Les indications scéniques et les décors ici décrits sont destinés a faciliter une lecture ludique de la pièce. La gauche et la droite sont toujours celles du
spectateur. Il n’y a pas de rideau et l’éclairage est pêche et bleu. Le décor général est appelé tout au long du texte la ‘place des
figureurs’. Au milieu de la scène, au fond, se trouve une gigantesque horloge, d’environs douze pieds de haut par huit pieds de diamètre. Seulement les nombres 12, 3,
6 et 9 sont représentés. Une peinture est accrochée au milieu de cette horloge, ne permettant que de voir le bout des aiguilles. La peinture, d’environs deux pieds
par trois, est la représentation d’un herpétologiste. Elle devrait évoquer la série de professionnels peinte par Otto Dix au début du dernier
siècle.
1 Parmi ces toiles je considère le
Portrait de l’avocat Hugo Simons comme un modèle du genre.
2
Les figureurs, par opposition aux bi-figureurs, vont s’entretenir avec la toile et se référer au personnage peint en l’appelant « le spécialiste
».
3
Sous l’horloge, il y a un lit. À la gauche de celui-ci, pas très près, ce trouve un bureau. Il contient trois tiroirs qui ne sont pas parallèles les
uns aux autres. Son design est non conventionnel: il laisse l’impression que les tiroirs ont été pilés les uns sur les autres en toute vitesse. Toutefois, les
tiroirs s’ouvrent et se ferment aussi facilement que s’il s’agissait d’une pièce d’ameublement ou de rangement conventionnel. Vers
l’avant-scène, toujours du côté gauche, il y a une boîte dont deux côtés sont laissé libre (en avant et en arrière), permettant
l’entrée et la sortie d’un bi-figureur. Il s’agit du système de son des figurateurs, leur radio.
Sur le côté droit de la scène, on trouvera deux formes triangulaires, parallèles à la scène. Il s’agit de constructions murales. Elles sont
toutes les deux d’environs cinq pieds de long par six pieds de haut. En croisé, les spectateurs pourront donc voir le haut des personnages passant entre les deux. De l’avant
scène, le premier mur à sa pointe du côté droit, alors que le deuxième à sa pointe du côté gauche. Une distance d’un peu plus
d’un pied sépare les deux. Vers l’avant-scène, toujours du côté droit, et longeant le côté de la scène, se trouve un comptoir.
Lorsqu’un personnage utilisera cet espace, la didascalie en fera mention en disant qu’il se trouve « dans la cuisine. » Entre chacune des scènes, les
bi-figurateurs viendront sur scène, revêtus d’une froque particulière pour changer l’heure affichée sur l’horloge. Lorsqu’ils seront ainsi
vêtus, la didascalie les identifiera comme « les bourreaux » au lieu « des bi-figurateurs. » À la droite de l’horloge, sur le
« mur » de l’arrière-scène, se trouve une ouverture d’environs huit pouces diamètre, permettant le coulissement d’une corde à
noeud. Lors des changements d’heure, les bourreaux tireront une corde de bateau qui traverse se mur, changeant ainsi les aiguilles de l’horloge de position. La corde à
plusieurs noeud séparés pas une espace régulière.
Au total, il y a cinq positions d’entrées et de sortie sur la scène: la première, se trouve derrière le bureau et représente la porte de ’la
place des figurateurs’. Sauf mentions contraires, seulement les figurateurs passeront par là. Également du côté gauche, la deuxième se trouve entre le
bureau et le système de son: les bi-figurateurs arriveront et repartiront par cette entrée. L’espace de ’la cuisine’, du côté droit, permet aux
figurateurs d’aller ’dans la cuisine’, hors scène. Cette entrée sera utilisé parcimonieusement lors de certaines interventions de bi-figurateurs. En
passant entre les deux constructions murales triangulaires, les figurateurs peuvent aller à la salle de bain, hors scène, comme la cuisine. Cette entrée permet
également d’aller vers ’les coulisses’ lors d’une scène. Finalement, une dernière entrée se trouve derrière le deuxième mur
triangulaire: elle donne accès à une autre pièce, hors scène, de ’la place des figurateurs’, et sert à quelques occasions de point
d’entrée ou de sortie pour des interventions de bi-figuration.
sommaire de l'oeuvre
(1) Une section dédiée à Otto Dix et
particulièrement à la Nouvelle Objectivité comme mouvement artistique
est en développement dans la section :
Art Bios:
Démarche Artistique:
Otto Dix et la Nouvelle Objectivité
(2) Le portrait de l'avocat Hugo Simons
a été acquis par le Musée des Beaux-Arts de Montréal au début des années
1990, et fait parti de la collection permanente. D'autres portraits exécutés
par Otto Dix, datant de l'entre deux guerres, sont brièvement discutés sur ce site,
en concomitance avec des extraits de l'omniscience de la pièce Somehow Disabused
concernant l'acquisition du "spécialiste", une pièce de décor majeur dans la
mise en scène suggérée, puisque ce "spécialiste", un herpétologue, est non seulement
"un ami" des figureurs, mais devient même un bi-figureur durant la scène dite
Out of the blue... Consulter le
sommaire de l'oeuvre
pour plus de détail sur cette scène. Elle n'est présentement pas disponible
en ligne. En ce qui à trait aux portraits de Dix et à l'extrait précédemment
discutés, sélectionner le lien
en savoir plus?
pour y accéder.
(3) Seuls les personnages de Judith Vøøtin
et de Jeremy Smart sont considérés comme des figureurs. Le concept de figureur
et de bi-figuration est emprunté à un essai sur le théâtre d'August Strindberg. Il
sera développé plus amplement dans la section:
Art Bios:
Démarche Artistique:
August Strindberg et Max Reinhardt
Une certaine bi-figuration était à l'oeuvre dans Beautés hallucinogènes des temps
modernes (2003) et sera récupérée dans Maline's Voyeur, sous une nouvelle
variante, celle du 7ième joueur.
L'Omnicience Maline's
Voyeur sera disponible, en ligne et en français et
discutera de ce concept qui touche particulièrement le personnage du
Cayenne Pepper Seller. On y trouvera également
une mention des "fantômes" de Alban Berg et de son opéra Lulu.
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