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Un comportement politique sans initiative
Essais réalisé dans le cadre du cours
Communication orale et écrite
Cégep Lionel-Groulx
Session H-1999
Professeure: Raymond Poulin
Au cours de sa courte histoire, le peuple québécois a souvent eu des choix de société à faire. Mais ces enjeux se sont en grande partie soldés par des échecs. Pourquoi la majorité de ces actions politiques n’ont  pas, ou à peu près pas été acceptées par le peuple québécois? Dans son essais « Le Murmure Marchand », Jacques Godbout a porté une réflexion sur le comportement politique des québécois à partir du référendum de 1980. Il affirme «  Le référendum a permis de toucher du doigt le véritable comportement politique des Canadiens français. C’est un comportement qui refuse toute initiative ». Mais qu’est-ce qui a fait des québécois un peuple sans initiative au plan politique?

Le manque d’initiative du comportement politique des québécois est justement la résultante de divers problèmes qu’ont les habitants de la belle province à l’égard de la politique et de toutes les décisions qui l’entoure. Le désintéressement de la politique par le peuple moyen et par les jeunes, la passivité du peuple québécois face aux situations politiques et la peur des conséquences à la suite d’une décision ne sont que quelques problèmes qui ne font qu’accentuer le manque d’initiative du comportement politique des québécois.

Ces problèmes ne sont pas apparus par enchantement. Le désintéressement de la politique par le peuple québécois est peut être dû aux nombreux échecs d’ordre politique qui lui ont été infligés au cours des années. Le désintéressement est à un point tel que les gens votent pour un parti aux élections non pas par conviction personnelle, mais parce que les sondages lui donne une avance sur les autres parti en liste. Le votant se dépêche de voter pour le gagnant et ne veut plus en entendre parler avant quatre ans. Il se laisse diriger sans broncher et accepte les décisions de son  gouvernement même s’il est en total désaccord avec lui. Ce qui ramène le problème de la passivité du peuple québécois face aux situations politiques. Le peuple se laisse diriger par quelques technocrates pendant qu’il lit les pages sportives du Journal de Montréal. Il ne veut pas savoir si tel, ou tel projet de loi favorisera l’économie de la province; il veut savoir le « score » du Canadiens et tout les statistiques entourant quelques joueurs aux salaires exorbitants. Mais s’il tombe par hasard, en zappant, sur Le Téléjournal de Radio-Canada et qu’il apprends  que le gouvernement coupera massivement dans les budgets du ministère de la santé, alors il est révolté. Sa philosophie est simple: tant que les décisions ne font que toucher la cour du voisin, le québécois n’a aucune objection; il réagit seulement lorsque la situation le touche de près et influence ses faits et gestes. Godbout écris: « Le Canadien français accepte de se battre, mais seulement s’il est provoqué ». Le manque d’initiative est mis de côté et fait place à l’implication et à la manifestation. Mais il revient rapidement à la charge puisque le peuple québécois se désiste à la vue des conséquences du résultat de la bataille. Les québécois ont peur des conséquences parce que le changement les effrayes. Ils acceptent la soumission afin d’éloigner d’eux les conséquences fâcheuses de leurs choix. Les politiciens se servent souvent de cette peur pour influencer le vote. Ottawa, en 1995, annonçait que les personnes âgées perdraient leurs pensions de vieillesse si le Québec faisait son indépendance. Une conséquence, aussi fausse soit-elle, qui menaça les plus âgés de ce monde et influença le vote. Donc le manque d’initiative dans le comportement politique des québécois est la cause de plusieurs facteurs qui ensemble ne permettent pas d’évoluer, comme peuple, sur le plan politique.

Un vieux dicton affirme qu’il y a à tout problème des solutions. Mais le problème de manque d’initiative dans le comportement politique des québécois sera difficile à résoudre puisqu’il s’agit d’un problème sociétaire. Cependant, on peut y envisager diverses solutions qui exigeront une très grande coopération de la part du peuple. Tout d’abord, le québécois moyen devrait élargir un peu plus ses horizons et regarder ce qui se passe non seulement autour de lui, mais aussi autour du globe. Tout en gardant sa passion pour le hockey ou pour tout autres sports, il devrait laisser de côté le tabloïd sportif pour se concentrer un peu plus sur certains articles traitant de politique. Ainsi, bien informé, il pourra faire le bon choix et s’affirmer sans avoir peur des conséquences qui n’existent que dans l’imaginaire démoniaque de certains stratèges politiques.

Le comportement politique des québécois manque t-il d’initiative? La réponse sera oui tant et aussi longtemps que le peuple n’aura pas la force d’affirmer son intention. Il a la capacité de le faire mais ne le fais pas, enfin pas pour l’instant. Peut-être un jour le peuple québécois se réveillera et décidera de la voie par laquelle il veut continuer d’évoluer. En attendant, c’est la stagnation. L’évolution: c’est apprendre de ses victoires et de ses défaites. Comment un peuple qui n’a aucune initiative politique peut-il évoluer? Peut-être un jour regretterons-nous de ne pas avoir fait le bon choix pendant qu’il en était encore temps.
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