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Cabinet de Psychologie Catherine Verdier
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Le sommeil des nouveaux-nés :
ne pas tout interpréter comme signes d’éveil, de souffrance, d’appel. On risque de le réveiller brutalement et de casser son rythme. Beaucoup de parents interviennent très vite, trop vite pour se rassurer sur le bon état de l’enfant.
Avec pour conséquences :
( A titre de rappel : un nouveau-né qui « se sent mal » réagit toujours comme s’il avait faim. )
Deux signes vont permettre de comprendre que le bébé perçoit DANS SON CORPS les changements cycliques de la journée :
Le bruit ne gêne pas bébé dans son sommeil et ne l’empêche pas de s’endormir.
LE SOMMEIL DE 3 A 6 MOIS
Bébé va apprendre à dormir des nuits complètes de 8-9 heures. Il s’endort en sommeil lent et diminue le pourcentage de sommeil paradoxal pour plus de sommeil lent profond. Le réveil se fait à heure fixe ( après 9 à 10 cycles de sommeil d’environ 1 heure chacun ).
Les bonnes habitudes pour une nuit complète :
Remarque : Si bébé pleure dès qu’il est posé dans son berceau c’est qu’il est totalement dépendant des bras pour son endormissement !
LE SOMMEIL DE 6 MOIS A L’ADOLESCENCE
IL N’Y A PAS D’EQUILIBRE DES NUITS S’IL N’Y A PAS
D’EQUILIBRE DES JOURNEES .
Rythme calme et REGULIER de journée + Coucher paisible à HEURE FIXE = pas ou peu de difficultés de sommeil.
LE MOMENT D’ENDORMISSEMENT est différent pour chaque enfant. Bien repérer les premiers signes :
LIT = REFUGE = REPAIRE = REPERE = SECURITE
Le lit des parents = lieu de calins, tendresse du matin, petit déjeuner le dimanche. Ce n’est pas un lieu pour dormir pour l’enfant (sauf cas exceptionnels) mais un lieu POUR S’Y RETROUVER.
LE SOMMEIL NE SE DECALE PAS. IL NE SE RATTRAPE PAS , IL SE DEREGLE.
Retarder le sommeil d’un enfant ou lui supprimer la sieste trop tôt, c’est prendre le TRIPLE RISQUE :
Le sommeil est plus profond chez l’enfant que chez l’adulte. Cette évolution se fait à la puberté : il y a un allègement du sommeil lent avec pour conséquences :
La somnolence diurne : l’adolescent baille en classe car l’endormissement est souvent tardif ( TV, devoirs ). Les réveils sont pénibles ( pour lui et pour les parents !!! ). L’adolescent présente alors un déficit chronique en sommeil qu’il tente de récupérer le week-end. C’est « l’insomnie du dimanche soir » .
Pour lever cette somnolence, l ‘adolescent augmente ses doses de café, de cigarettes. Attention aux retours de sorties : la vigilance minimum ses situe entre 3 et 4 heures du matin ( période propice aux accidents de voitures ).
Viennent se greffer des troubles psychologiques :
L’angoisse générée lors de cette période ainsi que le silence qui s’installe entre ses parents et le jeune, diminuent les possibilités de réassurance.
LES TROUBLES DE L’ENDORMISSEMENT
Le but est que l’enfant atteigne son endormissement par lui même ( au plus tard à 6 mois ).
Il s’agit de lui donner le plus tôt possible, une SECURITE de base du sommeil c’est à dire :
« L’aptitude à s’endormir seul dans son berceau, dans le calme et l’obscurité, et dans des conditions telles qu’il peut les RETROUVER SEUL AU COURS DE LA NUIT, lors de ses réveils spontanés. »
Traiter les difficultés d’endormissement, c’est traiter les éveils multiples.
A 6 mois,
A 9 / 10 mois, c’est l’âge des terreurs nocturnes.
Le rituel doit être encore plus rassurant et apaisant.
L’enfant sait que ses parents sont indépendants de lui et peuvent le quitter.
Cette crainte d’abandon entraîne :
des pleurs la nuit.
Il convient d’être très rassurant, d’indiquer à l’enfant où sont ses parents, utiliser des jeux symboliques ( « coucou », se cacher, cacher un objet ), lire des histoires ( qui se terminent bien !!!! ) se référant à la problématique.
A 2 ans
La nuit est plus longue mais le sommeil est gêné par les grandes acquisitions : MARCHE, LANGAGE, PROPRETE.
L’enfant peut sortir seul de son lit et venir vérifier si les parents ont dit la vérité sur l’emploi du temps de leur soirée. S’il est gardé par un baby-sitter ou la grand-mère, il convient de le lui dire. Il veut connaître la vérité.
S’il a envie d’écouter sa musique plusieurs fois, lui donner les moyens de la remettre en route.
N’oubliez pas la petite histoire et / ou la petite chanson et / ou la petite comptine….
Entre 3 et 4 ans
L’enfant perçoit la différence entre rêve et réalité, entre sa vie et son imaginaire. Il se rend compte que les cauchemars ne sont que des rêves. Il aime les contes fantastiques, merveilleux.
Les plus grands
Le rituel consiste plutôt en un dialogue avec les parents. Il relate les évènements de la journée, ses difficultés, ses questionnements. C’est UN TEMPS D’ECOUTE DES PARENTS QUI EST CAPITAL MÊME S’IL N’EST PAS INDISPENSABLE POUR LE SOMMEIL.
Les adolescents
Plutôt que le dialogue, ils préfèrent un temps de calme et de solitude. Pourtant, on entend souvent « tu viendras me faire un bisou dans mon lit quand tu iras te coucher « .
Le rituel est indispensable pour un endormissement en toute sécurité pour l’enfant.
Mais faut-il laisser pleurer un enfant ? Combien de temps peut-on le laisser pleurer ? Les parents sont-ils l’objet d’une manipulation affective ou l’enfant est-il vraiment en souffrance ?
Il s’agit encore une fois d’arriver à trouver un juste équilibre entre une intervention trop rapide ( l’enfant ne comprend pas alors ce que doit devenir son autonomie d’endormissement ) et la décision autoritaire de le laisser hurler.
L’enfant n’apprend rien à hurler.
Explications + Maximum de Réassurance =
Programme de rééducation
Au coucher proposer un moment de tendresse tranquille , placer les doudous qui lui permettent de se sentir moins seul.
Si l’enfant pleure, Attendre 5 minutes puis, sans le toucher, SANS ALLUMER LA LUMIERE, lui dire « on est là, tu ne risques rien et tu dois te rendormir « . Ne pas rester plus de 2 ou 3 minutes et ressortir.
Si les pleurs persistent, Attendre à nouveau 5 minutes puis faites une réassurance TRES BREVE…..
Le lendemain Allonger les moments d’attente tout en disant : « Endors toi, tout va bien, nous sommes là ».
L’attitude doit être tendre MAIS FERME.
Si l’on va voir l’enfant, c’est pour le rassurer PAS NECESSAIREMENT POUR QU’IL S’ARRETE DE PLEURER NI POUR L’AIDER A S’ENDORMIR.
La multiplication des étapes, diminue l’angoisse et l’inconfort des parents. Pas ceux des enfants.
Si l’enfant peut sortir seul de son lit :
La fermeté initiale DOIT ETRE PLUS GRANDE ENCORE. « Si tu te lèves de ton lit je ferme la porte, si tu restes dans ton lit, je veux bien laisser la porte ouverte ». Le remettre dans son lit fermement.
C’est une sorte de conditionnement : lui donner le contrôle de l’ouverture de la porte. Ne pas fermer la porte à clé. Il a besoin de savoir que c’est un lien entre les parents et lui.
Il faut une FERMETE sans faille et un mélange de grande tendresse et de CALME. S’il sent la MOINDRE FAILLE, l’enfant pourra tenir des nuits entières .
S’il crie très fort à s’en faire vomir : Rester CALME, le nettoyer et reprendre le programme ou vous en étiez. Il ne reproduira pas un geste désagréable pour lui ET QUI VOUS LAISSE INDIFFERENT.
Si l’enfant partage sa chambre : Faire dormir l’autre enfant ailleurs pendant plusieurs nuits. « Si tu ne te lèves pas, ton frère pourra revenir ». C’est un argument qui porte car l’enfant qui se réveille souvent n’aime pas être seul.
Pour les plus de 3 ans : Système de récompense et de valorisation ( les grands vont au cirque ). Rituel du soir doit être très tendre.
LES PEURS DU SOIR
La tombée de la nuit, le froid qui monte, les bruits de l’environnement qui se modifient font que qu’il est plus difficile de contrôler nos inquiétudes. L’immobilité, la nuit qui tombe, la solitude nous rendent tous vulnérables et occasionnent un besoin d’être rassuré.
Pourquoi ?
Attention : vérifier que l’enfant n’a pas trouvé un « truc » pour faire marcher ses parents ( transpiration, pâleur, incapacité à se contrôler). L’ enfant a t-il changé son comportement dans la journée ( peurs, pleurs, repli, agressivité depuis plus de 4 à 6 semaines ) ?
Que faire ?
LES TROUBLES DU SOMMEIL
Définition : L’enfant est sujet à un éveil partiel en sommeil lent profond.
Description : L’enfant s’agite dans les trois premières heures après son coucher (sommeil lent profond ). Le corps se met en mouvement alors que le cerveau dort. C’est la capacité de se mouvoir en plein sommeil.
Cela peut aller des « éveils mineurs » où il s’agite, marmonne à des éveils plus importants : il peut parler, s’asseoir sur son lit avec une expression hagarde.
Les « vraies » terreurs nocturnes sont plus impressionnantes : l’enfant hurle, s’agite, paraît terrifié, cris déchirants et peut parfois se déplacer ( somnambulisme ).
Qui ?
Ce qui est frappant, c’est le contraste entre ces difficultés nocturnes et la tranquillité des journées de ces enfants : enfant généralement très calme, très bon scolairement, « trop sage », rendant service, montrant peu ses sentiments, qui se contrôle beaucoup ( même s’il vit une réalité difficile ).
NE PAS INTERVENIR. ACCEPTER DE NE RIEN FAIRE. Attendre que l’enfant se calme. NE PAS LE REVEILLER.
Pour les plus grands : protéger les meubles, verrouiller portes et fenêtres.
Cela se produit lorsque l’enfant est très très fatigué. Le premier sommeil est alors particulièrement profond. Il s’agit donc de procurer le maximum d’heures de sommeil ( proposer une sieste ).
Découvrir ce qui s’est produit est inquiétant pour l’enfant. Rendre des comptes est insupportable. C’est embarrassant, ridicule voire honteux ( adolescents ).
Et les médicaments ? Uniquement sur prescription et surveillance médicale voire neurologique et uniquement dans deux cas, pour les plus de 4 ans et les adolescents, sur un temps très court ( moins d’un mois ) :
LES CAUCHEMARS :
Définition : C’est un rêve, un mauvais rêve avec des images et une histoire parfaitement repérées. Il se situe le plus souvent en fin de nuit.
Description : L’enfant qui fait un cauchemar :
Contrairement aux terreurs nocturnes, l’enfant est parfaitement éveillé, veut être consolé et présente des difficultés pour se rendormir.
Ils sont très fréquents entre 1 et 6 ans ( temps des acquisitions et des découvertes ) :
Les cauchemars sont normaux et INDISPENSABLES à l’enfant pour grandir.
L’enfant a besoin d’être rassuré.
Avant 2 ans : il ne peut pas raconter car il n’a pas la notion de rêve. Parents doivent être calmes et rassurants.
Entre 2 et 4 ans : L’enfant raconte le sujet de son cauchemar car il a la notion du rêve ( certaines images ne sont que dans sa tête ).
Au delà de 4 ans : S’il n’arrive pas à les surmonter, s’il rejoint les parents, si les cauchemars sont violents et fréquents, l’enfant se trouve dans un état émotionnel important. Dans la journée, l’enfant est souvent nerveux, agité, exigeant. Une consultation médicale et / ou psychologique s’impose.
ET SI ON REVAIT ?A quoi sert-il de rêver ?
Le rêve permet de rester psychologiquement sain :
Que se passe t-il au cours du rêve ?
Au cours de la nuit, le contenu du rêve évolue dans le sens d’une résolution des problèmes. Au fur et à mesure que la nuit avance, les conflits se résolvent favorablement, les rêves sont plus agréables, l’angoisse disparaît.
Les émotions les plus profondes se libèrent pendant cette phase de sommeil.
Selon Freud, le rêve est une « mise en scène du désir ». Au delà des images et du récit ( « contenu manifeste » ), apparaîtrait un contenu latent que sont les « désirs refoulés ». Le travail du rêve serait de créer les artifices pour déguiser les désirs et les rendre acceptables pour la conscience.
L’évolution du rêve chez l’enfant :
Les nouveaux-nés ont des mimiques en sommeil paradoxal, mais sont-ils réellement émus ?
Pour comprendre ce dont rêve l’enfant, il faut qu’il soit capable de le raconter ( 3 ans environ ).
Avant 5 ans, il est difficile de parler de rêve :
Entre 5 et 7 ans, le rêve s’organise selon la définition adulte :
Entre 7 et 9 ans, l’enfant est plus impliqué et l’affectivité est beaucoup plus importante.
Comprenez les rêves de votre enfant :
Les enfants rêvent abondamment et sont moins inhibés que les adultes. Ils ne cherchent pas à dissimuler les éléments désagréables de leurs songes. Ils les confient volontiers mais les expriment plus difficilement.
Les trois types de rêves :
Lorsque l’enfant raconte son rêve, essayez de trouver à quelle catégorie il se rattache en utilisant « la clé des rêves » ( de Pam Spurr ) : ( Attention : ne cherchez pas à tout prix une signification à quelque chose qui n’en a pas ou qui est trop profondément enfoui. )
Détails : quels sont les détails les plus marquants du récit de l’enfant ?
Reconnaissance : l’enfant reconnaît-il certaines personnes, lieux ou sentiments dans son rêve ?
Emotions : quelle est l’émotion prédominante ressentie pendant le rêve ?
Actions : l’enfant jouait-il un rôle actif ou passif dans son rêve ?
Significations : que signifie son rêve pour l’enfant ?
Alors prenez le temps d’explorer les rêves de votre enfant. Cela vous permettra de communiquer et de mieux le comprendre. Ce temps que cous aurez passé avec lui stimulera sa créativité et renforcera sa confiance en lui.
EN CONCLUSION
Le sommeil est une des grandes fonctions vitales qui est difficile et qui ne va pas de soi.
Bien qu’inné, le sommeil nécessite un apprentissage. Le sommeil dépend de variations extrinsèques ( saison, géographie) , environnement social, habitudes familiales ; mais il est également influencé par des facteurs intrinsèques ( connaissance de nos sentiments, réactions, envies ).
Il est donc particulièrement lié aux facteurs psychologiques et dépend de notre capacité à nous abandonner, à régresser et de l’atmosphère SECURISANTE qui nous entoure. L’anxiété, l’agitation, l’agressivité sont autant de menaces qui pèsent sur lui.
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