RICTUS ...
le site de borhan
MACHARADES (IV)
SOMMAIRE MANCHARADES (I) MANCHARADES(II) MANCHARADES(III) ACCUEIL
.SOCIETES DE SALARIES, A BOIRE ET A
MANGER ...
Aux travailleurs des Entreprises publiques dissoutes, les Holdingues proposent deux
solutions aussi prometteuse l'une que l'autre: Devenir patrons après avoir failli comme
simples ouvriers ou s'inscrire à la caisse de chômage officielle après avoir chômé
officieusement depuis de longues années.
Les dissolutions sont prononcées généralement à des moments de profonde déprime et la
veille de rendez-vous très pénibles pour les poches trouées des travailleurs: Ramadhan,
rentrée scolaire...
Aux fournées de bras qu'on envoie soutenir les murs on offre en guise de gratification
trois bons mois de salaire en guise d'indemnités de licenciement, aux aventuriers qui ne
veulent pas laisser leur entreprise se vendre aux enchères publiques, on retient cette
indemnité pour la constitution du capital social de l'entité hybride qui devra remplacer
la société dissoute et c'est la première tentative pernicieuse de découragement de
l'option car, entre un " tiens " et deux " tu l'auras ", le
travailleur , de surcroît tenu par des besoins urgents en liquidités a vite fait son
choix.
Laissons ceux qui, blasés ont rejoint la cohorte des chômeurs et suivons le parcours du
combattant de ceux qui croient s'être découverts des vocations de chevaliers
d'industrie.
Les actifs de l'entreprise sont répartis en deux lots, le premier, requis par les
salariés associés sera généralement évalué par le service des Domaines, le second
jugé en excès par rapport aux besoins de l'activité sera vendu aux enchères publiques
par le Commissaire Priseur.
Second découragement de l'option: les évaluations domaniales, basés sur des indices
stricts font très peu cas de la valeur marchande et les pauvres travailleurs à qui on a
toujours dit que leur entreprise " ma tessoua sordi " se retrouvent avec une
facture de plusieurs milliards à honorer quand le matériel similaire vendu dehors à la
criée par le commissaire priseur ne ramène que des prunes (ex: deux véhicules du même
âge, du même état valent selon l'évaluation domaniale 120 millions de cts et selon la
meilleure offre faite au commissaire-priseur 40 millions, un réfrigérateur ENIEM de plus
de trois ans d'âge est évalué, indices d'actualisation aidant, à un prix supérieur à
l'article neuf, un petit compresseur pour vulcanisateur acheté en 1989 et qui coûte
aujourd'hui moins de 5 millions de centimes se trouve propulsé à ... 25 millions de
cts... parce qu'il aurait été pris pour un compresseur de chantier ) .
Il est vrai qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs, mais cette privatisation
menée tambour battant, c'est une belle salade que seuls les liquidateurs, les notaires,
les huissiers, les commissaires priseurs, les commissaires aux comptes , les avocats et
les enchérisseurs trouvent à leur goût...
Les travailleurs, eux, ils ont droit à l'olive...
NOTA: Aux dernières nouvelles, une circulaire est tombée sur les fax des Holdingues leur
intimant l'ordre d'exclure les " sièges " des ventes d'actifs aux
travailleurs... c'est certainement pour les vendre à des personnages plus méritants...
et c'est encore une autre tentative de découragement de l'option.
LA
FAMILLE NOMBREUSE DE SATAN ...
En 1917, en Hexagonie existait une fondation appelée " Fondation Etienne Lamy "
qui s'était donné comme objectif de gratifier chaque année deux familles choisies comme
étant " les plus pauvres, les plus nombreuses, les plus chrétiennes de croyances,
les plus intactes de moeurs " de mille francs chacune.
Si on comprend comment pouvaient être notés les deux premiers critères, l'histoire ne
souffle pas mot de la manière dont l'étaient les deux derniers; mais là n'est pas notre
sujet...
Ladite fondation prévoyait dans une des clauses de son règlement que ces deux prix
pouvaient être rassemblés et attribués à une seule famille dans des circonstances
exceptionnelles " s'il apparaît qu'ils ne risquent pas d'y introduire la paresse,
mais achèveront d'y rendre meilleur un avenir déjà préparé par l'intelligence et le
travail ".
Nos généreux bâilleurs de fonds publics doivent s'inspirer du règlement de cette
fondation avant de ravitailler à fonds perdus et à grosses cérémonies fleurant bon le
paternalisme et la démagogie, des entreprises locales en profonde hibernation, des
associations sportives, culturelles, artistiques, religieuses, écologiques... en
léthargie, des étudiants-boursiers en villégiature, des gros investisseurs en cigare
qui s'investissent corps et âme dans les plaisirs de la chair et du palais, des
coopératives de jeunes qui s'emploient à spéculer, des partis politiques qui ne se
réveillent que pour les élections... et bientôt, comme l'a annoncé HHC, des jeunes
chômeurs pour mieux adoucir leur oisiveté...
Le Coran dit dans un de ses versets que les gaspilleurs sont les frères du diable... Si
on calcule la manne déversée sur des coups de tête et pour des prunes dans des
opérations sans lendemains: filet social, assainissement des entreprises, emploi de
jeunes, CALPI, auto construction, restructurations successives du secteur agricole... on se
rendra à l'évidence que la famille de Satan est, chez nous, terriblement nombreuse... et
que c'est cette manne qui a fait de l'Algérien une sorte de lombric...
![]()
SERVICE NATIONAL: SUBLATA CAUSA,
TOLLITUR EFFECTUS*
Il y eut d'abord cette ignoble mesure qui a dispensé les fils de Chahid des obligations
du Service National comme si le fait d'apprendre à manier les armes pour se défendre et
défendre son pays constituait une corvée, une tare ou une ignominie.
Aujourd'hui, on s'en vient, avec une constance trop acharnée pour être innocente,
reparler de cette formidable école que constitue le Service National comme on parlerait
d'une verrue sur le nez de Cléopâtre, lui imputant presque tous les problèmes de
mal vie dont souffre la jeunesse.
De surenchère en surenchère, on est parti de l'idée de réduction de la durée à
passer sous les drapeaux pour arriver à culpabiliser presque ceux qui ont répondu aux
ordres d'appel et présenter les insoumis dans leur totalité comme des pauvres victimes
à qui il faudrait non seulement accorder une amnistie sans condition mais offrir des
dédommagements pour le " harcèlement " qu'ils auraient subis.
Et l'on a même lu des réquisitoires contre l'institution militaire qui a osé présenter
les mesures présidentielles comme bénéficiant aux aptes non incorporables et non aux
insoumis...
La logique et le bon sens auraient pourtant voulu qu'on réserve plutôt les égards de la
République à tous ces jeunes qui ont répondu à l'appel et qu'on libère après deux
ans sans aucune priorité d'emploi ni aide à la réinsertion.
Ceux là méritent mieux que tous les autres que l'APN leur vote le droit de bénéficier
d'un dispositif légal ( Subvention, prêt bonifié, avantages fiscaux, terrains,
facilités administratives...) pour qu'à leur fin de service ils ne soient pas livrés
comme des vauriens à la rue et puissent se créer leur petite affaire qui leur permettra
de se réinsérer sans difficulté dans la vie civile.
Cela permettra sûrement de redorer le blason du Service National et d'inciter les
récalcitrants qu'aujourd'hui on cherche à réhabiliter, à se présenter devant les
bureaux de sélection non pas en clopinant pour montrer de faux handicaps mais en gonflant
le torse pour montrer que leur état physique ne souffre d'aucune tare susceptible de les
dispenser...
Et puis, que diable ! on accorde bien à tout travailleur licencié une indemnité de
licenciement et le droit à une prime de chômage; pourquoi n'en ferait-on pas de même
avec les conscrits qu'on démobilise ?
Le débat sur le Service National, comme nombre d'autres débats est quelque part biaisé.
Il est temps de le recentrer sur ce qu'il convient d'accorder aux bidasse qui ont eu le
mérite de l'accomplir au lieu de philosopher à perte de langue et de larmoyer comme des
sauriens sur le sort de ceux qui ont pour seul mérite celui de s'être débiné par la
vertu du piston ou de la fuite...
*- La cause supprimée, l 'effet disparaît
SIFI,
BÊTE A PART ...
Messaoud Ben Rabia, le bienheureux fils du printemps en langage Peau-rouge s'est
découvert une nouvelle vocation: dégivreur d'icebergs.
Le mardi 23 février au soir, il s'est pris à une montagne de glace en la froide et
placide personne de M. Sifi qui, l'espace d'une soirée s'est littéralement transformé
en anguille évitant les appâts d'Oukazi et les coups de harpons de H'mida sous le gros
regard inquiet d'un Bahbouh qui semblait aussi crispé qu'un entraîneur d'équipe
nationale algérienne voyant s'enfoncer inexorablement son team face à la Tunisie au 5
juillet.
Ce fut une mémorable partie de cache-cache ou le Sifi d'habitude si franc et si précis
est devenu un virtuose de l'entourloupe en ne répondant à aucune des questions à lui
posées.
On pensait qu'il allait y avoir des moments de franche rigolade quand on arriva aux blitz
où le Mokdad devait répondre sans trop réfléchir à des petites questions sans rapport
avec la politique. Ce fut aussi glacial qu'avant et le Sifi trop sur ses gardes sortit de
l'émission sans se départir de sa rigidité malgré quelques tentatives de sourire vite
réprimées.
On passe sur le grand point d'interrogation qui a occupé tout l'écran et les sourcils en
accents circonflexe du présidentiable devant le " que pensez-vous de zaouadj el
moutaa ? " .
Il y eut par la suite une pertinente question que si Mokdad a malheureusement éludée,
c'est celle qui lui demandait sous la forme de quel animal il aurait choisi de se
réincarner si cela lui était demandé.
Le Mokdad décontenancé à hésité un moment puis a avoué: " je ne veux revenir
sous la forme d'aucun animal ". Pourtant, Madame Youfès qui lit dans les pensées
assure que dans son moment d'hésitation, il a passé en revue toute la gent zoophile dans
laquelle il aurait aimé se réincarner:
¨ - la pie voleuse pour s'en aller piquer les clés du RND qu'Ouayaya a perfidement
subtilisées à Benbaibeche afin de s'ouvrir grandes les faveurs d'une base assise alors
qu'on la disait composée de ridjal ouakifoun...
¨ - le lièvre qui se sacrifie pour donner au favori l'occasion de remporter une course
où le détenteur du titre joue l'arbitre...
¨ - le merle qu'on intronisera pour éviter une grive plus abêtissante
¨ - le castor qui sciera rageusement les troncs des arbres à palabres qui servent de
tribunes aux clans du RND.
¨ - Le sanglier (pour donner raison à Boukrouh)
¨ - le papillon pour s'en aller butiner sur l 'électorat de l'autre,
¨ - le magot qu'il faut protéger afin qu'il ne connaisse pas le sort du dinosaure,
¨ - le canari à mettre en cage dorée pour s'entendre chanter,
¨ - le dauphin tout désigné,
¨ - le cheval barbe arabe pour faire " hainir " Nahnah, Taleb et consorts,
¨ - le morse pour bien montrer qu'on mérite bien ses dents longues,
¨ - le mouton du sacrifice qu'on immolera de toute manière, si ce n'est à
l'Aid, à
l'Achoura...,
¨ - le coq pour montrer que comme Da Vel d'hier, on adore la France.
¨ - l'âne pour bien montrer qu'on est un travailleur acharné doublé d'un démocrate
invétéré et faire plaisir par la même occasion à Clinton et à 4A (Association
Algérienne des Amis de l'Âne).
ILS SE SUCRENT ET NOUS
TRINQUONS ...
Aux dires des gendeaux (comme nous avons des gendarmes, nous avons aussi nos gens d'eau ),
le prix de cession de l'eau aux usagers serait très bas; ce qui encouragerait son
gaspillage et priverait les entreprises de gestion des eaux de moyens financiers
susceptibles de couvrir les opérations de maintenance des réseaux.
En fait, les problèmes de ces réseaux remontent à leur mise en exploitation puisque
leur réalisation fut confiée à des entrepreneurs choisis dans le tas et aussi
scrupuleux que des commerçants au mois du Ramadan qui les ont bâclés à la va-vite
moyennant des attachements signés complaisamment pour se faire payer illico des
situations de travaux grosses comme ça.
Les gendeaux se plaignent donc de ne pouvoir appliquer " la vérité des prix ".
Devant le coût des interventions résultant de leur fréquence, elle même résultant des
défauts initiaux d'exécution et de l'utilisation de matériaux non conformes, appliquer
la réalité des prix impliquera la vente de l'eau du robinet dans toute sa fadeur, son
calcaire, son odeur et ses bactéries au prix de l'eau minérale !
Outre le fait que le consommateur n'a pas à payer les errances et les incohérences du
vendeur, on se demande quelle vérité des prix peuvent bien appliquer les
gendeaux.
Calculeront -ils le coût du litre à l'échelle du réseau, de la Wilaya ou de l'aire
d'intervention qui englobe plusieurs wilayas?
Dans tous les cas, ce sera aussi injuste qu'injustifié.
Et puis, affirmer comme ça, qu'il y a gaspillage chez les ménages quand l'eau ne coule
que les jours d'élections, c'est proférer presque un blasphème.
Et si le gaspillage devait être imputé à ceux qui en sont la cause, ce sont les
gendeaux qui devraient se faire administrer la falaqa ici bas avant de se faire enfourner
la haut puisqu'ils est de notoriété publique que les fuites des réseaux représentent
avant leur arrivée aux robinets, plus de 50 % des volumes mobilisés...![]()
SUPERCHERIES DES
CLERGÉS , AUBAINES DES OPPORTUNISTES ...
Les clergés qui ne vivent que de notre crédulité ont confortablement assis leur
postérieur sur nos consciences et nous ont sournoisement imposé de simples associations
de mots comme vérités absolues.
1- L'Arabe (langue) est synonyme de l'Islam (religion).
Les arabisants qui se croient futés font tout pour faire de l'Arabe une langue
vernaculaire afin de mieux l'imposer comme langue véhiculaire.
Cet acharnement ne provient pas du tout d'une quelconque rémanence arabique ni d'une
passion incontrôlée pour la langue du Dhad. Il ne découle que du statut que confère
une langue qu'on maîtrise mieux qu'une autre et des dividendes matériels que peuvent
espérer en retirer ses zélés fan si cette langue s'impose aux autres langues qu'ils ne
maîtrisent pas.
Mais au lieu d'essayer d'imposer cette langue par sa simplification et son adaptation aux
larges besoins usuels, on fait le contraire pour l'artistocratiser encore plus afin
qu'elle reste l'apanage exclusif de ceux qui en maîtrisent les arcanes secrètes les
nuances de pure forme et les règles de l' esthétisme plutôt que les instruments
pratique de sa... pratique.
Et comme si cette précaution qui a tellement ankylosé la langue ne suffisait pas, les
arabisants trop futés ont insidieusement amalgamé la langue avec la race en nous reniant
parfois totalement notre berbérité pour nous réinventer " arabes classiques "
parce que nous savons parler le dialectal... Puis par petites touches, ils ont sacralisé
cette langue au prétexte qu'elle est la " langue du Coran ".
Dans leur euphorie arabisationnelle, Ils ne se sont pas rendu compte qu'en voulant faire
atteindre à une petite langue la dimension d'une grande religion, c'est cette grande
religion qu'ils ont réduit à la faible dimension d'une petite langue...
La vérité est pourtant là, avec son implacable rigueur qui montre que l'Islam n'est
arabe que parce qu'il fallait bien que le Message de Dieu soit transmis aux hommes dans
une langue, par l'intermédiaire d'un Homme appartenant obligatoirement à une Tribu. Et
si le choix de Mohammed peut s'expliquer par la grande vertu qui caractérisait le
Prophète, le choix de la Tribu ne peut s'expliquer par ses vertus antéislamiques car
elle n'en avait pas...
Les statistiques montrent d'ailleurs l'aberration qui consiste à faire accroire que
l'Islam et l'Arabe ne font qu'un. Les prévisions pour 2020 indiquent pour une population
mondiale de 8.6 milliards d'habitants, moins de 23 % de musulman (2 milliards) parmi
lesquels on comptera moins de 200 millions d'arabes (Afrique du Nord comprise) et
aujourd'hui on compte un tout petit peu plus d'arabes musulmans que de musulmans non
arabes au Bangladesh et au Pakistan et bien moins que les musulmans non arabes
d'Indonésie, comme on compte par exemple plus d' " infidèles " parmi les
" arabes " que chez nos coreligionnaires iraniens, , Afghans ou Turcs...
Alors quand on vient justifier sa déculturation par cette sentence grandiloquemment
sournoise qui dit que " nous sommes des berbères que l'Islam a arabisés ", il
faut rester prudent. L'Islam n'a jamais constitué une sorte d'impérialisme culturel. Il
n'a arabisé ni le Turc ni le Bosniaque ni le Nigérian ni le Chinois ni le Philippin.
L'Islam n'est pas venu pour arabiser mais pour islamiser; c'est ainsi qu'on lui reconnaît
ses mérites de Révolution hautement " Cultuelle " et non en l'affublant de
velléités si petitement " culturelles ".
2- La démocratie n'existe qu'en république et vice-versa
Nos politiciens, fascistement démocrates, ne croient qu'en une seule conception de la
démocratie, celle qu'applique le peuple de France et de Navarre.
Il faut croire que nous réussirons bien difficilement à nous débarrasser de notre
pêché mignon de toujours calquer notre polygone étoilé sur leur perfide hexagone.
La démocratie qui prévaut dans nombre de royaumes de vieux continent n'a pourtant rien
à envier à celle qui existe dans quelques rares pays qui continuent à s'embarrasser
d'élections présidentielles.
Et il est temps que nous sachions que l'Angleterre, la Belgique, l'Espagne, la Suède, le
Danemark, la Hollande, la Norvège etc... n'ont pas dû guillotiner leur LOUIS XVI pour
entrer en démocratie.
Comme nous devons savoir que la Nouvelle Zélande, l'Australie ou le Canada n'ont pas de
Président parce que ces pays ne sont pas des Républiques et ce n'est pas pour autant que
la démocratie ne se porte pas mieux chez eux qu'en République de Serbie ou du Congo...
Tenez, essayez un peu de calculer les avantages qu'on aurait pu retirer si par bonheur
nous faisions comme les Suédois, les Belges ou les Espagnols et intronisions une tête
couronnée au lieu de nous évertuer à chaque fois à élire un président à terme échu
ou par anticipation.
1- on fera tous les cinq ans l'économie d'une élection présidentielle avec tout ce
qu'elle comporte comme charges: urnes, bulletins de vote, commissions de surveillance,
agents des bureaux de vote, papier pour les procès verbaux, frais de téléphones,
casse-croûte pour les agents...
2- on s'évitera les subventions mirifiques qui sont données aux candidats, la
mobilisation des mairies et les forêts de papier que nous consommons pour donner à
chaque candidat soixante quinze mille tezkiya...
3- on ne verra plus nos murs salis par les portraits mal crachés de nos faces de lune de
candidats.
4- on conservera nos soixante partis au lieu de les voir se briser en plusieurs morceaux
pour se multiplier comme des amibes; chaque parti donnant autant d'autres partis que ses
divisions cellulaires
5- on s'épargnera ces systématiques accusations de fraude électorale qui nous ont
humiliées devant les autres nations.
6 -on évitera à nos députés démocrates d'aller faire la protesta bras dessus bras
dessous avec des députés islamistes
7- nos policiers ne bousculeront plus nos députés dans la rue parce que nos députés
n'auront aucune raison de sortir dans la rue.
8- on laissera nos petits cheffaillons de partis faire les matamores devant leurs petits
militants au lieu de leur donner des idées de grandeur qui font de tout vulgaire
justiciable un présidentiable en puissance.
Le proverbe dit fort à propos qu' " il faut éviter d'ouvrir certains yeux car il
sera difficile de les refermer "
Gageons que si par bonheur on se débarrassait de cette satanée république pour nommer
à la tête de notre Etat-nation un amenokal, on se débarrassera par voie de conséquence
et illico de tous ces fous du koursi dont on a tellement " agrandi le pantalon "
qu'aujourd'hui ils refuseraient même le poste de Premier Ministre car ils croient avoir
acquis une envergure non pas de petit chef de gouvernement mais carrément de Présidents
de la République...
3- Le suffrage universel est indissociable de la démocratie et vice-versa.
Aucun homme ne ressemble à l'autre.
Et c'est cette vérité absolue qui fait qu'on a des rustres et des artistes, des gros
lourdauds et des sportifs, des gendarmes et des voleurs, des démocrates et des
islamistes, des patriotes et des terroristes, des inconditionnels d'Ait Ahmed et des Réda
Malekistes de circonstance, des rouges sang, des jaunes canaris, des verts de gris et des
incolores...
C'est aussi cette vérité qui fait que nous pouvons avoir des moudjahidines (des vrais)
et des harkis, des citoyens pétris de citoyenneté et des concitoyens qui n'aiment leur
pays que parce qu'ils l'assimilent à un garde-manger, un lupanar ou une chambre à
coucher.
C'est cette vérité enfin qui force certains à accepter de mourir sur le terrain en
défendant leurs frères et leur terre et d'autres à s'exiler en attendant que ça se
tasse pour revenir jouer les faiseurs de paix...
Le suffrage universel, c'est cette diabolique invention qu'on inventée les occidentaux
mais qu'ils appliquent très rarement chez eux.
Le suffrage universel, c'est " one man one vote ". Et si ce principe
d'égalitarisme absolu peut être revendiqué par Mandela c'est que le choix proposé à
son pays reposait sur deux alternatives nettement distinctes revendiquées par deux
groupes ethniques nettement distincts.
Le vote est un acte de haute civilité.
Il détermine des choix qui engagent la destinée des pays et des hommes.
Le suffrage universel confère une même puissance de choix à tout le monde, sans
distinction de race, de religion, de sexe, d'âge, de santé physique ou mentale, de
responsabilité, de capacités intellectuelles ou techniques...
Cette extraordinaire puissance qu'on confère à la majorité numérique sans regard pour
sa composante qualitative est porteuse de tous les dangers quand l'élite intellectuelle
du pays n'a pas pris la précaution de la canaliser préalablement pour orienter le choix
vers ce qui est sans danger pour la cohésion du groupe social, sans risque pour les
grands équilibres économiques, culturels, cultuels, historiques etc...
Et quand l'élite d'un pays a été éliminée, occultée ou s'est débinée pour laisser
la place libre aux seul jeu des charlatans politiques qui draguent vos suffrages en vous
promettant la paix sans en expliquer les leviers, l'application immédiate de la chariaa,
l'arabisation ou la berbérisation totale, un SMIG à 15000, la fin de la pauvreté,
l'élimination de toutes les ceintures de chasteté, une voiture pour chaque citoyen, une
villa à chaque couple et même la prochaine coupe du monde, on ne peut qu'être hautement
angoissé sur ce que donnera le suffrage universel quand on sait que le gros du peuple est
composé de pauvres gens qui salivent de libido devant le moindre coin de peau nue,
soupirent à perdre le souffle quand ils passent devant le moindre clapier
grandiloquemment nommé " logement " ou fulminent comme le stromboli face à une
inflation qui atteint des cimes inaccessibles malgré un SMIG à 6000 DA...
Quitte à choquer les populistes qui ne trouvent leurs comptes que quand ils trouvent des
peuples aux longues oreilles dans lesquelles ils peuvent verser toute leur démagogie et
qu'ils peuvent tirer à volonté, il faut reconnaître que le suffrage universel n'est pas
une panacée à l'autocratie puisqu'il a toujours permis de plébisciter les tyrans, ni
une condition nécessaire à la démocratie puisqu'il a favorisé toutes les dictatures...
Et puis, peut-on décemment conférer le même pouvoir de choix à M'hammed Yazid malgré
tout son passé militantesque qu'à Hadj Bettou malgré ses prouesses trabendiques ? Voyez
les États Unis, s'ils appliquaient le suffrage universel pour élire leur président, ce
ne sera sûrement pas un homme de l'establishment qui aurait les faveurs du suffrage. Pour
échapper à ce verdict, ils ont crée cette histoire de " grands électeurs "
dont ils sont seuls à comprendre le fonctionnement et qui remplace le suffrage universel
direct sans que personne ne trouve à redire.
On dit que " le mauvais choix est la chose la mieux partagée par tout le monde
"... Gageons que notre suffrage universel sera cette fois ci un remake d'autres choix
catastrophiques dont on continue à subir tragiquement les effets, si par malheur rien
n'est fait pour canaliser le choix citoyen.
A charge pour l'élite de ce pays qui se trouve dans le cerveau de " Christine "
(comme l'a suggéré Abderrahmane Mahmoudi) de jouer intelligemment pour ne pas nous
imposer un choix encore moins défendable que celui qui sortirait du suffrage universel
(comme tout semble aujourd'hui le laisser penser).
DU TAC AU TAC
Au cours d'une conversation un peu orageuse qu'il eut en 1916 à Berlin avec M. James
Gérard, alors ambassadeur des États Unis en Allemagne, herr Von Jagow, ministre des
Affaires étrangères du kaiser, s'écria:
" N'oubliez pas, si nous en venons jamais à une rupture, que vous avez, rien qu'à
New York , quarante mille réservistes allemands...
a quoi M. Gérard riposta:
- N'oubliez pas, si vos quarante mille réservistes venaient jamais à bouger, que nous
avons, rien qu'à New York, cinquante mille réverbères...
un journal d'époque
LES
TECHNOCRATES , CES INCOMPÉTENTS ...
A chaque fois qu'un nouveau gouvernement doit être installé, le peuple retient son
souffle à s'asphyxier.
Le malheureux chef du gouvernement semble trouver un plaisir sadique à faire durer le
suspens et on ne sait pas encore si ce sont effectivement ses " consultations "
qui sont trop longues ou s'il nous fait languir à dessein pour faire chuter notre tension
afin d'annoncer enfin son staff dans la désaffection et l'indifférence citoyenne.
Le Peuple qui montre au début des signes d'intérêt empressé, le bendir savamment
chauffé par une presse qui, faute d'investigations nous fait manger ses spéculations,
voit au fil des jours (et de l'épée) descendre son impatience qui va se transformer en
doux fatalisme (doux euphémisme pour ne pas dire " j'm'en foutisme "). Et c'est
quand ce fatalisme atteint son niveau le plus bas qu'un communiqué lui est servi comme
une douche froide. Le très peu d'intérêt qui persiste dans certaines poches s'estompe
alors avec le terrible constat de la montagne qui accouche d'une souris et c'est avec une
formidable moue populaire que l'on balaie tout d'un revers de la main dégoûté en se
rendant à la sempiternelle évidence qu'à chaque fois, en dépit des déclarations
tonitruantes sur la nécessité de la rupture, " on prend les mêmes et on recommence
"...
Et l'énoncé ronflant comme un pays en léthargie, des titres et références des hommes
et de la femme (ou, au maximum des deux femmes) qui on le male-heureux privilège de se
voir choisis est accueilli avec le scepticisme qu'il mérite. Le peuple qui n'est pas dupe
- ayant vu des docteurs en physique nuccléaire faire moins bien dans les APC que des
paysans sans terre - sait que le système de santé ne sera pas guéri par le plus titré
des chirurgiens dont on ferait un ministre, que l'agronome le plus émérite ne peut
appliquer aux problèmes du foncier que la politique de l'expectative, que le meilleur
" marchand d'alphabet " ne pourra que faire descendre le niveau d'instruction
d'une autre marche et que le plus gentil et le plus sémillant des journalistes ne fera
que compliquer un peu plus les équations à plusieurs inconnues de l'information et de la
culture.
Un ministère, et le ministère algérien à plus forte raison, se doit d' être un
aréopage de compétences et non une confrérie de connaissances et le ministre n'est pas
sensé faire oeuvre utile de ses connaissances spécifiques autant qu'il est appelé à
faire usage de ses connaissances générales, de son autorité, de son charisme, de ses
capacités d'analyse, de coordination, d'initiative... que ne confèrent nullement la
" spécialité " mais plutôt la maturité, l'expérience, le courage politique
(et physique) et l'expérience pratique de la responsabilité.
Bien sûr, direz-vous, dans l'administration algérienne qui a fait des promotions
internes basées sur le copinage, le cousinage, le voisinage et le concubinage un
principe, il est plus que nécessaire de mettre une compétence avérée à la tête de
chaque institution parce que, dans les échelons inférieurs, on ne trouve pas cette
compétence... et c'est là aussi l'un des drame de cette Algérie où le responsable, au
lieu de coordonner l'action des compétences qui en dépendent passe son temps à combler
les incompétences qui se sont enracinées dans tous les rouages par les effets du jeu
malsain du népotisme et des postes attribués à la tête des postulants ou à la
souplesse de leur échine.
Et puis, cette manie de prendre pour responsable le plus " compétent " ne
signifie t'elle pas aussi que l'on n'est pas sorti du " bricolage " ? En effet,
si la voie était clairement tracée, aurait-on besoin pour la concrétiser de recourir à
chaque fois à des experts-géomètres ? De simples meneurs d'hommes n'auraient-ils pas
suffi ?
Et le ministre , quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, ne doit demeurer, pour son propre
bien et pour celui du pays, qu'un meneur d'hommes, appelé à faire exécuter une
politique déjà tracée et non à définir à chaque fois de nouvelles conceptions
différentes de celles de son prédécesseur et que le successeur s'empressera de remiser
dès son intronisation. C'est dramatique ! C'est cela qui fait qu'on a l'impression, dans
tous les domaines, de faire du surplace quand les autres avancent à grandes enjambées.
Le choix d'un ministre peut se faire après des tractations marathoniennes; cela pourrait
s'expliquer quand le Premier Ministre a en charge la constitution d'un gouvernement de
coalition car il est contraint de faire cas des équilibres politiques. La mise en place
d'un gouvernement monocolore, chargé d'exécuter le programme d'un président
politiquement indépendant (ce pays des mou'adjizate a réussi a en créer...) est une
affaire d'heures, ou, pour être très large, de jours, mais absolument pas de semaines...
car le président, dès le moment où il a eu l'idée de briguer ses hautes charges, doit
avoir déjà son idée sur les hommes (et la ou les deux femmes) qui présentent le plus
de prédispositions et de dispositions à l'aider à appliquer son programme.
Le contraire serait gravissime.
NOTA: Ceux qui, en lisant cet article auront l'impression d'un " déjà lu "
ne se trompent pas totalement... Mais qu'ils ne crient pas au plagiat et qu'ils réfléchissent
à cette terrible situation dans laquelle on se retrouve à répéter la
même chose ou presque après 8 ans...
TELESCOOP...
C'est devenu une habitude à Strasbourg. Chaque nuit du Nouvel An, les jeunes des cités
font la fête au détriment des vitrines et des voitures qui ont le malheur de se trouver
sur leur chemin.
Ce rituel est exploité à fond par les télés qui dépêchent leurs caméras à l'avance
afin de se faire des images " live " qui aident à relever un audimat fourbu par
le poids d' un matraquage qui frise le harcèlement.
Cette année, même CNN était de la fête; c'est vous dire que l'événement a été bien
préparé.
La curée à laquelle s'invitent ces indécentes voyeuses atteint les limites de
l'éthique puisque le vice-président d'APC de Strasbourg détiendrait les preuves qu'une
chaîne allemande a payé des jeunes casseurs pour faire les chanfaras devant ses
caméras.
Doit-on s'étonner outre mesure de cette propension qu'ont les médias non pas à
rapporter l'info mais à créer l'événement ?
Le souvenir de Timisoara reste encore vivace pour nous imposer de revoir très vite
certains classements.
Seuls les imbéciles continuent à croire que l'info représente le quatrième pouvoir...
tout le reste du monde a compris qu'elle constitue le premier.
LES TRIBULATIONS DUN INDIGÈNE EN KABYLIE...
Un indigène qui na pas la chance de se payer un de ces carrosses neufs des pays du Soleil levant et qui a fait au péril de sa vie le souk de Tidjellabine sest acheté une vieille guimbarde de chez un kabyle comme on le disait dans les annonces matrimoniales du Chasseur français et comme on le dit encore dans celles de lAuthentique.
Il sest déplacé jusquà Tizi le 22 août pour se faire établir un acte de vente.
A lAPC de la ville, il a trouvé tout fermé. Un employé, très volubile, lui a expliqué que la commune était en " grive " pour des histoires éminemment sérieuses: une bagarre entre élus pour les beaux yeux (et surtout pour les autres beaux atours) dune employée, lusage immodéré des oeuvres sociales des travailleurs par des élus piranhas etc etc...
Lindigène a levé le doigt et quand il a eu lautorisation dexprimer son point de vue, il a osé parler de droit des citoyens, de respect de la loi, de préavis de grève, dinformation du public via tous ces journaux qui draguent lélectorat kabyle en y faisant paraître pages spéciales et éditions régionales.
Il faillit se faire lyncher.
Comprenant quil ne pourrait se faire délivrer le document pour lequel il était venu, il se décida à aller tenter sa chance ailleurs et se dirigea vers lAPC de Tadmaït.
Il y fut accueilli avec beaucoup dégards. Il se douta un peu que ce nétait pas normal. Il finit par comprendre quand on lui conseilla dattendre parce que les imprimés nétaient pas disponibles et quils allaient sûrement être réceptionnés tout à lheure, vers 14 h...
Il leva le doigt et demanda lautorisation dexprimer son point de vue et quand il leut, il avoua ne pas comprendre quon attende jusquà ce que les stocks dimprimés soient totalement épuisés pour se réapprovisionner alors que la logique et le bon sens imposent une disponibilité permanente de ces pièces... Il sarrêta net de parler, devant les éclairs qui commençaient à sortir des yeux de son interlocuteur qui, contenant difficilement sa colère devant ce minable indigène qui venait donner des leçons, finit par éclater: " Aya gma, dis-toi bien que tu es en Ane-géré!... ".
Comprenant là aussi quil ne pourra se faire délivrer le document pour lequel il était venu, notre indigène décida de pousser jusquà Draa Ben Khedda.
Là, on ne sembarrassa pas trop de formalités. On lui signifia quil ne pouvait avoir ce document parce que, ni lui, ni le vendeur navaient la chance dhabiter dans la commune.
Il essaya de lever le doigt pour demander lautorisation desquisser son point de vue mais lemployé avait tourné les talons et soccupait de renvoyer un autre indigène...
Il rentra chez lui et, pour calmer ses nerfs, sinventa un prétexte pour rosser sa femme en pensant que les coups sabattaient sur des employés dAPC...
TVA POUR LE MIEUX DANS LE MEILLEUR
DES MONDES !...
Le système fiscal qu'on se plaît à peaufiner à chaque loi de finances pour en faire un
instrument de régulation du marché et une source de financement de État, constitue
aujourd'hui l'un des moyens les plus efficaces et les plus pratiques d'enrichissement
facile.
Notre pays qui ne dispose pas encore de tous les moyens de faire respecter les procédures
(facturations, déclarations de salaires...) prévoit comme un pays ultra-développé des
impôts et taxes (TVA, IRG, TAIC, IBS, VF, TAIC...) qu'on ne réussit à calculer avec
justesse, justice et précision que si les procédures sont respectées. Cette
incohérence permet aux parasites de la fiscalité de s'en donner à cœur.
Prenez la facturation par exemple. Cette prescription légale n'est appliquée
systématiquement que chez les opérateurs publics, ce qui d'ailleurs a valu à ce secteur
d'aller à vau-l'eau et à ses gestionnaires de se retrouver à l'ombre parce que très
faciles à contrôler; les autres secteurs ne facturent que quand ils ne peuvent faire
autrement phagocytant goulûment TVA, TAIC, IBS etc en évitant de constater comptablement
leurs ventes.
On appelle cela " fraude fiscale " et elle atteint des montants inimaginables
rien qu'en TVA dûment perçue et non versée.
Cette situation crée une concurrence extrêmement déloyale qui a fait s'écrouler comme
châteaux de cartes toutes les entreprises publiques et les entreprises privées trop
naïvement honnêtes et qui avaient le malheur d'activer dans les mêmes créneaux que les
âniers d'industrie. Il n' y à qu'à voir les dettes fiscales que cumulent les
entreprises dissoutes pour se rendre compte de l'immense gâchis que peut occasionner un
système fiscal sourd aux réalités et qu'on oublie de baliser avec rigueur sur tout son
parcours.
Et pour le malheur de ce pays, beaucoup de comptables et autres commissaires aux comptes
ne conçoivent leur profession que comme détecteurs de la fraude fiscale lorsqu'il s'agit
d'établir ou de contrôler la comptabilité des fleurons de notre industrie et comme
conseillers à la fraude lorsqu'ils établissent ou contrôlent la comptabilité des
trafiquants en tous genres qui se font appeler entrepreneurs ou industriels.
L'une des dernières trouvailles des débrouillards qui n'arrêtent pas de chercher les
défauts de la cuirasse des lois, trouvaille qui leur permet d'engranger sans aucun risque
des sommes faramineuses, consiste à se procurer un bon de commande d'institutions ou
sociétés exonérées de TVA, de se faire établir une facture au nom des dites
institutions ou sociétés, de procéder au paiement des montants facturés, par virement
à partir de la banque la plus proche - au nom bien sûr de l'institution ou de la
société parasitée, puis d'enlever la marchandise en louant les camions qui, connaissant
la pratique, rôdent autour des usines puis de l'écouler au noir grâce à un réseau de
revendeurs préalablement constitué.
Vous avez compris pourquoi et contre toute logique, il existe dans le marché, du café,
du sucre, du ciment ou... de la peinture pour bâtiment à des prix inférieurs aux prix
T.T.C. sortie usine...
Un contrôle des ventes en exonération de TVA qui remonterait jusqu'à la gestion des
stocks des institutions et sociétés qui en ont logiquement bénéficié permettra de
déterminer les réelles destinations prises par ces marchandises et pourrait dévoiler un
véritable gouffre de malversations et lever le voile sur une pratique mafieuse qui a
détruit toute idée de saine concurrence dans cette intarissable vache à lait que
représente notre Algérie...
Et cette pratique ne constitue qu'une infime partie de l'incommensurable fraude dont on
peut entrevoir un des effets dans ces châteaux de rêve et ces carrosses dorés que se
permettent des pauvres hères qui émargent au secours public ou de gros entrepreneurs qui
déclarent des bénéfices si ténus qu'on pourrait voir en travers...
Un journal la bien annoncé: la " fièvre aphteuse a fait " surface "(sic) dans la commune de D*** ... "
Le maire tout fier de trouver le nom de sa commune dans un journal autrement que dans une lettre dadministré mécontent, a découpé lencadré et la agrafé à une feuille extra-blanc de format A4 quil a soigneusement rangée dans un classeur prévu à cet effet.
Faut dire que ce fut une journée mémorable. Le Wali a dès le matin transmis ses directives à toutes les communes; le cheptel suspecté doit être isolé et les plus grandes mesures doivent être prises.
Quand on a appris que léleveur des Ouled Bouteffah qui venait dintroduire un taureau acquis depuis quelques jours dEl Harrach, a déjà certaines de ses vaches qui bavent et clopinent, on na pas pris de gants.
Suivis de la pelle excavatrice, on a déplacé un peloton dexécution vers les lieux.
Léleveur fut sommé de conduire ses bêtes vers lendroit où l’excavatrice a déjà creusé une fosse commune et ni ses prières ni les lamentations des femmes ne sont arrivées à amadouer les exécutants des ordres den haut (des ordres qui - comme latteste lécrit puis par la suite le communiqué lu à la Télévision, nont pas du tout parlé de fosse commune et de balles dans la tête...).
Arrivés sur le lieux, le peloton mit en joue.
Mais comment avoir le coeur à tirer sur ces grosses bêtes si placides et qui vous regardent de leurs grands yeux larmoyants...
Lofficier qui commandait le peloton, par pitié pour ses hommes qui le regardaient avec des airs terriblement suppliants, abdiqua.
La tâche fut confié à une personne qui semblait avoir le coeur bien accroché (certains disent quelle navait pas de coeur du tout).
Le moment le plus pathétique cest quand lune des bêtes, se rendant instinctivement compte du sort quon lui réservait, sest détachée et a commencé à courir vers son étable, très loin en contrebas. Léleveur dut la ramener et elle subit son supplice en jetant un dernier beuglement dincompréhension...
Qui dira la détresse de ces hommes qui, éleveurs depuis des générations en sont arrivés à conduire de leurs propres mains, leur bêtes à la mort...
Pinochet s'est fait prendre en Europe en dépit de son statut de VIP et de son immunité
parlementaire non pas pour la mort de 10 000 chiliens et l'arrestation de 30 000 autres
mais parce que durant son règne sanglant quelques espagnols seraient morts de mort
violente au Chili...
Ce vieillard aujourd'hui inutile parce que inutilisable va payer, comme Papon, pour les
turpitudes d'une politique dont il n'était que le parfait exécutant afin que les
concepteurs et les innombrables autres exécutants de cette politique retrouvent blancheur
et virginité. .
Les apparences seront sauves et l'on pourra louer ces bonnes vieilles démocraties
occidentales pour leur si scrupuleux respect des droits de l'homme (occidental).
Mais nous autres, observateurs passifs - par la force des choses - , nous ressentons comme
une vilaine arête dans la gorge devant ces parodies de procès qui se veulent
exemplaires.
D'abord par une pointe de pitié quand même pour ces fossiles dont on médiatise
l'affaire à grand renfort de mots et de photos après qu'ils soient devenus si désarmés
et si impuissants, ensuite pour cette propension à réduire des drames historiques de
grande ampleur à la seule dimension d'un homme aussi puissant fût-il, arrivant ainsi à
fausser leur analyse en la confinant à une responsabilité individuelle quand ils
résultent en réalité de politiques planifiées et exécutées selon des stratégies
hautement étudiées dans les centres névralgiques de décision qui se situent parfois à
des milliers de kilomètres des lieux où ils se déroulent.
C'est comme ça qu'en sacrifiant Papon sur l'autel de sa bonne conscience, la France s'est
lavé les deux mains (l'une ensanglantée par la participation de Vichy à l'holocauste et
l' autre par ses crimes contre l'humanité indigène de sa colonie algérienne).
C'est comme ça qu'on essaie de rendre aux tueurs serbes leur honneur perdu, en focalisant
sur quelques échantillons représentatifs de leur monstruosité et en les présentant
comme seuls coupables d 'un génocide mené en Bosnie par d'innombrables clones de Radovan
Karasic patiemment fabriqués dans les laboratoires de la haine ethnique...
Et ceux qui se félicitent à grosses manchettes et à grands coups de gueule de cette
piteuse fin d'un monstre doivent s'éviter de crier victoire trop tôt sur la portée
pédagogique de cette leçon.
Nuremberg et son retentissement médiatique n'ont empêché ni le déversement des
défoliants et de l'agent orange sur les rizières vietnamiennes ni les appétits
nécrophages des Khmers rouges ni la gégène, ni le goulag ni Sabra et Chatila ni le
Rwanda ni Rais et Bentalha.
Et puis, si l'Espagne devait juger les dictateurs sanguinaires, elle se devrait de
commencer par exhumer son Caudillo...
En réalité, ces opérations de blanchiment de la conscience trouble des états par
l'étêtement de la partie proéminente des icebergs de l'imbécillité, même si, elles
sont quelque part nécessaires, tuent peut-être la bête mais n'éliminent pas du tout le
venin...
L'
ART DE TRANSFORMER LE VICE
EN VERTU ...
Benyamin Netanyahu a des problèmes.
On l'accuse entre autres, de s'être offert une bouteille de vin à 3000 dollars dans un
restaurant américain.
Ce gaspillage des deniers bibliques de l'état zèbreux est jugé très grave par ses
adversaires politiques qui feignent d'oublier les milliards de dollars que ce repas
d'affaires doit avoir ramené d'un lobby qui n'a pas d'oursin dans les poches, comme tente
de le faire accroire la légende tenace qui traite les juifs d' écossais.
La machine médiatique occidentale, comme à son habitude, dégage de chaque turpitude des
sionistes une morale en leur faveur. Et cette fois-ci aussi, elle n'hésite pas à faire
l'étalage des vertus de la démocratie israélienne, capable de descendre à ce détail
dans son souci de moralisation...
Cette accusation qui ressemble à une pétition d'élus d'une quelconque commune de la
wilaya de Bouira contre leur président d'APC est trop tatillonne pour être crédible.
A moins que l'on veuille faire dans le détail pour mettre plein la vue aux observateurs
et leur cacher le gros des turpitudes.
Sinon, comment expliquer que des vols et viols de grande envergure sur les cousins arabes
soient passés allègrement sous silence alors qu'on fait un tel boucan pour une bouteille
de vin un peu trop chèrement payée...
MON VILLAGE A
L' ÉPREUVE
DE LA POLITIQUE
Dans mon village à la campagne, la politique a produit de grands bouleversements.
Avant l'heureux avènement de la démoncratie, trois grosses tendances convivaient
pacifiquement au sein du parti inique.
La première, amatrice de bonne chair et de gros gueuletons utilisait le parti comme carte
client du Souk El Fellah, de l'ONACO, de la SNS, de l'ENC, de la SNMC et des autres
boîtes qui servaient et se servaient. La Kasma leur servait pour sa part d'aire de
stockage aux cacahuètes, aux raisins secs et aux pruneaux.
La seconde, imbue de sa propre image, prenait de grands airs en s'encostumant, en
s'encravatant et en se gominant les cheveux à tout va. La Kasma lui servait de tremplin
pour sauter les étapes et de tribune pour étaler ses emphases quand elle n'était pas
utilisée plus discrètement pour des ébats très très engagés.
La troisième aspirait à acquérir cette ancienneté militantesque qui lui permettrait de
bénéficier elle aussi des bienfaits matériels dont jouissait la première ou de la
considération sociale réservée à la seconde. Et pour y arriver, elle faisait la claque
et se plaçait toujours dans le sens de la marche conjoncturelle de la Révolution
socialiste même si celle-ci donnait le tournis avec la fréquence de ses demi-tours à
droite puis à gauche ses brusques reculs et ses avancées tonitruantes.
Les territoires étaient si bien délimités et les rôles si bien assignés qu'il n'y
avait aucun risque d'interférence et les " hassassiates " nageaient dans le
parti inique comme des requins dans l'eau de l'océan.
Quand Octobre 88 a cassé la vitrine du parti , les hôtes de ces lieux se sont éclipsés
en douce. Mais comme la boulitique est une seconde nature chez eux, ils ont commencé à
montrer leurs antennes comme des gros bourgognes après l'ondée, dès que le
multipartisme comme une " noce de chacal " (a'rs edhib... et c'est le cas de le
dire !) est venu étaler le spectre de couleurs politiques que le peuple était appelé à
conjuguer à tous les tons.
Les jouisseurs de la première " hassassiya " ont refait un autre FLN, les
m'as-tu-vu de la seconde on inventé le RND et les autres en désespoir de cause s'en sont
remis au Bon Dieu qu'ils ont nommé - comble d'hérésie - secrétaire général de leurs
parti-pris.
Le combat politique de ces trois grosses pointures, après avoir traversé péniblement la
phase de qui tirera le mieux sur les pattes de l'autre a atteint une autre phase: celle de
à qui marchera sur les pieds de l'autre.
Aux dernières élections et alors qu'elles s'apprêtaient à une mémorable partie de
ruades, elles furent prises de court par le choix commun de leurs états-majors.
Elles ont dû piteusement ranger leurs sabots et, comble d'humiliation, faire campagne
commune pour un seul coursier.
Aujourd'hui, dans mon village, à la campagne, ils font pitié à voir, ces militants
frères-ennemis des trois hassassiyates. Pour se donner une raison de militer, les
premiers ont investi un nouveau siège en bord de route - comme de bien entendu - pour
mieux se faire voir et se faciliter une éventuelle fuite; et sous un pauvre olivier qui
ne leur a rien fait, ils s'adonnent avec délectation à leur jeu favori, celui de la
parlote à perte de langue.
Les seconds, forts du pouvoir qu'ils détiennent, occupent un siège mitoyen avec l'APC et
offert gracieusement par celle-ci. Connaissant la musique et, pour adoucir leurs vilaines
moeurs, ils se donnent plein le tube en mettant à fond la sono, laissant libre cours à
Mazouni de débiter ses anachids nouvelle formule.
Quant à la troisième, elle a préféré investir les eucalyptus, en retrait du village
pour tirer des plans sur la comète...
Et mon village où il aurait pu faire bon vivre est devenu par la faute des imbéciles qui
n'ont pas compris qu'on peut faire de la politique proprement, un lieu où ça pue la
suspicion, la morgue, la suffisance, la fatuité et l'opportunisme et à des kilomètres
à la ronde.
ENTRE VOLONTARISME ET PRUDENTIALISME
Les malheureux Wali nouvellement promus devront avoir beaucoup de courage pour ne pas
abdiquer devant les insurmontables problèmes auxquels ils vont se trouver confrontés du
fait de la dichotomie qui a caractérisé la gestion locale durant la dernière décennie.
Cette dichotomie s'est matérialisée durant les cinq premières années par un
volontarisme effréné où les commis de État ont eu les coudées si franches qu'ils ont
usé et très souvent abusé de leur pouvoir. C'est la période ou un haut cadre du
ministère de l'intérieur de Meziane Cherif n'hésitait pas à inciter les walis à faire
carrément fi de la loi quand elle s'oppose aux décisions qu'ils jugent nécessaires à
la dynamisation du développement local.
On sait ce qui en a résulté.
Des walis se sont convertis en tsars; ils ont fait fi de tous les avis techniques et ne
sont embarrassés ni de la régularité, ni de la justesse ni de l'opportunité ni de la
faisabilité des opérations pour lancer des projets sans maturation, sans financement,
sans nécessité. Encouragés par la diabolisation du terme " planification ",
ils ont fait abstraction de toute prospective. Leurs grandes oeuvres étalent aujourd'hui
leur laideur, leur inutile gigantisme, l'impossibilité pratique de les faire arriver à
terme et l'incommensurable passif qu'elles lèguent à des collectivités locales qui se
sont crues grandes par le simple fait de voir trop grand. Ce volontarisme a profité à
fond la caisse (de l'état) de l'absence d'assemblées élues, seules capables de mettre
un bémol aux appétits ou aux ambitions ou aux prétentions pantagruéliques des nouveaux
tsars mais aussi d'une situation où toute contestation populaire pouvait être réprimée
dans l'œuf au motif de nécessité sécuritaire.
Devant le gâchis crée par ce volontarisme, État a cru bon, non pas de canaliser et de
réduire les ardeurs mais de les freiner brutalement en culpabilisant et en criminalisant
l'acte de gestion. Et c'est ainsi qu'un ministre de la Justice qui s'est cru détenteur
exclusif de la probité s'en est venu soupçonner tout ce qui bouge de forfaiture. Pour ne
pas avoir à subir les foudres d'une justice brusquement devenue enragée, tout le monde
s'est arrêté de travailler, étant entendu que celui qui ne fait rien ne risque
absolument pas de se tromper parce que quoi qu'on fasse, on est assuré de tomber dans
l'erreur devant l'inextricable imbroglio des lois et la nouvelle vigilance des juges.
Au volontarisme débridé a succédé un " prudentialisme " frileux. Et les Wali
de la deuxième moitié de la décennie ont joué à fond l'expectative en confiant au
temps le soin de remédier aux attentes et aux problèmes en suspens.
Mais le temps n'a jamais été un remède, lui qui est le facteur par excellence du
pourrissement.
Après cinq années d'expectative, la machine s'est totalement rouillée et il est à
craindre que son démarrage ne la fasse " couler " irrémédiablement.
Aujourd'hui, pour pouvoir entreprendre, construire, investir, commercer, produire... il
faut affronter une machine bureaucratique d'une lourdeur telle qu'elle décourage le plus
audacieux .
L'administration qui, par essence, devrait assister le citoyen et l'inciter à inscrire
ses activités dans la légalité s'est petit à petit murée dans une tour d'ivoire
impénétrable. Ses tracasseries, ses interdits, ses méandres inextricables ont en fait
un véritable ogre. Cette situation a fait qu'il est plus facile, moins risqué , beaucoup
plus rentable de faire dans l'informel que dans le formel. Vous pourrez en juger si vous
examiniez à titre indicatif et non limitatif les méthodes et procédures qui ont fini
par s'imposer comme une chape de plomb sur les points suivants:
1- REGISTRE DE COMMERCE
2- EXPLOITATION DES TERRES AGRICOLES
3- TRANSPORT (VOYAGEURS, MARCHANDISES), ROUTES...
4- ZONE A PROMOUVOIR ET AUTRES MESURES INCITATIVES A L'INVESTISSEMENT
5- CESSIONS D'ACTIFS
6- EMPLOI DE JEUNES (ANCIEN ET NOUVEAU DISPOSITIF)
7- CALPI
8- CONSTRUCTION ET URBANISME
9- ADDUCTION EN EAU POTABLE
10- FISCALITE...
En dehors des blocages délibérés, l'administration locale a pris en charge les gros
problèmes qui se posent à la population avec une circonspection frileuse. Elle a, à
chaque fois, évité d'affronter les réalités en remettant les solutions au lendemain,
fidèle au principe aujourd'hui consacré de " après moi le déluge ".
Cette stratégie du report qui s'est matérialisée par le pourrissement en mode de
gestion peut être illustrée par:
1- Les conflits d'élus:
Nombre de communes et de wilayas connaissent des problèmes provenant de susceptibilités
personnelles, de mésentente tribale et de considérations politiques.
Au lieu de pratiquer une politique de prévoyance, l'administration laisse faire ou
complique encore plus la question par ses interventions intempestives. Quand la situation
devient ingérable, elle se débine en laissant la commune ou la wilaya livrée à
elle-même, hypothéquant les chances de développement et donnant une piètre image de
l'autorité de État
Combien de conflits ont paralysé les APC ou les APW ? Combien ont connu un dénouement
sans conséquences et quel temps ça a pris pour remettre les choses en place. La réponse
à ces questions montrera quelle importance on donne au facteur temps...
2- Les conflits d'institutions et de compétence:
A voir la futilité qui a présidé à certains conflits entre institution:
APC-Gendarmerie, APC-Recette des contributions, APC - Domaine... on est presque tenté de
croire qu'ils ont été crées de toutes pièces. Cette conclusion revêt un caractère
d'évidence quand on voit avec quelle désinvolture on les prend en charge.
D'autre part, et contrairement à toute logique, on a fait en sorte que l'administratif
supplante carrément le judiciaire. Ainsi, dans beaucoup de cas, le casier judiciaire est
requis comme simple formalité puisqu'on n'hésite pas à s'embarrasse de demander une
enquête administrative malgré l'exigence préalable de sa présentation.
L'appareil judiciaire pour sa part n'hésite pas aussi à damer le pion à
l'administration en donnant systématiquement raison à toute personne qui
l'esterait. Et
l'on rencontre des situations complètement débiles où la justice ordonne la
réintégration de travailleurs libérés, avec paiement de tout ce qu'ils auraient
perçus depuis leur licenciement sans même que les responsables de leur licenciement ne
sachent avec exactitude quelle faute leur est reprochée... Dans certains cas ces
jugements peuvent détruire tous les équilibres des administrations. Et le doute sur
l'innocence de ces verdicts reste permis quand on sait que rares sont les travailleurs du
secteur privé qui bénéficient de ces faveurs. Le comble, c'est que, devant cette
terrible saignée, personne n'a eu l'idée de faire une journée d'étude où
assisteraient les magistrats, les inspecteurs du travail et les édiles pour que les
règles et procédures soient entendues.
Il en est de même des conflits d'ordre foncier où la Justice cède presque à tous les
coups les biens publics aux particuliers qui les réclament et fait preuve d'une diligence
dans l'exécution qu'on ne lui connaît nullement quand il s'agit des rares cas où
État veut récupérer ses biens. Les administrations (et entreprises publiques) comptent toutes
des avocats pour les défendre. Il serait très instructif de voir combien elles
consentent à ces avocats et combien d'affaires elles remportent... Le résultat ferait
frémir de juste colère le plus placide des indifférents...
3- Les conflits de tribus
Certains malentendus bénins entre tribus ont été laissés à la libre entreprise des
apprentis-sorciers politiques qui les ont gonflés au point que l'intervention de
État pour arbitrer n'est plus à même de les juguler - pire, cet arbitrage après que la
situation ait connue cet état de pourrissement porte le risque d'aliéner totalement la
confiance en l'état pour ceux qu'il pénalisera.
D'autre part, le laxisme avec lequel est traité le principe absolument inadmissible du
droit de la tribu sur ce qui se trouve sur son sol ou son sous-sol et ce qui traverse ses
terres risque de poser dans un très proche avenir de très grandes difficultés de
gestion de l'eau, de la route, du gaz, de l'électricité ou du téléphone et peut être
même du gaz et du pétrole.
C'est cette situation impossible que les nouveaux walis se doivent de gérer.
Le prochain gouvernement pourra-t-il trouver la voie médiane entre l'anarchie et la
léthargie, qui permettra aux fondés de pouvoir de faire preuve d'initiative sans verser
dans l'autoritarisme et sans craindre les carcans étroits du légalisme ?
Il est permis d'en douter quand on voit que même le Président de la République use du
" Guidoumisme ", cette pratique tiers-mondiste, aussi avilissante que
démagogique qui vous humilie les cadres en public pour faire plaisir au peuple et qui a
fait les preuves de sa nocivité depuis Messaoudi Zitouni et sa canne.
Parce que le " guidoumisme ", au lieu d'insuffler la confiance, seule condition
dont le cadre a besoin pour donner libre cours à ses potentialités, ça vous le
tétanise pour en faire une chiffe molle.
Et ce pays en panne d'initiatives en est arrivé aujourd'hui à avoir plus besoin de
mauvais décideurs que de bons exécutants...
RUÉES
...
Coté soft:
Aux États-Unis, les fêtes de fin d'année ont connu de gros bouchons non seulement sur
les vraies autoroutes mais aussi sur les autoroutes virtuelles.
Le Web a failli éclater sous les commandes de cadeaux et pas moins de 5 milliards de
dollars auraient été dépensés par les acheteurs pantouflards dans des opérations
faites à partir de leurs claviers.
Coté hard:
Ramadhan El Karim " djab khaïrou " avec lui. Tous les espaces communs ont été
squattés par les vendeurs de n'importe quoi; mais malgré la profusion de n'importe quoi
et les embouteillages sur les sols boueux de nos marchés, la carotte a atteint 60 DA le
Kg, un record absolu qui la place presque au même niveau que dame courgette; et là où
il s'est trouvé quatre murs et un toit, on a placé des poêles et des chaudrons. L'huile
qui s'est éclipsée quelques jours avant le mois sacré est réapparue comme par miracle
dans ces soues où l'on gaspille en un mois l'équivalent d'une zaffra cubaine en sucre
pour fabriquer des zlabillets à tour de bras...
Joyeux noël, Bonne Année et Saha ftourkoum !
SI LE CNRC
M ' ÉTAIT COMPTE ...
Si vous voulez créer votre société, avant de vous faire plumer par le notaire puis par
le Centre du registre de commerce du coin, vous devez aller vous faire voir chez les
aquafortains, du côté de ce qui fut un beau verger surnommé " El Mandarine "
aux environs de " Fordlo ". Là, une grosse bâtisse moche comme peut l'être un
cube de béton vous attend.
Vous stationnez votre véhicule sur un terrain trop vague pour constituer un parc puis
vous pénétrez dans une immense propriété après avoir montré patte blanche au
cerbère qui bâille aux corneilles dans le poste de garde.
Vous contournez le gros cube de béton et vous vous retrouvez devant un baraquement.
C'est là que se trouve l'état civil du commerce qui vous autorisera à donner le nom que
vous voulez à votre société.
Un long guichet traverse une grande salle; derrière ledit guichet s'affairent en silence
des messieurs dames devant des micro-ordinateurs, donnant aux lieux l'allure d'une
succursale de la Manhattan Chase Bank.
Au guichet n° 5 trônent deux piles de formulaires où ne figure pas un traître mot de
français pour ne pas se mettre hors la loi sur l'arabisation. Il s'agit des fiches de
" recherche de priorité " où vous devez mentionner par ordre de préférence
les noms que vous voulez donner à votre société.
Tout en bas des formulaires, une observation dûment soulignée précise qu'il faut
accompagner la demande de 200 DA pour les frais de recherche et 10 petits dinars pour le
timbre fiscal.
Si vous réussissez à arriver jusqu'au préposé sans trop user vos nerfs devant les
infaillibles grilleurs de chaînes et les inévitables passe-droits, vous vous ferez
remettre une quittance que vous devrez payer un peu plus loin. Quand on réussit à
déchiffrer la quittance écrite dans un arabe trop torturé pour être lisible, on se
rend compte que l'observation de tout à l'heure est allègrement dépassée puisque vous
devez casquer non pas 200 mais 300 dinars et sans rouspéter, s'il vous plaît !
Après avoir payé, vous revenez voir le guichetier de tout à l'heure en refaisant la
chaîne derechef et en supportant encore les infaillibles grilleurs de chaînes et les
inévitables passe-droits...
Vous vous attendez alors à recevoir confirmation du nom de votre société grâce à la
rapidité de recherche de tous les ordinateurs qui ronronnent si suavement devant des
agents qui semblent si affairés.
Que non !... le préposé prend acte du paiement de la quittance puis, au verso, vous
griffonne un rendez-vous dans... quinze jours !...
Quinze jours pour que l'ordinateur puisse juger si le nom que vous convoitez n'est pas
déjà pris, il faut vraiment croire que les machines du CNRC ont la mentalité bien
algérienne puisqu'elles font leur l'adage qui dit que " koul outla fiha kheir
"...
Et quand vous reviendrez dans 15 jours, il faut vous armer de tout votre calme pour ne pas
mordre dans le tas quand le préposé, avec un calme olympien vous susurrera: " on
n'a pas pu traiter votre demande parce que vous avez rempli le formulaire en Arabe;
l'ordinateur ne reconnaît que les sigles latins; voici un second formulaire, remplissez
le en français et revenez dans 15 jours !... "
Voilà et que vive le CNRC, la loi sur l'arabisation, l'informatisation tous azimuts de
notre administration, l'économie de marché et la libre entreprise et cinq dans les yeux
des envieux !...
D... le 04.09.1998
LES PARTIS ENLACENT LA
CONCORDE ... A L'ÉTOUFFER !
Ahmed Dane n'est pas un idiot.
C'est le moins que l'on puisse dire.
Exploitant la réceptivité populaire conséquente à la campagne électorale pour le
référendum et dont le Président de la République a fait un grand show plein
d'enseignements, d'enthousiasme et d'espérances, monsieur Dane n'est pas allé prêcher
dans le désert. Il n'a pas trouvé mieux que de commenter favorablement et de
s'enthousiasmer ostensiblement devant l'avis du président de soumettre à référendum
l'officialisation de Tamazight.
Il n'a pas dit, Monsieur Dane, quelle consigne de vote donnerait son parti dans le cas où
ce référendum devait être organisé, mais on la devine aisément... parce que, si
Monsieur Dane était convaincu du fait amazigh, il ne se serait pas si fiévreusement
félicité qu'on le soumette à référendum.
Ahmed Dane n'a pas dit pourquoi on n'a pas eu recours au référendum pour officialiser la
Langue dite nationale ou respecter les principes de Novembre ou définir la religion du
peuple ?
Ahmed Dane n'est pas un idiot.
Il n'a absolument pas pris la peine de commenter l'autre - ni positivement ni
négativement - affirmation de Bouteflika par laquelle il a exclu référendum - sans
recourir à un quelconque - clairement l'idée de l'islamisme politique et par delà, de
l'état islamique, en disant très que la religion appartient à Dieu et l'état aux
citoyens...
Et c'est peut-être cette grave atteinte à son fonds de commerce qui a incité Ahmed Dane
à aller commenter perfidement un sujet qui n'a rien à voir avec le sujet de la concorde,
s'adonnant à une surenchère dangereuse sur une question déjà très sensible.
Cette manière d'attirer les suffrages d'une partie en s'aliénant à dessein les
suffrages d'une autre partie représente le meilleur moyen de briser la démarche unitaire
très difficile que le Président est en train de mener avec brio et en se dépensant à
l'extrême.
En vérité, le Président aurait gagné à ne pas s'empêtrer les pieds dans ces soutiens
équivoques qui, demain, viendront bomber le torse et exiger des dividendes pour leur
pseudo participation à la réussite d'une démarche qu'ils n'arrêtent pas en réalité
de pervertir et de décourager par une sournoise exploitation partisane.
Non Ahmed Dane n'est idiot...
Ahmed Dane est tout simplement ... cynique !