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Scram: Hé le
pédophile ! On les connaît ces trucs là !
Touche-Pipi: Non, c'est vrai. Je vais vous raconter qui je suis,
d'où je viens et pourquoi je suis ici avec vous. Je vais donner les
réponses à toutes vos questions.
Scram : Ouin mais commence donc par nous dire pourquoi est-ce que
les forces du mal, comme tu les appelles depuis tantôt, sont après
nous autres. Kossé qu’elles nous veulent ?
Touche-Pipi : Ça, c'est une longue histoire, maître Gamchi.
Voyez-vous, tout a commencé le jour où…
[Le coureur des bois commença à raconter l’histoire des débuts de
la terre du Dégueux mais réalisa rapidement et avec choc que
Frotteux semblait beaucoup moins intéressé par les révélations
importantes qu’il s’apprêtait à leur faire que par le vieux
téléviseur poussiéreux qui se trouvait dans le coin de la pièce.]
Frotteux: Ils doivent sûrement passer des films de cul en circuit
fermé dans ce motel pourri mais maudite marde, je trouve pas c’est
quoi le putain de poste. On devrait peut-être demander à se faire
changer de chambre.
Scram: Laisse tomber tes films de cul pour une fois. Touche-Pipi est
en train de nous raconter l’histoire de Middle Eurk.
Frotteux : Bof ! Je ne suis pas sûr que ça m’intéresse tellement de
connaître tous ces détails. J’étais assez pourri en histoire à
l’école de toute façon.
Scram : T'es bizarre toé ! T'as toujours dit que tu rêvais d'avoir
un grand frère qui t’aimerait. Peut-être que si tu laissais à
Touche-Pipi l’ombre d’une chance…
Frotteux: Criss t'es tu bouché ou quoi ?! J'ai dit que je rêvais à
ma grand-mère qui me suçait ! C’est ça que j’ai dit.
[Soudainement, alors que Scram s’apprêtait à rétorquer de plus
belle, un vacarme épouvantable se fit entendre dans une chambre
voisine suivi ensuite du cri épouvantablement strident d’une voix
très aiguë.]
Scram : Kossé ça, siboire ?
Frotteux : Rien. Sûrement Marianus qui est en train de jouir comme
une folle dans une des scènes de Coquerelle anal gangbang numéro II.
Touche-Pipi : Permettez-moi d'en douter, maître Backins.
[Un autre cri de mort se fit entendre à travers les murs en
carton de l’établissement.]
Frotteux : Quelle salope cette Marianus !
Touche-Pipi : Je crois plutôt que c’est notre ami le nazgul qui a
retrouvé notre trace.
Scram : Ça a du sens. Surtout que ça pas du être ben dur avec le
bras à Frotteux qui pisse le sang. Même un sourd et muet aurait pu
voir les traces qu'il laisse.
Frotteux : Merde, on est foutu. Je savais qu'on aurait du aller au
Folichorc. Crisse que je le savais.
Scram : Je vois pas ce que ça aurait changé, crétin.
Frotteux : J'aurai pu me faire tailler une pipe par Gréta, la
merveille Bulgare. Je serai mort assouvi au moins.
Scram : Je te l’ai dit… C’était la soirée spéciale troll et
ogresses…
Touche-Pipi : Maître Backins ! N'ayez aucun effroi. Le Nazgul ne
touchera pas. À seul de vos cheveux gras. Tant que je serai là.
Scram : Hé! Ça rime, Touche-Pipi ! Je savais pas que tu faisais de
la poésie. T’es pas mal bon.
Touche-Pipi : Merci, maître Gamchi. Il m’arrive parfois de…
Frotteux : Bon, on fait quoi là, siboire.
Touche-Pipi : La Nazgul est probablement en train de démolir la
chambre d'à côté en pensant que vous vous y cachez quelque part.
Nous allons devoir partir pendant que nous avons le champ libre.
Vite ! En route !
Frotteux : Pas tout de suite. Il faut que j’aille chier avant.
Touche-Pipi : Pas le temps pour ça.
[L’homme s’empara une fois de plus des deux grosbits et s’élança
dans les corridors sordides du motel à la recherche de la sortie.
Une fois en dehors des murs de l’établissement, il continua à courir
comme un éperdu vers le Nord en traînant les deux autres du mieux
qu’il le pouvait.]
Scram : Coureur des
bois de mon cul, ouais ! Où est-ce qu’on va aller se cacher
maintenant, peux-tu bien nous le dire ?
Touche-Pipi : À la ville de Chipendell, maître Gamchi. À la Maison
du spaghetti.
[Scram jeta un regard inquiet derrière lui.]
Scram : Euh ? Touche-pipi ? Il y a une grosse couverte noire qui
nous suit derrière.
Touche-pipi: Ah non ! Le Nazgul nous a repéré ! Tous à plat ventre !
Frotteux: T’es malade toi ? C'est plein de slushe à terre ! Je ne
veux pas salir mon beau manteau de ski de chalet.
[Scram et Touche-Pipi se couchèrent au sol sans faire ni une ni deux
tandis que Frotteux lui continuait de regarder la mare de slushe
avec un air écoeuré, les bras ballants. Le Nazgul, qui courait plus
vite que toute autre créature habitant la Terre du Dégueux, arriva
en trombe et sans avertissement trancha net le bras turquoise de
Frotteux d'un seul coup d’épée.]
Frotteux: AYOYE CALISSE DE MALADE !!!
Ti-Ben: Désolé maître Backins mais c’était pour votre bien,
croyez-moi. Je n'avais pas le choix de toute façon. Si ce n’était
pas moi qui le faisais, ils auraient envoyé quelqu’un d’autre pour
faire le boulot à ma place.
Frotteux: Bof! Ce n'est pas grave au fond. De toute façon, je ne
sentais plus rien dans ce maudit bras là. Le bras par contre sentait
de plus en plus la marde.
[Touche-Pipi se leva de terre et dégaina sa vieille épée cassée.]
Touche-Pipi: Vous allez payer pour ce vil geste !
Ti-Ben: Loin de moi l'idée de vous offenser, mais c’est que j'ai des
ordres à suivre, voyez-vous ?
Touche-pipi: Je prends en compte vos obligations mais n’en demeure
pas moins indigné par la façon cavalière dont vous vous y êtes pris.
Ti-Ben: Votre indignation me touche droit au cœur, maître humain. Je
crois que je vais en mourir de honte.
Touche-pipi: Vous n'allez tout de même pas trépasser ainsi ?
Ti-Ben: Mes... mes forces... elles m'abandonnent... aw !
[À ce moment, la couverture noire qui servait de corps à l’esprit
maléfique du Nazgul tomba au sol, vide et froide, à la grande
surprise de tout le monde.]
Scram: As-tu vu le combat de moumounes, toé !
Frotteux: Sacrament ! À sa place, j'y en aurais crissé une bonne à
celui-là !
Scram: Ben ! Un bon coup d'épée entre deux plis de drap.
Frotteux: Hein ? Ben non, je parlais de Touche-pipi ! Ti-Ben, il
était cool…
[Au moment où il disait cela, Frotteux tomba soudainement raide sans
connaissance à cause de la quantité importante de sang qu’il venait
de perdre tout d’un coup. Tout devint noir et il fut plongé
immédiatement dans des cauchemars terribles où il avait encore
affaire à cette petite créature caoutchouteuse qui lui voulait du
mal et qui s’amusait à lui fouiller dans le rectum avec ses longs
doigts sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit pour l’en
empêcher. Il n’aurait pas pu dire combien de temps il était resté
dans les limbes à faire des mauvais rêves mais au bout d’un certain
temps, Frotteux finit par reprendre conscience, aidé par une forte
odeur nauséabonde qu’on lui avait refilé sous le nez.]
Scram : Touche-Pipi ! Ça marche. Frotteux se réveille.
Touche-Pipi : Bonne idée de votre part, maître Gamchi, de lui avoir
fait sentir l’odeur de vos bas. Je suis impressionné par votre
débrouillardise.
Frotteux : Merde ! Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Où est-ce qu’on est
?
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