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Sommeil

 

 

Les troubles du sommeil chez l'enfant

Le sommeil des nouveaux-nés :

  • Le premier mois :  SECURITE =
    • satisfaction des besoins fondamentaux ( faim, couches, froid…)
    • présence des composantes de sa vie antérieure ( balancements, bercements, être tenu…),
    • être en paix avec les adultes et LES SENTIR en paix ; pas de sources de vibrations d’inquiétude ( s).

 

 

  • Le rythme du bébé est SPECIFIQUE :
    • il est régulé par la faim-satiété,
    • il est régulé par l’horloge cérébrale de la vie fœtale,
    • il ne connaît pas le rythme jour-nuit ( se fera entre la 4° et la 8° semaine ),
    • les appels se font donc indifféremment le jour ou la nuit,
    • alternance uniquement de sommeil agité-sommeil calme.

 

  • L’IDEAL :
    • Il faudrait ne pas réveiller un nouveau-né, ni pour le changer, ni pour manger, ni pour le pédiatre, la grand-mère… SAUF LES ENFANTS FRAGILES,
    • aucune incidence de nos horaires et de nos nécessités d’adultes,
    • respecter le phases de sommeil agité :

ne pas tout interpréter comme signes d’éveil, de souffrance, d’appel. On risque de le réveiller brutalement et de casser son rythme. Beaucoup de parents interviennent très vite, trop vite pour se rassurer sur le bon état de l’enfant.

Avec pour conséquences :

  • une escalade de l’angoisse et des réassurances. Apporter la sécurité = comprendre son fonctionnement et ne pas culpabiliser au moindre cri ( a le droit de pleurer et peut avoir quelques difficultés à trouver son rythme hors vie utérine ),
  • un conditionnement anormal qui s’installe : sommeil paradoxal se termine par un éveil . Pas d’enchaînement des phases,
  • le bébé est perdu, pleure, ne sait plus pourquoi il pleure. Les parents essaient n’importe quoi à n’importe quel horaire ; l’enfant est re-nourri et ne sait plus s’il a faim ou non.

 

( A titre de rappel : un nouveau-né qui « se sent mal » réagit toujours comme s’il avait faim. )

  • JUSQU ‘A  3 MOIS :   

Deux  signes vont permettre de comprendre que le bébé perçoit DANS SON CORPS les changements cycliques de la journée :

  • l’espacement des repas de nuit ( fin 1° mois ). Les nuits ( certaines meilleures que d’autres ) s’organisent en demi-nuits : tête en fin de soirée – dort 5-6 heures – tête vers 3 heures du matin et se rendort très vite ;
  • les pleurs du soirs : très désagréables, peuvent durer près de 3 mois, peuvent durer plusieurs heure / soir.     

 

  • CE QUI FAIT PLEURER BEBE ?
  • la faim ( quand même !!!!)
  • le besoin de sucer ( au delà de 3 mois, mieux vaut arrêter la sucette ),
  • l’excitation extérieure, l’inquiétude des parents,
  • les excitants ( si nourri au sein ) : alcool, café, thé, tabac
  • les coliques

 

Le bruit ne gêne pas bébé dans son sommeil et ne l’empêche pas de s’endormir.

 

  • COMMENT L’AIDER ?     
  • le bercer dans son berceau avec la main sur le dos,
  • le laisser s’endormir seul parfois,
  • maintenir l’odeur de la maman,
  • apprendre l’alternance jour-nuit le plus tôt possible ( tétées de nuit plus silencieuses, dans un lieu peu éclairé …),
  • pour les dysrythmies : l’endormir si possible, ne pas l’exciter, ne pas lui donner à manger, donner un bain dans une pièce sombre, le mettre sur le ventre d’un parent.

      

LE SOMMEIL DE 3 A 6 MOIS

 

Bébé va apprendre à dormir des nuits complètes de 8-9 heures. Il s’endort en sommeil lent et diminue le pourcentage de sommeil paradoxal pour plus de sommeil lent profond. Le réveil se fait à heure fixe ( après 9 à 10 cycles de sommeil d’environ 1 heure chacun ).

  

Les bonnes habitudes pour une nuit complète :

  • lui enseigner l’AUTONOMIE :
    • LE COUCHER DANS SON LIT dès que la vigilance baisse et lui dire toujours la même petite phrase calme ( ex : « bonne nuit, à demain » ),
    • attendre UN PEU avant de se précipiter s’il pleure la nuit ( lui donner la possibilité de se rendormir seul ),
    • mettre ses doudous, supprimer progressivement la sucette,
    • ne pas rester à côté de lui dans sa chambre ( la maman n’est ni une sucette (sein), ni un objet-compagnon ),
    • ne pas l’endormir dans les bras (les rythmes profonds s’organisent ) : mieux vaut un berceau où l’enfant est posé et bordé tendrement que les bras de parents qui en ont assez et voudraient être ailleurs !!!!!!!!!!
  • attention au biberon de facilité : bébé prend l’HABITUDE d’appeler.
  • mettre le berceau à l’écart du lit des parents ( chacun son intimité ).

 

Remarque : Si bébé pleure dès qu’il est posé dans son berceau c’est qu’il est totalement dépendant des bras pour son endormissement !

 

 LE SOMMEIL DE  6 MOIS A L’ADOLESCENCE

 

     IL N’Y A PAS D’EQUILIBRE DES NUITS S’IL N’Y A PAS              

                      D’EQUILIBRE DES JOURNEES .

 

 Rythme calme et REGULIER de journée + Coucher paisible à         
       
         HEURE FIXE = pas ou peu de difficultés de sommeil.

 

 LE MOMENT D’ENDORMISSEMENT est différent pour chaque enfant. Bien repérer les premiers signes :

  • bailler, sucer son pouce, son doudou ; l’activité motrice se ralentit ;
  • ou signes inverses : hyperexcitation ( lutte contre les signes de somnolence par une agitation exagérée ). Dans ce cas, proposer des activités sportives en début d’après-midi et des activités calmes en fin d’après-midi pour laisser monter les signes d’endormissement .

 

  • QU ‘EST- CE QU’UN LIT ?

                LIT = REFUGE = REPAIRE = REPERE = SECURITE

  • Le lit ne doit pas être une menace. L’enfant peut être puni dans SA CHAMBRE mais PAS dans son lit.
  • Dormir dans le lit des parents entraîne le plus souvent :
    • une escalade des chantages soir après soir pour y rester plus longtemps ;
    • les changements de lit au cours du sommeil sont perturbant (enfant ne sait plus où il est ).

     

Le lit des parents = lieu de calins, tendresse du matin, petit déjeuner le dimanche. Ce n’est pas un lieu pour dormir pour l’enfant (sauf cas exceptionnels) mais un lieu POUR S’Y RETROUVER.

 

  • LES RYTHMES :

LE SOMMEIL NE SE DECALE PAS. IL NE SE RATTRAPE PAS , IL
                          SE  DEREGLE.

 

Retarder le sommeil d’un enfant ou lui supprimer la sieste trop tôt, c’est prendre le TRIPLE RISQUE :

  • d’un endormissement difficile,
  • de terreurs en début de nuit,
  • d’une journée gâchée le lendemain.
  • Un cas particulier : l’adolescence :

 

Le sommeil est plus profond chez l’enfant que chez l’adulte. Cette évolution se fait à la puberté : il y a un allègement du sommeil lent avec pour conséquences :

    • l’éveil en cours de sommeil plus facile ;
    • des insomnies d’endormissement plus fréquentes ;
    • ou à l’inverse, un raccourcissement du temps d’endormissement (à peine couché, l’enfant s’endort) 
    • réapparition des siestes ;
    • somnolence diurne ( surtout s’il n’a pas la possibilité de faire des siestes).

 

La somnolence diurne : l’adolescent baille en classe car l’endormissement est souvent tardif ( TV, devoirs ). Les réveils sont pénibles ( pour lui et pour les parents !!! ). L’adolescent présente alors un déficit chronique en sommeil qu’il tente de récupérer le week-end. C’est « l’insomnie du dimanche soir » .

Pour lever cette somnolence, l ‘adolescent augmente ses doses de café, de cigarettes.
Attention aux retours de sorties : la vigilance minimum ses situe entre 3 et 4 heures du matin ( période propice aux accidents de voitures ).

 

Viennent se greffer des troubles psychologiques :

  • transformations du corps ;
  • questions par rapport à la sexualité ;
  • questions par rapport à son avenir.

 

L’angoisse générée lors de cette période ainsi que le silence qui s’installe entre ses parents et le jeune, diminuent les possibilités de réassurance.

 

LES TROUBLES DE L’ENDORMISSEMENT

  

Le but est que l’enfant atteigne son endormissement par lui même ( au plus tard à 6 mois ).

Il s’agit de lui donner le plus tôt possible, une SECURITE de base du sommeil c’est à dire :

«  L’aptitude à s’endormir seul dans son berceau, dans le calme et l’obscurité, et dans des conditions telles qu’il peut les RETROUVER SEUL AU COURS DE LA NUIT, lors de ses réveils spontanés. »

Traiter les difficultés d’endormissement, c’est traiter les éveils multiples.

 

  • LES RITUELS :

 A 6 mois,

    • bébé aime entendre toujours les mêmes paroles de bonsoir, musique ( très courte, qui doit s’arrêter avant qu’il ne soit endormi ) ;

 

    • bébé aime avoir son objet à lui ( objet transitionnel, qui fait la transition entre ses parents et lui ).

 

    A 9 / 10 mois, c’est l’âge des terreurs nocturnes.

Le rituel doit être encore plus rassurant et apaisant.

L’enfant sait que ses parents sont indépendants de lui et peuvent le quitter.

Cette crainte d’abandon entraîne :

  • des difficultés TRANSITOIRES d’endormissement,

 des pleurs la nuit.

 

Il convient d’être très rassurant, d’indiquer à l’enfant où sont ses parents, utiliser des jeux symboliques ( « coucou », se cacher, cacher un objet ), lire des histoires ( qui se terminent bien !!!! ) se référant à la problématique.

 

      A 2 ans

La nuit est plus longue mais le sommeil est gêné par les grandes acquisitions : MARCHE, LANGAGE, PROPRETE.

L’enfant peut sortir seul de son lit et venir vérifier si les parents ont dit la vérité sur l’emploi du temps de leur soirée.
S’il est gardé par un baby-sitter ou la grand-mère, il convient de le lui dire. Il veut connaître la vérité.

S’il a envie d’écouter sa musique plusieurs fois, lui donner les moyens de la remettre en route.

N’oubliez pas la petite histoire et / ou la petite chanson et / ou la petite comptine….


MAIS ATTENTION DE NE PAS ETRE ENVAHI PAR LA ROUTINE DU SOIR.

 

      Entre 3 et 4 ans

L’enfant perçoit la différence entre rêve et réalité, entre sa vie et son imaginaire. Il se rend compte que les cauchemars ne sont que des rêves. Il aime les contes fantastiques, merveilleux.

      Les plus grands

Le rituel consiste plutôt en un dialogue avec les parents. Il relate les évènements de la journée, ses difficultés, ses questionnements. C’est UN TEMPS D’ECOUTE DES PARENTS QUI EST CAPITAL MÊME S’IL N’EST PAS INDISPENSABLE POUR LE SOMMEIL.

     Les adolescents

Plutôt que le dialogue, ils préfèrent un temps de calme et de solitude. Pourtant, on entend souvent « tu viendras me faire un bisou dans mon lit quand tu iras te coucher « .

 

  • LES PLEURS

 

Le rituel est indispensable pour un endormissement en toute sécurité pour l’enfant.

Mais faut-il laisser pleurer un enfant ? Combien de temps peut-on le laisser pleurer ? Les parents sont-ils l’objet d’une manipulation affective ou l’enfant est-il vraiment en souffrance ?

 

Il s’agit encore une fois d’arriver à trouver un juste équilibre entre une intervention trop rapide ( l’enfant ne comprend pas alors ce que doit devenir son autonomie d’endormissement ) et la décision autoritaire de le laisser hurler.

L’enfant n’apprend rien à hurler.

 

  • PROGRAMME DE REEDUCATION

                 Explications  +  Maximum de Réassurance  =           

                               Programme de rééducation

Au coucher proposer un moment de tendresse tranquille , placer les doudous qui lui permettent de se sentir moins seul.

Si l’enfant pleure,
Attendre 5 minutes puis, sans le toucher, SANS ALLUMER LA LUMIERE, lui dire « on est là, tu ne risques rien et tu dois te rendormir « . Ne pas rester plus de 2 ou 3 minutes et ressortir.

Si les pleurs persistent,
Attendre à nouveau 5 minutes puis faites une réassurance TRES BREVE…..

Le lendemain
Allonger les moments d’attente tout en disant : « Endors toi, tout va bien, nous sommes là ».

L’attitude doit être tendre MAIS FERME.

 

Si l’on va voir l’enfant, c’est pour le rassurer PAS NECESSAIREMENT POUR QU’IL S’ARRETE DE PLEURER NI POUR L’AIDER A S’ENDORMIR.

La multiplication des étapes, diminue l’angoisse et l’inconfort des parents. Pas ceux des enfants.

  • QUESTIONS :

 

         Si l’enfant peut sortir seul de son lit :

La fermeté initiale DOIT ETRE PLUS GRANDE ENCORE.
« Si tu te lèves de ton lit je ferme la porte, si tu restes dans ton lit, je veux bien laisser la porte ouverte ».
Le remettre dans son lit fermement.

C’est une sorte de conditionnement : lui donner le contrôle de l’ouverture de la porte. Ne pas fermer la porte à clé. Il a besoin de savoir que c’est un lien entre les parents et lui.

Il faut une FERMETE sans faille et un mélange de grande tendresse et de CALME.
S’il sent la MOINDRE FAILLE, l’enfant pourra tenir des nuits entières .

S’il crie très fort à s’en faire vomir :
Rester CALME, le nettoyer et reprendre le programme ou vous en étiez.
Il ne reproduira pas un geste désagréable pour lui ET QUI VOUS LAISSE INDIFFERENT.

 

Si l’enfant partage sa chambre :
Faire dormir l’autre enfant ailleurs pendant plusieurs nuits. « Si tu ne te lèves pas, ton frère pourra revenir ».
C’est un argument qui porte car l’enfant qui se réveille souvent n’aime pas être seul.

Pour les plus de 3 ans :
Système de récompense et de valorisation ( les grands vont au cirque ). Rituel du soir doit être très tendre.

    
                       LES  PEURS DU SOIR

La tombée de la nuit, le froid qui monte, les bruits de l’environnement qui se modifient font que qu’il est plus difficile de contrôler nos inquiétudes. L’immobilité, la nuit qui tombe, la solitude nous rendent tous vulnérables et occasionnent un besoin d’être rassuré.

Pourquoi ?

  • toutes les perturbations quotidiennes ;
  • toutes les perturbations de l’environnement affectif ( divorce, deuil ) ;
  • les passages difficiles où l’enfant est directement lié à sa propre découverte de lui même ( peur du noir, le moment ou il « va » dans le sommeil, la jalousie…) ;
  • les rythmes scolaires ( copains, intégration dans un groupe, compétions, premières amours) ;
  • relation avec ses parents ( peur de ne pas être aimé, peur de déplaire, de ne plus être le seul enfant…).

 

Attention : vérifier que l’enfant n’a pas trouvé un « truc » pour faire marcher ses parents ( transpiration, pâleur, incapacité à se contrôler). L’ enfant a t-il changé son comportement dans la journée ( peurs, pleurs, repli, agressivité depuis plus de 4 à 6 semaines ) ? 

Que faire ?

  • ouvrir le dialogue au cours de la journée ( ce qui l’inquiète, l’angoisse ) ;
  • maintenir la régularité des horaires de repas et de coucher ;
  • maintenir le rituel du soir ;
  • ses parents sont là et il ne risque rien ; les parents surveillent et sont dans la pièce à côté.

 

                         LES TROUBLES DU SOMMEIL

  • LES TERREURS NOCTURNES :

 

Définition : L’enfant est sujet à un éveil partiel en sommeil lent        
                    profond.

Description : L’enfant s’agite dans les trois premières heures               
                       après son coucher (sommeil lent profond ).
                       Le corps se met en mouvement alors que le          
                       cerveau dort. C’est la capacité de se mouvoir en      
                       plein sommeil.

Cela peut aller des « éveils mineurs » où il s’agite, marmonne à des éveils plus importants : il  peut parler, s’asseoir sur son lit avec une expression hagarde.

Les « vraies » terreurs nocturnes sont plus impressionnantes : l’enfant hurle, s’agite, paraît terrifié, cris déchirants et peut parfois se déplacer ( somnambulisme ).

 

  • L’enfant a des manifestations physiques de peur ; cœur rapide qui bat fort, transpiration, nausées. Il est impossible de le calmer, de le réconforter.
  • Il ne reconnaît pas ses parents et refuse d’être consolé. L’ENFANT NE REPOND PAS, SE RECOUCHE ET CONTINUE A DORMIR
  • Il ne se souvient de rien le lendemain ; il ne garde aucune trace car l’enfant DORT. Dès qu’il se recouche il reprend son cycle de sommeil.
  • Il ne comprend rien à ce qui lui arrive si on le réveille, et traverse alors un état confusionnel désagréable.
  • Quand et pourquoi ?
    • La fièvre,
    • Angoisse de séparation et d’abandon autour de 8 – 10 mois,
    • Maximum de terreurs entre 3 et 4 ans jusqu’à 6 ans ( propreté, langage et oedipe ),
    • Puberté ( somnambulisme ) : 15 % des adolescents ont présenté un plusieurs accès de somnambulisme,
     

     

    Qui ?

Ce qui est frappant, c’est le contraste entre ces difficultés nocturnes et la tranquillité des journées de ces enfants : enfant généralement très calme, très bon scolairement, « trop sage », rendant service, montrant peu ses sentiments, qui se contrôle beaucoup ( même s’il vit une réalité difficile ).

 

  1. Que faire ?
    1. La nuit :

 

NE PAS INTERVENIR. ACCEPTER DE NE RIEN FAIRE. Attendre que l’enfant se calme. NE PAS LE REVEILLER.

Pour les plus grands : protéger les meubles, verrouiller portes et fenêtres.

    1. Le jour :
  • Attention à la fatigue de l’enfant :

         Cela se produit lorsque l’enfant est très très fatigué. Le                     
         premier sommeil est alors particulièrement profond. 
         Il s’agit donc de procurer le maximum d’heures de sommeil  
         ( proposer une sieste ).

  • Si la fatigue n’est pas en cause et si l’enfant est un enfant calme dans la journée, essayer d’ouvrir le dialogue, de verbaliser voire de proposer une prise en charge psychologique.
  • Ne pas l’interroger sur ce qui lui arrive :

Découvrir ce qui s’est produit est inquiétant pour l’enfant. Rendre des comptes est insupportable. C’est embarrassant, ridicule voire honteux ( adolescents ).

Et les médicaments ?
Uniquement sur prescription et surveillance médicale voire neurologique et uniquement dans deux cas, pour les plus de 4 ans et les adolescents, sur un temps très court ( moins d’un mois ) :

  • signes extrêmement fréquents et violents où l’enfant risque de se blesser. Et en attendant une prise en charge psychologique ;
  • pour permettre à un enfant vivant des crises sévères de dormir chez un copain, en colonie….

 

LES CAUCHEMARS :

Définition : C’est un rêve, un mauvais rêve avec des images et
                    une histoire parfaitement repérées. Il se situe le plus
                    souvent en fin de nuit.

                             

Description : L’enfant qui fait un cauchemar :

  • il est effrayé, réveillé et se met à pleurer ;
  •  pas ou peu de manifestations physiques ;
  • sait ce qui lui a fait peur et peut raconter l’histoire ou les images ;
  •  s’en souvient longtemps ;
  • reconnaît ses parents et veut être consolé ;
  • a peur de se rendormir.

 

Contrairement aux terreurs nocturnes, l’enfant est parfaitement éveillé, veut être consolé et présente des difficultés pour se rendormir.

 

 Pourquoi ?

Ils sont très fréquents entre 1 et 6 ans ( temps des acquisitions et des découvertes ) :

  • tous les changements de rythme;
  • les moments de séparation  ( nourrice, crèche, hospitalisation, arrivée d’un nouvel enfant…) ;
  • les acquisitions : marche, langage, propreté ;
  • une frayeur ( s’est perdu, altercation violente, voitures bruyantes…) ;
  • la période oedipienne ( envie d’aimer le parent de sexe opposé et évincer celui du même sexe que lui. Ce sont des pensées angoissantes ) 
  • crises de jalousie ( arrivée d’un bébé, premiers jeux collectifs ) ;
  • découverte de la mort à partir de 3 ans. Quand il s’endort, il « se sent partir » dans le sommeil. Mort = immobilité, absence.

 

Que faire ?

Les cauchemars sont normaux et INDISPENSABLES à l’enfant pour grandir.

                  L’enfant a besoin d’être rassuré.

 

Avant 2 ans : il ne peut pas raconter car il n’a pas la notion de
                        rêve. Parents doivent être calmes et rassurants.

 

Entre 2 et 4 ans : L’enfant raconte le sujet de son cauchemar car il a la notion du rêve ( certaines images ne sont que dans sa tête ).

  • La encore, réassurer.
  • Eviter de trop entrer dans le jeu des cauchemars ( vérifier sous le lit …).
  • Mettre une veilleuse, garder la porte ouverte.

Au delà de 4 ans : S’il n’arrive pas à les surmonter, s’il rejoint les parents, si les cauchemars sont violents et fréquents, l’enfant se trouve dans un état émotionnel important.
Dans la journée, l’enfant est souvent nerveux, agité, exigeant.
Une consultation médicale et / ou psychologique s’impose.

 

                               ET SI ON REVAIT ?A quoi sert-il de rêver ?

Le rêve permet de rester psychologiquement sain :

  • il permet d’analyser les expériences et les sentiments qui nous tiennent à cœur ,
  • il est un moyen de résoudre les problèmes et les conflits de la journée ( le rêve est la poursuite au cours du sommeil de l’activité psychique de la journée ) .

 Que se passe t-il au cours du rêve ? 

Au cours de la nuit, le contenu du rêve évolue dans le sens d’une résolution des problèmes. Au fur et à mesure que la nuit avance, les conflits se résolvent favorablement, les rêves sont plus agréables, l’angoisse disparaît.

Les émotions les plus profondes se libèrent pendant cette phase            
                                           de sommeil.

Selon Freud, le rêve est une « mise en scène du désir ». Au delà des images et du récit ( « contenu manifeste » ), apparaîtrait un contenu latent que sont les « désirs refoulés ».
Le travail du rêve serait de créer les artifices pour déguiser les désirs et les rendre acceptables pour la conscience.

 

L’évolution du rêve chez l’enfant :

Les nouveaux-nés ont des mimiques en sommeil paradoxal, mais sont-ils réellement émus ?

Pour comprendre ce dont rêve l’enfant, il faut qu’il soit capable de le raconter ( 3 ans environ ).

 

Avant 5 ans, il est difficile de parler de rêve :

  1. Les images sont très statiques.
  2. Elles  représentent souvent des animaux.
  3. L’enfant n’est presque jamais impliqué émotionnellement dans son rêve ( à l’exception des rêves du matin ).
  4. Il semble spectateur de son rêve.

 

Entre 5 et 7 ans, le rêve s’organise selon la définition adulte :

  1. L’enfant participe plus à son rêve,
  2. Les images sont plus mobiles,
  3. Les images sont directement liées aux évènements de la journée, à l’état physique du dormeur ( faim, froid), aux livres ou dessins animés.

 

Entre 7 et 9 ans, l’enfant est plus impliqué et l’affectivité est beaucoup plus importante.

 

 Comprenez les rêves de votre enfant :

Les enfants rêvent abondamment et sont moins inhibés que les adultes. Ils ne cherchent pas à dissimuler les éléments désagréables de leurs songes. Ils les confient volontiers mais les expriment plus difficilement.

 

Les  trois types de rêves :

  • Les rêves positifs :
    1. ils s’appuient sur la réalité ( événement, situation ou relation reconnaissable du passé ou du présent ) ;
    2. éclairent sur la nature d’une relation ;
    3. indiquent le développement de ses centres d’intérêt et de sa personnalité.
  • Les rêves créatifs et imaginatifs :
    1. peuvent être le produit d’un élan de créativité ;
    2. peuvent renfermer un sens symbolique plus profond.
  • Les cauchemars :
    1. sont terrifiants et provoquent l’anxiété chez l’enfant ;
    2. indiquent que l’enfant est face à un problème ( même mineur, ex : se faire disputer en classe ) ;
    3. empêchent l’enfant de faire face aux origines de son problème par le biais des images bizarres ;
    4. l’inconscient jette un voile sur le vrai problème dans la journée mais le transpose dans le rêve. Il est incapable d’assumer les « turbulences émotionnelles ».

Lorsque l’enfant raconte son rêve, essayez de trouver à quelle catégorie il se rattache en utilisant « la clé des rêves » ( de Pam Spurr ) :
( Attention : ne cherchez pas à tout prix une signification à quelque chose qui n’en a pas ou qui est trop profondément enfoui. )

 

Détails : quels sont les détails les plus marquants du récit de l’enfant ?

Reconnaissance : l’enfant reconnaît-il certaines personnes, lieux ou sentiments dans son rêve ?

Emotions : quelle est l’émotion prédominante ressentie pendant le rêve ?

Actions : l’enfant jouait-il un rôle actif ou passif dans son rêve ?

Significations : que signifie son rêve pour l’enfant ?

 

Alors prenez le temps d’explorer les rêves de votre enfant. Cela vous permettra de communiquer et de mieux le comprendre. Ce temps que cous aurez passé avec lui stimulera sa créativité et renforcera sa confiance en lui.

 

EN CONCLUSION

Le sommeil est une des grandes fonctions vitales qui est difficile et qui ne va pas de soi.

Bien qu’inné, le sommeil nécessite un apprentissage. Le sommeil dépend de variations extrinsèques ( saison, géographie) , environnement social,  habitudes familiales ; mais il est également influencé par des facteurs intrinsèques ( connaissance de nos sentiments, réactions, envies ).

 

Il est donc particulièrement lié aux facteurs psychologiques et dépend de notre capacité à nous abandonner, à régresser et de l’atmosphère SECURISANTE qui nous entoure. L’anxiété, l’agitation, l’agressivité sont autant de menaces qui pèsent sur lui.

 

B O N N E    N U I T   A   T O U S  .

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