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Les causes de la sorcellerie"Witchcraft was the strongest possible religious expression of social discontent." — Jeffrey Burton Russell, "Witchcraft in the Middle Ages" |
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Avant de discuter des causes de la sorcellerie, il vaut mieux se demander si les sorcières existaient vraiment
ou si elles n'étaient que des personnes condamnées par une société aux idées
trop étroites. En fait, les deux explications sont plausibles. L'évidence nous indique qu'il y avait
de vraies sorcières. Mais elle nous dit aussi que la plupart des femmes mortes sur le bûcher n'étaient
pas coupables. A la page précédente, on a suggéré que la source de la sorcellerie était la haine des femmes et que peut-être la sorcellerie n'existait pas du tout. Il y a de nos jours une grande discussion autour de cette question. Certains historiens disent que la sorcellerie n'était qu'une conspiration des hommes puissants pour exercer leur pouvoir. Jonathan Barry écrit: "Factional disputes and the conscious manipulation of false accusations lay behind many cases" (3). Un autre auteur est d'accord. "Witches simply did not perform most of the acts alleged against them, and usually confessed by them ... When so much is going on in the mind, and so little in the external world, there must be a tentative quality to every interpretation" (Briggs 55). ![]() Ci-dessus: Texte sur le dessein: "Ein erschröckliche geschicht/so zu Derneburg in der Graffschafft Reinsteyn/ am Harrz gelegen; von dreyen zauberinn/ vnnd zweyen Maßen (?)/ in erstlichen tagen des Monats Octobris Im 1555. Iare; ergangen ist." Traduction en anglais: "A horrid tale/ as happeneth in the County of Derneburg/ in the Harz/ of three witches/ and twofold measures (? unreadable)/ as tooketh place in the early daies of October in the yeare 1555." L' histoire d'un pauvre homme en Allemagne sert d' exemple. Cet homme était accusé d'avoir participé à un Sabbat et ses inquisiteurs l'ont torturé. Voici un extrait d'une lettre qu'il a écrite à sa fille: "Then I had to tell what crimes I had committed. I said nothing ... 'Draw the rascal up!' So I said that I was to kill my children, but I had killed a horse instead. It did not help. I had also taken a sacred wafer, and had desecrated it. When I had said this, they left me in peace. Now, dear child, here you have all my confession, for which I must die. And they are sheer lies and made-up things, so help me God. For all this I was forced to say through fear of the torture which was threatened beyond what I had already endured. For they never leave off with the torture till one confesses something; be he never so good, he must be a witch. Nobody escapes, though he were an earl ..." ("Shan's"). Mais presque sont d'accord pour dire qu'il y avait de véritables sorcières, même si le nombre total des sorcières était beaucoup moins important que celui des assassinats. Durant le Moyen ge et la Renaissance, beaucoup de changements sociaux, se sont opérés ; ce qui a aidé à créer des sorcières, selon plusieurs historiens. "Like heresy, witchcraft became more virulent as medieval society began to decline and disintegrate in the fourteenth and fifteenth centuries," écrit Russell. "The phenomenon of witchcraft ... was the result of fear, expressed in supernatural terms in a society that thought in supernatural terms, and repressed by a society that was intolerant of spiritual dissent" (288-89). Et Michelet a dit: "D'où date la Sorcière? je dis sans hésiter: 'Des temps du désespoir.' Du désespoir profond que fit le monde de l'Église. Je dis sans hésiter: 'La Sorcière est son crime.'" (35). Russell suggère que pendant la peste, plus d'hommes sont morts que de femmes, ce qui a augmenté le nombre de femmes seules. Ce fait, intensifié par les changements qui sont arrivés aux 14è et 15è siècles, a incité certaines femmes à devenir sorcières (202). Michelet a écrit: "L'incertitude de la condition, la pente horriblement glissante par laquelle l'homme libre devient vassal, - le vassal serviteur, - et le serviteur serf, c'est la terreur du Moyen ge et le fond de son désespoir. Nul moyen d'échapper. Car qui fait un pas est perdu" (60). Ainsi, un mélange du désir des hommes pour le pouvoir, des nouvelles idées de la religion, des vastes changements sociaux, et de la position féminine ont tous contribué à l'ascension de la persécution des femmes et des sorcières. |
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Introduction | Histoire | Rôle des femmes | Causes | Conclusion |