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Comme pr�vu, Sergio, un ami  m�accompagna avec  sa Jeep jusqu�aux portes du d�sert car une fois deplus la route ressemblait � celle d�Arica.

Je me  souviens encore de ce matin ou le soleil per�ait la neblina ainsi que l�immensit� du d�sert � perte de vue qui peut � peu nous avalait�
Ainsi que le vrombissement du moteur qui allait bient�t faire contraste avec ce silence, lourd, profond, implacable �

A ce moment je ne me souviens  plus tr�s bien ce que j�ai pu dire � Sergio, mais je savais que la route �la fameuse Panam�ricaine �  m�attendait, plus question de faire marche arri�re j��tais pr�t je quittais la ville la civilisation �conomique le bruit �et l�eau, pour rejoindre la terre le sel, le vent, et le soleil.

Sergio me pris dans ses bras et mutuellement en se tapotant le dos � la mani�re chilienne il me dit � que te vailla bien, cuidate �  je lui r�pliquais d�un sourire  � claro que si, tu tabiem �. Buena ondas amigo  ��
Pertinemment je savais que l�air frais du matin n�allait pas durer.
Les premi�res voitures que je rencontrais en sens inverse �taient bien s�r �tonn�es, elles m�encourag�rent par appels de phares,
Ainsi que diff�rents klaxonnes, parfois une t�te sortait pour me crier quelque chose d�incompr�hensible en espagnol, je r�pondais de la main avec toujours le sourire et �tant conscient que ce j�accomplissais �tait le fruit de temps de pr�parations.

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J��tais tellement heureux de fouler cette route qui pour ma part  l�gendaire  et si lointaine traversait un continent entier, que cette joie se communiquait avec ceux qui de loin devaient assister � un spectacle ou bien � un mirage, ils devaient s�rement  se poser des questions  �

Si le sac � dos �tait lourd c�est qu�il �tait charger de provisions et d�eau,
mon sac de couchage attach� faisait office de contrepoids sur lequel je faisais tenir ma bouteille d�eau de 2,5 litres, � l�int�rieur du sac un Thermos d�eau chaude de 1,5 litre
Des fruits secs, de la viande s�ch�e des barres de c�r�ales, des soupes deux autres bouteilles d�eau, de la hierba de mat�, en fait tout ce qui me permettais de me dire que ni la faim ni la soif aurai raison de mes besoins alimentaire �


Je savais que rejoignais la premi�re  �ville � �crit en gros sur la carte � Pozo Almonte �





Les personnes qui me virent passer muni de mes chaussures � roulettes et de tout ce barda si scientifiquement accroch� ne pouvaient s�emp�cher d�avoir un regard questionneur et �tonner , ils s�arr�taient de faire ce  � quoi ils �uvraient ou de parler �
Je m�arr�tais sur la place du village ombrag� par les quelques arbres encore pr�sents pour r�ajuster tout ce barda.
L�atmosph�re �trange de ce silence de ces regards ne me fit pas rester tr�s longtemps, deplus j�avais beaucoup de routes a parcourir et des villages j�en traverserai �


A la sortie de la ville la route recommen�ait � devenir d�serte, les quelques habitations s�estompaient progressivement et apr�s m��tre fais aboyer par quelques chiens sortis de nulle part, je pris conscience petit � petit de la notion du temps en ville.
Et du temps dans les villages du desierto.

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