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Interview exclusive accordée
par M. Briges Wilson LUMBWE
au journal Le Relais Adu Ke
L'homme que nous avons rencontré s'est montré très disposé à satisfaire notre curiosité de pénétrer ses pensées politiques en cette période transitoire où le congolais averti ne se montre pas dupe de part les évènements qui se succèdent dans la marche de la RDC vers un Etat de Droit.
M. Lumbwe a donné un avis sur chacune de question qui lui a été posée dont voici la teneur:
(Propos reccueillis par le RAk)
RAK: Mr Lumbwe, voulez-vous vous présenter auprès de nos lecteurs ?
Mr Lumbwe : Merci il n'est pas toujours facile de se présenter soi-même.
Je m'appelle Briges Wilson Lumbwe Mbila, Bulusu. J'ai fait mes études secondaires au collège évangélique de Milundu en section scientifique option bio-chimie et J'ai fréquenté la faculté de pharmacie de l'Université de Kinshasa, où j'ai décroché le diplôme de pharmacien. Après mes études en Sciences et Techniques de Développement aux Facultés Catholiques de Kinshasa, je prépare un diplôme spécial en Economie et Développement au sein de la même institution.
Je suis actuellement Pharmacien Responsable chez GULF AFRICA INVESTMENTS SPRL
Directeur du CENTRE d'INFORMATION ET DE PROMOTION MEDICO-PHARMACEUTIQUE CIPROMEP
asbl; une ong du secteur de la santé et dont le but est de contribuer à l'amélioration de la santé de la population congolaise.
Fondateur et Président du COLLECTIF DES INITIATIVES POUR LE CHANGEMENT AU CONGO
(CICCO), un groupe de réflexion et d'action ayant pour but de réfléchir, d'agir et de défendre les valeurs qui conduisent le Congo et le congolais vers le Développement Intégral.
Je suis membre de plusieurs Organisations Internationales qui ont diverses activités notamment dans le domaine de la Santé, la Culture et le Développement.
Notamment la société européenne d'ethnopharmacologie, le Réseau Médicaments et Développement.
Je suis marié et père de deux enfants.
Le R A K : Notre pays la RDC est à un tournant décisif de son histoire. Que pensez-vous de la formule 1+4 et surtout de l'avancement de la transition ?
Mr B W. L : Monsieur le journaliste, la formule 1+4 est une première dans l'histoire politique du
monde, de la manière dont nous la vivons, il y a de quoi s'en féliciter. Au départ, nous avions tous peur car cela comme un monstre. La crainte pour son aboutissement heureux est perceptible sur tous les visages des hommes responsables et soucieux du grand Congo qui est à genou aujourd'hui. Mais, il 'est aussi vrai qu'avec notre inconfortable situation, cette voie que tout le monde refusait au départ, a fini par se révéler comme étant celle qu'il fallait suivre.
Car vous vous rappelerez qu'après les accords de Sun City I qualifiés d'accords de cascade par certains, il a été nommé un Premier ministre. Mais il y eu des composantes qui semble-t-il ne se sont pas retrouvées, alors il a fallu rentrer à Pretoria pour signer d'autres accords intitulés « Accord Global et Inclusif » avec la fameuse formule de 1 + 4.
Ce que je peux dire Monsieur le journaliste est que le Congo se trouve à un tournant capital de son histoire.
Néanmoins, quand vous observez les faits, il y a beaucoup de pesanteurs :
- le parlement de son côté se bat pour ll'adoption de certaines lois pour faire avancer la transition ;
- le gouvernement aussi fait un effort ppour résoudre certains problèmes
Mais le résultat partout n'est pas perçu de la même manière claire.
Avec cette vague de corruption généralisée et de fraude à tous les niveaux. . Néanmoins, nous avons l'espoir qu'avec un peu de volonté, et surtout avec la vigilance de la population, et s'il y a des gens qui se disent congolais nationalistes et qui pensent à leur pays et croient que l'histoire de ce pays ne sera pas écrite à Londres, à paris, à Kigali mais plutôt à Kinshasa, à Kikwit, à Bulungu et à
Masi-Manimba, je crois que l'issue pourrait être salutaire pour toute la population.
J'ai parlé de la vigilance de la population, vous savez qu'il y a eu des discordances entre le Vice-président chargé de la commission politique et de l'ancien Ministre des affaires étrangères, Antoine Ghonda ; c'est là où le système n'est pas maniable. La population doit être vigilante pour voir qui fait quoi, analyser les attitudes de chacun parce que bientôt nous irons aux élections. Qu'on le veuille ou non.
Le R A K : Mr Briges, que pensez des nominations des responsables de la territoriale ?
Mr B W. L : Il a fallu à tout prix qu'on puisse nommer les autorités territoriales. Le petit commentaire de ma part est au niveau des composantes qui ont voulu garder les anciens territoires occupés pendant la rébellion. C'est le cas de Kinshasa qui a un gouverneur de PPRD et non du RCD, un gouverneur RCD pour Goma et non MLC, …c'est un peu dommage parce que jusque là personne ne manifeste l'esprit d'ouverture.
J'aurai bien voulu que ça soit des nominations croisées, c'est-à-dire que le gouverneur du Bas-congo soit du MLC, celui du Nord Kivu du PPRD et ainsi de suite. Quant à la petite territoriale, nous sommes étonnés de constater jusqu'à ce jour, rien ne bouge. Les gens veulent bien garder leurs tomates sans se soucier du Congo.
Il faut à tout qu'on se prononce à ce sujet. Car les différentes personnes qui dirigent la territoriale au niveau des districts, des territoires et des communes sont celles qui ont été désignées pendant que nous étions encore en guerre. Elles ne savent si elles seront maintenues ou pas, c'est avec incertitude qu'ils administrent et cela porte un véritable préjudice à la population.
Le R A K : La RDC fait face à un crucial problème, celui de la nationalité. Pouvez-vous nous dire qu'il est aisé de régler l'affaire des Banyamulenge ou des Tutsis congolais ?
Mr B W. L : Ce n'est pas facile de régler ce problème. Qu'on le veille ou pas, nous aurons toujours des acrobaties avec ces gens qui se font appeler maintenant BANYAMULENGE dont on n'avait jamais entendu parler auparavant dans ce pays, avec autant d'emphase.
Il faudra compter avec le temps et surtout il faudra une véritable preuve de bonne foi de part et d'autre.
Les choses sont devenues encore compliquées au moment où ces gens venus en politique depuis l'époque de Mobutu et Laurent Désiré Kabila, ont fait croire à l'opinion internationale qu'ils étaient
maltraités, persécutés et qu'il leur a fallu prendre les armes pour régler leur situation, ça c'est le premier point.
Le deuxième c'est leur attachement au Rwanda; Nous avons eu des amis qui au lendemain de la mort de Habyarimana sont rentrés à Kigali comme rwandais, pendant qu'ils ont dansé du Zaïko, de l'Afrisa et bu la primus ensemble avec nous en se disant être congolais, c'est quand même curieux !
Maintenant qu'il leur a été octroyé la nationalité congolaise de la manière que vous connaissez au niveau de l'assemblée nationale, on ne parlera plus désormais du problème de la Nationalité, on passera à l'étape de la double nationalité ; Alors qu'il est dit au départ que la Nationalité congolaise est une et exclusive.
Ils évoluent par pallier. Il faut bien lire l'histoire de notre pays surtout du côté de l'Est. Si les gens commencent à introduire le concept de double nationalité cela veut dire qu'ils tiennent à être attachés là où ils sont originaires et se font passer pour des congolais.
Tout ce que nous souhaitons est que les gens soient claires, que ceux qui sont congolais le reste et ceux qui sont rwandais cessent de faire le double jeu ; Sachant qu'il ne leur est pas interdit de rester au congo.
L'autre fait, c'est quand les gens se disent être « minoritaires et marginalisées », c'est faux parce qu'il n'y a pas de minorité spéciale au Congo. Quand vous considérez les populations « Mbala » par exemple, elles ne se disent pas être marginalisées ; elles acceptent les choses comme elles sont présentées. Malgré leur force démographique, combien sont-ils au pouvoir aujourd'hui ? Ce n'est pas question de minorité. Les Baluba, les Bakongo ne voient pas non plus les choses sous cet angle ! Chacun attend son tour individuellement.
Mais quand eux disent qu'ils sont minoritaires et qu'ils doivent avoir la part du lion comme ils en ont maintenant, c'est le cas du vice- président de la République Tutsi, des Ministres Tutsi, à chaque niveau ils veulent imposer leur volonté. Ils doivent savoir s'intégrer de manière complète, définitive pour se reconnaître.
Je donne raison au Président de l'Assemblée Olivier KAMITATU qui a soutenu qu'il n' y a pas de groupe minoritaire mais que tous nous constituons des groupes minoritaires. Personne ne dira qu'il est majoritaire. Nous sommes tous minoritaires, nous devons nous accepter les uns les autres.
Le grand danger aujourd'hui c'est l'introduction insidieuse de la notion des populations congolaises rwandophones Néanmoins je conclurai en disant que les grands peuples du monde actuel sont multiraciaux. Mais il faut que cela se fasse de manière plus ou moins correct.
C'est quand même malhonnête si des gens pour des intérêts purement personnels nous retournent à l'époque d'Hitler avec la notion de HERRENVOLK ( le peuple des seigneurs) qui constitua un prétexte pour envahir la Tchécoslovaquie ou comme à celle de VERVOERD qui ne voyait dans la différence culturelle et numérique des communautés, que des raisons de s'opposer, de se craindre, et de s'exclure.
Aujourd'hui l'Afrique du sud de Mandela a démontré le contraire. Elle a fait voir une richesse et une force pour tous dans l'intégration égalitaire de tous.
Le RAK :L'année qui s'achève a vu le chef de l'Etat échapper, en l'espace de trois mois à deux tentatives de putsch. Peut-on croire que cela était un signe prémonitoire ?
Mr B W. L : Au fait il faut savoir lire les signes de temps. Cela révèle beaucoup de choses à la fois ; Il y a des malaises à plusieurs niveaux surtout dans l'organisation de l'Etat. Il y a beaucoup de comptes que de nombreuses personnes doivent se rendre les unes les autres.,
A un moment donné le grand « Zaïre » était craint par tout le monde, Mobutu était le grand chef d'Etat tant en Afrique qu'ailleurs.
Mais par sa manière de gérer, il a détruit le pays ; C'est pour cela que les pays voisins de la R D Congo ont enfin manifesté l'envie qu'ils avaient contre le Congo et nous ont agressé pour la première fois par la vague de l'AFDL.(même si les gens ne semblent pas le reconnaître),
Ce n'est pas par le fait qu'on n'eut pas aimé Mobutu qu'eux devaient nous amener les Rwandais, les Burundais, les Angolais et autres.
Donc, je voudrais dire que l'Etat était affaibli au Congo et tout a été dispersé. A l'entrée de l'AFDL on a tout fait pour chasser les gens et les arrêter.
Voulant reprendre les choses en main, il y a eu des rebellions de gauche à droite..
Pendant ce temps, il y a eu une guerre interne au sein de l'AFDL, les gens que LD Kabila appelait des congolais sont rentrés à Kigali puis à Goma pour faire comme lui.
Curieusement ce coin est une bonne source d'inspiration des politiciens pour accéder au pouvoir à Kinshasa.
Nous vivons donc plusieurs courants actuellement, ceux qui se disent que le pouvoir leur a été arraché par le courant de l'AFDL et les Tutsis qui se disent marginalisés et écartés du pouvoir ( du moins avant Sun City) alors qu'ils ont amené le régime en place.
C'est ce qui fait que tous les services sont à refaire et c'est avec de véritables congolais, des patriotes qui ont le souci de ce pays ; Non pas avec des gens qui veulent faire la politique pour la politique, c'est-à-dire le pouvoir pour le pouvoir, ceux qui cherchent à se positionner pour se servir ou à acquérir impunément des biens matériels sur le dos du peuple congolais.
Le premier groupe, vous l'avez suivi, on a parlé de mascarade alors que c'était un groupe réel qui voulait monter un coup d'état selon les médias officiels;
le deuxième, c'était encore pire, un membre de la garde rapproché du Chef de l'état qui s'est permis d'aller à la radio et prononcer tout ce que nous avons entendu.
C'est pour dire que ce ne sont pas de bons signes pour nous la population et le pire est à craindre. Je me pose la question de savoir quel est le mécanisme qu'on mettra en place pour designer un autre chef d'état. Etant donné que nos textes ne sont respectés que dans la mesure où ils nous sont favorables. Je pense que ce Monsieur, JOSEPH KABILA qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas
devra rester là où il est jusqu'aux élections pour choisir celui qui conviendra à chacun.
(pour ceux qui aiment le Congo)
Toute fois, il faut être réaliste. Rien n'est encore prêt pour les élections avant juin 2005.
Le souhait c'est ce que l'église catholique avait émis à l'époque, disant que les dirigeants actuels ne soient pas candidats aux élections prochaines. Le cardinal Etsou avait souhaité avoir des gens neutres c'est-à-dire qui n'ont pas partagé le gâteau de la transition pour diriger le Congo de demain. Le malheur chez nous est que les gens soutiennent les personnes au lieu de soutenir les programmes.
Le RAK : On vous voit très actif à côté de grands politiciens du pays et vous paraissez très avisé en matière politique. Mais cela ne se fait qu'à l'ombre, pouvons-nous connaître vos couleurs politiques ? Et quelle est votre opinion au sujet de la commission Bakandeja qui déferle la chronique politique actuellement ?
Mr B W.L : Idéologiquement parlant, je suis « libéral » car je suis contre l'hypocrisie et le mensonge organisé, Quant aux couleurs politiques par rapport à la faune politique congolaise c'est bon de faire partie de tel ou tel groupe mais il faut savoir définir les choses avec tout ce qui se passe au pays.
Il nous est franchement difficile de soutenir des comportements ou des attitudes de la plupart de ceux qui sont sensé fédérer une franche importante de la population congolaise
Effectivement nous voulons travailler dans l'ombre, nous ne voulons pas faire la politique comme font les autres : parler à la radio, à la télévision ou prendre les armes pour arracher le pouvoir, mais nous voulons travailler avec la base.
Il faut lui montrer les avantages et les inconvénients de la politique et lui dire ce qu'il faut faire ; Parce que mon cher ami, le développement doit être le mot clé, le mot magique pour tout celui qui aspire à la politique. Et non l'enrichissement personnel. Moi, je suis libéral et je reste sur cette ligne là. Nous avons des ambitions mais qui doivent être canalisées et le moment venu, vous serez le premier à le savoir.
S'il y a un suffrage à solliciter auprès de la population, c'est pour lui rendre service, l'aider à se prendre en charge sur le plan de la santé d'abord et de l'éducation ensuite. La vision que nous avons de ce pays est très grande ; Vous savez que les visionnaires ne sont pas nombreux. Même à l'époque de Jésus-Christ, ils étaient rares. Notre vision qui est géostratégique, est celle d'amener la base à se prendre en charge pour que demain nous ayons un Congo prospère sur tout le plan
Vous suivez avec nous l'actualité et vous avez suivi le rapport Bakandeja.
Nous ne disons pas que tous ceux qui ont été cité sont des voleurs.
Il existe néanmoins beaucoup d'interrogations.
Comment un ministre peut-il passer une année au gouvernement sans avoir déclaré ses biens et que huit mois après il se met à s'acheter des immeubles à Kinshasa et à Bruxelles..
Le RAK : Puisque vous êtes du Bandundu, on raconte que votre province fait partie du Congo pauvre . Qu'en dites-vous ?
Mr B W. L : Il y a de mauvaises langues qui veulent bien le dire. C'est en fait quand la ville de Mbuji-Mayi est tombée avec l'avancée de l'AFDL que la notion de Congo utile est sortie.
L'utile, ce sont les mines pour les autres. C'est vraiment une erreur ! L'inutilité de ce coin est ressortie à cause de la mauvaise gestion des acquéreurs et des décideurs de l'époque.
S'il faut remonter par le fleuve en passant par la rivière Kasaï, vous remarquerez qu'il y a eu des usines de traitement de l'huile de palme. La ville de Kinshasa est nourrie à 90% par la province du Bandundu, je ne vois pas pourquoi on appellera
ça « Congo inutile ».
La part du Bandundu dans le domaine des mines n'est pas à minimiser sinon il n'y aurai pas ce trafic ahurissant entre TEMBO et KINSHASA
Sur le plan culturel il n'y a aucune manifestation qui se passe sans penser au Bandundu. les grandes personnalité comme Mikanza Mobyem, Rochereau Tabu Ley, Papa Wendo, Kester Emeneya, Reddy Amisi, Werrason, Beaudouin Mavula et autres sont du Bandundu.
Sur le plan politique nous avons aussi de grandes figures comme Antoine Gizenga, Cléophas Kamitatu Massamba, Me Kamanda wa Kamanda, Takizala Luyanu mwisi mbingini, Bernardin Mungul DIAKA. Madame Lukiana,,le professeur Mupapa, le président de l'assemblée nationale Olivier Kamitatu…
Je ne sais pas de quoi on parle parce que le Bandundu contribue à l'édification du grand Congo, c'est malheureux pour ceux qui l'affirment.
Le RAK : Avez-vous un dernier mot Monsieur Lumbwe ?
Mr B W. L : Bien sûr, c'est de vous remercier du temps que vous ayez consacré en venant vers nous. J'espère que ce message sera mis à la portée de tous.
Merci.
Lu pour vous
Selon le rapport d'une Ong Américaine 31000 personnes
meurent par mois en RD Congo
Plus 31000 personnes meurent encore chaque mois en République Démocratique du Congo, 18 mois après les accords de paix qui ont officiellement mis fin aux combats ayant ravagé les pays depuis 1996, selon le rapport d'une Ong américaine citée par le Financial Times jeudi.
Selon une étude sur la mortalité en RDC effectuée par l'International Rescue Commitee (IRC), une organisation non gouvernementale basée à New York, 3,8 millions de personnes ont péri au cours de dernières années dans ce pays africain, ce qui fait de ce conflit le plus meurtrier depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
Ces estimations dépassent le bilan officieux habituellement cité de 3 millions de morts ainsi que les chiffres précédents de l'IRC, qui faisaient état de 3,3 millions de morts.
L `étude de l'IRC, réalisée en collaboration avec le Burnet Institue, un organisme autrichien, affirme que 98% des décès récents en RDC sont attribuables à des maladies qui pourraient être soignées ou à la malnutrition.
Selon les chiffres de l'IRC, l'aide étrangère à la RDC en 2004 se monte à 2,4 euros par personne, contre 118 euros par personne pour la région soudanaise du Darfour ou 236 euros par personne en Irak.
La RDC, principalement à l'Est de son territoire, a connu deux guerres depuis 1996. Des soldats ont « commencé à se redéployer dans l'Est » a annoncé le Ministre congolais de la Défense. Une mesure décidée suite aux indices recueillis par l'ONU et aux témoignages d'habitants indiquant que les soldats rwandais sont entrés il y a deux semaines dans la province du Nord-Kivu
( le Phare)
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