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LES COMPLICATIONS DU DIABETE


Maladie silencieuse et chronique, le diabète peut évoluer des années sans que l'individu n'ait conscience de sa pathologie. Lorsque le diagnostic s'établit, le diabète perdure en moyenne depuis déjà 7 ans. Cette maladie peut générer des complications aiguës telles que des comas … Elles sont dues à des traitements inadaptés, à des maladies associées, à l'avancement en âge ou à des évènements brutaux (infection sévère, choc…). De par les facteurs de risques fréquemment associés, les diabétiques s'exposent plus que toute autre population aux angines de poitrine, aux infarctus du myocarde et aux accidents vasculaires cérébraux…

Le diabète expose au développement d'un vieillissement artériel prématuré (athérosclérose). L'atteinte artérielle du diabète concerne deux types de vaisseaux :
    • les gros vaisseaux visibles à l'œil nu comme les artères coronaires qui irriguent le cœur (macroangiopathie),
    • les microvaisseaux (visibles seulement au microscope) dans le rein, la rétine et certains nerfs (microangiopathie).


Les organes touchés sont ainsi :

Le système cardiovasculaire
Le risque de maladies cardiaques est de 3 à 6 fois plus élevé chez les diabétiques que dans l’ensemble de la population (Source : Association Française des diabétiques).

L'atteinte des artères coronaires est corrélée à l'ancienneté du diabète mais surtout à l'équilibre du diabète; un diabétique mal équilibré présente un risque beaucoup plus important de développer à terme une maladie coronaire qu'un diabétique parfaitement équilibré.

Cette atteinte coronaire s'exprime sous la forme d'angine de poitrine d'effort (angor) et parfois d'infarctus du myocarde. La Fédération française de cardiologie rappelle ainsi "que dans certains cas de diabète, notamment après une longue évolution, l'infarctus peut être indolore et passer inaperçu. Le médecin pourra y penser face à un déséquilibre important et non expliqué du diabète en général, associé à une fatigue importante. Ce caractère parfois silencieux de l'infarctus chez les diabétiques justifie qu'un électrocardiogramme soit réalisé périodiquement après un certain temps d'évolution du diabète. L'angine de poitrine peut également être silencieuse, et certains diabétologues et cardiologues proposent qu'une épreuve d'effort soit réalisée systématiquement chez certains diabétiques, sans que l'on sache exactement si cette attitude est médicalement et économiquement justifiée".

La tension artérielle des diabétiques est à surveiller régulièrement. 75 % des patients diabétiques sont hypertendus .


L'œil
La rétinopathie diabétique toucherait en France 532 000 personnes . C'est aujourd'hui l'une des premières causes de cécité. En effet, le diabète sucré provoque des occlusions des vaisseaux capillaires de la rétine, une ischémie (absence d'irrigation) de zones de la rétine et des hémorragies. Résultat : après un diabète de 15 ans, environ 2 % des malades perdent la vue et environ 10 % sont affectés d'un grave handicap visuel (Source : WHO/OMS, Aide-mémoire n°138, Avril 2002). Cette atteinte de la rétine nécessite un examen ophtalmologique annuel (fond d'œil), même en l'absence de troubles visuels. Les principaux programmes de santé publique européens et américains préconisent un contrôle par an. Malgré ces recommandations, une étude menée par la CNAMTS  pour améliorer le suivi des diabétiques de type II, a montré que moins de 4 diabétiques sur 10 avaient consulté un ophtalmologiste dans l'année.
(Source : MOSAIC : Diabete complication, Decision Resources, inc. 1999 July).


Les nerfs
La neuropathie touche surtout les membres inférieurs et entraîne des douleurs, des crampes, une diminution de la sensibilité, ainsi que des plaies (mal perforant plantaire). Les pieds du diabétiques sont particulièrement à surveiller, certaines plaies pouvant entraîner des complications redoutables comme l'amputation.
La neuropathie peut aussi affecter le système nerveux autonome. On constate ainsi la survenue fréquente de troubles de l'érection : 1 patient diabétique sur 2 souffrirait de troubles de l'érection. Certains organes comme l'estomac, les intestins, le cœur sont aussi à surveiller : risque de survenue de troubles digestifs, de diarrhées ou encore d'une accélération du rythme cardiaque.

Les reins
Selon l’Association Française des diabétiques, les diabétiques représentent 25 % de tous les nouveaux cas de maladies détruisant le rein et nécessitant une hémodialyse chronique.

Rappelons que la néphropathie diabétique est la principale cause d’insuffisance rénale dans les pays développés. Elle représente près de 40 % de tous les nouveaux cas d’insuffisance rénale terminale (Source : Fédération Internationale du diabète).


Les complications en chiffres
Chez le diabétique, le risque de maladies cardiovasculaires est 3 à 6 fois plus élevé. C'est la première cause de mortalité de cette population.
Le diabète est la première cause de cécité dans les pays occidentaux.
Dans le monde, le diabète engendre plus de la moitié des amputations de jambe.
Parmi les nouveaux cas de maladies détruisant les reins et nécessitant une hémodialyse chronique, 25 % sont issus du diabète.
Près de 30 % des diabétiques souffrent de complications isolées ou associées : rétinopathies, cataractes, néphropathies, neuropathies, artériopathies.
Source : OMS


Les chiffres du pied diabétique
Aujourd'hui, parmi les 5 % de la population française qui souffre de diabète, 20 à 25 % d'entre eux seront touchés au moins une fois dans leur vie par une lésion du pied. A savoir, 50 % des amputations des membres inférieurs et d'origine non traumatique concernent des patients diabétiques. Le coût de ces complications du pied diabétique se chiffre à presque 460 millions d'euros (hospitalisation, amputation, suivi ambulatoire).
 


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