| La Page de Jean-Marc Bélanger |
| - Si, par aventure ou par nécessité, l'homme consacre de son temps à des tâches de cuisine ou de ménage, il aura souvent la prétention de les accomplir mieux que les femmes présentes car là comme ailleurs, il se veut plus doué, plus habile, plus compétent, plus intelligent... - Souvenir après le mariage ou à la suite de la naissance du premier enfant, l'homme à une attitude de plus en plus autoritaire à l'égard des femmes. L'agréable compagnon amoureux se transforme alors en un tyran requérant "sa" femme qu'elle se comporte comme telle, c'est à dire conformément du modèle corporel-émotif féminin et maternet dans toute sa rigidité. - L'homme tente de tous ses efforts d'obtenir un pouvoir sur les hommes et les femmes qu'il aura pu inférioriser grâce à sa puissance - du moins le croit-il. - Le code qui régit les rapports de sexe attribue à l'homme entre autres caractères, raison, logique, intelligence, décision, esprit, culture, et physiologiquement ces propriétés "masculines" sont associées à la tête. Par opposition les femmes se voient caractérisées comme émotives, intuitives, sensibles, sensuelles, indécises, ancrées dans la chair et dans la nature et, de plus, c'est le coeur qui parlerait chez elles. - C'est notamment par les vêtements, les parures et l'arrangement capillaire que l'homme informe visuellement de son appartenance à la classe de sexe masculin. - Le vêtement renseigne sur une identité, une appartenance à un groupe distinct d'autres groupes. - L'homme est souvent habillé d'une palette de couleur des plus ternes et des plus restreintes, où le gris domine, le bleu marine et le noir le voisinant. Seule la cravate apporte une touche de couleur au sombre ou terne ensemble. - La cravate joue un double rôle: d'abord, mille fois, l'a-t-on dit, symbolise le pénis et ensuite elle constitue un résidu de la morale prescrivant la contenance, soit le refoulement de l'expression des émotions de l'homme. - L'homme n'exhibe que sa tête et ses mains car il se veut penseur, concepteur, manipulateur et fabricant. - L'expérience émotive de l'homm, jugée par des contrôles et des refoulements répétés sa vie durant, est des plus réduites: maux, peines, colères, frustations, joies contenues, qui souvent ne s'expriment que sous des formes soit explisives, soit agressives. Entre hommes, la restriction des sentiments fait en sorte que chacun s'entoure de "relations", de connaissances et de copains, mais forme très rarement des amitiés profondes. Pour le côté féminin: - Le rôle de sexe principal des femmes concerne la procréation, l'entretient du foyer et des membres de la famille, l'éducation des enfants, tant sur le plan corporel, cognitif qu'affectif. - Les valeurs et les normes régissant la vie sociale des femmes sont centrées sur la procréation, la sauvegarde de la vie humaine et son entretien. - Le don de soi est la qualité cardinale de toute femme. - Les modalités sociales de la reproduction de la vie humaine et du don de soi sont déterminées par la relation d'appropriation de la femme par l'homme. - Les femmes sont considérées comme des objets que tout homme doit s'efforcer d'acquérir afin de s'en servir comme instrument et fin de son pouvoir. - Le modèle corporel-émotif féminin se crée socialement sous diverses figures, élaborées par les producteurs culturels et les artistes, pous diffusées aux soins des institutions de régulation sociale et des médias de communication. - On peut identifier une panoplie de figures de la féminité(selon Xavière Gauthier): la femme-nature, la femme-fleur(vierge,enfant), la femme-fruit(objet de consommation), la femme-terre)mère, médiatrice, muse), la femme-astre(créature céleste et divine), la femme insaisissable, la mante religieuse, la femme fatale, la voyante et le sorcière. |