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Bientôt la Table Ronde dans le secteur pharmaceutique
Un assainissement s'impose pour tout remettre en ordre
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La république Démocratique du Congo , ce grand pays au cœur de l'Afrique ; Important par sa position géostratégique, connaît depuis plusieurs décennies, une crise multiforme et aiguë n'épargnant aucun secteur de la vie nationale. c'est ainsi qu'une anarchie indescriptible et totale s'est installée dans le secteur de la santé dans tous ses
aspects. Interpellés par cette situation, un groupe des citoyens congolais ont pris la résolution de créer une Organisation Non Gouvernementale de Développement (ONGD) dénommée «CENTRE D'INFORMATION ET DE PROMOTION MEDICO-PHARMACEUTIQUE » CIPROMEP » en sigle, en vue de promouvoir la santé de la population.
Le CIPROMEP a pour but de contribuer à l'amélioration de la Santé de la population congolaise.
Pour réaliser ses objectifs, le CIPROMEP utilise entre autres les moyens suivants :
Etudes des marchés, Enquêtes et sondages, Organisation des émissions radiotélévisées, campagnes de sensibilisation à des endroits publics (églises, marchés…)
Projection des films documentaires relatifs à la santé.
( Propos recueillis par John M. Yamba-Yamba)
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Le Relais Adu-Kè: M. le Directeur, Bonjour.Vous avez mené une campagne fortement médiatisée, pouvez-vous en faire une évaluation ?
M. Lumbwe : Bonjour et merci de vous être déplacé pour venir vous enquérir d'une manière officielle sur ce phénomène de la pharmacie du
gazon. Il est difficile de faire un bilan dans l'immédiat.
Néanmoins nous nous réjouissons de l'impact que cela a eu dans le public.
Nous sommes encouragés par de nombreux messages de félicitation.
Il s'avère qu'il n'y a plus des étalages des médicaments sur l'avenue BAKONGO devant les dépôts pharmaceutiques. Pourvu que ça dure.
Nous savons que ces gens sont téméraires ; Mais nombreux d'entre eux cherchent maintenant à nous rencontrer pour semble-t-il, nous expliquer les motivations profondes leur comportement incivique.
Quant aux élèves vers qui cette campagne était destinée, nous sommes très satisfaits des résultats au moins dans la phase de la compréhension de notre message.
Il reste maintenant à les voir à l'œuvre.
RAk : Comment le CIPROMEP envisage-t-il l'après- campagne ?
M.BWL : Nous vous informons que suite à notre campagne et à l'interpellation de madame la ministre à la santé au niveau du sénat, cette dernière vient d'autoriser la tenue de la Table Ronde
sur la lutte contre la vente illicite des médicaments et pour l'assainissement du secteur pharmaceutique que nous
appelions de tous nos vœux depuis près de trois ans. Quant au CiPROMEP nous continuerons à veiller sur ce phénomène des médicaments de la rue pour alerter les décideurs et la population, comme le coq du village.
RAk: Tout au long de cette campagne vous vous êtes limitée seulement à l'information, à l'éducation et à la communication. Mais la lutte contre la vente illicite comporte plusieurs aspects notamment la répression, comment pensez-vous l'aborder ?
M.BWL: La table ronde dont question prendra en compte tous les aspects de la lutte contre ce
fléau. Il est impensable de mener une lutte contre un phénomène teinté d'incivisme notoire comme cette pandémie sans penser à la répression.
Désormais tous ceux qui exercent ce métier honteux devront en payer les frais dans des centres de méditation.C'est pour bientôt.
RAk: A considérer votre action
l'on a l'impression quelle ne
porte que sur la ville de Kinshasa alors que le phénomène des
médicaments de la rue est présent sur toute l'entendue du territoire national ?
M.BWL: C'est vrai que Kinshasa n'est pas le Congo.Il en est néanmoins le miroir, qu'on le veuille ou non.
Nous sommes convaincus que dès qu'on aura agit à Kinshasa, du moins pour ce cas précis des médicaments de la mort, le reste du pays suivra comme sur des roulettes.
Ce n'est pas pour autant dire que nous ne faisons rien pour l'intérieur du pays. Tout est question des moyens.
Nous collaborons avec l'ONG CIF _ SANTE dans le nord Kivu et la Centrale d'achat et d'approvisionnement en médicaments essentiels de Kisantu pour le Bas Congo.
Nous comptons descendre dans le Bandundu dès la semaine prochaine pour essayer de trouver des partenaires qui pourront répercuter notre message sur place
RAk: Le phénomène médicaments de la rue revêt en milieu rural une autre dimension celle liée à l'ignorance et à la quasi-absence des structures appropriées, comment le CIPROMEP pense-t-il mettre les populations de cette catégorie à l'abri du marché illicite des médicaments ?
M.BWL: En agissant d'abord au niveau de Kinshasa où les Asiatiques qui infestent le secteur pharmaceutique procèdent à la vente libre des médicaments dans leurs établissements de vente en
gros. Ainsi des gens sans foi ni loi se complaisent à acheter ces médicaments
librement et de les revendre à l'unité( par comprimés, par suppo..), à l'intérieur du pays sous l'étiquette des certaines organisations non gouvernementales telle la croix
rouge. Le CIPROMEP pourra utiliser certaines radios communautaires pour faire entendre sa voix au niveau de l'intérieur.
Notre combat consiste également à pousser l'autorité à approvisionner de manière régulière en médicaments les hôpitaux pour épargner notre population des affres ce phénomène macabre.
RAk: Parmi les objectifs du CIPROMEP figure la contribution à l'encadrement des tradi-praticiens et à la promotion des médicaments traditionnels améliorés. Pourtant, lors de vos différentes interventions vous avez aussi tiré à boulets rouges sur les tradi-praticiens. N'existe-t-il pas réellement un cadre de collaboration entre ces derniers et vous ?
M.BWL: Nous sommes en train de réfléchir sur cette collaboration. En milieux ruraux nous avons moins de problèmes.
Mais étant donné que la mondialisation « dollarise » tout, les docteurs naissent par
tout et cela de manière scandaleuse. Suivez la télévision et vous serez édifiés
Tous les inciviques qui sont frappés par la pauvreté empruntent cette voie de la médecine dite traditionnelle pour essayer de survivre.
Surtout que cette médecine semble privilégier son caractère mystérieux, nos inventeurs sont devenus experts spécialistes en toutes les pathologies imaginables ou non.
RAk Avez-vous un mot à ajouter ?
M.BWL: Nous lançons un appel que nous voulons pathétique à tous ceux qui se considèrent encore comme faisant partie de la catégorie des créatures divines dites HOMMES de prendre conscience de ce phénomène qui nous décimera tous, un jour si nous n'y prenions garde, afin de mener une lutte sans merci à cette pandémie qui fait près de 30% des décès en
RDC. Nous lançons un appel particulier à la haute autorité des médias pour veiller sur ce désordre qui porte sur la publicité dans les médias Télévisuelles.
Je vous remercie.
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