Migration & retour - Peinture de Claude Picard
Bona Arseneault, auteur de l'Histoire des Acadiens, nomme nos ancêtres Michel Pitre et Marie-Josephe Orillion parmi les premiers pionniers acadiens de Nipisiguit, maintenant Bathurst, N.B.
Né vers 1735 à Grand-Pré, Michel Pitre était le fils de Jean-Baptiste Pitre et Cécile Boudreau. Quelques années plus tard, sa famille s'établissait à Beaubassin. Il est probable que c'est grâce à ce déplacement, qu'ils ont pu échapper à la déportation. La proximité de Beaubassin aux forêts du New Brunswick leur a permis d'atteindre cette région pour s'y refugier.
Les aboiteaux de Grand Pré
La famille de Michel Pitre serait arrivé à Québec par vaisseau avec l'Abbé Le Guerne. Les acadiens qui ont suivi Le Guerne devait être robuste et prospère. Une fois rendu à Québec, ils ont du négocier leur passage en amont de la rivière pour se rendre à Nicolet
Il avait 23 ans lorsqu'il est arrivé à Québec en tant que réfugié avec son père et sa mère, au printemps de 1758. L'année suivante, Michel Pitre épousait une acadienne nommée Marie-Josephe Orillon à l'église NOTRE-DAME-DE-QUÉBEC le 14 mai. Il s'établiront dans la région de Nicolet où 13 enfants sont nés entre 1760 et 1779.
Athanase Boudreau était un cousin proche de notre ancêtre Michel Pitre. D'ailleurs, la mère de Michel Pitre, Cécile Boudreau était la soeur du père d'Anthanase, François Boudreau et, le père de Michel, Jean-Baptiste Pitre était le frère de la mère d'Athanase, Marguerite Pitre. De plus, une semaine avant les noces de Michel Pitre et Marie-Josephe Orillon, son cousin Athanase Boudreau épousait Félicité Orillon (soeur de Marie-Josephe) aussi à Québec et ce couple s'établissa aussi dans la région de Nicolet.
Ces liens de parenté de Michel Pitre avec son cousin et beau-frère Athanase Boudreau étaient probablement parmi les facteurs décisifs de son retour en Nouvelle-Écosse. (Nipisiguit faisant partie de
la Nouvelle-Écosse à cette époque).
L'expertise d'Athanase Boudreau a été requise lors de la construction du barrage pour le premier moulin à farine de Nicolet. Le premier moulin à farine de Soroist dans la Baie Ste-Antoine de Nicolet auquel fut ajouté un complexe industriel, servira la communauté jusqu'au début du vingtième siècle.
En 1780, cousin Athanase a été accusé d'aider le passage d'emissaires du
congrès américain. La lettre suivante fut envoyée au Gouverneur. Le 27 septembre 1780
''[le] nommé Athanase Boudreau, farinier du moulin de Dépin au pais brûlé de
la baie Sainte-Antoine, ayant entendu plusieurs fois que cet homme favorisait le
passage des émissaires du congrès venant en cette colonie..... Je le tiens
en prison ainsi qu'un nommé Boucher, son voisin....'' Sieur de Tonnancour
Source: Notes de Stephen White
L'année suivante, le frère d'Athanase, Osias Boudreau et notre ancêtre Michel
Pitre ont demandé la permission d'aller vers l'est par la rivière St-Jean.
La demande suivante a été soumise pour nos ancêtres auprès de M. Haldemand,
Gouverneur Général par leur curé, l'abbé F. Brallard. 12 octobre 1781
Les mentionnés Ozias Boudraut & Michel Pitre, tous les deux acadiens,
demandent humblement à son Excellence la permission pour eux et leurs familles,
pour la ‘Rivière St-Jean'. Dans cette paroisse, ils sont considérés des gens
honnêtes.
L'abbé F. Brallard
Source: Notes de Stephen White
Michel Pitre et sa famille aurait suivi la rivière St-Jean pour se diriger
vers la Baie des Chaleurs. Athanase Boudreau et sa famille se sont également
dirigés dans la même direction pour aller s'établir Grande Rivière en Gaspésie et puis ensuite, à Beresford, N.B. où il a
connu du succès comme meunier.
Michel Pitre et sa famille se sont établis à Nipisiguit (maintenant Bathurst,
N.B.) d'où provient une descendance importante. Marie-Josephe Orillon est née le 15 juin 1736 à Port-Royal. Elle grandit durant une des plus difficiles période de l'histoire acadienne. Marie-Josephe épousa Michel Pitre à Québec lorsqu'ils étaient tous les deux réfugiés en 1759. Elle aura 13 enfants dont trois, deux filles Marie et Cécile ainsi qu'un garçon Joseph sont décédés quelques jours après la naissance.
Marie-Josephe était la fille de Charles II Orillon et Marie-Anne Richard.
Charles Orillon dit Champagne le second est né le 7 août 1713. Il épousa Anne Richard (fille de François & Anne Comeau) à Port-Royal le 22 septembre 1734. Anne a vécu jusqu'à l'âge de quarante-deux. Charles Orillon II qui est demeuré à Nicolet, épousa en deuxième noces la veuve Marie Doucet le 27 juin 1763.
According to Monsignor L. Richard of Trois-Rivières, among the Acadian settlers in Nicolet, three families (Pitre, Boudreau & Gaudet) were linked to Charles Orillon (Orion) dit Champagne through the marriage of his daughters. These families would have followed him to settle in the Nicolet region. Charles Orillon (Orion) dit Champagne left a progeny in that region that can be seen even today by the number of descendants bearing the names of Orillon, Orion and Champagne. Charles Orillon II dit Champagne passed away in Nicolet on March 19, 1790.
Selon Monseigneur L. Richard de Trois-Rivières, parmi les acadiens pionniers de Nicolet, trois familles (Pitre, Boudreau et Gaudet) étaient liées à Charles Orillon (Orion) dit Champagne par leur mariage à ses filles. Ces familles l'aurait suivi pour s'installer dans la région de Nicolet. Charles Orillon (Orion) dit Champagne laissa une descendance dans cette région et même aujourd'hui on y voit les noms Orillon, Orion et Champagne dans cette région. Charles Orillon II dit Champagne est décédé à Nicolet le 19 mars 1790.
Marie-Josephe Orillon elle-même a vécu à Nipisiguit jusqu'à l'âge de 72, lorsqu'elle y fut inhumée le 18 janvier 1809 . Marie-Josephe Orillon est descendante du pionnier Charles Orillon dit Champagne.
Nipisiguit est dans la région nord-ouest du Nouveau-Brunswick. La côte du
Nouveau-Brunswick, spécifiquement celle de la Baie des Chaleurs était connue par
les français et les acadiens depuis longtemps. Des relevés géographiques du
secteur ont démontré la présence de pêcheurs européens tels que les Bretons,
Normands et Basques le long de la Baie des chaleurs déjà en 1506. Toutefois, la
colonisation de cette région a débuté beaucoup plus tard puisque ni les français
ou les anglais n'y ont manifesté de l'intérêt qu'après les évènements de 1755.
Chose certaine, ce coin de pays n'est pas inconnu des Acadiens de la
Nouvelle-Ecosse lorsque ceux-ci seront déportés en 1755. À cause de son
éloignement des centres militaires et politiques, les Acadiens ayant échappé à
la Déportation longent les côtes ou filent tout simplement à travers les bois
afin de trouver refuge dans le nord du Nouveau-Brunswick actuel.
Avant le ‘Grand Dérangement' la population d'Acadie comptait 12,000
habitants. À la fin de la guerre en 1763, on n'y trouvait que 4 500 Acadiens.
En 1768, on permet aux Acadiens de s'installer en Nouvelle-Écosse à condition
de prêter le serment d'allégeance au Roi d'Angleterre et de se disperser en
petits groupes.
Michel Pitre
Les acadiens de Nicolet
Le retour d'exile
Marie-Josephe
Orillon
Ancêtres de
Marie-Josephe Orillon
Génération 5
6
7
8
9
Accueil
1
2
3
Michel Pitre
Le retour d'exile
Enfants de Michel Pitre et Marie-Josephe Orillon dit Champagne:
Marie-Josephe Orillion dit Champagne:
Marie-Anne Richard était la fille de François Richard et Anne Comeau. Née vers 1684 à Port Royal, elle est décédée jeune à l'âge de 42 ans.
BRINS D'HISTOIRE
Nipisiguit, N.É. (maintenant Bathurst, N.B.)
LIENS
SOURCES
ACCUEIL
TROISIÈME
GÉNÉRATION
CINQUIÈME
GÉNÉRATION
EN ANGLAIS