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Le CIPROMEP s'en-va-t'en guerre contre la vente illicite des médicaments de la rue 

Les médicaments de la rue constituent un réel problème de la santé publique, réalité pourtant largement ignorée à tort ou à raison par les Congolais, des décideurs aux consommateurs en passant par les professionnels du médicament. Soucieux de préserver le bien-être socio-sanitaire des populations, le Centre d'Information et de Promotion Médico-Pharmaceutique, CIPROMEP Asbl en sigle, s'est investi dans la lutte contre vente illicite des médicaments, en organisant dernièrement, en collaboration avec la Direction de la Pharmacie et des Médicaments du ministère de la Santé, une semaine de sensibilisation sur les dangers des médicaments de la rue. 

La campagne a officiellement démarré samedi le 23 octobre 2004 par le coup d'envoi des activités donné par le Vice-ministre à la Santé, Son excellence Aziz Kumbi, à son cabinet de travail. La cérémonie de lancement a consisté à la pose devant le bâtiment du ministère, de la banderole annonçant le thème et la tenue de la campagne. Auparavant, en marge de la cérémonie, le vice-ministre a reçu en audience une forte délégation du CIPROMEP ayant à sa tête son Directeur le Pharmacien Briges Wilson Lumbwe, à qui, il a présenté au nom de Madame la ministre, ses vives félicitations pour l'initiative combien louable de son centre, laquelle croisait les efforts du gouvernement pour changer en mieux l'état de santé du peuple congolais, avant d'encourager le CIPROMEP qu'il a reconnu comme l'un des partenaires privilégiés du ministère, à poursuivre son action multidimensionnelle. La délégation avait été conduite auprès du Vice-ministre à cette audience par Mr Mbeke Musoko, Directeur chef des services de la Direction de la Pharmacie et des Médicaments. Prenant la parole ce dernier a circonscrit à l'intention du membre du gouvernement, l'organisation de cette 
campagne laquelle répond à la recommandation du deuxième Forum Pharmaceutique International tenu à Dakar du 18 au 21 juin 2001 et qui a institué une semaine de sensibilisation des populations au phénomène de vente illicite des médicaments. Cette semaine qui est à sa troisième édition a été axée sur la population scolaire. Mr Lumbwe qui s'est adressé à la fin au vice-ministre, l'a remercié profondément pour son intérêt à la campagne, et a apprécié à juste titre la contribution importante du ministère. Il a profité également de l'occasion pour présenter à son hôte de marque le CIPROMEP, qui est une ONG de développement dont le but principal est de contribuer à l'amélioration de la santé de la population principalement par l'information, l'éducation et la communication ; sur la vente et la consommation des médicaments, des produits cosmétiques et alimentaires. 

L'autre temps fort de cette journée de lancement a été la séance didactique animée dans la matinée par le Directeur du CIPROMEP, devant les élèves du Groupe Scolaire du Mont Amba de l'Université de Kinshasa, qui ont été longuement édifiés sur plusieurs points notamment sur l'automédication et ses risques, dangers de la consommation des médicaments de la rue. Il a dans son intervention, commencé par définir les médicaments de la rue, que sont tous les produits pharmaceutiques vendus dans les circuits informels : pharmacies pirates, marchands à la sauvette, étalages des abords de coins de la rue, des abords des marchés ou des alentours des dépôts pharmaceutiques, etc, avant de les décrire comme des produits mal conservés, périmés, détériorés voire souvent sous-dosés et/ou contrefaits. A ce titre, a-t-il souligné ils sont nocifs aux consommateurs à plusieurs niveaux. En effet, ayant perdu leur principe actif, ces médicaments présentent des risques d'intoxication et de création des souches résistantes, et aussi l'al tération des organes sensibles tels le cœur, le poumon, les reins ou encore le foie. L'assistance a également appris à reconnaître une bonne pharmacie par les caractéristiques données par l'intervenant. Une pharmacie doit être un établissement tenu par un pharmacien et répondant aux normes hygiéniques, environnementales et architecturales, et celles de conditionnement des médicaments, une température ambiante de plus au moins 25°C.La campagne s'est poursuivie par l'affichage du poster portant le message « Les médicaments de la rue, ça tue » et des émissions radiotélévisées sur différentes chaînes.Afin de mieux atteindre les élèves en milieux scolaires, le CIPROMEP a offert en amont de la campagne, une formation aux encadreurs dont les chefs d'établissement et les professeurs de chimie, de Biologie, et de Civisme et d'éducation morale ; formation étalée sur deux modules à savoir : Généralités sur les médicaments et dangers des médicaments de la rue. Au total 28 établissements scolaires ont été retenus pour la ville de Kinshasa. La clôture de la semaine initialement prévue le 30 octobre est intervenue le 06 novembre 2004. La magnifique salle des fêtes Pharmacien Ntondele de Yolo/Mombele, du nom du célèbre inventeur de la ''Meyamicine'', a servi de cadre idéal à la cérémonie. Deux allocutions de circonstance ont été prononcées. La première, celle du représentant du Directeur de la Direction de la Pharmacie et des Médicaments était un vibrant appel en direction de tout le monde de mettre la main dans la pâte afin de combattre le phénomène de médicaments de la rue, car a souligné le délégué du ministère, l'incidence de la moralité liée à ce dernier atteint des proportions inquiétantes dans notre pays. Pour sa part, le Directeur du CIPROMEP s'est longuement appesanti sur la vente illicite des médicaments sur le continent africain en général, où les statistiques fiables renseignent que ce réseau informel contrôle jusqu'à 60% du marché dans certains pays. En RC, la crise multisectorielle que traverse le pays a engendré le désordre dans le secteur pharmaceutique. Le médicament qui est l'apanage du professionnel de santé se trouve dans la rue, manipulé par tous, comme n'importe quelle denrée, perdant ainsi son statut. L'état de la grave crise de désorganisation, de non-respect de la réglementation et de la concurrence déloyale et illicite place la population en situation de pénurie des médicaments de qualité. Cette anarchie se caractérise d'une part par des détaillants possédant de petites officines pirates installées le long des rues, au marché du quartier ou du village. La ville de Kinshasa à titre illustratif compte près de 300 vendeurs de médicaments de la rue et 4000 pharmacies ouvertes anarchiquement alors que les besoins réels peuvent être estimés à 400. D'autre part, il y a lieu de signaler des ambulants qui font d'une chaîne de distribution très ramifiée, difficile à contrôler. Pour terminer, le Pharmacien Lumbwe s'en est violemment pris aux tradi-praticiens qui à la faveur de la publicité sur les chaînes de radio et des télévisions proposent de manière indue à longueur des journées des produits n'ayant subi aucun contrôle. Le clou de la manifestation a été la double cérémonie de remise de prix et de brevets de participation. Les lauréats, du jeu-concours télévisé à téléphone ouvert ''Question Mark'' organisé sur CEBS, obtenu de nombreux prix parmi lesquels de téléphones portables du Réseau SAIT Télécom (Oasis), dont deux établissements scolaires le GS Mont Amba et le lycée Motema Mpiko se sont distingués. Tandis que les encadreurs scolaires et les médias qui ont accompagné le CIPROMEP pendant la campagne, à savoir Tropicana TV, CEBS, RTKM, RTK, SSM, la Référence Plus, et le Forum des As, ont reçu les brevets de participation. 

Qu'est-ce que le CIPROMEP ? 

Le CIPROMEP, sigle representant le Centre d'Informations et de Promotion Médico-Pharmaceutique, est une organisation non gouvernementale (ONG) et une association sans but lucratif (ASBL) qui a pour but de contribuer à l'amélioration de la santé de la population congolaise. Il s'assigne des objectifs suivants : collecter et disponibiliser les informations relatives à la santé principalement celles ayant trait aux médicaments, aux produits cosmétiques, alimentaires et diététiques, en même temps que promouvoir ces derniers ; servir de banques de données, de cabinet-conseil, de centre d'expertise pour les chercheurs, les enseignants, les hommes d'affaires et les différents consommateurs ; contribuer à l'encadrement des tradi-praticiens et à la promotion des médicaments traditionnels améliorés ; contribuer à la défense des intérêts des patients et des autres consommateurs ; encourager et promouvoir le partenariat avec l'Etat ; les ONG, les ASBL, ainsi que les organismes internationaux intervenant dans le secteur de la santé ; offrir une formation continue dans le domaine de la santé tant au pays qu'à l'étranger ; œuvrer pour l'éducation de la santé ; vulgariser la loi et les textes réglementaires du secteur de la santé ; enfin, participer à la lutte contre l'alcoolisme, le tabagisme et la toxicomanie.Pour réaliser ses objectifs, le CIPROMEP s'appuie sur les moyens suivants : études des marchés, enquêtes et sondages, organisations des émissions radiotélévisées, campagne de sensibilisation, et projection des films documentaires.Le CIPROMEP regroupe en son sein : des professionnels de la santé (pharmaciens, médecins, etc.), des universitaires, des chercheurs, des juristes, des ingénieurs, des journalistes, etc. 

John M. Yamba-Yamba 

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Itinéraire d'une vocation religieuse

La sœur Julienne Matoma a émis ses vœux perpétuels

La date du 25 juillet 2004 restera gravée dans la vie de la sœur Julienne Matoma Mbedi « Gajila Ga Gishiwu », date à la quelle elle a pris l'engagement dans la foi, grâce à son esprit dynamique, à servir le Seigneur dans la pauvreté, la chasteté et l'obéissance. Originaire de Masi-Manimba, secteur de Mosango, la Sœur Julienne Matoma est née de Matoma Gilbert et de Kimbimbi Antoinette , un certain 09 avril 1969 à Kikwit dans la province du Bandundu. 

Elle a fait ses études primaires à l'institut Lukemi 1 et secondaires à l'institut Mokengeli de Lemba Foire où elle a obtenu son diplôme d'Etat en Latin-Philo (1990-1991).Comme toute jeune fille de l'époque, la sœur Julienne aimait réfléchir sur ce qu'elle devait devenir dans sa vie ; elle rêvait un projet de vie personnelle, celui d'être un jour une bonne épouse dans un cadre familial respectable. Comme on aime le dire, l'homme propose et Dieu dispose, la vie de Sr Julienne prendra d'autres orientations contrairement à ce qu'elle voulait. Sa vie de religieuse débute comme aspirante pendant deux ans à Tumikia, mission catholique des Sœurs de Pauvres de Bergame. Une année comme postulante et deux ans comme novice. Il faudra souligner ici que tout se passe dans une clandestinité inédite à cause de sa famille élargie qui pouvait faire entrave à sa vocation religieuse. Elle sera envoyée à la communauté de Kikimi au Centre Nutritionnel après avoir fait ses premiers vœux le 07 septembre 1997. C'est à Kikimi que la sœur Julienne a appris à devenir mère et conseillère spirituelle pour ses malades. 

Deux années plus tard, la sœur Matoma ira à Rome (Vatican) pour entreprendre des études en Spiritualité Missionnaire. Aussitôt les études finies, elle sera rappelée au pays pour préparer ses vœux perpétuels qui ont eu lieu le 25/07/2004 à la paroisse St Marc de Kingasani II dans la commune de Kimbanseke.La messe d'action de grâce à été dite par Mgr Bulamatari, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Kinshasa, qui avait illustré la cérémonie comme étant une sorte de «DON» que Dieu avait donné à l'église. La sœur Matoma n'était pas seule candidate, elle était accompagnée de trois autres consœurs dont Souzane Ngonzi, Anne Mawika et Renelde Kwango. Plusieurs invités avaient rehaussé de leur présence la grande cérémonie parmi les quels le Bourgmestre 
de la commune de Kimbanseke Mr Mayengele, le Vicaire Jean-Marie et le Père Faustin Tawaba, tous deux du diocèse de Belford (France) .Le serment d'engagement avait été prononcé par les quatre sœurs devant la sœur supérieure provinciale, Sr Charlotte Madiambu, en ces termes : «Moi, Sœur..…appelée par Dieu infiniment aimable à suivre Jésus-Christ pauvre, chaste et obéissante. Je m'engage à être dans l'église, signe de la miséricorde de Dieu parmi les frères les plus pauvres, pas encore atteint par d'autres, selon le charisme de cette congrégation. Pour parvenir à la charité dans tes mains sœur Charlotte Madiambu supérieure provinciale. Je fais vœux à Dieu pour toujours de vivre pauvre, chaste et obéissante.Que Marie coredemptrice et le bien heurux Louis Marie Palazzolo et ceux qui partagent le même idéal que moi, m'aident sur le chemin de la fidélité. » Après la cérémonie d'émission des vœux à l'église St Marc de Kingasani, la sœur Julienne avait organisé une réception spéciale en l'honneur de tous les invités dans la salle des fêtes de la paroisse Mama wa Bosawa sur l'avenue Ndjoku à Mikondo dans la commune de Kimbanseke, où se sont réunis les membres de famille, amis et connaissances. La soirée a été haute en couleur et agrémentée par le Groupe folklorique Gifudji gi sisa Malemba du président Bulu Kugudu. La sœur Julienne est actuellement au service dans la communauté de Tumikia, où elle s'occupe des pauvres de cette contrée du diocèse de Kikwit. 

Bulusu et Dad M . 

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Carte postale du Secteur Luniungu 

Nom : Secteur de Luniungu 
Territoire : Bulungu 
District : Kwilu 
Province : Bandundu/REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 
Chef-Lieu : Dondo 
Chef de secteur : Berlly Kahula MASSANZA MBOMA 
Voies D'accès : Par Route : Kikwit- kasai- Kipwala- Dondo/ Route Kasai-Bulungu 

Historique 

Le secteur de Luniungu a été créé par l'arrêté n°714/389/AIMO du 06 novembre 1944 sous l'appellation du secteur de Basongo-Bambala de Luniungu, en territoire de Moyen-Kwilu, District du Kwango, Province de Léopoldville. 
Il était constitué au départ de 2 chefferies : de Bambala de Luniungu et de Basongo, composé de 20 groupements, son chef-lieu était installé à Mudiambu. 
A la suite du découpage territorial intervenu en 1953, le secteur de Basongo-Bambala de Luniungu fut scindé en deux parties : Les Groupements Fumungulu de Lemfu, Kingoma/Kikongo de Loanda et Mudikwiti allèrent former l'actuel secteur de Kilunda, tandis que les restes des groupements créèrent le secteur de Luniungu.
C'est ainsi que le nouveau créé changea son appellation et ipso facto son chef-lieu était devenu Dondo, pour des raisons d'équilibre géopolitiques. 
Et le 15/06/1953, Mr MUBWA Joseph fut nommé chef de secteur avec comme chef de secteur adjoint Mr. BETIKA James, suite au mauvais emplacement du chef-lieu Dondo, l'on implanta en 1958, le chef-lieu Dondo à son emplacement actuel. 
Depuis 1953 jusqu'à ce jour le secteur de Luniungu dispose de 17 groupements constitués en majeur partie de Bambala et Basongo qui dominent sur les autres tribus Basamba, Basuku, Bahungani, Bangongo et Bayaka. 
De 1953 à nos jours, le secteur de Luniungu a été successivement dirigé par 7 chefs : 
-Mobwa Joseph de 1953 à 1971, ainsi que le chef de secteur adjoint Betika James ; 
-Koko Fernand de 1971 à 1973 ; p;
-Mazinga Simanzondo de 1973 à 1977 ;&nbssp;
-Matobo Mazwa de 1977 à 1982 ;
-Makala Mubwala Sangi de 1982 à 1997 ;&nnbsp;
-Kikori Bululu Crispin de 1997 à 2003 ;& 
-Massanza Kahula Berlly de 2003 à ce jouur. 

Situation géographique 

Le secteur de Luniungu est l'un de 10 secteurs qui composent le Territoire de Bulungu, il est borné au nord par le secteur Kilunda, à l'est par la cité de Bulubngu, chef-lieu du territoire et District, au sud par le secteur de Nko/Musuku et à l'ouest par le secteur Mosango, Territoire de Masi-Manimba. 
Le secteur de Luniungu connaît 2 saisons, une de pluies qui dure 8 mois et une autre sèche qui dure 4 mois environs. La température moyenne varie de 20 à 35°C et la précipitation se situe entre 120 à 200 cm par an. 
Il est parsemé des savanes et forêts boisées, favorablement à l'agriculture et surtout le long de la rivière Luniungu, qui le traverse et arrose sa plus grande partie, elle est la plus grande rivière du secteur, c'est pourquoi elle a donné son nom au secteur. 

Superficie et population 

Le secteur de Luniungu a une superficie de 1300 km2 et couvre 17 groupements qui contiennent 133 villages, habités par une population recensée de près de 80000 habitants, soit une densité 61 d'habitants/km2 
Les résultats du dernier recensement révèlent que la population du secteur de Luniungu est jeune, car le tranche d'âge de 15 à 40 ans représente près de 60% et le sexe féminin domine le masculin. 

Situation Socio-Culturelle 

Le secteur de Luniungu est entiérement de souche bantoue et se compose des tribus : Songo qui sont les premiers occupants et sont majoritaires sur d'autres tribus Mbala, Hungana, Ngongo, Samba et Saka, chaque tribu s'identifie des autres par sont dialecte, mais le Kikongo/Kituba reste la langue de communication entre ces differents tribus. plus de 95% de la population du secteur de Luniungu pratiquent la religion chrétienne (Catholique, Protestante) et Kimbanguiste. 
Le système social dans toutes les communautés est matriarcat. Hormis quelques différents près, les rites, les mœurs et coutumes des toutes ces populations sont prèsqu'identiques, si pas les mêmes, c'est d'ailleurs ce qui fait l'homogénéité de cultures, de danses, d'habitudes alimentaires et de comportement chez tous les peuples du secteur de Luniungu. 

Situation économique 

La population du secteur de Luniungu vit presque entièrement de ses ressources agricoles ou des revenus sur les résultats de vente de ses produits agricoles et d'élevage. la quasi-totalité de la population du secteur de Luniungu pratique les cultures vivrières telle que manioc, maïs, arachide, courge, riz etc.
La pisciculture est le domaine qui procure les protéines animales les plus disponibles, c'est aussi le produit animal le plus vendu. 
Le manioc et l'huile de palme sont les produits les plus commercialisés et les plus lucratifs du secteur de Luniungu. Depuis 1990, cette population devient de plus en plus pauvre, du fait de la dégradation des infrastructures routières qui rendent l'accessibilité et l'évacuation des produits vers le centre de consommation très difficile et c'est ce qui entraîne de ce fait cette baisse de prix des produits agricoles auprès de la population. 
Autre fois, la Société des Plantations Lever au Congo (PLC) était l'unique industrie salutaire et salvatrice de cette population car, avec ses deux usines d'huile de palme qui étaient implantées à Kisia et Putubumba, étaient le seul moyen qui faisait circuler les billets de Banque et assuraient l'entretien des routes et des ponts dans cette contrée.
Actuellement, il n'existe aucune transaction commerciale pour la population du secteur de Luniungu. 

Travail et réalisation de la population 

Quelqu'un a dit que, tant que l'on aura jamais compris le problème, il sera impossible de trouver sa solution, quoiqu'elle soit facile. 
Etant au départ lui-même activiste et partisan du développement rural et conducteur de la masse paysanne rurale, il a pris l' initiative de regrouper ce secteur en une ONG/ASBL, qui œuvre déjà dans tous les domaines vitaux de la population : Santé, agriculture, élevage, pisciculture, réhabilitation des ponts et routes de desserte agricole de cette contrée. Avec l'effort et le concours de la population.
ils ont amorcé un large programme pour réhabiliter toutes les routes de dessertes agricoles de secteur de Luniungu, il a demandé à tous les chefs de groupements et de villages de mobiliser la population à cette opération.Actuellement la plus part des routes sont réouvertes par la population elle-même. il y a plus ou moins 850 km de route pour tout le secteur. Pour les maintenir à cet état, ces routes ont besoin d'être aménagées et entretenues régulièrement par le système de cantonnage et doivent être utilisées par un chariot automobile permanent. 

ils ont commencé une vaste opération de relance des ponts sur toutes les rivières, en vue de relier les différents tronçons des routes réhabilitées, il y a au total 30 pour tout le secteur luniungu, 3 ponts sont terminés, 6 ponts sont en cours de travail et 21 ponts sont envoie d'être réhabilités. 
Ils remettent ces ponts en bois, mais ils projettent prochainement les transformer en béton, pour quelques uns d'eux. 
ils sont entrain de réfectionner et repeindre les édifices publiques existants avec la peinture locale indigène : Ce sont le bureau administratif de secteur, la résidence du chef de secteur et les maisons d'habitation des agents administratifs et policiers. 
il a été confié à chaque chef de groupement et village la construction des salles de classe pour les écoles respectives qui en manquent, la construction des maisons d'habitation des enseignants. ils ont aussi commencé la construction en matériaux locaux pour améliorer et renforcer les conditions de travail des dispensaires et Centres de Santé et celle du logement du personnel médico-sanitaire à travers tout le secteur de Luniungu. 
ils organisent des marchés avec la production agricole de la population : manioc, mais, courge, arachides, etc… .Une fois la semaine pour permettre à la population de vendre ses produits agricoles précités, ces opération sont faites. 
Identification et présentation des projets envisagés pour le bien _ être et l' épanouissement de la population locale. 
Les différents projets sont : relance et réhabilitation des infrastructures du secteur, pour le bien-être et l'épanouissement de sa population paysanne rurale, par domaine que nous soumettons à votre approbation et sollicitons une éventuelle assistance financière de votre organisme pour leurs réalisations. 

Le Relais Adk 

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Problématique du développement du Secteur de Mosango 

Localisation du secteur 
Mosango fait partie du Territoire de Masi-Manimba, District de Kwilu, Province du Bandundu en République Démocratique du Congo.
 

Caractéristiques du Secteur Mosango 

Il est un milieu de production composé des terres arables et constitue un capital foncier. Cet espace rural est complexe par les multiplicités des fonctions qu'il remplit; un cadre de vie; source des tension et des conflits par sa complexité constitué par un environnement géographique non _ urbain et par des fonctions différentes établies par ses habitants. 

Les problèmes réels du Secteur Mosango

Le Secteur Mosango est marginalisé à cause du système des centres et des périphéries c'est-à-dire, un développement auto-centré. Disons que ce concept développement implique un point A de départ et B comme point d'arrivée. Le développement est à la fois un processus et une finalité.

Le problème global c'est la pauvreté permanente avec baisse de la production agricole, faibles échanges commerciaux et l'insécurité alimentaire ; la déperdition scolaire avec taux élevé d'analphabétisme, délinquance juvénile, maternité précoce ; état de santé précaire avec fréquence transferts, automédication, fréquence de la malaria et des maladies d'origine hydriques. 

Les contraintes sont de plusieurs natures à savoir : tracasseries administratives, dessèchement des cours d'eau en saison sèche, mauvais état des routes de desserte agricole, absence des points de vente des outils agricoles et d'élevage , absence des bibliothèques et laboratoires dans les écoles existantes, pas de magasins achalandés, l'éloignement des grands centres d'écoulement des produits, manque de source d'eau potable, absence de technologie adaptée à notre réalité .

Parmi les opportunités il y a la bonne cohésion, disponibilité permanente de la population, existence des marchés locaux, présences des écoles primaires et secondaires, présence d'une route primaire et secondaire d'intérêt national, existence d'un hôpital, centre hospitalier et quelques centre de santé, existence d'un sol fertile, acceptation des étrangers, collaboration étroite Etat-pouvoir coutumier, unicité de langue (le Kikongo)… 

Pour combattre la pauvreté il faut des solutions adéquates : Construction des ponts émergés d'eau de boisson et installation des pompes aspirantes, réhabilitation des centres de santé existant dans les villages, initiation de l'élevage et des champs scolaires, introduction de l'attraction bovine et matériels améliorés, formation sur les nouvelles techniques agricoles, cantonnage manuel, construire des étangs, sensibilisation et conscientisation, animation, électrification des centres de références, un Institut Technique Médical (ITM) pour la formation des cadres capables d'animer des séances d'éducation sanitaires dans les villages et autres, promouvoir les œuvres culturelles des originaires (Baudouin Mavula et Mikanza…), création des coopératives agricoles, encourager les organisations ou associations de développement à l'instar de la CODEMO. 

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ADECOKI : un cadre de concertation pour le développement du Secteur de Kinzenga 

Les ressortissants du secteur de Kinzenga, Territoire de Masi-Manimba, District du Kwilu dans le Bandundu, ont décidé de créer l'Association pour le Développement Communautaire de Kinzenga, ADECOKI en sigle, ayant pour siège social la ville de Kinshasa, tandis que le siège d'exploitation est à Masamuna agglomération située dans le secteur même, à près de 300 km à l'Est de la capitale. 
Le rayon d'action de l'ADECOKI s'étend sur tout le secteur et partout où réside ses ressortissants, à l'intérieur du pays comme à l'étranger. 

C'est sur un constat d'échec que sont partis les initiateurs du projet, considérant notamment le degré très avancé du sous-développement socio-économique des populations, le manque d'encadrement des populations, l'état de paupérisation très accentué des masses, et le saupoudrage des énergies. 

L'ADECOKI se veut donc un cadre de concertation et un forum de décision pour les questions relatives au développement socio-économico-culturel de Kinzenga, avec pour objectif principal de promouvoir les initiatives et actions de développement. Les objectifs spécifiques touchent les domaines de : la santé, l'éducation, la culture, la sécurité alimentaire, de transport et communication, l'énergie, du tourisme et de l'environnement, du social et de l'humanitaire. Ces objectifs spécifiques ont pour grandes lignes dans le domaine de la santé : créer, réhabiliter et appuyer les infrastructures socio-sanitaires de base (Centre, Dispensaire, Hôpital,...) 

Dans le domaine de la santé : Créer, réhabiliter et appuyer les infrastructures socio-sanitaires de base ( Centres et postes de santé, hôpitaux, Centres de réhabilitation nutritionnelle et thérapeutique, pharmacies communautaires,...) ;Promouvoir la médecine traditionnelle par une recherche appropriée;Participer aux journées nationales et à la promotion de nouvelles techniques d'hygiène communautaire ; Former et recycler le personnel de santé ;Promouvoir les actions de lutte contre les VIH/SIDA, les IST et les maladies endémiques (paludisme, trypanosomiase, lèpre, tuberculose,...);Promouvoir les mutuelles de santé. 

Dans le domaine de l'éducation Créer, réhabiliter et appuyer les infrastructures scolaires et les centres de formation professionnelle et d'alphabétisation ; Former et recycler le personnel enseignant ; Promouvoir les nouvelles technologies de l'information et de la communication;Fournir les documents pédagogiques, les équipements et autres matériels didactiques aux écoles; Promouvoir les mutuelles des enseignants. 

Dans le domaine culturel Créer des centres de lecture et d'animation culturelle;Promouvoir la culture par l'organisation des manifestations et par l'encadrement des groupes folkloriques et des jeunes ;Promouvoir le 
sport et les loisirs;Promouvoir des actions en faveur des jeunes et des femmes dans tous les domaines de la vie. 

Dans le domaine de la sécurité alimentaire Encadrer les paysans et créer les mécanismes en vue d'augmenter la production agricole et vivrière par l'utilisation des cultures des variétés performantes, des semences améliorées et des techniques culturales modernes; Encadrer les éleveurs et pisciculteurs, et exploiter les activités agro-pastorales par la création des fermes modernes, des étangs piscicoles, des porcheries et des poulaillers ; Assurer l'évacuation et la commercialisation des produits vivriers et agricoles vers les centres de consommation. 

Dans le domaine du transport, de la communication et de l'énergie, faciliter le transport des biens et des personnes ;Développer les moyens de communication, créer et réhabiliter les réseaux routiers et les ponts ;Promouvoir les sources d'énergie renouvelable ; Assurer l'approvisionnement en eau potable aux communautés de base. 

Dans le domaine du tourisme et de l'environnement mener des actions tendant à développer le tourisme ; Assurer la protection de la nature, de la flore, de la faune et des cours d'eau. 

Dans le domaine de l'éducation civique et morale évelopper les actions visant la promotion de l'éducation civique, l'éthique, la citoyenneté, la paix, la démocratie et la bonne gouvernance. 

Dans le domaine du social et de l'humanitaire créer des sites d'encadrement et d'hébergement pour les démunis, vieillards, orphelins et enfants de la rue, et leur apporter une assistance morale, matérielle et financière ;Créer des jardins d'enfants ; Participer activement en cas de catastrophes naturelles en apportant une contribution morale, financière et matérielle. 

L'ADECOKI est actuellement dirigé pa un conseil d'administration présidé par Monsieur Barabas Mayindombe assisté de la Vice-Présidente Germaine Katanga ; tandisque Marie Antoinnette Mavula en est la Secrétaire rapporteur et M. Kwanza Biyeye Secrétaire rapporteur Adjoint. 

Les autres membres du comité directeur de l'ADECOKI sont : Abel Bakomba, Kapita Muposhi, Inoncent Kavula, Batshi Yekula, Pierre Bangala, Kuyala, André Badibwa, Basil Soyi, Zénon Kalaki, Mboleymbo et Essaie Mboma. 

John M. Yamba-Yamba 

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Dernière modification : 25 février 2005

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