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Fetesti
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| Gens et lieux |
Toute la plaine du Baragan de Sud a été très peu peuplée, le climat dur, l’incertitude des gens pendant les temps historiques troubles / agités, ont été d’autres causes qui l’ont rendue pas trop accueillante. La carte autrichienne de 1791 enregistre seulement 10 localités sur la plaine entre les vallées de Mostistea et d’Ialomita. De nos jours, deux siècles après, il y a seulement 30, à vrai dire, ayant plus d’habitants (Les Annales de l’Université Spiru Haret, no. 3200, page 201). Le vide démographique de cette région du pays ne lui a pas été favorable. Vers l’est, il y avait le Marais, et de l’autre côté, c’était la Dobrudja, sous l’occupation les Turcs depuis des siècles, elle aussi, très peu peuplée et sous-développée du point de vue économique. En 1895, Gr. Tocilescu a vu ainsi la Dobrudja: ,,La terre est couverte en totalité de grandes mauvaises herbes, surtout de l’absinthe; l’herbe sèches et sans fleurs est portée par le soufflé du vent au loin , encore plus loin sur cette terre sèche … Si seulement on regarde avec attention, on voit, ça et là, un champ labouré, un troupeau dissipé qui broute, des volées de corbeaux qui guettent leur proie… Seul le nuage de poussière d’un chariot en grande vitesse peut annoncer l’existence des hommes dans cet endroit. Mais on doit marcher des heures et des heures jusqu’à un village … . Ça et là on rencontre un arbre fruitier ou un arbre ombreux. Les lieux sacrés des villages où tous vont en pèlerinage et que tous soignent comme leur plus précieuse fortune sont les puits creusés à une grande profondeur, avec une grande dépense.
Pour mieux comprendre la position des villages Fetesti – Dudesti des temps passés, on doit ajouter que ,,Depuis des siècles, le Danube , sur son cours oriental était une voie de commerce presque abandonnée… Sous la domination des Turcs, le Danube était devenu une rivière de circulation extérieure. Ça et là, on voyait des bateaux orientaux, des bateaux des commerçants Turcs seuls s’aventurer dans ces eaux … . Quant à la Mer Noire … depuis l’écroulement de la suprématie de Genova dans ces eaux, elle était, pour le commerce, presque morte “. Nicolae Iorga écrivait du grand port de Galati: ,,Mais Galati était un village au début du XVI - e siècle , et vers 1700 il ne représentait pas grand chose “ ( 27 ) Au XIX - e siècle : ,,Rien ne restait plus de la splendeur de Tomis et de Constanta … . Vers 1859, quelques 8 – 10 bateaux arrivaient charger de l’orge ou du blé… . En 1860 Constanta était le plus insignifiant village turc ; quelques chaumières en bois formaient tous ses édifices, quelques dizaines de gens étaient sa population “. Le pillage à la vue de tous était une pratique dans cette province dominée par les Turcs depuis longtemps. N. Iorga écrivait : ,,Plus loin , eux ( les Turcs ) , avaient en Dobrudja Macin et Hârsova, des fameux lieux des voleurs ’’ ( 27 ). Sur la route entre Cernavoda et Constanta on circulait très peu, vers 1845, justement à cause des voleurs. En Dobrudja, d’autre part, des luttes terribles entre les Russes et les Turcs ont eu lieu entre le XVIII- e et le XIX- e siècles. La vie économique était très forte à Braila, qui avait, en 1836, un statut de port franc. En 1833, Braila a reçu 480 bateaux. Dans dix ans, la ville comptait plus de 14.000 habitants. Plus au nord c’était Galati, qui grandissait vite, aussi. Plus loin, sur le Danube, c’était Giurgiu, Zimnicea et d’autres ports qui avaient d’importantes activités de transport. C’est clair que, ces temps-là, notre région était hors des grandes routes de commerce. C’est intéressant de montrer que la plus importante compagnie de transport sur le Danube (autrichienne) faisait des transbordements à Rasova pour passer des biens de Dobrudja vers la Mer Noire. Dès 1838, cette compagnie s’est intéressée de la possibilité de bâtir un canal qui commence soit de Rasova, soit de Cernavoda. Le bras Borcea avait et encore a des qualités excellentes pour la navigation, pour assurer l’existence. D’autres ont eu l’intuition de son potentiel:,,Le bras Borcea est une vraie rivière, grande comme le Danube sur lequel flottent des navires … . Aucune rivière d’Europe n’est plus gaie ou utile pour les pays riverains. Celle-ci a toutes les qualités qui puissent la rendre utile pour un pays “ (19). Mais ni dans le passé, ni aujourd’hui n’a eu et n’a aucune signification dans le domaine des transports pour Fetesti.
D’autre part, le Danube et son large pré, autrefois soumis à l’inondation, avec ses nombreux marais et dunes de sables, ont constitué un obstacle majeur pour les transports vers et de Dobrudja et la Mer Noire. Sur la carte russe de 1835 on voit dans le marais du bras Borcea 43 lacs et 13 ruisseaux (21). Entre Fetesti et Cernavoda il y avait de petits lacs (Branzisul, Potcoava Mare, Potcoava Mica) et d’autres lacs plus grands (Strâmbu, Rotund, Iezerul Mare). Dans le marais du bras Borcea il y avait des routes locales importantes. Leurs trajets étaient lies à sa topographie. Dans la première moitié du XIX-e siècle , la plus importante route du Marais pour les habitants des villages Fetesti et Dudesti était celle qui allait vers le village Rasova , situé sur la rive droite du Danube . La route commençait devant le village Dudesti et passait vers une sorte de péninsule nommée Adâncatura et une autre : Aramile – le plus important – sur un pont en bois: Podul Turcului (le Pont du Turc) ; des vestiges de ce pont peuvent être vus quelques décennies avant. On appelait cette route : La route de la Dame ou La Route de la Diligence. Elle était différente des autres, parce que, d’un et de l’autre côté, on avait planté des saules dont les couronnes se sont unifiées beaucoup de fois d’une manière très belle. Par endroits on pouvait voir des fossés de drainage. Elle (la route) sortait vite de l’eau, parce qu’elle était un peu plus haut que le niveau du Marais. Les parties du Marais des anciens domaines de Fetesti et Dudesti n’étaient pas liés à Cernavoda par une route importante (information reçue de Dobrita Petcu et du vétérinaire Constantin Iorga). L’importance de la position géographique a grandi après la conquête de l’indépendance d’état de la Roumanie et l’annexion de la Dobrudja à la Roumanie, et, évidemment, avec le progrès des moyens techniques (la construction des chemins de fer, de ponts ferroviaires de grande complexité etc.
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| Traditions et perspectives manufacturières |
Une des ressources naturelles est l’agriculture, le profil de l’activité agricole étant complexe : qui produit de céréales et zootechnique, légumier et viticole. Le municipe de Fetesti détient une surface d’environ 8.000 hectares, dont plus de 80% est arable. Une autre ressource naturelle est celle piscicole, due au voisinage avec le Danube, le bras Borcea et le bras Ialomita, la faune piscicole naturelle identique au Delta du Danube
Des occupations traditionnelles: pelleterie, maréchalerie, pêcherie, apiculture organisée.
Les occupations sont adaptées aux besoins quotidiens et locaux des habitants de Fetesti. À la pêche, les gens utilisent des instruments traditionnels: minciogul et cloncul (c’est à dire : du filet attaché à un cercle de fer, et, le deuxième, un dispositif qui fait du bruit dans l’eau pour attirer le silure).
Le tourisme de transit
Le développement économique de la ville a été lent et s’est basé sur les ressources économiques de la région et sur sa position de principal noeud ferroviaire. Ainsi, quatre branches principales d’activité: l’industrie alimentaire, l’agriculture, l’industrie textile et les transports assurément la majorité du nombre total de lieux de travail du municipe.
La fonction de noeud ferroviaire et important centre urbain situé sur l’autoroute, créent des possibilités de développement des activités existantes (spécifiques pour les chemins de fer), mais aussi pour des dotations pour le tourisme de transit (alimentation publique, des hôtels, service automobiles), des unités pour entretenir les chemins de fer et les routes.
Les transports terrestres, l’échange de marchandises ont connu dans le monde un saut spectaculaire, comme suite de la construction de chemins de fer. Par conséquent, l’existence de ces choses a été nécessaire chez nous, aussi, et surtout, la construction d’un chemin de fer qui lie le pays avec la Mer Noire, et il a été construit dans la deuxième moitié du XIX- e siècle. Le passage de ce chemin de fer vers la Vallée du Danube s’est fait entre Fetesti et Cernavoda, situation qui a déterminé le saut qualitatif de Fetesti comme habitat humain, saut déterminé par plusieurs facteurs: la qualité de noeud ferroviaire et la nécessité d’accorder de l’assistance technique pour les chemins de fer, notre ville ayant l’avantage des distances qui la séparent de Bucarest – Constanta – Buzau.
À Fetesti on a bâti une gare de triage et un dépôt de locomotives. La bifurcation ferroviaire elle – même n’est pas suffisante pour déterminer l’apparition d’une ville, mais elle favorise la construction des triages. En ce cas-là, on doit tenir compte de la circulation intense vers la mer et de la mer, dans les conditions de l’existence des vieux ponts, d’un seul fil de chemin de fer. Les gares de triage ont une grande importance pour la circulation des marchandises. Les locomotives à vapeurs ne pouvaient pas parcourir de longues distances sans être alimentées avec de l’eau et charbon, sans remplacer les travailleurs fatigués. La meilleure situation était le changement de la locomotive.
C’est ainsi qu’on peut expliquer l’apparition du dépôt. C’est tout à fait clair que la ville ,,a été faite” par la gare et son dépôt . On a mis en valeur, de cette manière, la position convenable de cette localité en comparaison avec Valea Carasu, située dans le plateau de Dobrudja , vallée avec orientation transversale , voie d’accès très facile vers la mer.
D’ailleurs, le long de cette vallée on avait construit, dès 1860, un chemin de fer, pour raccourcir le chemin entre le Danube et la Mer Noire, sur lequel circulaient les bateaux des armateurs anglais. Dès le XIX- e siècle, les chemins de fer ont eu un rôle majeur dans les transports terrestres. Au XX - e siècle, ce rôle revient aux routes et surtout aux autoroutes. Une telle autoroute, en fait, un segment d’une future autoroute transeuropéenne, a été construite pendant la dernière partie du XX- e siècle entre les villes de Fetesti et Cernavoda, en mettant en relief, une fois de plus, la position extrêmement avantageuse de la ville entre la capitale du pays, Bucuresti, et le grand port de la Mer Noire, Constanta. Ainsi, la position de contacte géographique se combine avec celle d’intersection. À Fetesti s’entrecroisent deux chemins de fer, un qui lie le port Constanta du sud et à l’ouest du pays et un autre qui lie le centre et l’est du pays.
De plus, ici s’entrecroisent la route nationale 3 B (Calarasi – Giurgeni) et l’autoroute Fetesti – Cernavoda, avec la route nationale 3 A (Lehliu – Fetesti) et D.J. 212 (Fetesti – Tandarei). Le développement de la vie de relation a déterminé l’augmentation de l’importance de cette position d’intersection, la ville ayant une fixation importante dans l’espace géographique. La modernisation, dans le futur proche, des chemins de fer, ainsi que la construction de l’autoroute qui va lier le port de Constanta de l’Europe Centrale, montrent l’augmentation du rôle du transport et de l’échange dans la société moderne. Après le chemin de fer, l’autoroute suivra le Danube, qui mis en valeur à Fetesti aussi, va donner une impulsion à la vie économique et sociale de notre ville. On doit mentionner le rôle important dans la vie de la ville de l’aéroport militaire prés de la ville. La plupart des employés a vécu et vit à Fetesti, ce qui signifie l’augmentation du nombre des appartements, des places dans les maternelles et dans les écoles, tout comme le développement d’autres services, comme le transport local, le commerce, la santé, et d’autres. L’existence dans la proximité dans le futur de cet aéroport aura un rôle bénéfique pour la ville. |
| La cuisine de Fetesti |
Les habitants de Fetesti ont une cuisine avec des influences accentuées urbaines, mais ils préfèrent les produits naturels, préparés à la maison: des vermicelles, des piments - tomates aigres, conservés dans du vinaigre, des cornichons saumurés etc.
Les plats habituels sont: du potage aigre aux vermicelles, de la soupe de poulet aux vermicelles, des ,,sarmale” (de la viande hachée roulée dans de la choucroute), du ragoût, un plat de poulet à l’ail et au vinaigre – ostropel, de l’omelette etc.
À des diverses occasions sociales (des fêtes champêtres ou à des fêtes en famille), les femmes, maîtresses de maison, préparent du maïs bouilli dans l’eau salée, des pop-corn, du maïs cuit au feu, du sorbet (du jus de fruits préparés en confiture), des beignets soufflés, des vermicelles dans de l’eau bouillie etc.
Les desserts sont élaborés: de la galette au fromage, des boulettes aux prunes etc.
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Piments - tomates aigres |
Galette au fromage |
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Potage de poisson |
Saumure de poisson |
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Plat de coings |
Salade d’aubergine |
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| Les ponts entre Fetesti et Cernavoda Anghel Saligny |
Les ponts ferroviaires sur le Danube ont été construits entre 1890-1895, ayant à la base le projet de l’ingénieur Anghel Saligny (1854 – 1925). La longueur totale est de 4087 mètres, étant ainsi, au temps de leur inauguration, le plus long complexe de ponts ferroviaires de l’Europe continentale et le quatrième dans le monde. L’académicien docteur ingénieur Anghel Saligny, l’ingénieur qui a effectué les projets techniques et le constructeur de l’ensemble Ferroviaire Fetesti – Cernavoda a déployé une immense activité scientifique. Il est né en mai 1854 dans la commune Serbanesti (département de Tecuci), dans une famille noble d’origine française. Après des études à Focsani et Berlin, il apprend à l’Ecole Polytechnique de Charlottenburg. Après la fin de ses études, il a travaillé en Allemagne à la construction des chemins de fer.
À 22 ans il revient en Roumanie, et il devient assistant de Gheorghe Duca à la construction des chemins de fer Ploiesti – Predeal, ensuite directeur des travaux sur les chantiers des chemins de fer Adjud – Targu Ocna. En 1884 il est nommé chef du Service des Ponts et des Routes de l’Administration des chemins de Fer Roumains (C.F.R.). Il a projeté les ponts métalliques et de maçonnerie de Buzau – Marasesti, Filiasi – Targu Jiu. Il a projeté et construit les docks de Braila, Galati et Constanta.
Après l’inauguration des ponts sur le Danube, il a été nommé directeur des travaux du port de Constanta et Directeur Général des Ports et des Voies de Communication sur l’Eau. En 1910 il est devenu Directeur Général des Améliorations Foncières. En 1881, avec d’autres ingénieurs, il a mis les bases de la ,,Société Polytechnique “, dont il a été le président pendant 5 ans. En 1897 il a été nomme membre de l’Académie Roumaine, et entre 1907 et 1910, il est le Président de l’Académie
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| L’Eglise Adormirea Maicii Domnului (Le sommeil de la Sainte Vierge) |
Fondée en 1882 par les habitants du village, les constructeurs étant Constantin Gheorghiu et Gheorghe Filip. La peinture a été faite entre 1883-1884 par les peintres Mihai Dragomirescu et A. Teodorescu. Entre 1962-1964 on a réparé le clocher principal, la peinture de celui-ci étant refaite par V. Caraman et C. Tudor, aux dépenses des paroissiens. L’Église a été électrifiée en 1969. La forme de croix se lève imposante sur une fondation de pierre ciselée, la maçonnerie étant de briques. L’église a deux clochers en bois octogonaux, avec quatre grandes fenêtres.
La façade est en manière renaissance, haute, triangulaire, avec deux petites fenêtres, avec des ornements portant l’emblème ,,1882 août 13”.
Les coins d’en face ont la forme octogonale et se prolongent au-delà le toit avec deux clochers en miniature, ayant des croix en fer au-dessus. L’église entière est peinte blanche. L’iconostase est en bois de sapin, avec six rangées d’icônes, qui délimitent un grand autel. Le pronaos est divisé par deux piliers ronds, qui soutiennent le balcon (où se trouvent les membres du choral religieux) très grand aussi.
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| Le Musée interactif de mémoire locale de l’Ecole 7 Aurel Vlaicu de Fetesti |
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Produits en bois et en osier |
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Icônes en bois
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Céramique spécifique pour la zone |
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Objets décoratifs |
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