1. Introduction : L’héritage classique, réaction et continuité
Théâtre populaire, dit de masse, au 19e siècle, il marque plus la pré-modernité que la modernité elle-même. C’est un théâtre théorisé; les créateurs réfléchissent à leur pratique. Les plus grands de cette époque sont Hugo, Musset ainsi que les deux Dumas. Les plus populaires de l’époque sont maintenant oubliés. Il débuta avec la révolution française. À cette époque, le théâtre post-classique est rendu plate, sans génie, répétitif et n’intéresse plus personne, à part les aristocrates.
2. La victoire des bourgeois
Ceux-ci amenèrent une nouveauté : la culture de l’immédiat. C’est le déclin du mécénat et l’avènement du système commercial. Les aristocrates n’ont plus d’argent pour faire du mécénat, donc on commence la vente de billets à la porte. On veut faire de l’argent, donc on attire le plus de public possible. Un nouveau public amène de nouvelles valeurs, dont l’utilitarisme. Quand on paie pour quelque chose, il faut que ça serve, par exemple à éduquer, à moraliser, etc.
3. Le drame bourgeois et le pré-réalisme
Ce théâtre est aussi connu sous nom de drame pré-romantique. Il est réaliste. On y traite de thèmes connus. Le public est inculte, donc on y traite de vie quotidienne. Il est aussi pathétique. Il utilise la théorie de Rousseau selon laquelle l’homme naît bon; la société le corrompt, donc la raison, en réaction avec le théâtre classique. Il faut donc abolir la raison. Il reste la passion, la sensibilité, l’amour. Le drame bourgeois ne parle pas aux têtes des individus qui forme son public, mais bien à leur cœurs. Il est aussi moraliste.
4. L’avènement du romantisme
Les points de repère quand à la naissance de ce mouvement sont, en premier lieu, en Allemagne, en 1780, avec, par exemple, Goethe, et en France, en 1825.
5. Les valeurs romantiques
Celles-ci sont semblables à celles de la modernité. La première est l’exaltation de la nature, avec, par exemple, le bon indien et les scènes en nature. La conséquence de celle-ci est la confusion des genres. On utilise la loi naturelle, ce qui contredis la règle classique des trois unités. Il y a aussi rejet des vers. Deuxièmement, le rejet de la raison invite l’auteur à parler à la sensibilité, au côté bon de l’individu. Il y a aussi le rejet de la civilisation, ce qui amène à une idéalisation du passé. Le principe d’égalité est aussi une valeur importante. On se porte donc à la défense des opprimés. Le détail vrai, la mélancolie, même dans les comédies, et la morale complètent cette liste.
6. Caractéristiques du spectacle romantique
Il y a quatre caractéristiques, qui sont quasiment des règles : la théorisation, par exemple la Préface de Cromwell de Hugo, en 1827; le culte de la nouveauté dans le sujet et la façon de l’aborder; l’engagement et la primauté du sujet sur l’objet, caractérisée par un point de vue individualiste sur le sujet et beaucoup de subjectivité. La dramaturgie et les personnages n’ont pas de consistance. Ils ne sont que porte-drapeaux. La scénographie est grandiose; on y utilise de vrais chevaux, de vrais arbres, etc. Elle est spectaculaire. Le jeu et les conditions pratiques de la représentation sont outrés et excessif, vue les contraintes techniques. L’organisation, quant à elle, est basée sur une distribution par emploi et un système de répertoire.
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