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   Stéphane Mallarmé ( 1842 - 1898 )
Il naît à Paris en 1842. Il écrit très jeune ses premeirs vers. Il lit en 1861 des " Fleurs du Mal " de Baudelaire qui auront sur lui une influence déterminante. Cela le conduit notamment à un rejet du Romantisme. Les poèmes publiés en 1866 dans Le Parnasse Contemporain témoignent déjà de son exigence artistique.

La même année, Mallarmé découvre la philosophie de Hegel : il a alors la révélation d'un possible fondement métaphysique à sa vision de la poésie : quête de l'absolu par le truchement d'un travail acharné sur le langage. Ce sera l'entreprise de sa vie.

Il commence deux longs poèmes : " Hérodiade " et " L'Après-Midi d'un Faune ",publié en 1876,qui inspirera par la suite le compositeur Claude Debussy. " Toast Funèbre " et " Le Tombeau d'Edgar Poe ",parus respectivement en 1873 et 1877,témoignent de sa recherche d'une poésie de plus en plus épurée. Cette évolution se poursuit avec " Prose pour Des Esseintes ",en 1885,et " Poésies " ( 1887 ),d'un accès difficile au profane.

En 1897 : " Un Coup De Dés Jamais N'Abolira Le Hasard ",publié dans la revue Cosmopolis, surprend par son audacieuse présentation typographique, qui correspond elle-même à une intense et rigoureuse recherche intérieure.

La même année, " Divagations " présente l'ensemble de ses réflexions sur l'art poétique.

Mallarmé s'épuisera dans cette quête métaphysicopoétique, unique dans notre littérature ( Paul Valéry essaiera bien de "reprendre le flambeau" ... ),mais qui laisse au poète un sentiment d'échec et d'amertume.

Ce chercheur farouche et solitaire, peu à la mode de nos jours où l'on privilégie facilité et démagogie, est à l'époque entouré d'admirateurs : dès 1880,rue de Rome, il reçoit chaque Mardi de nombreux artistes, peintres, musiciens, écrivains, fascinés ou attirés par sa démarche, parmi lesquels : Paul Claudel, André Gide, Oscar Wilde, Paul Valéry, Emile Verhaeren... Ces " Mardis " de Mallarmé feront date dans l'histoire de la littérature. On le considère souvent comme le chef de file du mouvement symboliste.( Encore qu'à cet égard les avis soient partagés...).

Sa notoriété s'accroît encore grâce à Verlaine et à Huysmans qui l'évoquent respectivement dans " Les Poètes Maudits " et " A Rebours " ( oeuvre majeure de cette fin du XIXème siècle, hélas aujourd'hui trop oubliée...).

La mort surprend Mallarmé alors qu'il travaille avec acharnement à son manuscrit, "Hérodiade",en 1898.

 
 
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