La suite des événements prouvent qu'elle aurait très bien pu passer à côté de ce qui plus tard allait faire son succès. Malgré qu'elle continue d'exploiter le concept de larmes pathétiques encore aujourd'hui, personne ne pense à elle comme une artiste incapable de se renouveler. L'expérience qu'ils avaient acquis en visitant les expositions les unes après les autres avaient bien eues quelques bénéfices: c'est en effet durant cette période qu'ils apprirent à fonctionner dans ce qu'ils appellent maintenant leur microéconomie.
La série connue plus de succès à partir de la deuxième toile: un maniaque d'ordinateurs y étaient attaqué par un lecteur DC lançant des étoiles chinoises et avec la troisième, donna une certaine notoriété au peintre. Celle-ci avait pour sujet un spéculateur-à-la-maison, se sauvant de ses créditeurs. Judith et Jeremy firent l'acquisition de cette dernière toile, et une connaissance de ces derniers achetèrent par leur entremise celle du maniaque d'ordinateur. La quatrième peinture de la série, quant-à elle, eut un certain écho polémique: un homme noir, visiblement jardinier, y était habillé dans des vêtements rayés noirs et blancs, que certains associèrent rapidement à un habit de prisonnier. Le peintre vendit cette toile après une performance de Judith, alors qu'il était assit à une table où se trouvait Jeremy et d'autres venus attendre Judith et les comédiens. Jeremy lui demanda alors qu'elle serait le sujet de la prochaine peinture, et ce qui allait devenir le « spécialiste » lui fut sommairement décrit.
Un scientifique en était le sujet. Celui-ci, qu'on devine être un herpétologiste, et un peu au contraire des autres peintures de la série, cherche à fuir la peinture, puisqu'une demi-douzaine de serpents semblent vouloir le prendre d'assaut; peut-être est-ce dû au fait qu'il semble venir d'échapper un bocal. La toile, à proprement parler, n'avait rien de particulièrement originale, mais Judith et Jeremy aimaient cette peinture de manière authentique. Les deux avaient toujours eut un partie pris pour le savant fou et bien que la toile ne se rapprochait pas du mythe d'une manière spécifique, elle avait sue évoquer chez eux des sentiments similaires. Avant que le peintre ne s'aventure dans une série parallèle, mais féminine, il fit une autre toile, masculine, dont le sujet était un tenancier.
C'est à cette époque qu'une intrigue - si on peut l'appeler ainsi - eut une impact certaine sur les membres du cercle. Le peintre fut invité à exposer la série entière de ces professionnels masculins comme hors d'oeuvre d'une exposition somme toute assez majeure. Le seul problème était qu'il fut pressé dans le temps de rassembler les six toiles - les commissaires de l'exposition n'avaient jamais entendu parler de lui, et ne l'avaient invité que quelques semaines avant l'ouverture. L'homme qui avait acheté la deuxième peinture de la série, celle où figurait un maniaque d'ordinateur, n'était pas réticent à laisser la toile se faire exposer, mais posait quelques conditions concernant le contenu du carton qui l'accompagnerait. Des considérations qui étaient, bien sûr, bien au-delà de la portée et du pouvoir réel du peintre. Le temps que celui-ci mit à convaincre le réticent à envoyer la toile fut si important, semble-t-il, qu'il n'eu pas le temps de vérifier si tout le matériel demandé y était. Le propriétaire de la toile avait en effet omit d'inclure dans l'envoi les sketches qu'il avait acquit en achetant la toile.
Pour convaincre celui-ci, le peintre avait eu recours aux services de Jeremy, mais surtout de Judith et ils furent blâmés pour l'oublie: l'animosité du peintre se tourna contre eux, non pas parce qu'ils auraient été responsable d'avoir omit de spécifier que le peintre avait besoin de ces ébauches, mais bien parce qu'ils avaient dit à l'homme que pour une modeste somme supplémentaire, il pouvait en prendre possession. Selon le peintre, si les deux se seraient tuent, il n'aurait jamais rencontré un problème similaire. Il serait juste de dire qu'autant Judith que Jeremy furent quelque peu dégoûtés par la mésaventure.
Les deux oublièrent de se présenter à l'exposition et agirent par la suite à l'égard du peintre comme simple propriétaire de deux de ses toiles, jouant la carte de l'amitié d'une manière si fausse, que personne n'aurait pu être berné, lorsque celui-ci retourna les peintures. Tout les membres de leur cercle d'amis, ou du moins la plupart d'entre eux, prétendirent être radicalement neutre en ce qui concernait non pas un conflit, mais un malentendu. Toutefois, cette radicale neutralité eut le cercle afféré à discuter de l'issue amplement. Judith réagit froidement lorsqu'elle perçue, par l'entremise de ceux-ci et en l'absence du peintre, pour la première fois la première peinture de la série de professionnelles féminines. La toile avait pour un sujet une poète. Elle n'eut jamais l'occasion de voir une autre peinture de ce peintre. Nous pourrions ajouter que s'il nous incombait de déterminer comment le cercle résolu son imbroglio, il suffirait de dire qu'ils préféraient sans doute avoir Judith parmi leur membre, que le peintre...
Tout bien considéré, il n'y avait aucune chance, par la suite, que Judith et Jeremy se trouve un nouveau favoris parmi les membres du cercle, ou, en fait, à l'extérieur de celui-ci. Ils avaient apprit. Même s'ils échangèrent la première toile de ce peintre, l'avocat, quelques temps plus tard, ils conservèrent toujours « le spécialiste » et même, le déplacèrent de le bureau de travail afin de le mettre en évidence dans leur salon. Ils développèrent une relation que nous pourrions qualifier d'anthropomorphique, ayant parfois des conversations à sens unique avec la toile. Le tout débuta lorsque Judith opta pour cette solution dans son désir de parler - de manière quotidienne - en prose, comme dans ces films qu'elle aime tant. Le tout continua lorsque « le spécialiste » s'avéra une oreille efficace et un exutoire sans pareil pour recevoir les frustrations quotidiennes de chacun.
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Otto Dix et la Nouvelle Objectivité |


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(1) Dossier de presse de l'exposition du Centre
Pompidou, Musée national d'art moderne présenté du 15 Janvier 2003 au 31 Mars
2003.Otto Dix: d'une guerre à l'autre.Traduction du titre de l'oeuvre
selon Karcher,E. Dix (Köln, Allemagne: Taschen, 2002), 216 pages.
Selon cette même source, la toile peut être admirée à Cologne,
Museum Ludwig.
(2) Le site web de la Schmincke & Co. présente
une photographie du Dr. Julius Hesse, premier d'une lignée de Hesse à possèder
l'entreprise. (3) Les mains, mais aussi le visage, sont représentatif de la 'poésie muette' du geste et de la pose pictural, pour emprunter la belle expression de Marella Janni, qu'elle tire elle-même de Pasquinelli, B., Il gesto e l'expressione (Electra). Cette narration est également des plus significative dans les portraits de Dix qui, une décade après avoir rompu avec son élan expressioniste, transforma le dynamisme primitif qui caractérisait, entre autres les autoportraits de l'époque -, au profit d'un réalisme plus méticuleux et moins personel, le vérisme.
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