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2 Mai.

Entrevue Avec Stephan Bedard

Nous voulions en apprendre plus sur l'assistant instructeur des Capitales de Québec Stephan Bedard. On voulait aussi mieux comprendre son rôle dans l'équipe et profiter de ses compétences pour mieux comprendre certaines techniqualités.

PB: Outre les problèmes hors-terrain qui ont fait les manchettes. Qu'est-ce que les Capitales devraient améliorer pour amener l'équipe à son meilleur niveau pour les séries?

SB: Je crois qu’il faut créer une saine compétition entre les joueurs afin de garder l’intensité. L’an passé on a eu des blessés en deuxième moitié de saison et les joueurs qui étaient sur le terrain ont développé de mauvaises habitudes de travail et d’autres étaient fatigués et n’ont pas eu la chance d’avoir des journées de repos.. Ils croyaient être en mesure de reprendre le rythme juste avant les séries mais ce ne fût pas le cas.

PB:L'an dernier on a promis une équipe qui frapperait beaucoup. Ce fût le cas! Cette saison, quel genre d'équipe entendez-vous construire?

SB:Je ne peux me prononcer car c’est le gérant qui décide du type d’équipe qu’il veut. Comme ancien receveur Ferguson voudra peut-être bâtir son équipe avec un solide personnel de lanceur et une très bonne défensive et quitte à négliger un peu l’offensive. Habituellement dans cette ligue il est difficile de trouver un bon frappeur qui excelle en défensive. Cotton était un exception. Il trouvera donc un moyen de fabriquer ces points. Elmira est ce type d’équipe. Un aspect qui est important est de savoir comment nous répartissons nos vétérans. L’an passé on avait 3 vétérans joueurs de positions et un lanceur. New-Jersey avait deux vétérans lanceurs et deux vétérans joueurs de positions. De notre côté, Dunn lance comme un vétéran et il est LS 3 donc nous pouvons nous permettre d’avoir un vétéran lanceur et trois vétérans joueurs de position. Si on opte pour deux lanceurs vétérans, Dunn devient le troisième partant ce qui amène beaucoup de profondeur Perez sera quatrième et probablement Anderson cinquième.

PB:Sans modestie; As-tu eu une quelconque influence sur le rendement offensif surprenant de Robbie Kison?

SB:Je ne crois pas avoir eu une influence sur les succès de Robbie. Il avait des critères sur lesquels il se concentrait. Si Robbie sortait de son plan je lui disais mais sans plus. Tout le mérite lui revient. Dans son cas c’est une question de confiance, il avait la chance de jouer tout les jours.

PB:La première chose à laquelle tu portes attention en voyant un joueur frapper pour la première fois?

SB:Il y a deux critères que je regarde chez un frappeur. Le premier est la façon dont il utilise ses jambes lorsqu’il effectue son transfert de poids vers l’arrière et lorsqu’il amorce son élan. Plus le frappeur bouge rapidement plus il est en danger. Il est en retard car il n’a pas amorcé son geste au bon moment. Il effectuera des gestes compensatoires afin de faire contact avec la balle et souvent il n’utilisera pas son corps. Cela veut dire que son rythme n’est pas bon, sa vision de la balle n’est pas très bonne, son temps de décision est court donc il se compromettra sur de mauvais lancer. (balles à effets) Lorsqu’un frappeur est en léthargie on retrouve ces critères donc on doit travailler avec le frappeur afin qu’il ralentisse le mouvement de ses jambes. Le tout doit se faire très lentement afin de se donner un plus grand temps de décision, une meilleure vision de la balle et d’utiliser tout son corps lors du transfert de poids. On ne veut pas se battre contre son corps mais en profiter. Il y aura un transfert de poids comme il y en a un au hockey lors d’un lancer frapper et d’une frappe au golf.

La deuxième chose que je regarde chez le frappeur c’est s'il utilise tout le terrain ou s'il tente de tirer la balle. C’est le critère le plus facile à observer Le frappeur doit faire un U lorsqu’il effectue son élan. Quand il amorce son transfert sur la jambe arrière nous devons amener les mains vers le haut ce qui représente le haut du U. Lorsque le frappeur amorce son élan, nous voulons un élan qui se fait vers le bas et vers l’avant afin d’avoir un contact devant soi. Le point de contact représente le bas du U.Lors du contact avec la balle, le baril doit être droit afin de frapper l’intérieur de la balle afin que celle-ci ait une bonne rotation. On veut que la balle reste droite et non qu’elle courbe vers l’extérieur du terrain. La poursuite du geste est très importante dans l’élan. Si on termine l’élan vers le haut, le baril sera droit au moment de l’impact et le frappeur pourra utiliser tout le terrain. En terminant vers le haut on obtient l’autre pointe du U. Si le frappeur termine son élan entre la hauteur de la ceinture et en bas de l’épaule le baril sera incliné vers l’intérieur et le frappeur tirera la balle car au moment de l’impact il frappera l’extérieur de la balle. La pratique au bâton est un bon moment pour observer ces détails. Le joueur qui tente de tirer la balle aura de la difficulté à bien frapper la balle au coin intérieur.

PB:As-tu une influence sur la sélection des joueurs avec les Capitales?

SB:Oui j’ai mon mot à dire sur la sélection des joueurs et sur tout mouvement de personnel.(échange, congédiement…) Le gérant a la décision finale et c’est très normal. Parfois il prend mon opinion et d’autres fois il se fie à son feeling. Je tente de mousser le plus possible les Québécois mais ceux-ci doivent mériter leur place avec l’équipe. S’ils ont une mauvaise attitude je ne peux me battre pour eux. Je connais tout les Québécois, je sais qui est dans le baseball affilié, dans les collèges américains, à l’ABC et les joueurs dominant de la ligue junior élite.

PB: L'accomplissement dont tu es le plus fier avec un joueur?

SB: Je dois dire David Kennedy et Eddie Lantigua. Avec les deux les choses ont cliqué et le lien de confiance s’est développer très rapidement. Pour ce qui est de David, quand il est débarqué à Québec il était le gros nom de l’équipe et il le savait. Je ne savais pas trop comment l’aborder et à ma grande surprise le tout s’est très bien fait. On avait une passion en commun, frapper. Il arrivait très tôt au terrain (14h00) et on travaillait sur la technique. Ce qui était spécial avec lui quand il corrigeait un défaut un autre apparaissait! Cela devenait parfois essoufflant mais très intéressant. Quand Jay Ward venait dans la cage on pouvait discuter de pleins de choses Il était à l’écoute de mes opinons et celà me poussait à me surpasser.

Le défi avec Eddie était encore plus grand car ses chances de rester avec l’équipe étaient très mince. Eddie a travaillé très fort dans la cage des frappeurs afin d’apporter des modifications à son élan. Je voulais qu’il utilise le champ centre droit au-lieu de tenter de toujours tirer la balle. Il est plus efficace comme frappeur s’il utilise tout le terrain car il obtiendra plus de doubles. Il a éprouvé des problèmes l’an passé quand il tentait de frapper la longue balle. Son rythme et son synchronisme faisaient défaut. Il a établi un record d’équipe pour le nombre de double en une saison avec 30. Ce qui est plaisant avec Eddie c'est qu'il est très réceptif aux conseils et l’attitude qu’il a est excellente. Eddie a fait beaucoup de progrès et il a le potentiel d’être encore meilleur.

PB: Si il n'en tient qu'à toi; tu comptes demeurer longtemps avec les Capitales?

SB:J’aimerais être associé le plus longtemps avec les Capitales mais j’aime mieux y aller une année à la fois. Ma blonde et moi avons acheter une maison et on veut bâtir une famille et cela prend une sécurité que les Capitales ne peuvent offrir. Le salaire est convenable mais c’est pour une période des quatre mois seulement. Par chance elle a un très bon emploi et surtout elle m’encourage à vivre ma passion. Ce qui est difficile c’est d’avoir deux ou trois emplois pendant l’hiver afin d’obtenir un revenu intéressant. Si j’obtiens une permanence en éducation physique j’aurai une décision très importante à prendre.

PB: Ton enseignement est bien reçu par les vétérans?

SB:Que se soit avec un vétéran ou une recrue on se doit d’établir une relation de confiance avec le joueur. La plus grosse différence avec le baseball junior est au niveau de l’approche. Dans le junior on peut imposer des choses mais au niveau professionnel on suggère et c’est le joueur qui décide. Si on impose et le joueur n’a pas de succès et se fait congédier tu es directement responsable. On se doit de connaître l’approche que le joueur veut adopter et c’est à ce moment que l’on peut apporter des correctifs. Le vétéran a une idée précise de ce qu’il veut faire comparativement aux plus jeunes qui se cherche plus. Il y a beaucoup de place pour l’enseignement mais il doit y avoir beaucoup de communication. On doit demander au joueur quel est son plan et on apporte les modifications en conséquence. La majorité du temps le joueur nous donne la réponse entre ce qu’il veut faire et ce qu’il fait.

PB: L'homme de qui tu as le plus appris?

SB: J’ai appris énormément de Jay Ward soit au niveau des connaissances du jeu, sur l’art de frapper, gérer un personnel de lanceur, de l’intensité qu’il a pendant un match et enfin de la passion qu’il a sur le baseball. C’est juste décevant de la manière dont cela a fini avec Jay et les partisans. Je croyais en connaître beaucoup sur le baseball mais je me suis aperçu que je n’en connaissais pas tant que ça. Il y a tellement de choses à penser et le fait de jouer tous les jours amène des ajustements continuels. Comme exemple de la course sur les buts avec un coureur sur les buts. Un coureur au troisième but, dans le junior à 95% du temps le coureur n’est pas en course sauf si la balle perce l’avant champ. J’ai découvert plusieurs possibilités selon les situations de jeux. Au niveau junior tu peux fonctionner à cinq lanceurs et tu es capable de t’en sortir. Ton lanceur peut jouer à une autre position et cela n’amène aucun problème car tu joues 2 à 3 parties par semaine. Quand tu joues tout les jours et que ton partant éprouve des problèmes tôt dans la partie tu dois souvent le laisser au monticule (ce qui amène beaucoup de critiques des amateurs) car tu ne veux pas écloper toute rotation de lanceur pour les deux ou trois prochaines parties. Tu dois savoir qui est disponible ou non dans tes releveurs (5). Habituellement tu as deux gars de longue relève, un releveur gaucher, ton lanceur de huitième manche et le closer. Si tes gars de longue relève sont fatigués tu n’a pas le choix de laisser ton partant pour au-moins cinq manches en espérant limiter les dégâts. Parfois il vaut mieux sacrifier une partie que d’hypothéquer ta relève pour 3 ou 4 parties.

PB: Un idole t'a influencé? Si oui de qui il s'agit?

SB:La seule idole que j’ai eue c’est Guy Lafleur mais pour le baseball, j’aimais bien les Pirates de la fin des années 70 et début 80 avec Dave Parker, Willie Stargell, Bill Madlock. Comme entraîneur j’aimais bien Whitey Herzog quand il dirigeait les Cards dans les années 80 avec toute la vitesse que ce club possédait.

PB:La chose la plus difficile à enseigner à un frappeur?

SB:La chose qui est le plus difficile à enseigner à un frappeur est d’utiliser ses forces. Ils veulent tous frapper des circuits ce qui amène des lacunes dans leur élan. Ils commencent à tirer la balle, la moyenne diminue, le nombre de retrait sur des prises augmente de façon incroyable. Lors d’une situation importante en fin de match ils veulent tous être les héros. Ils deviennent impatient et s’élancent tôt dans le compte et souvent sur de mauvais lancer. Ils ne laissent pas le lanceur faire une erreur. On se doit de forcer le lanceur à lancer une prise. C’est un jeu du chat et la souris. La grosse lacune du baseball professionnel c’est que tout fonctionne par les statistiques. Si le jouer veut aller dans le baseball affilié il doit avoir de bons chiffres et c’est la même chose lorsqu’il vient le temps de négocier le contrat. On ne valorise pas les joueurs qui font avancer le coureur soit à l’aide d’amorti ou de roulant. On ne se préoccupe des petites choses, se sont les chiffres qui comptes!

PB:Cette saison les bâtons de composite seront utilisés dans la LBSQ et la LBEQ. Le principale avantage pour les frappeurs techniquement selon toi? Et est-ce que cette décision aura une influence sur le développement des joueurs? Laquelle?

SB:Le joueur qui a des faiblesses techniques ne pourra bien paraître. Le bâton d’aluminium fausse tellement les données pour sa moyenne car il n’est même pas obligé de frapper une balle sur le gros bout du bâton pour obtenir un circuit ou un coup sûr. Le lanceur effectue de très bons lancers qui normalement devraient être un faible ballon mais avec le bâton d’aluminium ça devient un circuit. Le frappeur devra apprendre à utiliser le transfert de poids afin d’aller chercher le plus de puissance possible. Cette saison le nombre de circuit va chuter de façon spectaculaire et le champion frappeur n’aura pas une moyenne de .450. Je crois que cela va prendre deux à trois ans afin que l’ajustement se fasse comme il le faut. Les balles au coin intérieur demanderont une période d’adaptation afin d’amener le gros bout du bâton sur la balle. Le lanceur qui possède un bon changement de vitesse aura beaucoup de succès. Je crois sincèrement que les joueurs auront beaucoup de plaisir à évoluer avec des bâtons de bois.

PB:Y'a t-il des joueurs à qui t'aimerais donner une chance dans le baseball indépendant?

SB:Il n’y a pas de joueurs en particulier. Guy Roy et Charles Tasiaux participeront au camp d’entraînement cette saison et ils auront toutes les chances voulues de faire l’équipe. Patrice Plante qui a évolué en France l’an dernier se veut un candidat très intéressant. Je vais regarder du côté de l’Université du Maine où Alain Picard évolue. Il sera admissible au repêchage cette saison et si cela ne fonctionne pas de ce côté je vais tenter de le convaincre de venir avec les Capitales.

PB: Est-ce que tu as un bon réseau de contacts?

SB:J’ai quelques contacts, c’est certain que je ne peux me comparer avec les coachs qui arrivent des organisations. J’ai quelques noms qui peuvent m’aider. L’endroit idéal pour se faire des contacts c’est pendant les camps d’entraînements. Tu rencontres des dépisteurs, des entraîneurs et différentes personnes des organisations.

PB:Serais-tu prêt selon toi à prendre les commandes d'une équipe de la Northeast?

SB:Je crois être en mesure de gérer une équipe de la ligue Northeast mais je ne suis pas pressé. Lors de mes trois premières années j’ai appris beaucoup de choses et je m’attends à acquérir beaucoup d’expérience cette saison. Il y a tellement de situations de jeux qu’il faut beaucoup de temps afin de toutes les maîtriser. Je vais connaître d’autres joueurs et mon réseau de contact va s’agrandir. Ce n’est pas facile pour un québécois de faire sa place mais il faut le faire sans brusquer les gens qui prennent les décisions.

PB:As-tu été courtisé dernièrement pour devenir gérant d'une équipe, peu importe le calibre?

SB:J’ai eu une seule offre et c’est Andy Mcauley qui me l’a faite. Il m’a offert le poste d’entraîneur des frappeurs à Schaumburg.

PB:Comment arrives-tu à te préparer avant un camp; étant donné qu'approximativement la moitié de l'équipe est différente d'une saison à l'autre dans le baseball indépendant?

SB:La préparation se fait très bien il faut juste mettre tout le monde sur la même page car les joueurs proviennent de milieux différents et on veut éviter toute confusions. La première journée est la plus excitante car on peut enfin associer un nom à un visage et on a hâte de voir de quoi à l’air l’équipe. Disons que la première impression trompe rarement. Il y a des surprises et des déceptions. Parfois on a de mauvaises pensées sur des gens qui nous ont recommandé certains joueurs et que l’évaluation est le contraire..

PB:Peux-tu classer les gérants de la section Est de la Northern en 2002 et décrire la principale qualité (lacune) de chacun?

SB: 1 : Cash Beauchamp; va chercher le meilleur de ses joueurs, son attitude était différente cette saison et cela lui a porté fruit.
2 : Mitch Lyden; va chercher lui aussi le meilleur de ses joueurs qui sont de méchants phénomènes. La ville de Elmira est probablement la plus plate de la ligue.
3 George Tsamis; probablement le meilleur pour effectuer des transactions. Il a endormi bien du monde. Jackie Hernandez le complète très bien.
4 Andy Mcauley ; les joueurs aiment tous jouer pour lui.
5 Ed Ott ; je ne le connais pas assez pour porter un jugement.
6 Ed Notle : Pour l’instant il m’a plus impressionné avec ses imitations de Frank Sinatra, je lui donne le bénéfice du doute.
7 George Scott; Il ne s’est pas adapté avec la nouvelle génération de joueur.
8 Mike Marshall ; probablement le pire entraîneur que j’ai vu en trois ans

PB:Qu'as-tu appris dans le baseball indépendant qui aurait pu te servir dans le junior?

SB:Je crois avoir été un bon enseignant dans le junior mais maintenant je pourrais encore plus développer leur potentiel. Tout est différent, soit par la connaissance du jeu qui est la plus grande faiblesse du baseball élite québécois, le côté tactique et technique. Je ne blâme pas personne car tout le monde fait son possible afin de développer les joueurs et ils ne peuvent parler de choses qu’ils ne connaissent pas. Je crois sincèrement que le baseball au Québec va être meilleur lorsque les joueurs qui évoluent professionnel ou dans les collèges américains s’impliqueront comme entraîneur. Ils auront acquis de nouvelles connaissances et plus d’expérience à offrir aux joueurs. La plus grosse faiblesse des entraîneurs québécois est au niveau de l’ouverture d’esprit, on a tendance à penser que l’on connaît tout. Je ne comprends pas qu’il n’y ait eu aucun entraîneur qui est venu au camp d’entraînement des Capitales et voir comment se déroulaient les entraînements. Ils auraient pu voir des choses différentes, poser des questions ce qui feraient d’eux de meilleurs entraîneurs. Il faut apprendre à se surpasser et devenir le meilleur entraîneur possible. Encore une fois je ne veux pas dénigrer le travail des entraîneurs québécois car ils font un travail remarquable.

PB:Il t'arrive de t'ennuyer des grandes "batailles de la première avenue?"

SB:Je m’ennui plus de la rivalité entre les Patriotes et les Alouettes à l’époque où j’étais joueur. J’ai vécu la victoire des deux côtés comme entraîneur et se fût de beaux moments mais à l’époque où je jouais la rivalité était à son meilleur l’intensité était là et l’action était entre les deux lignes blanches. Les dernières années ressemblent plus à un show de la WWF. Je ne m’ennuie pas des Diamants, lors ma saison en 95, il y avait y avait beaucoup de conflits avec la direction et la fusion entre Sainte-Foy et Lévis ce qui a amené de la distraction sur le terrain. Malgré tout nous avons eu une bonne saison e les foules au Stade étaient incroyables. J’ai beaucoup aimé mon association avec les Alouettes, ils m’ont donné la chance de diriger une équipe junior et nous avons réalisé de belles choses. Avant tout je serai toujours un Patriotes.

PB:Comment tu arrives à t'ajuster à chaque changement de gérant?

SB:Pour moi ce n’est pas très difficile car je m’adapte très rapidement aux gens. Il faut poser des questions et observer la manière dont le gérant fonctionne. Il faut prendre sa place tranquillement et se concentrer sur le rôle qu’il nous donne. En étant sur le terrain tout les jours et aux réunions que l’on a le matin le tout se fait rapidement et la confiance et le respect se gagnent très vite. C’est un beau défi car c'est une autre manière de fonctionner, une nouvelle philosophie ce qui me permet de prendre le meilleur de chacun.

PB:Tes impressions concernant l'arrivée de Joe Ferguson?

SB:Joe est une très bonne personne et très terre à terre. Il a beaucoup d’expérience soit dans les majeurs comme joueur et entraîneur et comme entraîneur dans les mineurs. De-plus, il a enseigné le baseball en Italie et en Russie. Tout comme Jay Ward, il aime enseigner. Il semble un excellent communicateur. On a tendance à croire que les joueurs n’ont plus rien à apprendre à cause qu’ils sont professionnels mais c’est faux. Que les joueurs soient recrues ou vétérans ils ont toujours des choses à apprendre. Chacune des organisations a sa philosophie mais celle-ci n’est pas toujours bonne pour le joueur. C’est donc en parlant avec eux que l’on peut comprendre leur besoin et de leur fournir l’enseignement nécessaire.

PB:Il t'est arrivé un jour ou l'autre de te fourvoyer dans la transmission des signaux et de te retrouver dans une situation cocasse ou finalement l'erreur a fonctionné?

SB:Je me suis retrouvé dans une situation lors de mon premier match comme entraîneur au troisième but. On jouait contre Waterberry, le score était égal en neuvième manche avec deux retraits. Jason Clark est au deuxième but et Brian Britt au bâton. Clark tente de voler le troisième et Britt frappe la balle entre troisième et l’arrêt court. Habituellement c’est un jeu de routine pour le joueur de troisième but en raison de la course de Clark il doit se diriger vers le but. Je suis certain que c’est un coup sûr et j’envoie Clark au marbre. J’avais oublié une particularité du terrain, le gazon à l’avant champ est long et la balle ralentie beaucoup. Richie Benes apparaît de nulle part et capte la balle. Clark venait de dépasser le but d’environ dix pieds et je ne peux le ramener vers le but et Benes a la balle dans sa main et la lance aussitôt au receveur. Il y a une souricière, Clark en raison de sa vitesse fait durer le jeu. Plus il y a de lancer dans une souricière plus l’avantage est au coureur. Finalement il entre en collision avec le lanceur qui couvre le marbre, il échappe la balle et nous gagnons le match. Le lanceur a eu une fracture du poignet… Je ne suis pas prêt d’oublier ce match.

PB:Musique favorite?

SB:J’aime beaucoup U2, Madonna et le rock des années 80. Pendant une pratique au bâton AC/DC est difficile à battre.

PB:Une anecdote savoureuse à nous raconter?

SB:À l’époque de Jay Ward, les joueurs pouvaient donner des entrevues avant l’entraînement sauf que si le joueur était en retard sur le terrain il écopait d’une amende. Il était 9h55, un journaliste demande une entrevue à Joce Blais et l’entraînement débute à10h00. Tout les joueurs sont réunis près de Jay sauf un…Joce qui sans l’oublier est à son premier camp d’entraînement. Le voilà qui arrive en sprint, Jay regarde sa montre et il dit que Joce a évité l’amende de 10 secondes.

Joce qui reprenait son souffle n’a pas compris ce que Jay a dit. Pendant l’échauffement il nous (québécois) demande ce qu’il a dit. Nous lui avons dit qu'il était en retard de 10 secondes et qu’il écope d’une amende de 25$. (Ce qui est complètement faux) Joce est fâché de la situation. Et nous on a du fun et on en beurre épais. Après l’entraînement il en parle à un journaliste qui naturellement en fait un potin dans son journal. Quel beau sénario. Le lendemain matin le journaliste qui a fait l’entrevue avec Joce entre dans le bureau afin de payer l’entrevue.(NDLR: L'amende?) Jay ne comprend rien et de mon côté j’ai de la misère à ne pas rire. Jay décide de lui donner une leçon car il fait son entrevue 5 minutes avant le début de la pratique

PB:Un dernier commentaire?

SB:Si vous avez des questions sur une situation de jeu ou si vous avez besoin de conseils n’hésitez pas à venir nous voir avant ou après les matchs. Il nous fera un grand plaisir de vous répondre. Il n’y a aucune question ridicule, nous sommes là pour vous.

Une belle entrevue qui nous permet de mieux comprendre. On sent non seulement la franchise du personnage mais aussi sa passion du baseball. Une passion comme l'indique bien son dernier commentaire qu'il est prêt à partager généreusement avec les amateurs. Parce que c'est aussi ça être joueur ou instructeur de baseball. On lui dit un sincère merci et on se fera un plaisir parfois de lui poser quelques questions pour comprendre et en apprendre plus sur la complexité de ce jeu qui est à la fois si simple. On lui souhaite une bonne saison!



29 Avril.

Commentaires de Yann Monnet

Yann Monnet nous offre ici son analyse des différentes équipes et sur le début de la saison dans l'Élite de France. Il nous parle aussi des Huskies De Rouen et de sa performance personnelle.

Savigny: notre prochain adversaire la semaine prochaine est le champion en titre (et quatre fois lors des cinq dernières années). Ils sont toujours présents lors des grands rendez-vous. C'est la meilleure équipe au bâton du championnat et ils ont une défense solide. Leurs lanceurs ne sont pas dominants mais ils sont bons et savent vraiment "pitcher" (placements de balles, changements de vitesse). Pronostic : ils se qualifieront pour les demi finales.

PUC: une très bonne équipe même si nous les avons battus deux fois ce week-end. Solides dans tous les domaines, très combatifs et savent "construire" (bunts, hit and runs...) des points. Pronostic : ils se qualifieront pour les demi finales.

Montpellier: ils sont moins bons que l'année dernière mais ils viennent de se renforcer avec le recrutement d'un lanceur américain. Ils possèdent également un lanceur français de très bon calibre . Ils sont solides et se battront avec Toulouse pour la quatrième place qualificative pour les playoffs.

Toulouse: un sérieux adversaire ce qu'ils ont pu démontrer avec leur victoire contre nous la semaine dernière. C'est l'équipe la plus améliorée (quelques très bons recrutements) du championnat. Solides sans être spectaculaires dans tous les domaines. Pronostic : ils se qualifieront pour les demi finales.

INSEP: une équipe composée uniquement de jeunes "espoirs". Ils sont assez solides en défense et au monticule (deux lanceurs rouennais) mais assez faibles au bâton.

Pessac: promus de D2 ils auront du mal cette année mais ils sont assez solides en défense et leurs lanceurs sont corrects. Ils peuvent donc créer la surprise de temps en temps.

Cherbourg: l'équipe la plus faible du championnat mais au baseball on ne sait jamais et ils gagneront quand même quelques matchs.

Pronostic pour les demi-finales Rouen, Savigny, PUC, Toulouse

Voilà qui nous donne une bonne idée du potentiel de chaque équipe dans l'Élite de France.

Yann Monnet nous entretient maintenant sur l'esprit qui rêgne chez les Huskies. Une réponse intéressante provenant de la part d'un joueur.

"Sans aucun doute l'ambiance au sein du groupe est excellente et c'est en partie ce qui fait notre force. Il y a un très bon mélange de jeunes et de vétérans dans cette équipe et on rigole beaucoup. Cependant on est peut-être un peu trop "cool" par moment."

Au sujet de la performance collective de l'équipe il indique que la fiche de 7-1 est bonne mais devrait-être à 8-0. "Nous n'aurions jamais dû laisser échapper le match contre Toulouse." Prêt pour les rencontres à venir. "Un autre test excellent viendra cette fin de semaine contre Savigny et ensuite au Challenge de France que nous avons l'intention de gagner pour la deuxième année consécutive." Il émet aussi une mise au point avec un brin de sagesse. Il aborde dans le même sens que le gérant Christian Chenard. "Ceci dit, n'oublions pas que ce qui compte ce sont les playoffs. L'année dernière on a fini à 29-1 mais on a perdu en demi-finale. Il faut monter en puissance et être présents au mois de septembre. C'est comme au hockey, personne ne se souvient de l'équipe qui gagne la President's Cup, ce qui compte c'est la Stanley Cup. Pour nous c'est la même chose, notre seule désir: lever le trophée en fin d'année !"

Il termine en nous parlant de sa performance personnelle.

"Correcte étant donné que je ne m'entraîne pas assez. Trop de temps passé au bureau ou dans les avions et pas assez sur le terrain."

"En défense au premier but pas de problème c'est ma position, cependant je dois m'améliorer au champ gauche où j'ai fait deux erreurs en trois matchs déjà, c'est innaceptable!"

"Au bâton les choses se passent plutôt correctement, je frappe pour .440 avec une moyenne sur base de .600 (6 BB et 5 Hit by pitch, je ne sais pas pourquoi mais j'attire les balles cette année !). Mais tout ça c'est du détail ce qui compte c'est que nous continuons à gagner !"

Le capitaine des Huskies n'accepte pas la demi-mesure. Ça transpire dans ses commentaires et dans son analyse. Un joueur qui semble éxigeant envers lui-même et envers l'équipe. Un joueur qu'aime bien Christian Chenard dans sa formation. Il sera un des rouages importants des Huskies dans leur tentative de conquérir le titre. On le remercie lui aussi pour sa contribution à nos connaîssances du baseball Élite en France.



20 Mars.

Une entrevue avec Boris Rothermundt.



Boris Rothermundt est un des joueurs important de l'équipe de Rouen de l'Elite en France. Il a l'experience du baseball international. De ce côté ci de l'Atlantique, nous connaissons peu les joueurs français. Désireux d'en savoir toujours plus, nous lui avons lancé une invitation à répondre à nos questions. Comme c'est souvent le cas depuis l'ouverture de notre site, nous n'avons eu aucune difficulté à obtenir la collaboration désirée.

PB:Tu as commencé à jouer à quel âge exactement?

BR: J'ai commencé à l'age de 7 ans à Vancouver. J'ai découvert le baseball pendant les 2 années ou j'ai habité au Canada. Ensuite, dès mon retour en France, mon frère (plus agé) a monté un club de baseball dans la région parisienne pour que je puisse avec lui continuer à jouer. Nous étions les "anges noires" (black angels) de Ville d'Avray. Club qui a disparu depuis...sniff..

PB:Dans ton entourage quand tu dis que tu es joueur de baseball, on te percoit comment?

BR: Mon entourage est essentiellement composé de gens impliqués dans le baseball!!! donc pas trop surpris, mais c'est vrai que dans le cadre de mon boulot, ça surprend beaucoup de gens. Le baseball n'est pas encore assez reconnu en France.

PB:Parles-nous de tes réalisations dans ta carrière?

BR:Avec le petit club de Ville d'Avray, nous avions essayé de décrocher la plus haute division.
Ensuite en 1993, je suis entré au CREPS de Montpellier pour suivre le pôle espoir (structure d'entraînement pour jeunes joueurs). deux ans après je suis allé à l'INSEP (structure d'entraînement nationale à Paris) pour deux saisons. Pendant tout ce temps, je suis resté au club de Montpellier. Je suis redescendu à Montpellier pour finir mes études. Je suis resté en tout 7 ans à jouer pour le club de Montpellier. C'est avec ce club (pour l'instant...) que j'ai eu des palmarès sportifs interressants:
Champion de France 1994
Champion de France 1995
De 1996 à 2001 vice champion de France sauf en 1999: troisième du championnat elite
Vainqueur de coupe d'Europe groupe B en 1996,1997,2001
3eme, 5eme et 7 eme place aux coupes d'europe de 2000; 1999, 1998, et 1995.
Ensuite, avec l'équipe de France, j'ai participé de 1995 à maintenant au collectif France comprenant des championnats d'Europe (avec une belle troisième place en 1999), une coupe intercontinentale, et un championnat du monde (Taiwan 2001)

PB:Comment te sens-tu physiquement en ce tout début de saison?

BR:Plutot bien, je reprend confiance sur le monticule, mais je cherche surtout à etre performant en champs et au baton! les matchs amicaux m'aident à me remettre au niveau

PB:Comment gardes-tu la forme durant la saison morte?

BR: Je me rend assez disponible pour pouvoir faire deux à trois séances de musculation pendant l'hiver en plus des entraînements.

PB:Toi qui côtois des joueurs venant du Québec, il t'est passé par l'esprit de traverser de ce côté ci pour tenter ta chance dans un circuit professionel?

BR: Non, je connais mes limites, et je suis allé une saison au Junior College of Marin (Californie) en 1998, et j'ai pu cotoyer du niveau professionnel. Je n'avais pas la vitesse de balle suffisante!

PB:La personne qui a le plus influencé ta carrière?

BR:Greg Hamilton, Manager du club de Montpellier et maintenant il travaille pour Baseball Canada...je reste en contact avec lui...on s'est revu au Championnat du Monde de Taiwan, ca m'a beaucoup touché!

PB:Le meilleur gérant que tu as cotoyé?

BR:Sans hesiter: les frères Rolland!

PB:Avec une moyenne de .347 et avec 10 buts volés dans une saison de 30 parties, on peut croire que tu es sans doute dérangeant pour les lanceurs adverses. Tu vois beaucoup de balles rapides?

BR: Oui, encore parce que je suis un petit nouveau au baton (ca fait 4-5 ans que je frappe en élite), je suis au départ un lanceur pour le haut niveau....mais tant mieux, que les lanceurs me voient encore comme ça...j'aurais encore pleins de droite! mais j'espère que les stats vont me trahir encore cette année....

PB:Le lancer qui te cause le plus de difficulté?

BR:Ce n'est pas un secret, et je travaille dur pour plus que cela soit un problème: Tout ce qui vient à l'intérieur bas.

PB:Tu es aussi utilisé comme lanceur. Ton meilleur lancer?

BR:Ma change up. J'aime beaucoup ce lancer quand il n'atterri pas au milieu de la zone!

PB:Il y a un frappeur qui te cause plus d'ennuies que les autres en Élite?

BR:Il y en a de plus en plus....Fabien Proust, joueur de Savigny, champion de France 2002 est un redoutable frappeur.

PB:Qu'aimerais-tu améliorer dans ton jeu?

BR:je suis un athlète frustré et jamais satisfait de moi même, parce que je sent que je peux tout améliorer dans mon jeu.

PB:Qu'est-ce que le baseball t'a apporté comme individu?

BR:Tout. c'est avant tout une passion. Ensuite,le baseball fait parti de ma vie. c'est un peu difficile comme ca de tout dire, mais il faut savoir que ce sport m'a ouvert les yeux sur beaucoup de choses de la vie!

PB:T'as une superstition?

BR: Non

PB:Ton plus beau souvenir comme joueur?

BR:coupe intercontinentale, je tiens le match contre le Japon à la 6ème manche 4-1...je précise, on perd 4-1, mais je neutralisais bien l'attaque du Japon. c'était un super match pour moi, le meilleur de ma carière sportive!
J'espère avoir la chance de vivre quelquechose de grand avec Rouen cette année.

PB: Tu t'es fixé des objectifs personnels pour la prochaine saison? Si oui, quels sont-ils?

BR: Personnels, pas trop, mais plutot d'équipe, dans le sens ou tant que je peux apporter à l'équipe tant mieux. Si je ne performe pas, et que l'équipe gagne, je serais le plus heureux des hommes.
toutefois, je jette de temps en temps aux stats comme tout passionné de baseball!!!!

PB: Un rêve et une ambition?

BR:champion de France avec rouen 2003
Champion d'Europe avec Rouen 2003
Qualification pour les J.O. 2004


PB:Une petite anecdote amusante racontable, bien entendu, à nous raconter?

BR:je possède depuis la saison dernière le trophé Mellindré (en l'honneur d'un ancien joueur ayant fait sur une action de jeu défensive plusieurs erreurs)
En effet, dans les premiers matchs de la saison passée, j'étais en champs extérieur (champs droit). Je préviens mes partenaires de jeu que le terrain est très dur (surface synthétique) et que les rebonds de balle sont très haut), donc de ne pas se faire lober. une balle étant frapper sur moi, j'ai mal jugé, et je me suis fait lober par la balle. Je cours donc au grillage pour récuperer la balle et là, je tombe par terre sur les fesses à cause de la surface un peu mouillé. Récupérant la balle, je fais un relais catastrophique dans le dug-out derrière la troisième base (objectif visé!). Voilà!!! En une action 3 erreurs! je remet mon trophée en jeu cette année...affaire à suivre!

PB:Un dernier commentaire?

BR: Suivez bien le club de rouen cette année...ca va jouer dur....

On va suivre son conseil de près! On ne va pas manquer ça! On sera au rendez-vous pour s'informer des faits et gestes des Huskies de Rouen. On remercie Boris Rothermundt pour sa collaboration et on lui souhaite la meilleure des chances.



6 Mars.

Une entrevue avec Capi...



(Courtoisie des Capitales de Québec. )

À Québec le stade municipale se transforme en véritable jungle dès que les Capitales sautent sur le terrain. Un roi trône sur celle-ci. Il est celui qui survolte la foule avec ses incitations à faire du bruit pour encourager les Capitales celui qui fait rire et sourire les enfants mais aussi les plus grands. Plus qu'une simple mascotte, il se transforme en faiseur de bonheur. Il ne parle pas mais il écrit. Nous avons l'honneur d'avoir en entrevue le roi de la jungle. Nul autre que Capi lui-même!

PB: Bonjour Capi et bienvenue sur Passion Baseball. Comment se passe ton hiver jusqu'à maintenant?

Capi: La saison hivernal est assez mouvementée,contrairement à ce que vous pouvez croire,je n'hiberne pas. Je suis invité à visiter les jeunes et moins jeunes dans différentes activitées tels les tournois de hockey, visite dans les hopitaux de la région,dans les centres pour personnes âgées, fête de Noël, téléthon et radiothon de toutes sortes.

PB: As-tu commencé ton entraînement pour la course de la mascotte?

Capi:Je n'ai jamais cessé mon entraînement, cela fait partie de ma vie. Alors inutile de vous dire que je suis prêt pour la course.

PB: Bien que tes tout jeunes adversaires soient redoutables. Comment peux-tu être aussi agile et ne pas réussir à les vaincre dans cette prestigieuse compétition?

Capi: Vous le dites vous même, ce sont des adversaires redoutables,ils sont choisis sur le volet. Si je ne gagne pas,c'est surement dû à mon excès de confiance comme le lièvre et la tortue dans la fable de Lafontaine. Et je dois ajouter que j'aime donner des cadeaux.

PB: Sans ne rien dévoiler. Tu as préparé de nouveaux tours pour tes nombreuses victimes?

Capi: J'y pense constamment et je peux vous assurer que mes adversaires gôuteront à ma nouvelle médecine.

PB: Penses-tu que tu pourras inviter tes amis mascottes à la joute des étoiles?

Capi: Généralement mes amis sont là le jour de mon anniversaire,mais pour ce qui est de la joute d'étoiles,la décision revient à l'organisation,mais si vous me demandez si j'aimerais qu'ils y soient,je vous répondrai OUI.

PB: Qu'aimerais-tu demander aux partisans des Capitales pour la prochaine saison?

Capi: Tout simplement de venir nous encourager en très grand nombres et ce tout l'été.

PB: En Série-Mondiale, on a vu des gens pratiquer le culte du singe pour remporter des victoires. Crois-tu qu'on devrait essayer le culte du lion à Québec?

Capi: Personnellement je ne connais pas ce culte,mais si nous devons en inventer un,pourquoi pas? Une chose est certaine quand les partisans encouragent l'équipe en criant où en fesant du bruit, cela stimule les joueurs et le niveau de jeu augmente.

PB: Tout le monde sait que tu as le coeur grand comme la ville. Qu'est-ce qui te touche le plus dans tes contacts avec les enfants?

Capi: Leur grande naïvetée et la tendresse avec laquelle ils m'abordent. Il n'y a rien de plus valorisant que de donner de l'amour à un enfant qui ne demande qu'à recevoir.

PB: J'ai remarqué que certains joueurs, instructeurs et même arbitres te faisaient la vie dure parfois. Ne serais-tu pas une victime de tes mauvais tours par hasard?

Capi: Effectivement,mais je ne changerai pas ma façon de faire, je dirai même qu'ils devront se surveiller d'avantage au risque d'en payer le prix.

PB: Quel est ton meilleur souvenir?

Capi: Malgré mon jeune âge, j'ai beaucoup de beaux souvenirs mais si je dois vous en énumérer un, je vous dirai que c'est le premier match dans l'histoire des Capitales,il y a eu beaucoup d'émotions.

PB: Lors des journées de chaleur intense comment arrives-tu à dépenser autant d'énergie?

Capi: C'est une question qui revient souvent,c'est tout simplement de l'entraînement pour conserver un bon cardio.Bien se nourrir et boire beaucoup d'eau.Il n'y a pas d'autre recette.

PB: Tu as sans doute un conseil pour nos jeunes amateurs de baseball?

Capi: Le meilleur conseil que l'on puisse donner aux jeunes,c'est de s'amuser, le baseball demeure un jeu. Donner le maximum tout en gardant un esprit sportif.

PB: Tu as de bons mécaniciens pour ton super bolide?

Capi: À faire rougir Jacques Villeneuve et toute son équipe BAR.

PB: Tu as une petite mésaventure amusante à nous raconter?

Capi: Je n'ai jamais vraiment eu de mésanventure,je dirais plutôt un petit contretemps avec un partisan qui avait dépasser son taux d'alcool dans le sang. Il a dû me prendre pour un cheval car il a sauté sur mon dos sans que je puisse le voir venir tout en déjouant les gens de la sécurité, alors j'ai dû rugir et lui montrer mes griffes. Je crois qu'il ne recommencera plus.

PB: Un dernier commentaire?

Capi: Je tiens à vous remercier pour cette tribune et je vous donne rendez-vous au stade pour la prochaine saison. En attendant, vous allez sûrement me rencontrer dans différents événements et je me ferai un plaisir de vous serrer la pince.
Merci
Capi

PB: Un gros merci à Capi. On sera sûrement nombreux à se rendre dans la jungle cette saison encore. Il peut compter sur nous pour faire du bruit! Et aussi pour encourager ses jeunes adversaires à la Course de la Mascotte. Pour en savoir plus sur Capi. (Flûte! j'ai oublié de lui demander si il avait une "petite amie!" Bah ça sera pour une prochaine fois!)



26 Fevrier.

Une entrevue avec Xavier Rolland...

Depuis l'ouverture de notre site, nous avons accumulé ici et là quelques collaborateurs. Nous nous sommes aussi donné comme mandat de faire connaître des circuits qui souvent évoluent dans l'ombre. Xavier Rolland est le président des Huskies de Rouen de l'Élite de France. Il a engagé au courant de l'hiver un lanceur professionnel des Capitales de Québec de la ligue Northeast pour en faire non seulement un de ses lanceurs mais aussi son gérant. Il a bien voulu nous en apprendre plus sur l'Élite français et les Huskies.

P.B.: On connaît déjà vos objectifs sur le terrain pour les Huskies. Gagner, gagner, gagner! Est-ce qu'il y a autre chose que vous aimeriez réaliser dans le courant de la prochaine saison? Autant sur le terrain qu'à l'extérieur de ce dernier.

X.R:On a une grande ambition. On veut faire du Baseball un sport majeur à Rouen. Un sport qui compte! Et je vous l'assure, c'est un véritable défi car ici, le baseball est assez confidentiel. À Rouen, dans notre ville, celà commence a frémir! On a beaucoup gagné en crédibilité en développant nos structures et en ayant de bons résultats. La ville a récemment publié un dossier sur les 5 grands clubs rouennais (Rouen et son agglomération compte 500 000 habitants). Et nous figurons dans ce classement avec le soccer, le Hockey sur glace, le rugby et le basket! C'est très valorisant pour nous. Mais je crois que nous sommes à notre place parmi ces clubs. Sur le terrain, une des priorités donner aux jeunes la chance de progresser, pour préparer l'avenir du club, dans les différentes catégories. Nous souhaitons aussi attirer du public au stade, de continuer à travailler à l'installation du terrain, pour en faire un véritable lieu de vie. Et sur un plan moins sportif, de poursuivre l'action que nous menons dans les quartiers en difficulté à Rouen. Ce volet social est très important pour moi. Nous avons un éducateur qui multiplie les actions dans ces quartiers et dans les écoles! Nous avons aussi mis en place deux structures sur Rouen. Le Pôle Espoir qui réunit 15/16 pensionnaires âgés de 13 à 16 ans. Ils viennent de toute la France. Ils vont à l'école le matin et ils font du baseball l'après-midi. L'adjoint au responsable du Pôle est d'ailleurs un Québécois. Martin Picard, qui était auparavant dans le réseau de développement midget AAA à Ottawa. Et puis nous avons ouvert le Centre régional d'entraînement qui est une structure qui s'inspire de l'ABC. Christian Chénard en est le responsable. Mais ce Centre a aussi la vocation de former des arbitres, des scoreurs, des entraîneurs! C'est un projet très ambitieux, pas encore totalement abouti!

P.B.:Décrivez-nous en gros l'édition actuelle des Huskies version Élite?

X.R:Au monticule, je peux affirmer que pas une équipe en France ne possède notre potentiel. Nous avons deux as, que vous connaissez bien au Québec : Robin Roy, l'ancien lanceur de Laval, qui est plus fort que jamais à 34 ans, et Christian Chenard, qui a déjà beaucoup impressionné nos releveurs lors des pratiques avec sa courbe dévastatrice et son changement de vitesse tout aussi impressionnant. Notre rotation compte sur Boris Rothermundt, un lanceur de l'équipe nationale, et sur deux jeunes bras prometteurs, le droitier Simon Colboc et le gaucher Giovanni Ouin. Et des jeunes comme Baptiste Polidor ou Brian Deler ont intégré l'équipe fédérale à l'INSEP à Paris. Quand les américains disent "the name of the game is pitching", on est bien armé dans ce domaine. Le petit point faible demeure notre puissance en attaque. On est un peu juste à ce niveau, mais nous n'avons peut-être pas terminé notre recrutement, et je travaille à faire venir un gros bâton. Je suis en contact avec plusieurs bons joueurs de la ligue Elite. C'est dans cette ligue que nous nous renforçons. Et on ne le regrette pas. En défensive, je n'ai pas trop de souci, tous les postes sont tenus par des joueurs qui connaissent leur job. En résumé, notre équipe reste très jeune en moyenne d'âge, mais avec du potentiel, et autour d'eux, des vétérans pour les encadrer.

P.B.: On connait relativement bien les québécois de votre formation. Parlez-nous un peu des joueurs français que nous devrions connaître? Avec les Huskies ou les autres formations aussi bien sûr.

X.R:Pour parler des joueurs français, il existe quelques très bons talents. Un des joueurs les plus complets est Fabien Proust, deux fois champion de France avec Savigny, qui sait tout faire en défense, et qui possède une des meilleures frappes de France. On peut parler aussi à Paris d'un joueur très doué comme David Meurant, lui aussi très complet, ou du receveur Djamel Boutagra, qui peut vous battre avec son bâton, sa vitesse et son bras... Parmi les lanceurs, Maxime Leblanc, Patrice Brionnes, Samuel Meurant, sont des partants réguliers en équipe nationale. Chez les jeunes joueurs, on peut mentionner le champ extèrieur Gaspard Fessy, un très gros bâton, le receveur Pierrick Lemestre pour ne citer que quelques noms. Pour en revenir à Rouen, en plus des deux jeunes lanceurs dont je vous ai parlé, Boris Marche, notre receveur est un des meilleurs joueurs du championnat. Il a intégré actuellement un collège californien où il continue à parfaire son baseball. Il reviendra en France en mai.

P.B.:Serait-il possible de voir un joueur français dans le baseball professionnel indépendant éventuellement? Ou même affilié?

X.R:On commence à voir des joueurs français qui tentent leur chance dans des championnats européens de bon niveau. Voilà quelques années, le voltigeur Arnaud Fau (qui a joué à Rouen) a tenté sa chance avec réussite dans une ligue professionnelle au Japon. Les joueurs commencent à jouer de plus en plus jeunes, sont de mieux en mieux encadrés, certains fréquentent des collèges américains. Le niveau du jeu a beaucoup progressé et les jeunes français pourraient certainement tenter leur chance dans le base-ball professionnel. On voit d'ailleurs que les joueurs québécois qui viennent en France ne font plus la différence si ils n'ont pas un niveau vraiment élevé.

P.B.:Une tournée au Québec contre des formations Seniors ou même contre les Capitales pourrait-elle être envisageable?

X.R:Nous avons déjà organisé une tournée au Québec en 1991, contre des clubs du junior-majeur, et on avait pris beaucoup de plaisir. J'étais joueur à l'époque. Affronter les Capitales ? Un rêve! Ça aurait de l'allure. À Québec ou à Rouen. On peut penser revenir un jour. Mais nous avons un autre grand projet. Signer un partenariat avec un club québécois. Avec les Capitales ou un club de la LBEQ. Nos entraîneurs pourraient venir progresser aux contacts de vos coachs. On pourrait aussi organiser un échange au niveau des catégories de jeunes. Les jeunes rouennais viennent au Québec et ensuite on accueille les jeunes québécois en organisant un tournoi et un peu de tourisme. L'appel est lancé. Si une organisation a envie de travailler et de peaufiner ce beau projet, qu'elle me contacte! On pourra en discuter. Ce serait très enrichissant pour tout le monde. Je veux aussi que tous les bons joueurs québécois aient envie de venir en Europe vivre une belle expérience chez nous. Demandez à Patrice Plante, Dominic Therrien, Joce Blais ou Sébastien Bougie, pour ne citer que les derniers, s'ils regrettent leur séjour à Rouen! On aime nos joueurs.

P.B.:Les organisations de l'Élite sont-elles en bonne santé financièrement et peut-on croire qu'elles y sont pour y rester?

X.R:Ce n'est pas le point fort du base-ball français. Le champion de France, Savigny, a connu de gros problèmes financiers cet hiver, et a failli ne pas repartir. Le problème est le manque de commanditaires importants, et le peu de spectateurs. C'est difficile de boucler un budget dans ses conditions. Le club de Rouen, bien suivi par les collectivités locales, s'en sort bien pour sa part. Mais tout cela est fragile.

P.B.:Des projets d'expansion pour l'Élite?

X.R:Il y a eu beaucoup de changements de formule ces dernières années. On repart cette année à 8 équipes, c'est un bon chiffre pour le base-ball français.

P.B.:Du côté de l'ambiance ça se passe comment lors des joutes?

X.R:Il y a quelque fois des tensions entre les joueurs. Il existe de vraies rivalités. Mais cela ne va que rarement plus loin que l'échange de quelques mots désagréables, ou que quelques lancers qui frôlent les frappeurs. Dans l'ensemble, les joueurs se respectent. Il y a aussi des échanges tendus avec les arbitres.

P.B.:Le public français s'intèresse de plus en plus au baseball?

X.R:C'est difficile. Ici, le soccer écrase tout. Et on ne voit jamais de base-ball à la télévision. Les français ne connaissent pas Vladimir Guerrero ou Pedro Martinez. Un point positif, lors des séries finales, nous avons attiré un peu de public, à Rouen, et surtout de gens qui ne sont pas habitués à venir voir un match de base-ball. Le chemin reste long avant d'avoir des grosses foules. Comme ce sport est méconnu, on a un énorme travail d'éducation à faire. Beaucoup de gens ne comprennent rien aux règles pour commencer.

P.B.: Vos premières impressions concernant Christian Chenard?

X.R:Christian est un gagnant. On est ravi de le compter parmi nous. Ça se voit et ça s'entend. Il sait où il veut aller, et il va s'en donner les moyens. Les joueurs ont beaucoup apprécié les premières pratiques avec lui. J'espère que lui et sa petite famille vont bien s'acclimater à la France. En tout cas, depuis qu'il est arrivé, c'est le printemps à Rouen : il fait du soleil, et 15 degrés. C'est bon signe... Sébastien Bougie et Patrice Plante nous ont félicité de l'avoir recruté. Et puis il y a deux ans, les Capitales nous ont piqué Joce Blais. Ca fait un partout !

P.B.: Est-ce qu'il serait possible que le calendrier de l'Élite compte plus de parties éventuellement?

X.R:C'est difficile de mettre plus de 8 équipes dans le championnat, car il n'y a pas assez de bons joueurs en France. On pourra peut-être monter à 10 dans quelques années. Cette saison, nous devrions jouer une quarantaine de parties. Cela commence à faire un chiffre intéressant.

P.B.:Une impression vue d'ici. Il semble que les organisations sont assez proches une de l'autre et elles paraissent travailler ensemble dans une saine compétition. Je me trompe?

X.R:Comme je l'ai dit tout à l'heure, il existe des rivalités. Parfois même des jalousies. Mais ce ne sont que des cas assez rares. Au niveau de l'Élite, il y a une bonne entente entre les clubs.

P.B.:Les chances de voir la France se qualifier aux Olympiques sont bonnes?

X.R:C'est tout un défi à relever, car l'équipe nationale de base-ball ne s'y est jamais rendue. La commande est simple: il faudra battre soit l'Italie, soit la Hollande, qui sont les deux meilleures nations en Europe. Pour cela, les joueurs français devront vraiment donner leur maximum. Un atout pour l'équipe de France, Robin Roy aura sûrement la balle pour le match décisif. Et il a très envie de qualifier la France. Tout se jouera en juillet en Hollande. Ce serait une très grande nouvelle pour le baseball français. Et cela nous aiderait beaucoup à développer notre sport.

P.B.:Une anecdote amusante à nous raconter?

X.R:Je pourrais raconter beaucoup d'anecdotes, surtout en me souvenant de soirées d'après match assez agitées. Mais je ne suis pas sûr que tout peut être dit sur internet... J'ai tout de même le souvenir d'un match disputé à La Salle. Nous avions perdu 7 à 2. C'était en 1991. En dernière manche, un joueur de La Salle vole le marbre. Il est retiré largement. Pourtant, l'arbitre, un anglophone qui se chicanait depuis le début avec notre lanceur (francophone) québécois (Pascal Raymond, un ancien de Laval), accorde le point. Ce n'était pas très fair-play de la part du joueur et c'était trop pour Pascal qui s'est jeté sur l'arbitre! Il y a eu un début de bagarre! Du coup, notre tournée québécoise s'est achevée la dessus. La LBEQ ne nous a pas autorisé à jouer notre dernière joute.

P.B.: Un dernier commentaire?

X.R:Merci au site Passion Baseball d'aider à mieux nous faire connaître. On vous donnera régulièrement des nouvelles de Christian et de son équipe. De notre côté, on est toujours contents d'avoir des nouvelles du Québec. J'espère que la saison 2003 sera riche en victoires pour nous. J'ai toujours en travers de la gorge la défaite en demi-finale des séries l'an passé, alors que nous avions dominé la saison régulière avec une fiche de 29 victoires / 1 défaite. Je veux effacer ce souvenir, et aller le plus loin possible. Donc, un titre pour nous, et plein de connexions pour vous... Et si les amateurs de Baseball passent par la France, qu'ils fassent un détour par Rouen pour assister à un match.

13 Février

Une entrevue avec Alain Mounir...

Le premier directeur gérant de l'histoire des Saints de Trois-Rivières a répondu à quelques questions élémentaires que nous lui avons posé.

P.B.: Quelles sont vos expériences en gestion ?
A.M.: Je possède une entreprise dans le domaine de l'alimentation qui gère 250 emplois en incluant le Canada et les États-Unis.

P.B.: Quelle est votre connaissance du marché de Trois-Rivières ?
A.M.: Je connais bien la ville de Trois-Rivières et votre nouveau maire Monsieur Yves Lévesque à Trois-Rivières.

P.B.: Apporterez-vous des améliorations au stade de Trois-Rivières ? Si oui quelles seront-elles ?
A.M.: Effectivement, avec une entente conjointe avec la ville, le stade sera rénové au complet pour le début de la saison 2003. La ville s'occupera du cosmétique ( repeinturer le stade et les bancs ) et nous de remplacer la surface de jeu.

P.B.: Quelles sont vos expériences en matière de baseball ?
A.M.: Je suis un passioné de baseball depuis bon nombre d'années. Quand j'étais plus jeune, mon rêve était de devenir commentateur sportif au baseball mais ma carrière a pris un chemin différent depuis quelques années alors j'ai passé la dernière année sur le terrain avec des dépisteurs de renom comme Andres Thomas et avec Monsieur Riviera qui a été dépisteur pour les Indiens et conseiller spécial chez les Reds en plus de gagner une bague des séries mondiales.

P.B.: À quelle sorte d'équipe les Trifluviens peuvent s'attendre ?
A.M.: Il est encore tôt pour le dire mais vous savez, moi et Dan Norman allons nous consulter et je peux vous dire que nous allons tout faire pour gagner la coupe Jenkins.

P.B.: Combien de joueurs du Québec aimeriez-vous aligner la saison prochaine ?
A.M.: Le plus possible.

P.B.: Comment fonctionnera le premier repêchage de la LCB ?
A.M.: Les joueurs locaux resteront dans leur région, on les appelle les intouchables, et ensuite ça sera par ronde comme le baseball majeur !

P.B.: Trois-Rivières est une ville avec une histoire dans le monde du baseball au Québec. Comment entendez-vous vous approcher des amateurs ?
A.M.: En s'impliquant dans la communauté, en ayant des joueurs proches des amateurs, en écoutant les besoins de l'amateur car le succès d'une équipe comme celle là dépend des gens qui vont venir les encourager.

P.B.: En quoi consistera votre mandat pour cette première année ?
A.M.: Mon mandat consiste à offrir un divertissement abordable à tous et chacun tout en faisant tout en notre possible pour donner aux Trifluviens et Trifluviennes la coupe Jenkins.

P.B.: Quelles sont vos priorités à approximativement trois mois de l'ouverture de la saison ?
A.M.: Discuter avec les amateurs, préparer notre équipe, faire connaître le produit mais surtout encourager les gens à venir au stade pour créer un bon divertissement.

P.B.: Un dernier commentaire ?
A.M.: Oui, passez le message à vos amis, à vos familles, venez au stade en grand nombre !





Novembre 2002

Une entrevue avec Christian Chenard...



Christian Chenard a décidé de gravir un autre échelon dans sa carrière au baseball. L'ex-lanceur de relève des Capitales de Québec tentera de mystifier les frappeurs de l'Élite de France. Plus encore, il aura aussi la responsabilité de gérant des Huskies de Rouen. Il a gentiment répondu à nos questions.

P.B.: Qu'est-ce qui t'a convaincu de passer à une autre étape et d'accepter ce nouveau défi?

C.C.: En plus de pouvoir me consacrer à ma passion (jouer au baseball), cette organisation me permet de débuter la deuxième phase de ma carrière, celle d'entraîneur.

P.B.: Quel est ce plus grand défi dans cette nouvelle carrière?

C.C.: C'est de prouver que je peux amener cette équipe au plus haut sommet, soit de gagner la coupe d'Europe ou les séries. L'atteinte de ces deux objectifs représenterait une saison parfaite.

P.B.: Quels sont tes qualités qui contribueront le plus à ta réussite dans cette carrière?

C.C.: Mon expérience professionnel sera un atout pour moi en tant qu'entraîneur, et mon expérience de haute compétition sera très utile en tant que joueur. Mes connaissances techniques aideront sûrement à la réussite de cette carrière

P.B.: Quelle est ta philosophie de la gestion d'une équipe de baseball?

C.C.: Chacun a sa philosophie, et j'aimerais en parler à mes joueurs avant que tout autre personne soit au courant.

P.B.: Comment comptes-tu assumer ton rôle de double leader du club (gérant et lanceur vedette)?

C.C.: C'est une bonne question et j'ai de la difficulté à y répondre. Ca va être un ajustement car être gérant, ça va, mais quand tu décides aussi de ton utilisation comme joueur, ce n'est pas quelque chose de facile. Je vais prendre de l'expérience là dessus.

P.B.: Es-tu un bon communicateur?

C.C.: Je suis un excellant enseignant, et je pose des gestes pour me faire comprendre.

P.B.: Les Huskies ont connu une excellente saison avec une fiche de 29 et 1. Ça ne te met pas trop de pression compte tenu qu'il sera difficile de faire mieux?

C.C.: Non car la saison sera une préparation pour les séries. On se rappelle qui a gagné à la fin de l'année, mais on se rappelle moins qui a fini premier durant la saison. L'objectif sera de les amener à leur maximum dans les moments opportuns.

P.B.:On semble impatient de te connaitre là-bas. Patrice Plante et André Lachance ont dit de bonnes choses à ton sujet. Est-ce que tu comptes leur demander quelques conseils?

C.C.: Oui c'est déjà fait avec Patrice Plante. Les conseils de Stéphan Bédard et de Michel Laplante me sont aussi très utiles.

P.B.: Quels sont les points sur lesquels tu compte insister au cours de ton premier camp d'entrainement (autres que l'importance de bien exécuter les jeux de base et autres lieux communs)?

C.C.: La stratégie d'équipe et aussi installer une chimie d'équipe entre moi et les joueurs

P.B.: Tes objectifs pour les Huskies la saison prochaine?

C.C.: Une finale en coupe d'europe et gagner les séries.

P.B.: L'as lanceur, Robin Roy sera t-il de retour en 2003?

C.C.: Oui c'est une pièce importante, il fait partie de mon noyau.

P.B.: Comptes-tu recruter des éléments au Québec? Et y'a t-il une règle qui limite le nombre de joueurs étrangers?

C.C.: Pour commencer la saison j'aime bien les joueurs que j'ai sous la main, mais pour la coupe d'Europe je pense bien faire appel à un ou deux joueurs. Il est toujours possible aussi au cours de la saison aller chercher quelqu'un si le besoin se fait sentir.

P.B.: Quel est le meilleur meneur d'hommes que tu as rencontré durant ta carrière?

C.C.: Andy McCauley

P.B.: Le meilleur technicien que tu as cotoyé?

C.C.: Jay Ward

P.B.: Le meilleur enseignant?

C.C.: Michel Laplante

P.B.: Le meilleur tacticien?

C.C.: Jay Ward

P.B.: La personnalité la plus affable?

C.C.: Jean-Pierre Chamberland (Diamant de Québec)

P.B.: On a pas eu la chance de te voir souvent au bâton dans la Northern avec la règle du frappeur désigné. Quelle genre de frappeur es-tu?

C.C.: Je connais la technique et j'ai un bon oeil mais j'ai beaucoup de détails à travailler avant de devenir un bon frappeur.

P.B.: L'après baseball tu y as pensé?

C.C.: Pas encore, une passion c'est toujours un rêve!

P.B.: Christian Chenard le joueur a-t-il fait une croix sur le baseball professionel en Amérique?

C.C.: Non on se sait jamais, un retour est toujours possible!

P.B.: Pour le bénéfice de nos lecteurs; Puisque tu as l'experience du multiculturalisme au baseball; Quel est le juron le plus commun d'un joueur Français? Québecois et Américain?

C.C.: Francais: Putain de merde
Québecois: Tabarnack
Américain: Fuck

P.B.: Es-tu un bon joueur de tours?

C.C.: Excellent même! Pas aussi bon que Michel Laplante mais j'aime bien les tours drôles mais pas de mauvais goût.

P.B.: En terminant; Un dernier commentaire?

C.C.: J'aimerais vous remercier pour l'entrevue et aussi vous souhaiter bonne chance sur votre nouveau site que j'aime bien. Je vous visiterai 3 à 4 fois par semaine. Je souhaite que ce site ait le succès que vous méritez. Bonne Chance!

Nous lui souhaitons aussi la meilleure des chances. Un gros merci pour sa disponibilité et sa généreuse collaboration. Pour suivre Christian Chenard et Les Huskies Du Rouen 76



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