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PRESENTATION DU LIVRE I-
THEMES DEVELOPPES IV-2
L’absence d’une couverture médiatique et humanitaire L‘identité même du personnage
central et l’intérêt qu’il attache à la collecte des témoignages,
à l’écoute des radios internationale et à ses analyses librement
poussées démontrent qu’il est sensiblement touché par les lacunes du
monde moderne en Afrique. Journaliste, il est abandonné au même titre
que les réfugiés. D’autant plus que son employeur est une ONG
occidentale, la Fondation Hirondelle, suisse, il aurait bénéficié
d’une attention spéciale, qui lui aurait permis de garder une
quelconque liaison avec le monde extérieur. -p19 :
Faute de micro, de studio et d’émetteur, je me trouvais fort
inutile… Les larmes humectaient mes yeux sans couler et je sentais, de
l’intérieur, s’imprimer les premières lignes de ce récit, de ce cri
lancé aux oreilles sourdes de la Communauté Internationale. Les médias n’ont pas résisté
aux difficultés rencontrées et se sont retirés impitoyablement. -p18 :
« Leurs difficultés étaient liées non seulement à
l’évolution accélérée des évènements, mais aussi à la censure et
à l’expulsion des médias par les autorités zaïroises. » L’auteur regrette le retrait
massif des médias. Combien de journalistes de guerre n’ont-ils perdu
leur vie à la recherche de l’information et de la vérité utiles aux
victimes des conflits ? Ce sont des héros tels que ceux enregistrés
en Afghanistan, en Irak, en Côte d’Ivoire, etc. ; mais au Rwanda,
au Zaïre, aucun journaliste n’a tenté de chercher à savoir ce
qui se passait du côté où les balles tombaient, de pénétrer la jungle
avec les réfugiés. S’il eût été même écorché par une simple
épine d’arbrisseau sauvage, nous lui attribuerions aujourd’hui les
mêmes honneurs que ceux des martyrs défunts sur tous les fronts de
l’information. C’est dans cet ordre que j’ai présenté comme un
grand événement, malgré mes critiques, le dernier journaliste à
quitter Bukavu (p23). Ça aurait été un courage adorable de sa part. Sur
un fait avéré, il critique : -p56 :
L’image de cette femme assassinée n’a paru dans aucune presse, tant
nationale qu’internationale. Pourtant elle est l’héroïne du silence
des Hutu, martyre de l’abandon du monde et représentation exacte de
notre passion, de notre désolation. Dans la suite du récit, l’auteur
critique sans vergogne l’ONU, les agences onusiennes dont le HCR
principalement, le Conseil de Sécurité, certains chefs d’Etat
complices tel le président américain Bill Clinton, ainsi que les
gouvernements américain et britannique (pp62-72). Seul pays à avoir fourni certains
efforts, la France, mais avec des limites imposées par l’accélération
des événements. (pp90-92) |
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Publication de l'équipe des Journalistes Modérateurs des Grands Lacs (JMGL). |
Directeur : Philippe MPAYIMANA, Journaliste et Militant des Droits de l'Homme. |