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La bonne gouvernance publique se
caractérise par la participation
des concernés dans les processus de prise de décision, par la
recherche de transparence et
par la reddition de comptes
adéquate.
Le premier de ces termes -la participation- fait l’objet de
recherche et d’application en psychologie, en sociologie, en science
politique et dans les écoles d’administration. La participation est
un vocable populaire. Il est bien vu de dire qu’on a une approche
participative. Même si ce n’est pas toujours le cas.
La participation n’est cependant pas une religion. Il n’y a pas
d’actes de foi dans le tout participatif. Parfois il convient
de consulter, parfois il convient de prendre des décisions de façon
collective, mais pour le plus grand nombre des gestes à poser, le
choix se fait a sola.
L’optimum de la participation
Le modèle Vroom-Yetton de prise de décisions présente trois grandes
variables aidant à juger de la pertinence de consulter, de faire
participer ou d’agir seul.
Les auteurs suggèrent d’estimer d’abord l’importance de la décision
à prendre et de son impact chez les concernés; ensuite d’évaluer les
besoins d’information pour produire une décision de qualité
(avons-nous besoin de l’apport en information des concernés pour
décider de façon adéquate?); Finalement, il faut mesurer
l’importance de l’engagement des concernés dans la réalisation de la
décision.
Si la décision est importante et que vous avez besoin de
l’engagement de la population pour réaliser l’action gouvernementale
(comme le cas d’un budget) vaut mieux que les citoyens soient
directement ou indirectement parties prenantes de la décision.
Pour que vous puissiez poursuivre votre propre réflexion, vous
trouverez sur cette page deux ressources Internet sur les méthodes
participatives.
De plus, vous pourrez vous retrouver dans le groupe de discussion
Bonne Gouvernance et gestion de l’État. Je vous invite à
solliciter votre enregistrement. Vous y trouverez plus de 200 textes
et liens utiles.
Michel Filion
[email protected] |