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Les démunis, les chômeurs, les exclus présentent leur journal: Ouvrez-Les-Yeux! le trimestriel des Liégeois défavorisés.
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| dernière mise à jour: 23 octobre 2006 | ![]() |
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DÉTAILS D’UNE VIE DE DEMUNIA pied, obligé de quémander. La majorité de la
population mondiale est pauvre. Une poignée d’hommes sont à
la tête des plus grosses fortunes internationales, font et défont
le système. A nous de s’adapter. Beaucoup disposent d’un budget qui
peut leur assurer un bon train de vie. Certes, on ne fait pas toujours confiance
aux grandes œuvres humanitaires qui ont eu une réputation tumultueuse,
en détournant et s’appropriant ainsi, les dons des gens.
Il y a aussi encore des préjugés, qui laissent à penser, que tous ceux qui profitent des aides sont des fainéants, des profiteurs, des fraudeurs, des drogués ou encore, des êtres qui aiment cette vie. Vous êtes libre de donner à qui bon vous semble ! Mais dans votre commune, visitez un peu les adresses que nous communiquons dans notre journal. Tous ces collectifs se forment, en rapport aux besoins des démunis. S’ils sont d’utilité publique, ce ne sont que des bénévoles et quelques employés qui assurent ces permanences. Chaque jour, ils se battent contre la perte de la dignité humaine. Vous les appelez des « barakis », c’est possible, mais c’est vous, la différence de classe, le niveau social plus élevé, le pouvoir d’achat qui achetez ce qui est vendu cher. Vous en faites des « barakis », qui deviennent « barakis » parce qu’ils se contentent d’un squat, d’une cave ou d’un garage, pour poser leurs affaires. Sinon, ils se les font racketter. Un squat ne ferme pas à clé, mais c’est moins cher que la consigne. Ils n’ont pas l’eau courante, pas d’électricité, pas de gaz, pas de télé, pas de chauffage l’hiver, pas de téléphone, pas d’auto, pas le sou, de la saleté… Pour celui qui a le meilleur mental, cela commence le matin. Il faut trouver quelqu’un chez qui se doucher. Ce qui veut dire ; déplacement à pied. Puis, encore à pied, Rue Pouplin, une laverie est à la disposition de ceux qui ont juste leur tenue à laver. QUEMANDER. Une fois propre, ils font les démarches nécessaires pour améliorer leur situation. SDF, sans numéro de téléphone, sans moyen de locomotion et pas très présentable. Oublions les fers à repasser. QUEMANDER. Mais hélas ! Ce n’est pas parce qu’on ne gagne pas sa vie qu’on n’éprouve pas la faim. Mieux vaut ne pas être coincé dans une file d’attente, le ventre creux, sachant que les restos du cœur ne sont ouverts que de 12h à 14h et qu’il faut s’y rendre à pied, qu’importe la distance. QUEMANDER… et payer 1€. L’après-midi, rebelote. Recherche d’emploi ou démarches administratives. Des vies passées à + de 50% dans des salles d’attente où QUEMANDER. Et qui rencontre-t-on dans ce cursus : des « barakis ». Ils se communiquent les stigmates du « baraki type », qui, dans ce milieu, doit toujours être convaincant pour décourager ou répondre à l’adversaire. Respecté pour avoir bravé toutes les intempéries. Donc, pour les jeunes arrivants, « la baraki attitude » est la seule façon de s’endurcir pour supporter cette vie jonchée de complications injustes, pour se rendre plus méchant qu’on en a l’air ou alors vraiment sans pitié. Vers 18h, l’estomac grouille encore. Il faut encore QUEMANDER. Le soir, il faut penser à se trouver un abri, récupérer ses affaires. Encore de la marche à pied. Au petit matin, il y a des endroits où l’on peut prendre un petit déjeuner gratuit. Loin, bien sur. Les colis alimentaires sont réduits quand on n’a pas de gazinière, pas de four, pas de micro-ondes, pas de frigo, pas de congèle, pas de réchaud. Ce n’est pas évident. Il faut QUEMANDER. Ils retardent sans cesse les démarches payantes, le paiement des factures, les papiers obligatoires payants, les courriers sans timbre, les trajets sans titre de transport… et on les dit négligents. Ils ont de quoi s’énerver. N’importe quel psychologue dirait qu’à force de vivre ces injustices, on devient agressif. Il y a des fils de rien qui deviennent médecins et des fils de médecins qui deviennent rien. Sachez bien, qu’on voit là, des personnes de tout bord et qu’il ne faut pas avoir de barrières. Ce qui n’empêche pas d’imposer ses limites. Certains venaient du beau monde et se sont retrouvés sans plus rien, à cause d’un feu, une inondation, un accident, un drame, une maladie, un surendettement… Certains se croyaient plus malins que les autres, pensant que cela ne pouvait pas leur arriver. Vous occultez cette « sous classe » en vous cachant derrière des préjugés, apaisant ainsi, votre conscience. Vous généralisez. Ouvrez un peu vos yeux sur nos actions. Visitez nous ! Venez juger de vous même ! Osez poser des questions ! Osez nous apporter votre intervention, dans quoique ce soit. Après, à vous de voir, si vous voulez bien aimablement nous faire la grande aumône d’un don, quel qu’il soit. Vêtements, nourriture, vaisselle, utilitaires ou argent. Chaque numéro de compte est édité dans notre trimestriel. Plume rebelle
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