que les USA sont plus favorables à une épuration du pouvoir baathiste. Ils ne sont nullement intéressés par l’anéantissement du pouvoir militaire et policiers Irakien, très efficace pour mater la population, mais uniquement par leur soumission à leurs ordres.

Sur le font intérieur américain, cette agitation guerrière comme celle qui a suivie les attentats du 11 septembre, que les dirigeants exploitent pour galvaniser les sentiments patriotiques des masses populaires et qui est en train de passer dans la mémoire collective comme la raison historique et politique majeure pour faire accepter aux travailleurs Américains tout les sacrifices et soutenir les visées guerrières de leurs bourgeoisie et leur capitalisme militarisé. Ils développent donc une extraordinaire propagande pour aligner le prolétariat Américain derrière sa bourgeoisie impérialiste en acceptant une large exploitation qui se traduit dores et déjà par des cadences de travail infernales dans les usines de fabrication d’armement.

L’ONU sert, elle, de couverture et de caution à l’impérialisme Américain en lui offrant la légitimité internationale, mais reste impuissante, honteuse et complice devant la tragédie palestinienne, kurde, tchétchène …Cette ONU qui légalise l’embargo imposé au peuple Irakien et qui pilote le programme « pétrole contre nourriture » qui affame des centaines de milliers d’enfants, de personnes…

Devant cette guerre, l’Algérie observe un silence complice. Après avoir soutenu fermement l’envoi d’inspecteurs de l’ONU pour fouiller l’Irak, elle intervient au Vénézuela pour prévenir la crise pétrolière qui nuirait aux USA important client du Vénézuela, en cas de guerre contre l’Irak (officiellement pour aider Chavez). C’est dans le cadre de cette guerre qui s’annonce qu’un accord est proposé aux Vénézueliens par les USA.

Aujourd’hui, en Amérique, en Europe, dans les pays Arabes…des manifestations ont lieu pour dénoncer et exiger l’arrêt de cette guerre. Les révolutionnaires dans le monde n’ont évidemment pas les moyens d’empêcher cette guerre et encore moins de la transformer en révolution. Ils ne peuvent qu’appeler et prendre part  à des mobilisations contre cette agression et mettre à la disposition et au service  des masses laborieuses  leurs connaissances, leurs intelligences politiques, leur théorie révolutionnaire,le « marxisme vivant ».

Salutations militantes.

Hocine, le 27.01.03

- Appel d'Azwaw 

Notre situation.

 Je m'adresse à tous ceux qui sont de gauche . Nous sommes dans une situation critique : on est en relâchement. La société algérienne vit un grand marasme social, politique et culturel, et ce sont des facteurs générateurs de mouvements de protestation et de rebellions, mais nous vivons une stagnation totale, après le mouvement de protestation de 2001 et sa désorientation, la société a abandonné toute lutte et toute revendication et a divorcé avec le mouvement social et avec tout parti politique.

 Les accords avec l'UE continuent a se faire, l'Algérie va entrer dans l'OMC, les multinationales investissent l'Algérie , la privatisation des sociétés nationales se fait de plus en plus , sans que tous ceci ne voie une protestation ou même une préoccupation de la part de la société , sauf une petite résistance syndicale .

 Par devoir, l'élite doit intervenir et orienter cette société ou cette masse populaire complètement perdues. Camarades , nous devons faire en sorte de mobiliser cette masse populaire et de l'orienter vers un mouvement de protestation et de revendications sociales .

Le travail qui reste a faire est un travail d'organisation et les facteurs d'organisation sont généralement les revendications sociales, et autre que ces revendications ne rassemblent forcement et sont sujet de critique et peuvent devenir utopique ( la plate-forme d'El Kseur ).  

 On peut organiser les masses, et faire un travail de revendication en rassemblant ces dernières près des associations qui aurons pour but de les préparer à être conscientes et prêtes au combat.  En étant organisés et unifiés, nous réussirons le mouvement, mais surtout en étant présents.

 Ceci est un essai de participation , à vous de répondre.

Azwaw

 



[1] Expression poétique empruntée tirée d’un texte d‘Imprecore.

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