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M. Lumbwe répond à Olivier Kamitatu Soucieux de voir atterrir en douceur la « chaotique »
transition de la République Démocratique du Congo / ZAIRE commencée
depuis le 24 avril 1990, le président de l'assemblée nationale, OLIVIER
KAMITATU a cerné à sa manière les préoccupations majeures de tout congolais
digne de ce nom suivant une méthodologie qui lui est particulière. Il est de notoriété publique que le vrai leadership, celui
qui soulève les montagnes ailleurs pour le bien _être des peuples, a un cœur,
il se soucie des autres. C'est vrai que l'exercice n'est pas facile, maintenant que les
esprits de la majorité des congolais se tournent plus vers la survie. 1. DE LA TRANSITION 1.1 Il est vrai que conformément à l'article 196 de la constitution transition, la durée de la transition peut être prolongée et même deux fois de suite. Le peuple congolais ne demande pas plus car c'est depuis bientôt 15 ans que ce peuple est sous régime de transition. Mais ceci ne sera accepté par la population congolaise qu'à condition qu'elle perçoive des signes de bonne foi de la part du gouvernement et du Parlement ( les 2 chambres confondues.) Or actuellement, le peuple est convaincu que de tous ceux qui ont, à la suite des accords de Sun city réussi à s'incruster dans les arènes du pouvoir à Kinshasa, personne ne manifeste la volonté de se voir arraché le gâteau qu'il savoure impunément. La saga des ministres et des mandataires suspendus en dit long. Nous sommes dans la logique de j'y suis, j'y reste . Tous ceux qui sont hors circuit et qui aspirent eux aussi au fromage de la transition fulminent leur haine suivant la logique de ôtes-toi de là que je m'y mette. Qu'entend-on par signes de bonne foi : - OLENGANKOY - JP MBEMBA; KABILA _ NIMY ; JP MBEMBA - DIOMI NDONGALA ; JP MBEMBA - A. GHONDA ; YERODIA _ OLENGANKOY (RVA); YERODIA _ ENDUNDO (avenue Kasavubu), RUBERWA _ BIZIMA KAHARA et son groupe de 8 ; Les massacres de Gatumba; Eric Lenge; Ruberwa - A. Ghonda ( aux nations unies) ;RCDN et RDC/N , OLIVIER KAMITATU- OMATUKU ? Le peuple n'a que faire d'une prolongation qui ne fera qu'allonger la liste de ses malheurs. Si vous comptez bien prolonger la transition ce qui ne sera pas un fait de lèse-majesté, il faudra nous prouver votre bonne foi en accélérant le processus et en pensant aussi à ceux qui ont un mot à dire dans la politique de ce pays mais qui ont été marginalisés à SUN CITY suite à la tricherie, à la roublardise et à l'opportunisme maladroit des autres qui une fois au gouvernement étalent aujourd'hui leurs limites au grand public. 1.2. Il ne faudra surtout pas penser au report du scrutin car le peuple verra là une preuve de la mauvaise foi que nous venons d'évoquer à la question précédente, c'est-à-dire la volonté des dirigeants de s'éterniser au pouvoir. Les responsables de ce pays chacun à son niveau, ont le sacré devoir de mettre fin à cette situation chaotique dans laquelle ils ont plongé le pays et le peuple. Les émeutes, les violences doivent prendre fin en RDC par ceux-là mêmes qui les ont emmenés c'est-à-dire les politiciens ( surtout de la saga AFDL et ceux de Sun-city.) Les élections devront se faire au même moment partout à travers le pays et dans le temps imparti par la constitution c'est-à-dire avec une éventualité d'une prolongation de 6 mois deux fois. Pas plus. Il ne faudra pas donner l'impression aux autres congolais d'être abandonnés. 1.3. Les objectifs et principes de l'accord global et inclusif ne peuvent en aucune manière constituer des idées-forces de la constitution de la 3ème république. Ceci constituerait une reconnaissance implicite de l'échec de la transition. Car la transition a ses défis à relever, à savoir la réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l'intégrité territoriale et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national, la réconciliation nationale, la formation d'une armée nationale restructurée et intégrée, l'organisation des élections libres et transparentes à tous les niveaux permettant la mise en place d'un régime constitutionnel et démocratique et des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique (différent du monstre de la transition), économique, socio-culturel et juridique. Ceux de la troisième république doivent être conformes aux objectifs que poursuivent les états modernes. On n'aura plus besoin des termes aux contours flous genre réconciliation nationale. Les congolais ne seront pas là entrain d'attendre ce que Kagame aura déclaré. C'est maintenant pendant la transition que cela se passe et les autorités sont obligées d'y mettre fin et de permettre celles qui les remplaceront l'année prochaine à penser à autre chose. 1.4. La loi sur l'organisation territoriale reste de mise car nous savons tous que la transition est une période qui nous aide tous à corriger les erreurs et à parfaire le Congo que nous sommes en train de mettre en chantier. La petite territoriale tout comme la grande doivent être régies pendant cette période de transition par une loi appropriée pour nous éviter des contestations des élections qui seront fatales. Cette loi est donc toujours attendue. 1.5. Si on veut vraiment avoir un Etat démocratique qui permettra un décollage définitif du Congo, il faudra beaucoup de lucidité de la part de ceux qui peuvent manipuler une partie de l'opinion nationale. L'histoire récente révèle la fragilité de l'espace socio-politique et économique, dans notre pays. Sur ce, nous pensons qu'au niveau provincial, il faudra que le gouverneur de province soit élu au second tour par des grands électeurs. Ceux-ci( les grands électeurs) devront être élus au suffrage universel direct. Quant aux ressources financières à allouer aux provinces, elles doivent effectivement être très importantes pour éviter l'inertie que nous connaissons aujourd'hui car tout doit venir de Kinshasa (même les simples frais de fonctionnement ou d'achat d'une rame des papiers.) La fonction publique restera nationale, une et unique mais elle devra être décentralisée de manière harmonieuse à travers toute la République. 2. DE LA CONSTITUTION 2.1. Les pouvoirs publics ne pourront mieux consolider concrètement les droits et la liberté des citoyens dans la nouvelle constitution qu'en renforçant les institutions d'appui à la démocratie. En effet, frappé par des années de dictature et celles de guerre, les congolais (dirigeants comme peuple) connaissent mal pour la plupart, la manière dont un pays démocratique fonctionne ou s'ils la connaissent ( du moins les dirigeants), ils sont soit animés de mauvaise foi, soit incapables d'en ou d'en faire appliquer les principes ; Car il ne suffit pas de connaître les principes, il faut apprendre à les pratiquer. Les institutions qui devront continuer leur
mission dans la 3ème République sont : 2.2. Il est avéré que « qui trop embrasse mal étreint .» Qu'on ne nous pousse pas à tout gober à la fois pour que ceux qui ont concocté des plans machiavéliques contre notre peuple, son territoire, sa terre et ses avoirs puissent trouver l'occasion de nous écraser définitivement. La nationalité congolaise devra rester telle qu'elle est aujourd'hui jusqu'au moment où nous aurons des institutions stables et acceptées par tous. Les Congolais refusent de se voir embarqués dans une voie de double nationalité sans issues. Et cela pas avant 3 législatures, c'est-à-dire le temps nécessaire pour apprendre de manière active l'exercice de la démocratie. La plupart de gens qui sont allées à Kigali après la mort d'Habyarimana étaient avec nous ici, et se faisaient passer pour des Congolais ; puis une fois à Kigali elles étaient des rwandais. Dès que les postes étaient saturés et qu'ils ne savaient quoi faire, ils sont redevenus Congolais avec l'aventure de l'AFDL (un conglomérat d'aventuriers dixit M'zee L.D Kabila). Epargnons notre peuple des conséquences incalculables de cette double nationalité. Avant 2020. la nationalité congolaise restera unique et exclusive. 2.3. Pour mieux aider le peuple congolais (si ses dirigeants ont réellement la bonne foi), il faudra dans un premier temps lui faciliter l'exercice de la démocratie en le sollicitant le plus possible. Et la constitution étant un document tellement important, elle ne pourra être modifiée une fois adoptée par referendum, qu'avec l'accord de la majorité des citoyens ( par voie de référendaire) ou avec l'accord presque de tous les membres du Parlement. Si le Président (de la 3ème République), le Gouvernement ou les parlementaires souhaitent changer une disposition constitutionnelle, ils devront tous être d'accord c'est-à-dire par consensus cela avec l'accord de quasiment tous les dirigeants. A défaut, le suffrage populaire devra être requis par referendum. La future constitution ne devra donc pas être facilement amendable mais plutôt conçue comme un texte fondateur. 2.4. L peuple congolais n'a que trop souffert de l'égoïsme et des combines politiciennes de ses dirigeants. Il ne sera plus question de laisser les dirigeants négocier les postes entre eux et se contenter d'endormir pendant qu'ils se complaisent à flouer le peuple meurtri en volant impunément Les récentes révélations des audits organisées au niveau des entreprises publiques révèlent que nos dirigeants ont une grande capacité à s'accommoder aux …magouilles quelle que soit la composante dont ils sont issus à condition que chacun trouve son compte personnel. Et au bout du rouleau le peuple aura des difficultés pour sanctionner telle ou telle entité. Que ceux qui auront gagné les élections dirigent le pays et que les autres restent dans l'opposition l égale (surtout plus militaire), jusqu'à la sanction prochaine du juge au pouvoir, par le peuple. S'il y a entente parfaite dans certaines matières qui révèlera au peuple ce qui se trame dans les arènes du pouvoir politique et surtout économique et financier. Nous avons acquis l'habitude de nous faire imposer des thérapeutiques venues d'ailleurs. Mais est-ce pour autant dire que nous sommes sortis du gouffre ? 2.5. C'est impératif, il faudra prévoir dans la constitution, des dispositions précises relatives aux partis politiques. Car, c'est aussi l'anarchie, l'incompréhension et l'égoïsme caractérisant les dirigeants des partis politiques qui nous ont amenés au point où nous sommes aujourd'hui.. A suivre... |
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