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PRESENTATION DU LIVRE IV-
THEMES DEVELOPPES IV-3
L’absence d’esprit solidaire parmi les réfugiés L’antagonisme béant est évoqué
du début à la fin du récit entre les classes des forts et des faibles,
des dignitaires et des paysans, des militaires et des civils. L’auteur
démontre les obstacles qui empêchent « la communauté des
réfugiés » à bénéficier des qualités ordinaires de toute
communauté sociale constituée. -p38 : …cette compagnie
confuse où chacun devenait de plus en plus un obstacle de l’autre -p74 : la mort d’un
réfugié riche, d’un homme d’affaires, d’un ancien dignitaire du
régime, d’un grand intellectuel (…) constituait pour les castes
opposées d’excellents nouvelles … Les termes relevant des relations
familiales comme frère, père renvoient à des significations
plus larges: -p12 :
Le pays était mien mais ces hommes n’étaient pas mes frères. -p35 :
Nous nous offrions en holocauste à l’étranger, en rançon
des péchés de nos pères… -p65 :
La soi-disant « communauté ethnique des frères de sang et de
destin, de même nom et de même nez » nous semblait étrangère.
Elle n’avait réellement rien en commun, à part le mal. -p104 :
Et s’ils m’avaient tué, quelle erreur imputerions-nous à ces
pauvres villageois qui avaient pourtant le même volume de nez que moi,
etc. mise à part leur ignorance . Ils permettent d’identifier la
communauté en question de réfugiés hutu suivant le critère physique
classique de leur différentiation ethnique/raciale, à savoir la forme du
nez, ainsi que l’origine lointaine de leur conflit. Enfin, d’autres expressions plus
rudes sont employées pour extraire de cette communauté les groupes en
droit de protection internationale, les réfugiés en état de faiblesse
et de droit civil. Ce thème semble le pilier de toute l’œuvre, car
l’objet numéro un de l’auteur est de montrer qui souffre davantage
dans ce calvaire, en plus de quelle genre de souffrance subie. -p55 : Des tirs
incontrôlés venaient de toucher une femme … -p60 : tout ce que le Blanc
destinait aux plus vulnérables finissait dans les mains des plus forts et
des plus malins -p82 : les enfants et les
femmes furent piétinés Malgré donc les slogans qui ont
justifié l’invasion APR du Zaïre, « contre les miliciens et les
ex-FAR », le récit démontre clairement qu’aucun milicien ou
aucun militaire ex-FAR n’a été touché, ni n’a été la cible de
cette absurde opération rwandaise. Un seul militaire tué sur un post
de garde à Tingi Tingi, est évoqué pour plus de sincérité (p79).
S’il y en avait eu d’autres tués, ils auraient été mentionnés
certainement. |
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Publication de l'équipe des Journalistes Modérateurs des Grands Lacs (JMGL). |
Directeur : Philippe MPAYIMANA, Journaliste et Militant des Droits de l'Homme. |