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Le concile de L-Rond

 
 

 

page 3

[Les deux s’endormirent immédiatement. Mais cette nuit-là, malgré les souhaits de Scram, Frotteux ne fit pas de beaux rêves mais plutôt davantage de cauchemars horribles à propos de cette petite créature visqueuse qui le pourchassait d’un rêve à l’autre, tel un croque-mitaine dans un mauvais film d’épouvante, afin de lui fouiller dans le cul avec ses longs doigts glacés. Le grobit fut extirpé de ses mauvais rêves à l’aube par la voix autoritaire et l’haleine millénaire de L-Rond.]

L-Rond : Réveillez-vous et venez avec moi immédiatement, maître Backins. Allez !

Frotteux : Argh !

[Le Grobit grogna de mauvaise humeur mais n’eut d’autre choix que d’obéir aux ordres que lui aboyait le maître des lieux.]

L-Rond : Suivez-moi jusqu’à mon laboratoire secret sur le champ.

[Frotteux, les deux yeux dans la graisse de bines, suivit le vieil Elfe dans le dédale des couloirs, en apercevant au passage pratiquement tous ses compagnons qui faisaient la file devant la porte des toilettes afin d’y vomir leurs tripes dans des bols débordant d'étrons, de rats et de tampons ensanglantés appartenant à la princesse Analrwen. Il semblait bien que ce n’était pas tout le monde qui avait l’estomac aussi solide que lui pour résister aux tournedos qu’ils avaient ingurgités la veille.]

L-Rond : Mon laboratoire est par là.

Frotteux : Qu’est-ce que vous m’emmenez faire dans votre laboratoire, monsieur Luron ? Ça n’a rien à voir avec le Cockring j’espère ?!

L-Rond : C’est votre bras. Je croyais que vous m’aviez demandé de vous en faire pousser un nouveau.

Frotteux : Oui. C’est vrai. Ce serait vraiment apprécié parce que je vais en avoir de besoin quand je vais revenir dans mon trou de marmotte et que je vais recommencer à me branl…

L-Rond : Faites silence avec cela, s’il vous plaît. Je ne veux plus jamais en entendre parler.

[L’Elfe semblait encore plus contrarié que d’habitude au moment où ils arrivèrent enfin dans son laboratoire secret qui se trouvait dans une chambre sans porte tout juste à l’entrée très achalandée de cet établissement très fréquenté.]

L-Rond : Comme j’ai eu bien de la difficulté à dormir cette nuit, probablement quelque chose que j’ai mangé, j’en ai profité pour vous concocter cette potion de régénération. Tenez, buvez en. Vous aurez un nouveau bras grâce à ses vertus magiques. Allez. Buvez immédiatement. Et que ça saute.

[Frotteux inspecta avec suspicion le contenu brunâtre et filamenteux de la fiole que lui avait tendue L-Rond. Il n’était pas sûr mais il croyait avoir vu quelque chose bouger au fond de cette dernière. Mais devant le visage furieux de l’Elfe qui se grattait le derrière de la flèche avec impatience, il pris la décision d’avaler ce contenu inquiétant, en ayant souhaité avoir ses deux bras afin de pouvoir se pincer le nez comme il redoutait le goût de la potion. Il but d’un seul trait et sentit immédiatement un nouveau bras lui pousser à la place de l’ancien. Il en était fortement soulagé.]

Frotteux : Wow ! Ça marche votre truc, m’sieur L-Rot. Regardez-moi ça. Un nouveau bras tout neuf.

L-Rond : Bon ! Donnez-moi cette fiole vide maintenant avant qu’il n’arrive un malheur par votre faute.

Frotteux : C’est cool ! J’ai les mêmes cicatrices pis les mêmes grains de beauté aux mêmes places.

L-Rond : Très bien. Allons nous en d’ici maintenant. Il y a quelqu’un qui…

Frotteux : Attendez un instant. Il y a une question que j’ai envie de vous poser depuis hier soir. C’est un peu délicat.

[Le vieil Elfe regardait le Grobit avec un air de bœuf.]

L-Rond : De quoi s’agit-il encore ?

Frotteux : C’est à propos de votre fille.

L-Rond : Ma fille ? Mais qu’est-ce que vous voulez me dire à son sujet ? Vous ne l’avez même jamais rencontrée.

Frotteux : Pas tout à fait. Voyez-vous, hier, avant le souper, j’étais en quête des chiottes de toute urgence et sans faire exprès, je suis entré dans la chambre de la princesse. J’ai eu la surprise de ma vie quand je me suis rendu compte que votre fille était nulle autre que l’actrice de films de c…

L-Rond : Non ! Ne prononcez pas son nom d’actrice. Je vous en conjure. Il est déjà assez humiliant pour moi d’avoir à vivre et à garder ce terrible secret de famille tellement honteux.

Frotteux : Donc ! Vous le saviez. Pourtant hier vous avez nié savoir de qui je parlais quand j’ai prononcé le nom que vous ne voulez pas que je prononce encore une fois.

L-Rond : C’est que le seigneur Avalgorn n’en sait rien, lui. Et il ne faut absolument que cette atrocité lui parvienne à l’oreille. Jamais m’entendez-vous. Cela pourrait mettre notre accord en péril.

Frotteux : C’est d’accord mon pote. Je ne vais jamais le lui dire bien qu’il ne sait vraiment pas ce qu’il manque le pauvre. Hé !

L-Rond : N’en dites pas plus.

Frotteux : Vous ne devriez vraiment pas avoir honte de la carrière que mène la princesse Analrwen. Elle est vraiment très douée dans ce qu’elle fait, vous savez.

L-Rond : NNNNOON! SILENCE !
 

Frotteux : Bon. Et bien vu que vous n’êtes vraiment pas très proactif ce matin, je vais remonter à ma chambre afin de me préparer pour notre départ.

L-Rond : Attendez… Avant d'aller dans votre chambre, il y a quelqu'un que vous devez absolument rencontrer.

Frotteux : Hein ? Qui ça ?

L-Rond : Quelqu'un que vous connaissez bien et que vous n'avez pas vu depuis longtemps.

Frotteux : Qui ça ? Mon dentiste ?

L-Rond : Non, bougre de petit con. Votre oncle ?!

[Frotteux devint plus rouge que les tomates dans lesquelles il aimait bien glisser son engin reproducteur lorsqu'il entendait le son de sa caissière préférée dire au micro du magasin de fruits et légumes de la Chire "C'est quoi le prix d'une livre de Zukinis ?"]

Frotteux : Mon Oncle. De quel oncle, parlez-vous ?

L-Rond : Votre oncle, Bimbo.

Frotteux : Ah non!!!!! PAS LUI !!!!!

[Frotteux gardait des souvenirs horribles de son oncle : des souvenirs traumatisants de son enfance. Des souvenirs de pots de vaseline et de livres compliqués avec des dessins de monsieurs qui s'imbriquent les uns dans les autres.]

Frotteux : Il est ici ce sale vicieux. Mais pourquoi n’était-il pas du souper hier soir ?

L-Rond : Il ne se sentait pas bien. La diarrhée je crois. D’ailleurs, il l’a toujours si je ne m’abuse.

Frotteux : Je ne veux plus jamais avoir affaire avec ce pervers.

[L-Rond ne voulait rien savoir des protestations lamentables du Grobit et il l'amena de force comme un petit garçon qui vient de chier dans ses culottes et qu'on emmène aux chiottes en le tirant par les oreilles et en lui foutant des claques derrière la tête. Ce qui était exactement le cas car Frotteux venait de faire dans ses shorts tant il avait peur de revoir son oncle. L-Rond l'abandonna donc tout seul devant la porte de son cabinet de toilettes privé au sous-sol derrière laquelle se trouvait Bimbo.]

*arrrrrrrrrrgggg* *splouch*

Frotteux: Mon oncle ?

*rrrrraaaaagh* *splitch*

Frotteux: Oncle Bimbo, est-ce que c'est toi ?

*sssspppppprrrrrroooouuuuuuuiiiiiiiitttttttt*

Bimbo: Qui cé tu veux que ce soit mon p'tit vicieux ! T'as toujours aimé écouter les gens chier hein ! P'tit cochon dodu !

Frotteux: Ben... non, non ! On m'a demandé de venir t'attendre ici...

Bimbo: Voyons ma p'tite loutre visqueuse, soit pas gêné, c'est normal d'être attiré par la marde du monde, moi-même chu pas capable de résister à une grosse crotte juteuse bien boudinée ! Mais va quand même falloir que je te punisse. Awaille rentres icitte pis ça presse.

Frotteux: A...ah oui ?

[Frotteux ouvrit la porte et pénétra à l’intérieur des toilettes. Tout au fond de celles-ci, assis en indien sur la bole en forme de trône royal, se trouvait un petit Grobit aux cheveux gris et aux sourcils broussailleux. Il avait un sourire croche et de grands yeux cochons. Il s’agissait de Bimbo Backins, le Grobit le plus tristement célèbre de toute la Chire. Celui qui avait corrumpu l’innocence de tant de jeunes Grosbits au fil des années. Bimbo était l'oncle si «aimable» qui avait accepté d'élever le petit Frotteux pour rendre service aux parents de celui-ci, même si ceux-ci s'y étaient fortement opposés. Frotteux se souvenait encore du visage horrifié de ses parents quand son oncle l'avait saisie par le chignon du cou pour l'emmener de force dans son trou de marmotte puant.]

Bimbo: Approche mon p'tit verrat, faut pas que t'ailles peur de mononcle Bimbo... y te fera pas mal...

[En entendant à nouveau cette phrase qui avait marqué sa jeunesse entière, Frotteux sentit son anus se prendre de violentes convulsions, comme s’il s’agissait d’un réflexe conditionné.]

Bimbo: Penches-toé icitte mon venimeux... pis ouvre grand la bouche !

Frotteux: M...mais...je...
 

 

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LISTE DES CHAPITRES

 

Annexe I - L'histoire

 

Annexe II - Les races

 

Annexe III - Les personnages

 

Annexe IV - Les lieux

 

Chapitre 1: À propos des Grobits

 

Chapitre 2: Une ombre du passé

 

Chapitre 3: Touche-Pipi

 

Chapitre 4: De nombreuses rencontres

 

Chapitre 5: Le concile de L-Rond

 

Chapitre 6: Le Cockring s'en va dans le sud

 

Chapitre 7: Un périple dans le noir

 

Chapitre 8: Le pont de Kazatchoum

 

Chapitre 9: LothVagin

 

Chapitre 10: La toilette de Maladriel

 

Chapitre 11: Le grand fleuve

 

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