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LE MUNICIPE FETESTI |
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| Où se trouve le municipe Fetesti ? |
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Le municipe Fetesti se trouve au sud-est du département d’Ialomita, son territoire administratif étant limité par celui des communes Movila, Bordusani, Stelnica (nord-ouest, nord et est) et Borcea, du département de Calarasi (est, sud et ouest). Le département d’Ialomita se trouve au sud – est du pays et la ville de Fetesti entre les villes Bucarest – la capitale du pays – et Constanta – le plus grand port de la Mer Noire, à 150 Km, respectivement à 80 Km de distance sur la chaussée et à 146 Km, respectivement à 79 Km sur le chemin de fer. En Europe, la ville de Fetesti est située au cours inférieur du Danube (le sud – est de l’Europe Centrale ), le fleuve qui compte sur son parcours d’autres localités ayant le même nom . Sur le bras de Borcea, d’autres cinq localités ont eu des significations scatologiques.
Le cadre naturel, en corrélation avec les facteurs socio – historiques, a eu et a encore un rôle important dans l’apparition et dans l’évolution de la ville Fetesti. Si l’on rapporte la ville aux éléments majeurs de l’environnement, on peut définir sa position géographique, tandis que son emplacement est défini par le rapport entre la ville et les éléments spécifiques du milieu. La ville Fetesti a une position de contact géographique et d’intersection.
La territoire de la localité appartient à deux unités naturelles , ayant des traits différents ( le relief , le climat , les eaux , la végétation , la faune , le sol ), nommés le Champ Hagieni et le Marais de Borcea (d’ Ialomita). La position de contact entre les deux unités naturelles, ayant des ressources variées et complémentaires, et le voisinage du Danube peuvent être considérés comme très favorables.
Contrée de plaine , formée pendant le début et la consolidation politique de la Valachie au XIV- e siècle , le département d’Ialomita a continué se développer par les colonisations effectuées par les voïvodes et par les monastères , mais aussi par les donations faites aux boyards et aux paysans dans les siècles suivants , a cause de son formation de bouclier défendant la ligne du Danube et à l’embouchure d’Ialomita pendant les guerres et les invasions , d’une part , et à son rôle de transition et de liaison par la transhumance et le commerce entre les régions des Carpates et celles du Danube, de l’autre part. Dans ce cadre géographique, la localité Fetesti est apparue comme attestée par les documents, pour la première fois en 1528, au début comme foire pour les céréales et le bétail, puis comme centre d’échange et nœud de transports. Parmi les éléments de l’environnement, le relief a eu le rôle le plus i mportant dans l’apparition de cette localité. Le besoin de sécurité a imposé aux gens de s’établir sur le terrain qui se trouvait entre la côté escarpé par laquelle finit vers la Vallée du Danube le champ de Hagieni, et les ravins qui divisent ce champ (à l’est du quartier Vlasca). Des traces de la localité datent des IX- e – XI- e siècles, dans l’endroit nommé ,,La Scursoare’’. La localité la plus ancienne attestée par les documents – Fetesti – se trouvait sur le versant de la Vallée du Danube et sur le glaciation d’accumulation coupé par le bras Borcea, en amont du chemin de fer, un lieu ensoleillé, préservé des vents froids du nord et plus proche du bras Borcea. Ultérieurement, la localité s’est étendue en amont, ou le versant a une inclinaison de plus en plus réduite, mais de plus en plus éloignée du Bras Borcea (Dudesti , Buliga) et vers le champ Hagieni après la construction de la voie ferrée et après la distribution des terres (Fetesti – Gara, Vlasca, Colonisti).
L’ancien nom de Fetesti était Futesti. Son attestation documentaire est plus récente que celle la majorité des localités situées sur le Bras Borcea. Ainsi, les villages du nord de Fetesti : Stelnica, Facaeni, Bordusani et Vladeni, sont mentionnés pour la première fois dans le document ancien élaboré par Radu le Beau en 1467.
En ce qui concerne les villages du sud de Fetesti, l’attestation la plus ancienne est pour le village de Tamburesti (Pietroiu), le 15 décembre 1501, un document de Radu Voïévode. Antérieurement à l’acte d’attestation documentaire de la localité Fetesti, on a consigné dans les documents des marais, des ruisseaux et des petites terres qui existaient dans leur périmètre. Le document ancien de 21 avril 1528 fait référence aux dons voïévodes. Il s’agit du marais de Plosca, mentionné dans un document de 1467, par lequel Radu le Beau donnait au monastère de Cozia le marais de Camenita et le ruisseau Bahova (le document de 27 janvier 1499) qui était la possession de Stanciu – le grand écuyer.
Le document le plus ancien qui fait référence à la terre de Fetesti est celui de Radu de Afumati, le voïvode de la Valachie, émis le 21 avril 1528. Par cet acte, le voïvode donne à la monastère d’Arges
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,,à Futesti ( Fetesti ) la partie de Albu Rogoz, parce que Albu Rogoz est venu devant moi pour donner sa propriété à la sainte monastère mentionnée plus haut , par sa bonne volonté , pour son âme et pour l’âme de son père . Nonu Rogoz, parce que son père a sacrifié sa vie pour son fils Albu – gouverneur ’’.
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De ce texte on peut déduire quelques faits historiques intéressants pour l’histoire nationale et pour celle locale. Pour ce qui est de l’histoire nationale, les nouvelles sont liées à la manière dont on a étendue la propriété féodale du monastère par des dons du voïvode ou des boyards et par des achats des terres des paysans. Dans l’acte de 20 juin 1629, le voïvode dit: ,,moi, j’ai vu les deux documents (il s’agit du document donné par Radu de Afumati et de Radu Paisie ) pour les parties de la terre de Futesti. Quelque temps après, on a entouré la partie Papeasca par Papa de Papeni qui l’a vendue à Dumitru Dudescu, trésorier général à l’époque d’Alexandre (Alexandre le Dauphin ), le fils de Radu Voïévode ’’. Cette vente, contestée par la monastère n’a pas pu avoir lieu qu’après 1623, étant donné qu’en 1622, Datco l’échanson, le fils de Datco – le sommelier, avait reçu la propriété, de la part de Radu Mihnea, sur ,,sa partie du village Futesti avec tous les voisins ’’
Dislocation et domicile forcé dans son propre pays
La déportation a visé la destruction de la classe roumaine moyenne.
,, La déportation en Baragan a eu lieu à la suite de la décision du Conseil de Ministres no. 200 / 1951 qui prévoyait que la population située près de la frontière de la Yougoslavie (25 Km. à l’intérieur), de Beba Veche à Gruia, soit déportée en Baragan. Des gens de 297 localités des départements de Timis, Caras Severin et Mehedinti ont été déportés en 18 endroits de Baragan, ou des localités sont nées.
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Le dimanche de la Pentecôte de 1951 c’était une atmosphère très chargée. La commune Johanesfeld (Ionel) avait une gare et on y entendait un grand bruit – on apportait toujours des wagons pour les animaux. Le tambourineur du village a annoncé qu’on interdit aux paysans de quitter la localité. Au centre communal du parti il y avait toujours de l’agitation. Vers minuit, un policier, accompagné par un officier de la sécurité et par un délégué du parti, a frappé à ma porte. Il a lu un ordre qui prévoyait que nous fassions nos bagages en 6 heures pour partir dans une autre région du pays.
Un soldat armé nous a gardé jusqu'à l’aube. Notre famille était composée par mon père, ma mère, ma sœur de 8 ans et moi, qui avais 4 ans. Il y avait dans le village des grands – parents, des oncles, des tantes, qui ont été déportés eux – aussi. On n’avait pas la permission de communiquer entre nous. Le lendemain, on est partis à la gare en chariot tiré par deux chevaux, avec une vache, quelques sacs de farine et quelques vêtements. Les voisins sont venus pour nous accompagner jusqu'à la gare.
Les portes sont restées ouvertes.
A la gare on nous faits monter dans des wagons pour les animaux. Les soldats nous gardaient avec les armes. C’étaient les mêmes wagons pour les hommes et pour les animaux. C’était en juin. Il y avait encore peu de temps jusqu'à la moisson de l’orge et du blé. Sept hectares sont restés (dont 5 étaient notre propriété) sans être moissonnés. Mas parents étaient des réfugiés de la Bucovine de Nord. Ils avaient peur de ne pas être envoyés en Sibérie. Arrivés dans la gare de Fetesti, on nous a faits descendre et on nous a amenés approximativement à 7 Km, dans un champ ou il y avait une culture de coton, endroit où, jusqu’en automne, la localité nommée La Vallée des vignes a fait son apparition. On a délimité pour chaque famille 2500 mètres de terrain, marqués par des pieux. Les vents étaient secs et la chaleur impitoyable, parsemée avec des tourbillons de poussière très fréquents. Pour nous abriter, on est entrés dans un placard que le vent a renversé, en nous mettant la vie en danger.
Au début, les gens ont fait des taudis couverts de pailles. Puis on a été obligés de construire des maisons de briques en torchis que nous avons couvertes de jonc, apporté du Marais. L’eau était très loin : 4 Km. jusqu'à Borcea. L’eau potable était apportée de Buliga.
Quelque temps après, on a foré une fontaine jusqu'à 80 mètre eu profondeur.
Ayant des chevaux et un chariot, mon père a aidé ses parents. Il travaillait avec son chariot à la construction de la digue de Pietroiu.
Le jour le plus heureux a été quand, en novembre, à la tombée des premiers flocons de neige, notre famille est entrée dans sa maison. Il y avait du feu, la lampe était allumée.
Tout le monde devait se construire des maisons jusqu’en automne (presque 700 familles). L’Etat a mis à leur disposition le bois. Il fallait encore un bâtiment pour l’école, pour un petit hôpital, pour la police.
En 1951, en automne, l’école roumaine, pour les classes I – VIII a été mise en fonction. Il y avait des classes en allemand et en serbe.
La majorité des enseignants habitaient dans le village, mais pour le collège on avait des professeurs de la ville. Puis, la collège a disparu et les enfants allaient aux écoles de Fetesti. Pour pouvoir aller au lycée, j’ai dû être adoptée par ma sœur aînée qui travaillait à Medgidia. Après une année, je me suis insenite du lycée de Fetesti ou ù’apprenais à la lumière de la lampe.
Après que la restriction fut enlevée, mes parents ont construit une maison à Fetesti – Oras. Tant que nous avons habité Valea Viilor , nous n’avions pas la permission de nous éloigner plus de 15 Km.
Chaque semaine, tous les membres de la famille étaient obligés à se présenter au poste de police. On n’avait pas la permission de recevoir des lettres du reste du pays. Pour une période nous recevions des nouvelles des nôtres par la bienveillance d’un ami qui recevait la correspondance chez soi.
Ce n’est pas trop difficile à se rendre compte comme les gens ont été affectés par leur situation. De ,, personnalités du village ’’ , dans les lieux où ils vivaient en liberté , ils étaient devenus des ,,parias’’ , ,,des malfaiteurs’’ , ,,des ennemis du peuple’’ , ,,des Koulaks’’ on des ,,titoïstes’’.
Après 5 ans de colonisation, le Baragan s’était transformé dans une sorte de Banat, il ressemblait au Paradis perdu, au village paternel.
La punition injuste ne pouvait pas être réparée par une récompense materielle, elle ne resolvait pas les problèmes d’ordre moral. Pour nos descendqnts, l’histoire de notre vie n’était plus abominable . Ils sont étonnés par le fait que la vie est devenue histoire d’un seul coup.
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La localité Fetesti est devenue commune en 1868, et en 1934 – ville. A la suite de l’essor de l’industrie – notamment les branches alimentaire et textile, du secteur des constructions en commençant de 1965, par des investissements dans ces secteurs, une intensification de la structure de l’économie se produit , en faveur de l’industrie . A la suite de cette transformation, la localité a obtenu de nouvelles valences sous l’aspect du développement socio-économique et elle est devenue municipe en 1995. |
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