Les ensembles vocaux
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Lire la musique
Ici vous trouverez quelques notions de base pour la lecture d’une partition de chant choral. Si vous savez déjà lire la musique, ce n’est pas nécessaire de lire cette section. Sinon, ça vous donnera un avant-goût. C’est bien sûr très succinct. Mais c’est juste assez pour que vous puissiez vous retrouver. Voici quelques exemples de partitions et quelques informations utiles. Exemple 1, Chanson de Noël bien connue « promenade en traîneau »
Tout d’abord, remarquez que vous n’avez pas une mais quatre lignes. C’est une partition « harmonisée ». M. Jacques Plante a pris la partition originale pour l’adapter au chant choral en 4 voix mixtes (Soprano, Alto, ténor et basse).
On va conserver la mélodie originale de l’interprète et l’on y ajoutera ce qu’on appelle des harmonisations. D’autres voix enrichiront le son. À venir jusqu’à récemment, c’étaient toujours les sopranos qui avaient la mélodie ainsi que les plus beaux rôles (et les chouchous des directeurs musical) alors que les autres voix avaient des rôles de soubrettes où la trame sonore les relayant à des rôles inutiles, Bref on n'en avait que pour les sopranos et c’étaient toujours eux qui avaient la meilleure tonalité ou hauteur. Tellement que ça en devenait enrageant. De nos jours, ceux qui harmonisent ainsi que ceux qui dirigent ont quelque peu modifié les méthodes et maintenant c’est beaucoup plus diversifié. La nouvelle tendance est que l’on garde la mélodie dans la même tonalité que l’interprète mais on la cède au pupitre le plus proche. (Par exemple, une partition de Jean Pierre Ferland va être donnée aux basses, une de Sylvain Cossette aux altos (parce qu’il chante haut en maudit lui. Etc.) ) Même qu’à l’occasion nous allons nous promener d’un pupitre à l’autre.
Ce n’est pas toujours écrit, mais normalement la première ligne est pour les sopranos, la deuxième les altos, la troisième les ténors et la quatrième les basses.
Ceux qui savent lire la musique verront tout de suite que les sopranos et les ténors ont la mélodie alors que les basses ont les mêmes paroles, la même rythmique mais à des hauteurs de note différentes, alors que les altos ont une voix d’accompagnement complètement différente. Remarquez également que les altos commencent plus tard, soit en même temps que les autres disent « trot ». Dans ce cas, il faut écouter, les autres vont dire Au-Pe-Tit et là vous embarquez. Mais la façon la plus simple est de regarder votre directeur musical qui vous fera signe à l’instant précis où il faut embarquer. Vous pouvez de temps en temps regarder la hauteur des notes, ça vous indique si ça monte ou si ça descend, Plus la note est haute dans la portée, plus c’est aigu. Également vous avez les paroles. Et plus vous voyez de notes dans une même mesure, plus ça va vite.
Exemple 2 « Les anges de nos campagnes »
Une fois que vous avez vos partitions, prenez-vous un crayon fluo et soulignez vos lignes et vos paroles.
Vous devinez que c’est la partition d’un ténor qui a souligné sa partition. Notez qu’on aurait pu aussi souligner les mots.
Exemple 3
Sur cet extrait de « Let the Sunshine » de Aquarius, on a condensé le tout en deux lignes pour économiser du papier. Les 2 premières lignes sont pour les femmes et les deux lignes du bas sont pour les hommes. Sur une même ligne, les notes les plus hautes sont pour les sopranos et les ténors, les plus basses sont pour les altos et les basses. (Vous pouvez remarquer aussi que les notes les plus aiguës ont les queues par en haut et les notes basses ont les queues par en bas. D’ailleurs si vous êtes un ténor et que les basses viennent vous dire que parce que vous chantez haut, vous n’êtes pas de vrais hommes, dites leur de regarder leurs partitions, les basses ont toutes les queues par en bas donc c’est eux qui ne sont pas des vrais hommes. ( Un autre gag que j’ai entendu une fois et qui m’a bien fait rire, et vlan ! )
Et pour les puristes, on n’appelle pas ça une queue mais une hampe.
Exemple 4
Sur cet extrait de « Summer Night » de Grease, vous avez un exemple de partition avec solistes, Remarquez le texte « fille » et « garçon » et vous avez en bas les choristes qui répondent en alternance aux solistes. Pendant le spectacle, le gars et la fille se parlent et autour d’eux on leur demande plus de détails « tell me more… » Exemple 5
Sur cet autre exemple, tiré de la comédie musicale « Les Misérables » vous avez un autre modèle d’une chanson d’abord soliste. Courfeyrac, l’un des personnages dit une phrase s’adressant au public et ensuite, les étudiants (d’autres personnages) enchaînent à partir de « À la volonté du peuple » et là tous les choristes sont à l’œuvre dès que le soliste ait terminé sa réplique. (Bien qu’ici le Soliste fasse aussi la partition des choristes car il est inclus dans le groupe) Observez bien dans cette partition les portées reliées par une accolade en bas sans aucune parole, Ces portées sont pour le pianiste accompagnateur, vous n’avez donc pas à en tenir compte. Mais vous pourriez remettre cette partition à un pianiste et il pourra à partir de ça vous jouer la trame. Exemple 6, Del signo et coda.
Ces symboles servent à toute fin à sauver du papier. Lorsqu’une section se répète (par exemple un refrain) plutôt que de réécrire le tout, l’on utilise les symboles Del signo (le S barré avec 2 points qu’on voit dans le coin supérieur droit) ainsi que la coda (le cercle avec une croix ressemblant à une mire dans le coin inférieur droit) Ces noms viennent de l’italien, la langue de la musique.
Le Del Signo nous téléporte quelque part dans la partition plus tôt. Donc on tourne les pages en arrière et l’on recommence au début de l’autre del signo. Alors que la coda fait l’inverse. Elle nous téléporte plus loin dans la partition en sautant une partie. Donc rendu à la coda, ça veut dire qu’on tourne les pages en avant jusqu’à l’autre coda. Remarquez également la particularité de cette partition à la ligne des femmes, il y a parfois 3 notes, cela veut dire que l’un des pupitres, soit la soprano, ou l’alto sera divisé en deux. Le chef de pupitre s’occupera de tout ça. Les chiffres « 57 » et « 67 » que vous voyez ce sont des numéros de mesures (une mesure est une partie de la chanson) souvent on va vous dire d’aller à telle ou telle mesure en donnant le numéro, vous vous rendez à ce numéro. Autres signes que vous êtes successibles de rencontrer et qu’il est pertinent de connaître.
Dans cette exemple, le numéro « 5 » avec la barre au milieu de la portée veut dire qu’on compte 5 mesures où on chante pas, Plus le chiffre est gros, plus on reste longtemps sans chanter. Ces sections sont généralement des solos instrumentaux. Remarquez également les barres verticales avec les deux points soit à gauche soit à droite de la barre verticale, C’est ce qu’on appelle des « signes de reprise » ce qui veut dire que la section entre les deux barres sera répétée. Une fois qu’on arrive à la barre marquant la fin de la zone de reprise ( :|), on retourne à celle marquant le début ( | :)
Et quelques fois, vous verrez des boîtes avec des numéros en haut de la portée (ici numérotées 1 et 2). Ces boîtes viennent avec des signes de reprises ou des Coda/sigma. On les utilise lorsqu’il y a une petite différence à la toute fin des deux fois. À la première itération on fera ce qui est dans la boîte 1 (dans l’exemple, rien du tout) et à la deuxième itération, on fera ce qui est dans la deuxième boîte (dans l’exemple « Du plaisir ») Ceci est évidement un guide très sommaire des partitions chorales. Si vous voulez en apprendre plus et vraiment lire la musique pour être capable de jouer vous-même une partition à partir d’un instrument de musique, il y a plein de sites sur internet ainsi que de livres pour ça, Je vous donne d’ailleurs quelques bonnes adresses.
http://www.theoriedelamusique.com/musique/pageprincipale.html
Ou encore un site sous forme d’une référence sur tous les termes bizarres que vous pouvez rencontrer
http://perso.wanadoo.fr/abcmusique/
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