|


|
|
D�but
de l'article
2. Nouvelle
technique de financement.
2.1. Dans un premier temps, un syst�me appel� " financement
alternatif " fut d�cid� par le Ministre LUTGEN en 1990.
Les logements sociaux destin�s
� la location sont r�serv�s en priorit� aux personnes disposant
de revenus peu �lev�s. Les loyers demand�s ne peuvent couvrir le
co�t r�el de l'investissement et du maintien en �tat du patrimoine.
La R�gion doit donc intervenir, quel que soit le syst�me de financement
pratiqu�, pour subsidier cette op�ration.
On aura en m�moire, de plus,
les aides que la R�gion doit apporter au secteur locatif (allocations
de solidarit�, plans d'assainissement) pour assurer sa sauvegarde.
Le syst�me nouveau
de financement conjugue :
- l'utilisation
de capitaux lev�s sur le march� ;
- l'intervention
de la R�gion dans le remboursement de l'emprunt et dans la couverture
de certaines charges.
Cette intervention
est donc �gale, pour une premi�re partie, aux charges annuelles
de remboursement de l'emprunt, diminu�es des recettes locatives
per�ues par les soci�t�s.
Par ailleurs, la couverture
de certains frais pourrait �tre assur�e pendant la dur�e de remboursement,
afin d'�viter des d�ficits de gestion.
Il s'agit des charges d'exploitation
des logements � construire, telles que :
- les r�mun�rations, charges
sociales et pensions du personnel administratif, technique et
social, non imput�es aux locataires ;
- les frais administratifs
non imputables aux locataires, l'assurance-incendie, le pr�compte
immobilier ;
- la provision pour gros entretien.
Par l'intervention dans la constitution
de cette provision, la R�gion ne devrait plus intervenir par d'autres
subsides pour aider les soci�t�s � effectuer le gros entretien.
L'intervention de la R�gion
devrait �tre calcul�e, pour la seconde partie, en tenant compte
de ces charges d'exploitation.
2.1.1. Une
�tude a �t� command�e � ISIS CONSULT (Initiative Support for Industry
and Service), � l'effet d'estimer les incidences �conomiques de
ce nouveau mode de financement pour le secteur locatif social.
2.1.2. Les objectifs de cette �tude
Cette �tude portait :
- sur l'implication budg�taire � long terme de
ce nouveau mode de financement ;
- sur son impact pour l'�quilibre financier des
soci�t�s qui en seraient b�n�ficiaires.
2.1.3. Des projets concrets
ayant �t� remis par certaines soci�t�s, cette �tude en a analys�
les donn�es et hypoth�ses, d'une part, et, d'autre part, il a �t�
proc�d� � des simulations sur des projets th�oriques moyens qui
tiennent compte des valeurs des indicateurs de gestion publi�s dans
le cadre des plans d'assainissement des soci�t�s.
2.1.4. Le nouveau mode d'intervention publique
poursuivait un double objectif :
- r�duire la p�riode de financement,
laquelle s'�tend actuellement sur 66 ans, m�me pour les travaux
de r�novation et de r�parations auxquels il faut proc�der avant
le terme de l'intervention relative � la construction initiale ;
- diminuer l'incertitude
quant aux incidences budg�taires � long terme de cette proc�dure.
Dans le mode de financement qui �tait alors en
vigueur, le co�t de l'intervention publique pouvait �tre �valu�
par l'�cart entre le taux auquel les pouvoirs publics se finan�aient
sur les march�s mon�taires et le taux d'int�r�t appliqu� sur l'avance
en 66 ans (soit 2,5 %).
Le nouveau mode d'intervention qui allait �tre
mis en uvre �tait bas� sur une approche fondamentalement diff�rente
: il s'agissait de couvrir l'�cart entre l'annuit�
(capital et int�r�ts) � rembourser aux organismes bancaires aupr�s
desquels les emprunts ont �t� contract�s et les loyers nets susceptibles
d'�tre per�us.
Le loyer net � percevoir est d�termin�, dans la
formule de l�poque, par le prix de revient actualis� du logement
multipli� par le coefficient "chantier" et par le coefficient-revenu
moyen des locataires.
En cas d'application d'une nouvelle formule de
calcul des loyers, les r�sultats de celle-ci devraient, bien entendu,
�tre imput�s dans les estimations et, d�s lors, dans les param�tres
de calcul de l'intervention r�gionale.
On n'a pas tenu compte du taux d'inoccupation du
b�timent de mani�re � �viter des d�comptes complexes et � inciter
les soci�t�s � mener une politique commerciale dynamique.
En ce qui concerne la liquidation de l'aide, deux
syst�mes ont �t� imagin�s :
- le premier pr�voit que les versements publics
sont �tal�s sur l'ensemble de la p�riode de remboursement de l'emprunt
;
- le second consiste en une dotation en capital
unique.
Le m�canisme de la dotation a plusieurs implications
importantes :
- pour les pouvoirs publics, elle requiert une mobilisation de
moyens financiers � court terme tr�s �lev�e : � titre d'exemple,
la construction de 500 logements d'une valeur unitaire moyenne de
2,650 millions de FB demanderait une mise de fonds minimale de 1
milliard de FB ;
- pour ne pas mettre en p�ril la situation financi�re des soci�t�s
agr��es, elle n�cessite une projection la plus r�aliste des loyers
annuels � percevoir ;
- enfin, elle doit se concevoir en prenant en compte que les emprunts
peuvent �tre assortis de clause de r�vision quinquennale : si c'est
le cas, il convient de pr�voir soit des compl�ments ponctuels (adaptation
en fonction de l'�volution des taux), soit des dotations suppl�mentaires
pour risque de taux.
2.1.5. Les simulations ont pris en compte
plusieurs hypoth�ses.
- Co�t de la construction :
trois prix de revient ont �t� retenus :
- 2.054.376 F
- 2.650.000 F
- 3.230.025 F ;
- ces prix de revient ont �t�
actualis�s par application d'un taux annuel moyen de 3 % l'an ;
- le mode d'amortissement retenu
est l'amortissement lin�aire ;
- une dotation de 1 % du prix
de revient a �t� retenue pour le gros entretien et les r�parations
majeures.
L'�tude consid�re le taux d'int�r�t sur le march�
et y ajoute le co�t de la r�mun�ration des services prest�s par la S.W.L.
(actuellement, un "taux de chargement" est appliqu�) ainsi
que les taux cr�diteurs et d�biteurs � appliquer sur les placements
et d�couverts des soci�t�s.
L'�tude prend en compte le syst�me actuel de calcul
du loyer social, ainsi que le coefficient-revenu moyen en Wallonie (0,72).
L'�tude a, enfin, analys� et inclus les frais �
charge de la soci�t�, selon les valeurs-seuils des indicateurs de gestion,
ainsi que, pour les comptes pr�visionnels de gestion, les coefficients
structurels de gestion, tels que les d�lais moyens de paiement, les
cr�ances perdues, les dettes fiscales, salariales et sociales.
2.1.6. Conclusions.
Diff�rents avantages r�sultaient
de ce mode d'intervention.
L'intervention publique est limit�e
� une p�riode de 20 ans au maximum.
Apr�s cette p�riode, le b�timent
est assur� de son entretien pour une nouvelle p�riode, sans intervention
r�gionale.
L'incertitude des incidences budg�taires
est r�duite.
L'intervention publique incorpore
l'aide � l'op�ration immobili�re et l'aide � la politique sociale du
logement.
Ce syst�me de financement am�liore la situation financi�re
des soci�t�s qui ne peuvent b�n�ficier en moyenne de loyers �lev�s.
Suite
de l'article
[ Up ]
[ Dotation ] [ Dotation2 ]
[ Dotation3 ]
|