| L J | |
| l j | L l J j |
| LJ | Lj | lJ | lj | |
| LJ | LLJJ lisse et jaune |
LLJj lisse et jaune |
LlJj lisse et jaune |
LlJj lisse et jaune |
| Lj | LLJj lisse et jaune |
LLjj lisse et vert |
LljJ lisse et jaune |
Lljj lisse et vert |
| lJ | lLJJ lisse et jaune |
lLJj lisse et jaune |
llJJ ride et jaune |
llJj ride et jaune |
| lj | lLjJ lisse et jaune |
lLjj lisse et vert |
lljJ ride et jaune |
lljj ride et vert |
Un gène existe souvent en copies multiples appelées
allèles. Quand les allèles sont similaires, on dit
qu’il y a homozygotie et les allèles sont des homozygotes.
Quand ils sont dissemblables, il y a hétérozygotie et les
allêles sont hétérozygotes. Lorsque chez un
individu il existe deux allèles dissemblables mais qu’un
seul se manifeste, celui qui se manifeste est ordinairement
l’allèle dominant et on est en présence d’un
cas de dominance; celui qui se manifeste pas est l’allèle
récessif et donne lieu â des cas de
récessivité
Phylogénétiquement,
un allèle peut être défini come un gène
transformé, un gène muté i. e., un gène qui
a, sans nul doute, conservé l’essentiel de sa structure
initiale mais qui a, par mutation, subi quelque changement dans le
détail de cette structure.
Quand deux individus,
différant entre eux par un ou plusieurs gènes ou par un
ou plusieurs allèles, sont croisés entre eux et
conduisent à une descendance viable, on dit qu’il y a eu
hybridization, et leurs descendants sont des hybrides. Dans sons sens
le plus large, l’hybridization est
l’hétérozygotie et le résultat du croisement
productif de deux individus provenant de n’importe quelle
population et différant par un ou plusieurs allèles. Dans
son sens le plus restreint, l’hybridization est le croisement
interspécifique, productif, i.e., le croisement de deux
individus de différentes espèces avec production
d’une progéniture présentant les caractères
des deux parents.
Actuellement, on entend aussi
souvent parler de l’hybridization de l’ADN; celle-ci est
l’insertion, par l’intermédiaire d’un
plasmide, d’un fragment d’ADN étranger à un
ADN initial (ordinairement bactérien).
Mendel ne fut point encouragé dans ses recherches. Par
exemple, après avoir fait part à Nageli, un
éminent botaniste de son temps, des résultats de ses
recherches, celui-ci ne l’invita point à publier celles-ci
et l’aurait même recommandé de tester ceux-ci sur
l’hiéracium, un genre où la
parthenogenèse (l’ermbryogenèse sans la
fécondation) est fréquente, ce qui aurait
compliqué les études de Mendel.
Cependant, Mendel ne se découragea
point. L’expression la plus simple de sa loi de la
ségrégation indépendante des caractères
apparaît dans le croisement du double
hétérozygote de première
génération (F1) - Ll/Jj - à phénotype
dominant - grain lisse et jaune - au parent doublement homozygote - ll/jj - à phénotype récessif. Un tel
croisement est appelé un croisement en
retour (ang., “test-cross”). En
plein accord avec la ségrégation indépendante des
caractères, on peut observer, en proportions égales dans
la progéniture, les quatre
phénotypes qui correspondent aux quatre catégories
différentes de gamètes produits, comme nous le montre
l’échiquier de croisement
suivant:
LJ |
Lj |
lJ |
lj |
||
|---|---|---|---|---|---|
(après la ségrégation: gamète de la F1 homozygote) |
|||||
lj(après ségrégation: gamètes du parent homozygote récessif) |
L1Jj |
Lljj |
llJj |
lljj |
|
| lisse et jaune | lisse et vert | ride et jaune | ride et vert | ||
<----------Hétérozygotes----------> |
homozygote récessif | ||||
Le croisement en retour est encore utilisé aujourd’hui
pour déterminer un génotype inconnu. Prenons, pour les
pois de Mendel, le cas plus simple de monohybridisme, par exemple. Si,
en croisant un individu No.1, doublement homozygote récessif,
avec un individu No.2, dont le phénotype est dominant mais dont
on ne sait s’il est homozygote ou hétérozygote,
100% des individus de la F2 présentent un phénotype
dominant, alors No.2 est homozygote dominant. Si 50% de la F2 montre le
phénotype récessif, alors No.2 est
hétérozygote, comme nous le montre
l’échiquier de croisement suivant pour le caractère
de la forme lisse du pois.
|
Travaux Pratiques No. 1:
a) Trouvez la Fl pour le croisement de deux pois monohybrides,
l’un à phénotype lisse et l’autre à
phénotype ridé. b) Ensuite, trouvez sur
l’échiquier de croisement le génotype (association
des lettres) et le phénotype (forme ou caractéristiques
extérieures) des individus de la F2, les allèles du
couple mendélien étant représentés pour le
caractère allélomorphe lisse ou dominant par L et pour le
caractère allérnorphe ridé ou récessif par
l. c) Donnez les fractions et les pourcentages des différents
monohybrides (phénotypes monohybrides) obtenus de la F2. d)
Représentez le génome de la population.
(Référez vous à la fin du texte pour la
réponse)
F F et P FF, FP, PF, et PP FFF, FPF, PFF, FFP, FPP, PFF, PFF et PFF Ce que nous pouvons encore représenter sous la forme binomiale (F + P)0= 1 (O lancer) (F + F)1 = 1F + 1F (1 jet ou 1 lancer) (F + P)2 = 1F + 2FF + 1F (F ÷ P)3 = 1FFF + 3FFP + 3FPP + 1PFPPour un nombre indéterminé de lancers, les différentes possibilités sont données par le Triangle de Pascal des coefficients binomiaux, quand on considère le total des possibilités (n), ou par la table des coefficients binomiaux quand on a â choisir un certain nombre de possibilités (k) parmi d’autres (n)
Peu de temps après la découverte des lois de
Mendel, le principe simple sur lequel repose une grande partie de
la génétique des populations a été
énoncé par G.H. Hardy et. W.Weinberg. Ce principe
s’énonce comme suit:
Dans une grande population où les
processus de sélection naturelle et d’évolution, ou
plus généralement de variabilité
génétique, (glissade génétique, mutations,
choix reproductif, échanges de gènes avec d’autres
populations géographiquement isolées ou
éloignées) sont minimisés par la taille de cette
population, la fréquence des allèles reste invariable
d’une génération à une autre.
Dans une telle population alors, si
P1 est la fréquence avec laquelle se rencontre
l’allèle Al et P2 la
fréquence avec laquelle se rencontre l’allèle
A2, alors, après une génération de
croisement au hazard, la fréquence des génotypes sera et
se maintiendra en équilibre comme suit:
| Génotype | Fréquence |
|---|---|
| A1A1 | P12 |
| A1A2 | 2P1P2 |
| A2A2 | P22 |
| Oeufs: | Gamètes mâles: | P1 | (A1)-> | P2 | (A2)-> | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| P1 | (A1)+ | P1P1 | A1A1 | P1P2 | A1A2 | |
| P2 | (A2)+ | P1P2 | A1A2 | P2P2 | A2A2 |
| AA | Aa | aa | p2 | 2pq | q2 |
| [Parce que nous héritons de la mitochondrie et de son génome seulement du parent maternel et que, dans ce cas, la variation aléatoire des gènes est limitée, il a été possible aux généticiens moléculaires de retracer l’origine de la première femme, en s’aidant de l’analyse moléculaire et des méthodes statistiques (intervalle de confiance, etc.). Ces méthodes font remonter l’origine de l’homme moderne à une période relativement récente de quelques 100.000 ans et ne concordent pas avec les données paléontologiques, probablement, par suite de l’erreur de régression (regression fallacy) ("réservé à l'auteur")5 qui augmente aux valeurs extrêmes (comme des périodes très antérieures ou très futures). Pour peu précises que soient les données qui proviennent de cette étude du génome mitochondrial, elles confirment deux choses: l’évolution de l’espèce humaine à partir d’un ancêtre primitif (d’ancêtres très primitifs) et le gène comme représentant le matériel de base de l’évolution. Enfin, (1) parce que toutes les cellules eucaryotes, portant la mitochondrie, avec ou sans le chloroplaste, dérivent d’une cellule eucaryote primitive, (2) parce que celle-ci proviendrait de la symbiose de cellules procarotes primitives, dont les restes endosymbiotiques sont la mitochondrie et le chloroplaste et (3) parce que la cellule animale proviendrait de cette cellule eucaryote primitive ayant perdu son chloroplaste, les évolutionistes pensent que nos mitochondries dérivent toutes d’une même lignée de cellules qui remontent à l’origine de la vie sur terre, d’où le terme d’Ève Mitochondriale.] |
Table 8 |
XY: génotype mâle XX: génotype femelle |
XW+Y: génotype mâle à yeux rouges XW+XW+, XW+XW-: génotype femelle à yeux rouges XW-Y: génotype mâle à yeux blancs |
Table 9
Morgan conclut qu’un tel héritage de la couleur des yeux
ne pouvait être dû qu’à
l’hérédité liée au
sexe, i.e., à des gènes fixés sur les
chromosomes sexuels (assymétriques chez le mâle), plus
précisément sur les "bras chromosomiques", au lieu de
l’être sur les chromosomes somatiques (dont les bras
symmétriques assurent la répartition symmétrique
des gènes, lors de la division cellulaire). Depuis lors, les
généticiens surent donc que les gènes sont
présents sur les chromosomes du noyau (qui sont des
entités visibles au microscope, lors de la meïose). Par la
suite, après que Watson et Crick eurent proposé leur
modèle de l’ADN nucléaire, l’on sût que
les chromosomes corespondent à
des zones très enroulées ou très condensées
de l’ADN nucléaire. Enfin, dans
l’hérédité liée au sexe et lorsque le
gène mutant est porté par le chromosome X,
celui-là se comporte comme un allèle récessif chez
la femme, par suite de l’inactivation -lyonisation
(hypothèse de Lyon) - créée par l’autre
chromosome X, et comme un allèle dominant chez l’homme qui
ne possède qu’un chromosme X et donc qu’un
allèle.
LECTURE SUR
L’HÉMOPHILIE
(cliquez dessus)
Table 10 |
|
Fig. 5.5 Échange de segments entre les bras No.1 et No.2 des chromatides 1 et 2 du chromosome 1 conduisant à une nouvelle configuration des loci et à la formation du chromosome 2, et vice versa. |
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Table 11
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Table 13
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Table 16 | ||
| Exercice: Trouvez la probabilité dans ce cas que l’enfant soit: a) normal b) albino brun c) albino blond ou albino total Enfin, retenez que le strabisme congénital n’est le plus souvent pas du à l’abinisme et n’est pas toujours une maladie héréditaire |
L’ÉPISTASIE
Une autre forme d’interaction entre les gènes est
l’épistasie, une situation dans laquelle un gène
masque l’effet d’un autre qui lui est complètement
différent, i.e., qui n’est pas son allèle.
Le chat, par exemple, a deux pairs de gènes
qui déterminent l’apparence de la peau, plus
précisement, de sa fourrure: le gene A - allèle dominant
A et allèle récessif a - qui détermine la couleur
et le gène T - allèle dominant A et allèle
récessif tb - qui
détermine le dessin. Un chat de génotype AA ou de
génotype Aa est de la couleur agoutie (gris-brun) et un chat de
génotype aa est la couleur noire. Un chat de génotype TT
ou de celui Ttb a la peau
rayée, mais un chat du génotype tbtb a la peau
tachetée. Quand la femelle de génotype AAtbtb, i.e., de
couleur agoutie et de peau tachetée, est croisée avec le
mâle du génotype aaTT, i.e., de la couleur noire et de
peau unie, les petits chats de la première
génération, la F1, du
génotype AaTtb ont, tous, la
couleur agoutie (due à l’allèle dominant A) et le
dessin rayé (du à l’allèle dominant T).
Pourquoi, donc, le mâle noir qui est, à
la fois, homozygote pour l’allèle récessif aa qui
détermine la couleur noire et pour l’allèle
dominant TT qui détermine la présence des raies, ne
présente-t’il pas, également, celles-ci sur la
peau? La réponse est que la couleur noire a masqué
l’expression des raies. En voilà un cas
d’épistasie ou l’expression d’un gène
masque l’expression d’un autre qui n’est pas son
allèle. L’épistasie est une forme d’interaction périphérique entre les
gènes ou l’expression d’un gène est
complète mais est masquée par celle d’une autre;
elle diffère ainsi de la complémentation et du
caractère polygénique qui sont des formes de
régulation ou d’interaction
centrale.
La PLÉÏOTROPIE
Nous avons vu, avec le trait polygénique, comment plusieurs
gènes peuvent affecter un phénotype et produire les
multiples variations d’un caractère quantitatif. La
pléïotropie est un mécanisme génétique
qui est l’inverse du caractère polygénique et qui
fait qu’un gène peut produire plusieurs phénotypes.
De tels gènes, lorsqu’ils subissent une mutation, peuvent
facilement être léthaux parce que la probabilité
pour eux de contrôler un caractère (ou une fonction)
vital, ou plusieurs caractères (ou fonctions) dont la somme est
vitale, est plus grande que pour les gènes qui ne
contrôlent qu’un trait. En fait, plus un gène a le
contrôle de plusieurs phénotypes plus il peut être
un gène vital, Selon la fonction essentielle qui est
déficiente, la mort peut survenir durant
l’embryogenèse et produire l’avortement
spontané, durant l’enfance ou, plus tard, à
l’âge adulte. Lorsque la mort survient durant
l’embryogenèse, le rapport des phénotypes
mendéliens est altéré.
Un exemple de pléïotropie est
trouvé dans la mutation qui produit la brachyurie, une anomalie
qui affecte la queue de la souris blanche du laboratoire causant
celle-là à être plus courte que normalement.
Lorsque de telles souris ont été croisées entre
elles, il n’a pu jamais être obtenu des individus
homozygotes et il n’a pas dès lors été
possible d’en produire une race (pure). D’autre part, parce
qu’il y avait toujours plus de souris à queue courte que
de souris à queue longue dans la F1, l’on a
conclu que l’allèle mutant, T (anglais: "tail") , qui
cause la queue courte est dominant alors que l’allèle
sauvage ou normal, T+, est. récessif. Faisons
l’échiquier de croisement:
Table 17 |
T+T+: homozygote normal
T+T: hétérozygote et à queue courte
TT: homozygote à queue courte
Rapport des phénotypes: 3:1
Normalement, le rapport des phénotypes devrait être 3:1 (
3 pour le phénotype "queue courte et 1 pour le phénotype
normal). Cependant, les phénotypes observés ou obtenus
avaient toujours été dans le rapport 2:1.
L’explication à une telle discordance est que la souris
homozygote pour la queue courte était, à chaque fois,
avortée, portant, sans doute, une ou plusieurs autres anomalies
non viables dues à l’action d’un gène
pléïotrope.
Un certain nombre de gènes mutants léthaux ou
pléïotropiques (pléiotropes) se rencontrent dans
l’espèce humaine. Un exemple classique de
pléïotropie est la fibrose kystique qui affecte les glandes
exocrines et représente la condition héréditaire
la plus léthale, du point de vue des statistiques
démographiques, dans la population blanche américaine
avec une proportion de 17 blancs (incidence:1/12000) pour 2 noirs
(incidence:1/17000) . Le caractère est autosome récessif
et l’allèle se rencontre avec une fréquence de 5%
dans la population blanche. Plusieurs organes en sont atteints:
pancréas, glandes intestinales, vésicule biliaire,
canalicules biliaires du foie, pancréas, glandes bronchiques. La
mort survient ordinairement aux environs de 20 ans.
Lorsqu’un cas de fibrose kystique se
déclare dans une famille, la détection de
l’hétérozygotie est demandée ou
conseillée avant le mariage. Celle-ci peut se faire par
l’analyse du génome; le gène est localisé
sur le long bras du chromosome 7 (7q). Cependant, le gène est
hétérogène et d’autres sites de mutations
ont été localisés dans 30% des cas. Le mariage
inter-racial peut être recommandé car le gène est
rare chez les noirs et l’est encore plus chez les orientaux. En
tout état de cause, la cosanguinité doit être
citée parmi les facteurs de la maladie.
Exercice portant sur la génétique des
populations:
L’Incidence de la fibrose kystique dans la population noire aux
U.S.A. est de 1/17000.
Dans la nature, il existe un grand nombre d’acides aminés, environ 300, dont la combinaison peut donner un grand nombre de protéines. Toutefois, les savants ont constaté que sont présents, en séquence variable dans une protéine, pas plus de 20 acides aminés différents et ceux-ci ont été toujours les mêmes depuis plus de deux billions d’années d’évolution de la planète. Quelques protéines contiennent moins de dix de ces acides amninés, d’autres en contiennent davantage. Comment le Gène Réalise-t’il la Synthèse d’une Protéine?Le mode d’action des gènes met en en action la molécule d’ADN, celles d’ARN, deux mécanismes physio-cellulaires - la transcription et la traduction - et le ribosome, une structure extranucléaire.
Le gène qui code la formation du phénotype est le gène de structure. Parce que les gènes de structure sont situés en série sur la molécule d’ADN, leur mutation est très susceptible de conduire à une mutation par changement de cadre (ang., "frameshift mutation”) et, dès lors, à un changement radical du phénotype ; en effet, une telle mutation, serait-ce, par exemple, une délétion, produirait, une séquence de codons complètement différents de la séquence initiale et pourrait donc conduire à des variations phylogénétiques qui se situeraient au dessus du niveau des espèces, du point de vue de la cladistique. D’autres gènes, plus isolés, ne font que régulariser la fonction des gènes de structure et leurs mutations soint moins susceptibles de conduire à des changements marqués de phénotypes. Sur une molécule d’ADN se trouvent, donc, des séquences bien définies de gènes; la localisation exacte d'un gène dans la séquence ou sur la molécule d'ADN est appelée son locus. Dans une séquence, les gènes qui sont responsables immédiatemnent de la structure du phénotype sont les gènes de structure.
Enfin, l’équilibre ponctué, un sous-produit de la sélection naturelle, pourrait s’expliquer aussi par un changement drastique de l’environnement qui profiterait davantage aux phénotypes provenant des mutations par changement de cadre, i.e. , des phénotypes très différents du phénotype initial, qu’à ceux dont les mutations n’auraient produit que des modulations du phénotype initial. Comment le gène est-il Conservé pour Établir l’Hérédité? -- La RÉPLICATIQNParce que la propriété essentielle qui distingue un être vivant d’un objet inanimé est la capacité de celui-ci à se reproduire et parce que certains cristaux comme l’argile, par exemple, et certaines molécules, comme celle d’ADN ont également cette propriété, il est difficile de dire quand a commencé la vie. Il est néammoins clair que la première cellule a surgi des substances précellulaires de l’environnement.Comment se fait la réplication de l’ADN. Au moment de sa réplication, l’ADN bicaténaire s’ouvre à une extrémité et chacune des deux branches de la fourchette de réplication ainsi formée sert de modèle à la formation d’une nouvelle molécule d’ADN. La molécule d’ADN porte deux extrémités, 5’ et 3’. Parce que les deux brins complémentaires de l’ADN bicaténaire sont orientés en sens inverse, un peu comme votre main gauche paraît être votre main droite dans un miroir, la synthèse des deux nouveaux brins qui commence toujours à l’extrémité 5’ est orientée vers l’intérieur de la fourchette de réplication, pour l’un de ceux-ci, et vers l’extérieur de celle-la pour l’autre. La réplication - de l’extrémité 5’ vers l’extrémité 3’- des nouveaux brins ayant été complétée, les deux brins de l’ADN parental se recouplent et la fourchette de réplication se ferme, alors que les deux brins nouvellement synthétisés vont se lier pour former un ADN bicaténaire filial, exactement pareil à l’ADN bicaténaire parental et contenant, dès lors, les mêmes gènes. Le Gène, une Unité FonctionelleLe gène a été défini comme l’unité héréditaire structurelle. Le gène est aussi représenté par des allèles, i.e., des formes d’un même gène qui existent en nombre pair au même locus (à la même position) sur des chromosomes homologues. cependant, lorsque deux mutations surviennent sur un même gène, l’effet sera différent selon qu’elles surviennent au même locus du gène - loci en position cis - ou sur des loci différents - locus A de l’allèle m et locus B de l’allèle n de ce gène - loci en position trans. C’est l’effet cis-trans (de là, l’appellation de cistron donnée au gène de structure), la contiguïté des loci définissant l’unité fonctionelle du gène. Dès lors, le vieux concept que le gène est une unité structurelle et non plastique est périmé. Le gène est défini maintenant fonctionellement par l’action de son cistron (un gène --> une protéine), i.e., par l’action des nucléotides contigüs, et peut être représenté schématiquement de plus d’une façon (voir schéma ci-dessous).Une application de ce nouveau concept du gène est de rechercher si deux phénotypes mutants qui se ressemblent renvoient à des allèles d’un même gène ou à des gènes différents. Ceci peut être fait par le test cis-trans; celui-ci consiste à croiser entre eux les individus de la F1 afin d’en obtenir des hybrides et à rechercher dans la F1 des individus qui présentent la complémentation (d’où son appellation aussi de test de complémentation) parce que celle-ci peut se présenter seulement avec des formes non alléliques, i.e., avec des gènes différents qui agissent sur le même phénotype. L’expérience suivante de classe de laboratoire vous éclaircira les idées. Exercice: Votre professeur amène en salle de classe des bocaux contenant, chacun, une femelle drosophile, différant par la couleur de leurs yeux, un trait pour lequel le gène est défini par le cistron. Trouvez si toutes les drosophiles similaires, i.e., présentant un phénotype similaire, ont un génotype similaire, en relation avec cette caractéristique. La Base Moléculaire de la MutationPuisque le nucléotide qui est l’unité de base du codon est formé d’une molécule de base - purine ou pyrimidine, d’une molécule de sucre - ribose et désoxyribose, et d’une molécule de phosphate, celui-là représente le centre moléculaire de la mutation. En fait, toute modification d’une purine ou d’une pyrimidine du codon produit une mutation. Ces altérations peuvent intéresser un ou plusieurs nucléotides (une ou plusieurs bases) suivant la longueur du segment d’ADN concerné,
Quand la mutation n’intéresse qu’un nucléotide, elle peut être:
Les altérations nucléotidiques intéressant de larges segments de l’ADN sont improprement appelées des mutations; elles seraient plutôt du domaine des aberrations chromosomiques. En effet, les chromosomes sont des zones de condensation ou de surenroulement de l’ADN qui sont liées à des protéines. Ces altérations peuvent être:
|
| |
| La majorité des mutations sont léthales chez les organismes supérieurs ou conduisent à l’apparition d’individus malades. Cependant, une fois en passant, une ou quelques mutations peuvent être bénéfiques. De celles-ci, les duplications paraissent avoir favorisé l’évolution des organismes vivants. En effet, des gènes ayant une fonction apparentés sont, souvent également structurellement proches les uns des autres. La probabilité que ces gènes soient issus d’un ancêtre commun, par le processus de duplication, est alors grande. La raison en est que lorsqu’un gène acquiert une nouvelle fonction, il le fait le plus souvent au risque de perdre une ancienne fonction qui était adaptée à son environnement. Cependant, lorsque l’organisme "produit" une ou plusieurs copies de ce gène, elle peut garder l’ancienne fonction et en développer une nouvelle. Ainsi, par exemple, peut-on expliquer 1’évolution des organismes haploïdiques et procaryotiques aux organismes diploïdiques et eucaryotiques. C’est ainsi, par exemple, que s’explique aussi l’évolution du maïz, une importante ressource alimentaire des hommes. Chez le maïz moderne, l’endosperme nourrissant l’embryon (une fonction importante) est triploïde et les gènes qui y sont présents sont responsables de la couleur du fruit. Ordinairement, et comme ceci se produit chez la plupart des organismes, un seul allèle s’exprime et représente le gène dominant, tandis que les autres allèles restent à l’état récessif. Cependant, de temps à autre (et ceci a été démontré par Barbara McClintock) un des trois allèles vient à s’exprimer et devient l’allèle dominant tandis que les deux autres passent à un état de récessivité. Le maïz accomplit ceci grâce à un opérateur activateur (Ac) qui, par l’intermédiaire d’un promoteur dissociateur (Ds), active un cistron (ici réduit à une allèle) et inhibe, en même temps, les deux autres cistrons, faisant ainsi varier la couleur du fruit. Toutefois, chez les organismes supérieurs, les mutations qui frappent les gènes des cellules autosomes ne sont pas transmissibles et ne peuvent, dès lors, pas conduire à l’espéciation. Seules les mutations qui affectent les gènes des cellules germinales le sont. C’est pourquoi, chez le maïz, ces gènes qui affectent la couleur de l’endosperme, mais non l’embyon luimême, paraissent sautiller (apparaître et disparaître soudainement) d’une génération à une autre (d’où leur appelation de gènes sautillants ou "jumping genes,"). Chez les organismes unicellulaires et chez quelques organismes pluricellulaires qui n’ont pas la différenciation cellulaire, toutes les mutations sont transmissibles. Chez la bactérie, néammoins, lorsque la mutation affecte le plasmide, elle n’est pas nécessairement transmissible d’un clone cellulaire à un autre, Cependant, grâce au mécanisme de conjugaison bactérienne, ceci est possible. Exercice 10 Soit C, C’ et C’’ les allèles dominants, présents dans l’endosperme triploïde, qui determine la variabilité de la couleur, et c, c’ et c’’ les allèles correspondants. Si chacun des trois allèles est activé préférentiellement et à tour de rôle, construisez les échiquiers de croisement des hétérozygotes correspondants et trouvez les rapports de distribution des phénotypes dans chacun des cas. LECTURE: vous avez probablement entendu parler de l’ingénierie (génie) génétique. Celle-ci, encore appelée la technologie d’ADN recombinant, est une méthode de manipulation du génome des organismes vivants à des fins médicales (diagnostic et traitement), légales et agro-économiques. Les outils de l’ingénieur en génétique sont: Évolution Moléculaire du Prion Le prion est la protéine qui code pour la maladie de la vache laitière ou "mad cow’s disease" qui est responsable de l’encéphalite spongiforme ches les bovidés ou la maladie de Creutzfeldt-Jakob, chez les humains. Le prion existe, normalement, chez les mammifères et protège le cerveau contre la dégénerescence. La "maladie de la vache laitière folle" est causée par un handicap de cette fonction par une forme altérée ou mutante du prion du bovidé qui vient à s’inclure insidieusement au poste du prion des primates qui en est très distant, du point de vue héréditaire, d’où l’appellation en anglais de "rogue protein", littéralment "protéine vagabonde et malicieuse", donnée à cette forme mutante (pour expliquer le mécanisme postraductionel). Le lien au site ci-dessus vous introduira à l’évolution de cette molécule. (Réservé à l’auteur). La figure qui s’y trouve illustre un cladogramme montrant la proximité et le lien qui existe entre différentes espèces ("Chart showing prion evolution tree"), basé sur l’analyse moléculaire. La proximité ou la parenté est illustrée, a la fois, par la couleur (même couleur) et l’appartenance à la même branche du cladogramme. On peut y voir, par exemple, que le gorille (Gorilla gorilla) et l’homme (Homo sapiens) ont des prions très apparentés alors qu’eux et un petit singe (Macaca mulattta ou singe rhezus) ont des prions tres éloignés, étant distants de 10 souches (branches) parentales. Le prion de Cebus apella, un singe du nouveau monde, s’est rapproché des prions des grands singes [tel le gorille, le chimpanzé (Pan troglodyte) et l’homme], plus proches des singes de l’Ancien Monde, par un mécanisme, probablement complexe de mutation, ayant été originellement distant de 7 branches parentales. Le prion d’un bovidé (Bos taurus) est également distant de 7 souches de ceux-ci, mais sans rapprochement mutationel, consécutif. Le prion d’un rongeur (Zitter rat) est beaucoup plus primitif, n’ayant pas subi de grands changements évolutifs (espéciation) à partir de la molécule souche (seulement 2), et est éloigné du prion des hommes de 8 branches parentales, mais l’éloignement qualitatif (grande différence entre les souches parentales) y est encore plus grand.. Le processus de l’ADN recombinant a permis d’introduire et de cultiver les gènes de l’insuline humaine chez les bactéries qui servent dès lors d’usine à production de l’insuline humaine; celle-ci ne provoque pas de réaction immunitaire lorsqu’elle est injectée à un receveur diabétique. D’autre part, en utilisant des chercheurs moléculaires, ordinairement des molécules d’ARNm auxquels ont été attachées un isotope radioactif, les laboratoires médicaux peuvent maintenant faire un diagnostic médical de précision et dire, par exemple, si une diarrhée est causée par le salmonella de la typhoïde, par toute autre salmonella ou par le staphylocoque doré qui cause l’empoisonnement alimentaire. Une autre technique de la technologie de l’ADN recombinant est employée en criminologie. La plus petite parcelle de tissus (sang, brin de cheveux ou encore salive) est prélevée de la scène du crime et de l’ADN, sera comparé aux ADNs prélevés des individus suspects. Les ADNs monocaténaires en sont séparés, ensuite, en utilisant l’électrophorèse sur gel et leur position sur le gel est comparée à la position de l’ADN prélevé de la scène du crime, d’où le nom d’empreinte d’ADN. La technologie d’ADN recombinant permet de travailler à l’amélioration les espèces de plantes et d’animaux qui ont une importance économique et alimentaire pour les hommes afin d’en produire de meilleures espèces. Pour ce travail, une bactérie du sol, l’Agrobacter tumefaciens qui parasite les plantes et y transfère son plasmide, est utilisée. Le plasmide de cette bactérie est d’abord ingénié en utilisant les outils sus-cités et le gène désiré lui est introduit, Dans un second temps, la bactérie est cultivée avec une cellule autosome de la plante et lui transfère son plasmide ingénié; cette cellule autosome sera à la base d’un clone de cellules portant le gène ingénié. Le clone de cellules produites pourra, selon besoin, être cultivé en une plante adulte qui présente les caractéristiques désirées: vigueur et résistance aux maladies des plantes, production d’une plus grande quantite d’azote ou de protéines, croissance plus rapide, multiplication plus nombreuse, etc.. Parce que les plantes se reproduisent aussi asexuellement (pensez à la greffe, au bouturage et au marcotage qui sont des modes artificiels de reproduction asexuée, et au grand nombre d’angiospermes ont la reproduction asexuee, tout en qardant leur capacité de se reproduire sexuellernent) il est désormais possible d’ingénier un grand nombre de plantes commerciales et alimentaires en utilisant la technologie de l’ADN recombinant. Des plantes telles que celles de l’orange, du maïz, du café, du tabac, de la tomate, du soya, et de la laitue ont été déjà ingéniées de cette façon et beaucoup de céréales, comnme le riz, be blé ou l’orge, sont maintenant à l’étude. Pour les animaux, dont le bétail, l’ingénierie génétique n’est possible qu’avec bes cellules sexuelles, en particulier les oeufs. (Rappelez-vous qu’un chercheur suisse a pu cloner des moutons.) Enfin, par suite du développemnent de la technologie de l’ADN recombinant, une nouvelle branche de la génétique, la génétique à revers - a pris naissance. Alors que la génétique classique part du phénotype pour étudier le génotype, la nouvelle branche de la génétique part du génotype pour arriver à connaître le phénotype. Le gène suspect ou en question est isolé ou préfabriqué et les effete de sa présence, de son absence ou de sa mutation sur le phénotype sont étudiés. Les chercheurs nourrissent maintenant l’espoir que la génétique à revers sera utilisée pour traiter des maladies héréditaires, comme la fibrose kystique du pancréas, la chorée d’Hutington et tant d’autres. La Génétique HumaineParce que l’expérimentation génétique n’est pas possible chez les humains, les chercheurs ont recours à des méthodes d’étude indirecte des gènes humains en vue de soigner et de prévenir les maladies héréditaires. Ces méthodes indirectes sont: La Construction et l’Étude de l’Arbre Généa1ogique à partir des Phénotypes FamiliauxL’arbre généalogique est la représentation formelle de la présence et de l’absence d’un trait pour une lignée familIale. Plusieurs générations sont représentées sur un arbre généalogique pour analyser le mode d’héritage du trait - mendélien ou non mendélien, dominant ou récessif, lié au sexe ou non - et le sujet chez qui le trait a été tout d’abord identifié est pointé, d’où son appellation de propositus ou de cas indice.Ordinairement, un trait dominant est présent dans toutes les générations, mais ceci dépend du nombre d’enfants et du génotype des parents - l’un pouvant être hétérozygote pour le trait etl’autre pouvant être normal ou les deux pouvant être des hétérozygotes (comme nous allons le voir avec les quelques exernples d’arbres généalogiques, accompagnés parfois d’échiquiers de croisement, qui vont suivre). . S’il n’y a qu’un ou deux enfants dans une génératlon, le trait dominant peut ne pas être présent dans cette génération, surtout si l’un des parents est hétérozygote et l’autre parent normal. Un trait récessif saute ordinairement les générations, car, étant donné qu’il ne se manifeste qu’à l’état homozygote, les deux allèles qui déterminent le trait doivent être présents chez le sujet. Il est par conséquent p1us rare. Un trait lié au sexe ne se manifeste, souvent, que pour le sexe masculin, quand il est dominant, car, pour le sexe féminin, il se produit, ordinairement, un processus d’inactivation réalisé par l’autre chromosome normal - l’autre chromosome X - de la pair. Parce qu’aussi le gène dominant amène des conséquences plus graves pour le sujet ou des manifestations plus marquées, il ne se rencontre ordinairement qu’à l’état hétérozygote où- un allèle, seulement, détermine le trait, l’autre allèle étant normal. Un trait récessif et lié au sexe peut se manifester chez la femme homozygote, mais il y est beaucoup moins fréquent que chez l’homme. Le gène qui détermine le trait peut être présent chez un individu sans que celui-ci présente les manifestations de ce trait. Un tel sujet est un porteur sain. Un trait peut se manifester, également, à des degrés divers et le gène est dit avoir une pénétrance complète ou une pénétrance incomplète, selon le cas. Ordinairement, un allèle dominant peut manifester de la pénétrance incomplète lorsqu’il est présent à l’état hétérozygote et s’exprimer complètement à l’état homozygote; un alléle récessif, par contre, ne peut s’ exprimer, complètement ou incomplètement, qu’à l’état homozygote. Enfin, la présence d’un trait pathogène, chez le foetus, peut conduire à un avortement ou à un mort-né et rendre plus difficile la construction de l’arbre généalogique. Quelques symboles utilisés dans un arbre généalogique, à titre indicatif, sont:Les arbres généalogiques que nous allons étudier sont ceux: L’achondropolasie est une maladie héréditaire, autosome dominante, qui frappe, en paiticulier, la croissance en longueur des os qui sont, alors, normalement développés en largeur; ceci etablit la différencie entre le nain achodronplase et le nain hypopituitaire chez lequel la croissance du squelette est diminuée dans toutes les dimensions. Dans les deùx cas, l’intelligence n’y est pas affectée et le développement affectif n’est pas affecté par la maladie (contrairement au nain hypothyroïdien). L’hémophilie est une maladie héréditaire grave, liée au sexe, qui est due à l’absence d’une protéine sanguine qui est nécessaire à la coagulation normale du sang, le facteur de coagulation. Un hémophile peut saigner à mort à la plus petite blessure, mais il existe des degrés divers de gravité. L’anémie falciforme est une maladie à héritage autosome récessif qui frappe les globules rouges du sang qui, au lieu d’être ronds, sont en forme de faux, d’où le nom. Elle peut être plus ou moins grave, d’apres la pénétrance du gène. . Elle est souvent confondue avec la thalassémie qui est une anémie beaucoup plus grave et qui est due au défaut d’une synthèse normale de l’hémoglobine du sanq. (La personne qui souffre de la thalassémie a besoin de recevoir périodiquement du sang, mais habituellement ne vit pas longtemps.) Dans les pays où la malaria est endémique, l’allêle causant l’anémie falciforme est fréquent car il confère une certaine résistance à la malaria. Exercice: Soit les arbres généalogiques suivants: (1), (2) et (3). Analysez les, trouvez le mode d’héritage et dites à laquelle des trois maladies sus-citées chacun d’eux correspond. Pouquoí? Construisez les échiquiers de croisement de la première génération? Existe-t’il une corrélation entre l’échiquier de croisement et l’arbre généalogique? Expliquez. Fig. 5.11, 5.12 et .5.13
Le CaryotypeLe caryotype est
l’étude cytologique du génome (i.e. de
l’ensemble des gènes d’un organisme), plus
particulièrement des chromosomes qui le
portent. Les chromosomes sont colorés durant la
métaphase de la mitose, photographiés à un fort
grossissement, puis les clichés sont coupés et
groupés d’après des critères de forme et de
taille. Il existe normalement, chez les humains, vingt-deux pairs de
chromosomes autosomes et une pair de chromosomes sexuels. Les
vingt-trois pairs de chromosomes homologues (ou semblables) sont
rangées par ordre de grandeur décroissante tout
d’abord, puis d’après la position de leur
centromère. Les plus grands chromosomes sont ceux des pairs de
la première rangée du caryotype - 1, 2, 3, 4, 5, et 6 -
pour les autosomes, et XX ou XY, suivant le sexe du sujet, pour la pair
de chromosomes sexuels. Les plus petits des chromosomes sont ceux des
pairs 19, 20, 21 et 22 de la dernière rangée (fig. ). Par
l’étude des caryotypes, les généticiens ont
pu déterminer les causes de quelques maladies
héréditaires, comme la trisomie 21 (où il existe
trois chromosomes 21 au lieu de 2), le syndrome de Turner (où le
génotype sexuel est X0 au lieu d’être xx ou XY), ou
encore le syndrome de Klinfelter (dû à la présence
de deux chromosomes Y à côté du chromosome X
donnant le genotype XXY) . La trisomie 21 (mongolisme) et le syndrome
de Kiinfelter sont assez communs et se rencontrent avec unene
fréquence de 1 sur 500 naissances. La Carte GénétiqueLa carte génétique est la représentation linéaire (sur une ligne) des différents loci d’un chromome ou d’un segment de chromosome. (En effet grâce aux travaux de Sturtevant, un coéquipier du laboratoire de Morgan, il a été découvert que les gènes peuvent etre representes selon une disposition linéaire dans le chromosome.) Sur la carte génétique, cependant, les distances entre les loci ne sont pas souvent proportionelles aux distances que ceux-ci occupent sur le chromosome, quoiqu’elles y sont toujours dans le même ordre.Sur la carte cytogénétique, les proportions des distances entre les loci sont conservées sur une représentation graphique du chromosome. Lorsqu’il s’agit d’un chromosome sexuel - X ou Y ces loci représentent des traits liés au sexe. L’Analyse BiochimiqueUn grand nombre d’anomalies héréditaires peuvent être diagnostiquées par des analyses biochimiques. De celles-là seront seulement citées la phénylcétonurie, l’hypothyroïdisme (crétinisme), la maladie de Tay-Sachs et l’alcaptonurie.Les enfants souffrant de la phénylcétonurie ont un retard mental sévère et restent ordinairement à l’âge mental de deux ans, leur tonus musculaire est bas et les mouvements corporels sont désordonnés, leur épiderme et leur chevelure sont pâles et leurs yeux sont souvent bleux. (Ils peuvent passer pour de s enfants blonds lorsqu’ils sont de la race blanche et pour des albinos lorsqu’ils sont de race noire.) Dans le crétinisme, le niveau des hormones thyroïdes est très faible, le tonus musculaire est faible, la croissance est ralentie et le sujet souffle de retard mental. La maladie de Tay Sachs est fréquente chez les juifs, probablement par suite de la fréquence des mariages entre cousins. Elle est due à la carence d’un enzyme qui est nécessaire à la dégradation d’un lipide complexe qui s’accumule, alors, dans le tissu nerveux causant le retard mental, la paralysie, la cécité et une augmentation de la mortalité infantile. La Notion de RaceLa ReproductionLa reproduction active est la caractéristique de tous les êtres vivants. Il existe une reproduction asexuée et une reproduction sexuée. Le mécanisme de la biologie cellulaire à la base de la reproduction est la mitose, la division "augmentationelle" durant laquelle l’ADN nucléaire se réplique (se duplique) pour donner deux ADN identiques et, donc, un double assortiment de gènes similaires qui donneront deux noyaux similaires puis deux cellules similaires et, si possible, deux organismes similaires. La reproduction asexuée est celle des cellules autosomes de notre corps et, en général, des cellules autosomes des eucaryotes pluricellulaires. Ordinairement , la reproduction asexuée est absente chez les eucaryotes supérieurs. Cependant, la propagation végétative est une forme de reproduction asexuée qui est fréquente chez les végétaux supérieurs et qui est très exploitée en horticulture (jardinage), étant à la base de certaines techniques de culture comme le bouturage, le marcotage et le greffage (§ De la Fougère à l’Arbre du Dr. Roger Qualo) . En effet, à la différence des animaux où l’organogenèse n’a lieu que durant le stade embryonnaire, les plantes conservent, toute leur vie, des centres d’organogenèse - les méristènes - formés de tissu embryonnaire. Chez là bactérie, la reproduction asexuée a un aspect particulier, car elle se fait sans la mitose caractéristique des eucaryotes, en particulier, sans la formation du fuseau mitotique et sans la migration des chromosomes à deux pôles opposés de la cellule; c’est la fission binaire. Le mécanisme additionel de biologie cellulaire qui rend possible la reproduction sexuée est la méïose, ou la division réductionelle, qui permet la formation des gamètes et rend posible leur fusion consécutive (la fusion de leurs noyaux) pour donner un ou plusieurs organismes portant un assortiment complémentaire de gènes. Pour beaucoup de gens, la reproduction sexuée est le synonyme de la copulation, tel que cela ce voit chez les orqanismes supérieurs, en particulier, chez les plantes et chez les animaux. Pourtant, la conjugaison bactérienne peut être considérée comme une forme de reproduction sexuée durant laquelle une bactérie échange activement du matériel nucléaire avec une autre bactérie par l’intermédiaire d’un prolongement sexuel provisoire - le pilus sexuel - codé par un gène — le facteur F - situé sur un ADN bactérién, le plasmide - qui est localisé en dehors du chromosome unique bactérien (ou de l’ADN principal bactérien). Deux autres mécanismes de la reproduction bactérienne qui ressemblent, mais beaucoup moins que la conjugaison, à la reproduction sexuée sont: Le génie génétique emploie la Technologie de l’ADN Recombinant où un gène est isolé d’un organisme par l’action d’un enzyme coupeur, l’endonucléase de restriction, puis est introduit dans une bactérie où il sera purifié des gènes avoisinants par la technique du clonage, puis identifié par la technique d’hybridization entre l’ARN et l’ADN (grâce à des marqueurs à ARN complémentaires et radioactifs) , enfin est “cultivé” en y introduisant l’ADN de l’organe hôte pour pouvoir reproduire en masse le trait désiré. En bioingéneurie (quasi équivalente, de nos jours, au génie génétique) aussi, la technique du clonage, que nous avons déjà rencontrée en étudiant les bactéries, permet actuellement de maintenir les caractéristiques avantageuses d’une population d’organismes, en évitant le brassage génétique dû à la reproduction sexuée. Le clone est une lignée de cellules ou d’organismes qui sont la copie exacte d’une cellule parentale ou d’un organisme parental. (Chez nous, par exemple, des clones de lymphocytes du sang ou des lymphes qui répondent à des antigènes spécifiques accroissent la capacité de défense notre organisme (conformément à la Théorie de la Sélection Clonale.) Ainsi, pour la canne à sucre et pour l’ananas, il est possible désormais d’induire aisément la formation de meilleures plantes (et dès lors d’augmenter la production) par la technique du bouturage, en utilisant des échantillons de boutures de plantes clonées pour leurs meilleures caractéristiques, et en employant des hormones de croissance bioingéniées. Il a été possible également d’induire la reproduction de pommiers “supérieurs”. Cependant, le clonage réalise le travail inverse de la biodiversification et présente des risques appréciables de la propagation rapide des épidémies dans la population clonée et ceux de la possibilité d’extinction de la population rendue homogène (explicables par ce mécanisme de l’evolution qu’est la sélection naturelle) L’exemple suivant illustre un tel risque. En Australie, par exemple, le virus du myxome causant une maladie très léthale, chez les lapins, a été introduit afin de réduire la la population de lapins retourna à sa densité initiale, du fait de la multiplication de souches de lapins résistantes au virus, par suite du jeu de la sélection naturelle et de la biodiversification naturelle à l’intérieur de la population de lapins (due en partie à la variation génétique aléato:ire et au choix sélectif du partenaire.) Etait-ce une population de lapins clonés, ou, du moins, homogènes, le virus du myxome l’aurait conduite à son extinction. Du Gamète à la Progéniture: ontogenèseLe but de la méiose est de réduire de moitié le nombre de chromosomes qui seront présents dans les gamètes, afin de permettre la formation d’un nouvel individu formé d’un égal nombre de chromosomes paternels et de chromosomes d’origine maternelle. La méiose rend la cellule eucaryote haploïde et la fécondation, i.e., l’union des gamètes, qui suit, la rend à nouveau diploïde. Le bagage génétique de chacun des parents est ainsi à moitié conservé chez sa progéniture. En même temps, il se produit plus de variétés dans la population où existe la reproduction sexuée que chez celle où elle n’existe pas, par suite du brassage de gènes qui se produit à 1a fécondation.Supposez, en effet, que votre arrière-grand-père ("great-grand-father")est A. Votre grand-père B aura reçu la moitié des gènes de A; votre père C aura reçu la moitié des gènes de B et de ceux-ci aura été le quart de gènes de A; vous, le descendant D, l’arrière-petit-fils aura reçu la moitié des qènes de C et de ceux-ci seront comptés le quart des gènes de B et le huitième de A. Et ceci est également valable pour les gènes reçus du côté maternel, i . e., le nouvel individu aura les gènes A’, B’ et C’ reçus du côté maternel. Quelle grande diversité! En effet, plus on remonte dans l’arbre généalogique plus on constate combien la reproduction sexuée introduit de variété dans la lignée familiale et plus généralement dans 1’ espèce. si, par contre, la population se reproduit asexuellement, (et chez les bactéries sans les phénomènes de conjuqaison, de transformation ou de transduction), les individus de toutes les générations auront leurs gènes en tout point identiques à ceux de l’arrière-grand-parent A, si l’on exclut les mutations. Enfin, chez l’organisme pluricellulaire qui se reproduit sexuellement, I’ oeuf fécondé de 1’organisme commencera à se subdiviser pour devenir un amas de cellules qui connaîtront la différenciation cellulaire, la spécialisation de différents groupes de cellules et l’histogenèse. Un tel amas constitue l’embryon formé de trois feuillets de cellules différenciées: l’entoderme, le mésoderme et l’ectoderme. A la fin de l’embryogenèse, débute l’organogenèse ou la formation des organes bien distincts tels que le foie, le coeur, les reins, le pancréas, etc. Néammoins, la reproduction sexuée n’est pas le seul chemin qui mène à l’évolution. D’autres mécanismes, que nous avons vus, au chapitre précédent et au cours de ce chapitre, y conduisent également, i.e., à la variabilité et à la différenciation des organismes vivants. "L’ontogenèse récapitule" ou, du moins, rappelle, d’une certaine manière, "la phylogenèse", l’évolution des êtres vivants, rappelons-nous en. ----------------------- 1 Table des coefficients binomiaux (n): (a + b)n/k n ; k = 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, etc. || 1 1 2 1 1 3 3 1 1 4 6 4 1 1 5 10 10 5 1 1 6 15 20 15 6 1 1 7 21 35 35 21 7 1 1 8 28 56 70 56 28 8 1 |
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