Cette étape est dédiée à la mise en commun des échantillons rythmiques individuels énnoncés au cours de l’étape précédente.
Ici la mise en pratique de jeux d’échanges interpersonnels de ces échantillons, toujours au sein du cercle du groupe, donne aux participants de l’atelier la possibilité d’analyser leurs réactions dans ces intéractions et les rapelle à la source des comportements de la vie quotidienne.
L’imitation et la reproduction des échantillons de chacun des participants par les autres membres du groupe met en lumière de façon bien nette et particulièrement profonde les deux tendances majeures qui marquent les relations quotidiennes des êtres humains : la tendance de s’affilier avec les autres pour satisfaire l’instinct grégaire et la tendance opposée d’affirmer sa propre individualité.
Après avoir pris connaissance pendant la relaxation de la richesse de l’espace imaginaire personnel née de la rencontre du sensoriel, de l’intellectuel et de l’émotionnel puis d’en avoir créer une représentation sonore à partir des rythmes perçus dans le corps lors de la dynamisation, le participant fait face dans cette dernière phase aux forces antagonistes de l’externalisation et de l’internalisation.
La synchronisation de ces forces créatives individuelles donne de la cohésion au groupe. Cette cohésion s’affirme ici dans la nécessité pour chacun de trouver l’équilibre entre le désir d’autonomie et le besoin d’appartenance au groupe.
La créativite remplit alors sa fonction de renouvellement de l’ordre établi, non seulement pour une amélioration du positionnement personnel dans le monde, mais aussi pour une amélioration des modes relationnels dans le groupe social.
Le tissus des rythmes ainsi établi sert d’appui-élan à la dynamique de création. Mélodies, chants, danses arts plastiques, lumières, comme autant de langages émergent de ces balbutiements rythmiques vers une production artistique, modèle remplissant à son tour le rôle d’émouvoir un public si quotidien soit-il.