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PRESENTATION DU LIVRE I-
OBJECTIFS ET CONCLUSION A plusieurs endroits du récit, le
narrateur laisse entrevoir sa position et ses propositions pour sortir de
la crise. La mise à nue de la communauté
Hutu dans ce qui est ses défauts et ses faiblesses ne vise autre chose
que susciter leur conscience passive à l’action et à
l’autocorrection. -p39 : vrais Hutu aux
ventres bornés -p39 : certains avaient le
droit de tuer et les autres le devoir de mourir -p88 : vous nous avez
toujours menti que vous nous sauverez et vous persistez dans l’erreur de
ne pas avouer votre faiblesse ! Les tournures relevant d’un véritable
engagement sont fréquents et ne tombent pas dans le récit au hasard. -p83 : Je condamnais les
dirigeants de l’époque… -p65 : mon cœur reportait
à demain mon nouvel engagement L’ONU et la communauté
internationale sont aussi condamnables pour leur revanche sur elles-même
après avoir échoué de protéger les Tutsi au Rwanda en 1994, elles se
refusent de protéger les Hutu au Zaïre en 1997, ce qui les enfoncent
davantage dans cette sottise du silence et du cynisme que nous devons leur
accuser éternellement. Par ailleurs, l’auteur affiche
une grande compassion envers les enfants tués, rescapés ou naissant dans
cette circonstance difficile. Tout en critiquant l’insensibilité de
l’autorité du HCR face aux cris des enfants, il critique aussi leur
utilisation par les responsables du camps pour l’accueil du HCR, ce qui
aurait été bien vu si l’événement était organisé par une
association en faveur des enfants (p66-67). C’est sur eux qu’il fonde
l’espoir de sa communauté : -p56 : le rejeton de la
souffrance, pilier de l’Espoir, emblème pour notre combat pour la paix
et la solidarité -p78 : Je priais qu’à
chaque fois, comme au dernier incident, les enfants puissent survivre. -p111 : Je voulais souffler
à sa mère le nom de Tuza (signifiant ‘du calme’), pour que son bébé
devienne le militant de notre paix. Cette naissance spectaculaire en
cours de route sera effectivement le symbole de l’association TUZA à
laquelle l’auteur dédiera plus tard ses droits. (Consulter le site :
www.moderation.be.tf pour en
savoir plus). En effet, il s’agit d’une
harassante plaidoirie pour les principes de protection de la vie : -
Tuza : Assez de violence et d’entêtement de l’oppresseur armé
de Kigali ; -
Tuza : assez de souffrance, de panique et de frustration du faible réfugié ; -
Tuza : assez d’insouciance et de complicité de la Communauté
Internationale Au milieu de la forêt, comme dans
la littérature évangélique il est question du désert, une voix prophétique
annonce la bonne nouvelle, la nécessité de protéger la vie humaine, coûte
que coûte, et la culture de la solidarité entre les hommes. Enfin, trois valeurs morales et
sociales émergent dans l’intention de l’auteur : LA SOLIDARITE,
LA LIBERTE ET LA JUSTICE. La solidarité est à la base de la paix car
elle conduit l’homme à sympathiser avec ceux qui souffrent et donc à
ne jamais souhaiter de souffrance à autrui. La liberté est essentielle
parce qu’elle permet de tenir en éveille les membres d’une société
contre les dérapages en favorisant une concurrence positive. C’est la
liberté qui soutient la vérité et vice versa. C’est par la liberté
que les rescapés célèbrent et célèbreront sans rancune la mémoire
des leurs disparus, sans contrainte ni frustration. La liberté est aussi
le fondement de la justice, celle-ci étant à son tour la fin et le début
de toute lutte sociale. Présentation
et signature à La Librairie Les Alizés Paris
5è Ce
15 mai 2004 Philippe
Mpayimana |
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Publication de l'équipe des Journalistes Modérateurs des Grands Lacs (JMGL). |
Directeur : Philippe MPAYIMANA, Journaliste et Militant des Droits de l'Homme. |