

Mise
au point sur une maladie qui court nos prairies…
Alors que les médias n’en peuvent plus de parler de la
fièvre aphteuse qui touche les ovins d’Angleterre,
et sans doutes bientôt de Navarre, nous nous
intéressons ce mois-ci à sa grande sœur
qui n’a pas encore disparue, bien qu’elle se
fasse plus discrète !
La
tristement célèbre maladie dite « de la vache folle » !
Pour ceux qui ne savent pas quoi en penser, pour ceux qui ne
comprennent pas les termes dont on nous rabâche les oreilles depuis des
semaines (comme « épizootie », « nvMCJ »,
« prion », « barrière des espèces »…), pour ceux qui ne
sont pas diplômés en épidémiologie, pour ceux qui n’osent plus rien manger,
pour ceux qui doutent de tout, et pour ceux qui ont lâché leurs psychoses
depuis le début de la crise, voici quelques indices pour se sentir informé…
enfin !

On nous dit blanc, on nous dit noir… mais on se demande si le
vrai n’est pas dans une nuance de gris. Voilà ce qui est avéré parmi les
milliers d’informations que l’on reçoit quotidiennement des journaux et autres
magazines d’actualité ou de société…

La maladie de la vache folle est une ESST (Encéphalopathie Spongiforme Subaiguës Transmissible), c’est à dire une maladie qui attaque le cerveau et peut se transmettre d’un individu à un autre… Chez l’homme, l’ESST la plus proche de la maladie de la vache folle est la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Il en existe une nouvelle variante (dite nvMCJ), dont on pense qu’elle est directement liée à la maladie constatée chez certaines vaches, l’ESB (ou « vache folle »).
Ce
qu’on sait de ces maladies :
-
elles ont un temps d’incubation très important,
pouvant aller de plusieurs années à plusieurs dizaines d’années (60/70).
-
elles ont malheureusement une évolution qui
conduit inéluctablement à la mort, en un temps très court (environ 1 an).
-
ce sont des maladies qui se développent très certainement à
la suite de l’altération d’une protéine du système nerveux central, la PrP,
dite « Protéine Prion »
-
cette protéine pathologique peut être introduite
dans l’organisme de manière « accidentelle », ou apparaître
spontanément (ce qui n’est pas sans rappeler certaines maladies comme le
cancer).
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-
la transmission de la maladie se fait plus facilement au
sein d’une même espèce. Il existe une « protection naturelle » contre
l’agent infectieux, mais inégale selon les individus : on l’appelle
« barrière des espèces ». Une vache contaminera plus
facilement une autre vache qu’un porc par exemple. Le tube digestif peut faire
également office de barrière.
-
il faut savoir que le diagnostic avéré des maladies de la
famille des ESST est posthume. Pour détecter formellement un organisme porteur
de l’agent ESB, il faut pratiquer une autopsie sur le système
nerveux central, à partir d’un fragment de cerveau. Lorsque les patients sont vivants,
on ne peut que suspecter la maladie à l’aide de symptômes et d’examens prouvant
quelques anomalies.
Les
ESST chez l’animal :
Les deux encéphalopathies les plus connues sont la vache folle
et la tremblante du mouton. La tremblante du mouton, appelée
« scrapy » par les anglais est assez répandue, et n’a jamais
totalement disparue depuis le début du 18ème siècle. Elle n’est pas
dangereuse pour l’homme.
L’ESB a été identifiée officiellement en 1986. C’est
seulement 10 ans plus tard que l’on découvre qu’elle est transmissible à
l’homme !
Ces maladies épidémiologiques se sont développées à cause de
l’alimentation des bétails : l’utilisation de farines animales[1] a
contribué à propager les affections.
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Pour réduire au maximum l’insécurité alimentaire, des décrets ont été proclamés : l’embargo sur les farines alimentaires et les viandes en provenance des pays contaminés (notamment l’Angleterre), l’abattage systématique des bétails quand un cas de vache folle est détecté, des contrôles vétérinaires et des dépistages plus importants… tout est fait pour réduire le risque à zéro. A côté de ça, la « politique du pire » entretient la psychose du consommateur et conduit les éleveurs et producteurs à leur perte ! Le consommateur boycotte l’intégralité du secteur de la production bovine…Seul le bio voit sa cote (de bœuf ?;) remonter !
La chasse aux sorcières est proclamée…

Ce que la vache folle et la psychose qu’elle a engendré ont apporté à notre société[2] :
- avoir enfin une information qui se rapproche de la réalité, après des décennies de mensonges et de faux semblants.
- redécouvrir le plaisir de manger des légumes… ?
- retrouver un secteur de production agricole plus clean.
- une grande leçon d’histoire pour les jeunes…

Les points faibles de la crise :
- effrayer les gens de manière disproportionnée.
- notre mémoire est si courte qu’on renouvelle constamment les mêmes bêtises !
- le drame d’une société qui se croyait à l’abri !
- être obligé malgré nous de devenir végétariens.
- semer la panique dans tout un secteur professionnel.
Ce
qu’en dit Balto, LE « SCIENTIFIQUE » : PRION POUR NOUS !
« Qu’on la nomme kuru, Creuztfeldt-Jakob, Syndrome de Gerstmann-Straüsler-Scheinken ou insomnie fatale familiale, la maladie à prion et ses variantes, a créé une véritable psychose de la côte de bœuf (…) Découvert en 1957, dans une tribu anthropophage de Nouvelle Guinée, le Kuru (est) une variante qui atteint principalement les femmes. Les hommes choisissant les morceaux nobles (muscles), restaient aux femmes les abats (…)
Il faut être prudent quant à
la contamination inter-espèces. Elle est réelle mais pas systématique. Pas de contamination
de la vache à la poule (mais oui, la poule a un cerveau), ni au poisson […].
Cette barrière serait d’ordre génétique.
Alors que peut-on
manger ? Les viandes non contaminées (volaille, poisson, muscles de
bœuf) ; les produits laitiers ; les produits où la gélatine entre
comme ingrédient peuvent être consommés, cette dernière étant stérilisée selon
les règles en vigueur (8 minutes à 136°). Merci pour tagada ;)
Dernier recours : devenir végétarien ! »
Ce
qu’en dit Krafix, L’« HISTORIEN » : LA VRAIE HISTOIRE FOLLE D’UNE VACHE !
« Sida, Erika,
Tchernobyl, OGM… ça ne vous dit rien ? Nous n’avons pas de mémoire (…)
Il y a longtemps de cela… Moi, je l’ai ce souvenir clair
et vif des années 80.
Nous sommes au Royaume-Uni au
début de cette crise vers 1986. Le laboratoire vétérinaire Central identifie
cette maladie étrange. On lit partout que la vache devient folle. On ne sait
trop pourquoi ni comment. Un peu avant Noël 1987, on découvre qu’il y aurait un
lien avec le mouton. Ce serait la seule hypothèse de transmission valable.
Hypothèse confirmée au printemps 88. 
Puis les cas se multiplient.
Les images télé sont hallucinantes de vérité. Le public s’affole… Une épidémie
s’annonce. Juillet 88 : on interdit aux vaches les farines animales !
Le temps passe…
Les chercheurs affirment,
preuves à l’appui, que les mesures en place assurent toute la sécurité
nécessaire pour les humains. (…)
Pendant des années, les
études, recherches, tests et lois se sont succédés. L’épidémie faisait son
chemin mais les experts étaient rassurants : ça ne se transmettait pas à
l’être humain !!! Impossible. (…)
Pas pour moi, terminé !… Je ne les crois plus car ma
mémoire me l’interdit ! Et depuis un bon moment d’ailleurs… »
Ce
qu’en dit Nicolas, LE « PINCE SANS RIRE » : QUI
EST LE + FOU : L’HOMME OU LA VACHE ?
« Quand j’étais petit, ma mère me disait « finis ton poisson c’est plein de phosphore », mais moi, que dois-je dire à mon gosse maintenant : « finis ton steak c’est plein de prions ! » ? (…)
La maladie en question, j’en ai entendu parler pour la première fois dans les années 80 quand je vivais en Ecosse. On voyait à la télé des vaches complètement folles, danser le madison dans leur enclos… C’était l’époque du punk, elles aussi avaient bien le droit à un petit pogo, non ? (…)
Et puis, au début des années 90, on commence à parler de farines animales et on découvre que les vaches que je croyais gambader dans les champs la pâquerette au bec, ben en fait, elles mangeaient leurs copines mortes et des tas d’autres bestioles mortes enfermées dans des hangars morbides : un genre de Soleil Vert bovin !
Alors déjà, j’aimerais bien connaître le gars qui s’est
levé un matin et qui a eu une idée pareille : faire de la poudre de vaches
pour la donner à manger aux autres vaches qui finiront en steak haché…(…)

Début des années 90 toujours,
les anglais ont commencé à paniquer et ont cessé d’utiliser certaines farines
animales, mais comme ils ne voulaient pas qu’elles leur restent sur les bras,
ils nous les ont refilées ! C’est pas beau le commerce ?
1996, les vétérinaires de Maisons Alfort commencent à
tirer la sonnette d’alarme et demandent à ce que certaines parties des animaux
ne soient plus consommées : la cervelle, la langue, la moelle notamment.
Parallèlement à ça, il y a quelques petits scandales de
rillettes, langues de porc en gelée, magrets de canard qui tuent par ci par là,
mais ça n’a jamais été d’aussi bonne qualité on vous dit ! (…)
Tout cela m’a amené à me poser
quelques questions : est-ce qu’on a besoin de viande rouge à tous les
repas ? Peut-on avoir des étiquettes claires sur tous les produits qu’on
achète, et pas des codes, des formules magiques…?
Est-ce que les médias peuvent comprendre que lorsque les gens ne vont pas dans leur sens, ils ne sont pas « paniqués », mais responsables et dégoûtés ?! »

Si vous avez pris le temps de lire
l’article, vous comprendrez mon désappointement ! Les hommes sont-ils égoïstes
au point de penser à la politique du risque zéro avant de penser à la vie des
milliers d’animaux détruits depuis le début de la crise ??
Un petite galerie d’images en hommage à nos amies les
vaches…







