Description plan par plan de l’œuvre:
Il y a un poteau, une colonne devant un escalier de 11 marches d'une teinte brunâtre avec des reflets de verre. Un garde est posté à côté de l'escalier, lance/hache à la main, chapeau noir à plume rouge et habit rayé noir et jaune. Des gens sont dans les escaliers; habillés colorés, dont un avec une grande toge rouge. Ils font la révérence vers la droite et sont 9. À leur droite est situé un homme, livre à la main, sandales aux pieds, toge grise (brune) de moine qui descend les escaliers. En haut des 11 marches, il y a u pilier, un étage. Sur le mur se dresse une tapisserie d'un écusson rayé en pointes blanches et rouges sur fond bleu qui, lui-même, est sur fond blanc avec dorures. L'escalier se sépare en deux branches. Celle de gauche a trois personnes qui se retournent. Deux lampes sont postées de chaque côté. Du côté gauche, il y a une loge avec une personne. Les rampes sont très détaillées. Les personnes en tas sont durs à dénombrer.
Analyse
L’œuvre est "à la ligne" et a une perspective. Le point de fuite est les armoiries de Richelieu, ce signe rayé blanc et rouge sur le mur. La forme semble ouverte. En effet, des choses semblent coupées. Par exemple, la fin des escaliers n'est pas visible. Le travail à la ligne est visible grâce à la multitude de détails soignés: le fer des rampes, le détail des costumes. L’œuvre a de la multiplicité. Essayer d'enlever un de ces personnages de la bande du premier plan. Ils sont durs à distinguer, alors imaginez les enlever. L'éclairage est clair. La lumière est théâtrale. Pourtant, des détails sont durs à détailler (encore une fois les hommes..)
L’œuvre est exagérément détaillées. On peut presque compter les cheveux de l'homme en rouge. Les rampes sont très linéaires et détaillées. Les poteaux qui tiennent les lampes sont aussi très détaillées. Les robes sont pleines de plis faits de lignes et non de tache, etc. Or, à cette époque, une guerre entre les Académiciens qui, tenant leurs techniques des classiques, utilisaient la ligne, et d'autres qui, suivant le chemin tracé par Delacroix et "La liberté guidant le peuple", sont convaincus que l'art se poursuivra à travers la tache. D'ailleurs, ces derniers sont de plus en plus arrogants, dirais-je, avec leurs techniques. "La loge" de Renoir est beaucoup moins linéaire que l'oeuvre de Delacroix. Et elle le deviendra encore moins avec es impressionnistes qui travaillent tellement à la tache que, de près, l'on ne distingue pas le dessin, mais seulement un ensemble de taches de couleurs.
Comme l'œuvre rend hommage, comme le titres et les révérences le prouvent, à un homme sous Richelieu (puisque le point de fuite met de l'emphase sur le blason de ce cardinal), créateur de l'Académie de peinture, peut-être ont ils repris la technique académique classique pour se situer dans l'époque de Richelieu.
L'extra, voire même l'ultra linéarité de l’œuvre est pour contrer la tache de plus en plus présente. D'ailleurs, n'est-ce pas une tache de couleur, caractéristique de la technique de tache, qui se prosterne devant un homme droit et gris...?. |